27.11.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,12-19. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« On portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom.
Cela vous amènera à rendre témoignage.
Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense.
C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer.
Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous.
Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom.
Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu.
C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

tertiaire dominicaine, docteur de l’Église, copatronne de l’Europe

Lettre 54 à Nicolas Soderini, n° 218 (trad. Cartier, Téqui, 1976, tome 1, p. 431-434; rev.)

Revêtir la patience de Jésus crucifié

Très cher Père dans le Christ, le doux Jésus, moi, Catherine, la servante et l’esclave des serviteurs de Jésus-Christ, je vous écris dans son précieux sang, avec le désir de vous voir affermi dans la vraie et sainte patience : car sans la patience nous ne pouvons être agréables à Dieu, et nous ne pouvons être en état de grâce. La patience est la moelle de la charité. Puisqu’elle est si nécessaire, il faut la trouver et où la trouverons-nous ? le savez-vous, mon doux et cher Père ? dans le même lieu, de la même manière que nous trouverons l’amour. Et où s’acquiert l’amour ? nous le trouvons dans le sang que Jésus crucifié a répandu par amour sous le bois de la très sainte Croix. L’amour ineffable que nous voyons en lui nous inspire l’amour, car celui qui se voit aimé, ne peut s’empêcher d’aimer ; et dès qu’il aime, il se revêt de la patience de Jésus crucifié ; et avec cette douce et glorieuse vertu, il est calme au milieu des orages et des épreuves sans nombre. (…) Revêtons et embrassons la doctrine de Jésus crucifié ; réjouissons-nous dans les tribulations, au lieu de les fuir, afin de ressembler à Celui qui a tant souffert pour nous. Nous montrerons ainsi notre patience car comment la montrer si ce n’est dans le temps des tribulations ? Nous recevrons plus tard dans le ciel la récompense de toutes nos peines, mais non pas sans la patience. C’est pourquoi je vous ai dit que je désirais vous voir affermi dans une vraie et sainte patience, afin que quand vous entrerez dans notre ville de Jérusalem, dans la vision de la paix, vous receviez ce que vous avez gagné pendant votre pèlerinage.

LECTURES :

Livre de l’Apocalypse 15,1-4. 

Moi, Jean, j’ai vu dans le ciel un autre signe, grand et merveilleux : sept anges qui détiennent sept fléaux ; ce sont les derniers, puisque s’achève avec eux la fureur de Dieu.
J’ai vu comme une mer de cristal, mêlée de feu, et ceux qui sont victorieux de la Bête, de son image, et du chiffre qui correspond à son nom : ils se tiennent debout sur cette mer de cristal, ils ont en main les cithares de Dieu.
Ils chantent le cantique de Moïse, serviteur de Dieu, et le cantique de l’Agneau. Ils disent : « Grandes, merveilleuses, tes œuvres, Seigneur Dieu, Souverain de l’univers ! Ils sont justes, ils sont vrais, tes chemins, Roi des nations.
Qui ne te craindrait, Seigneur ? À ton nom, qui ne rendrait gloire ? Oui, toi seul es saint ! Oui, toutes les nations viendront et se prosterneront devant toi ; oui, ils sont manifestés, tes jugements. »

Psaume 98(97),1.2-3ab.7-8.9. 

R/ Grandes, merveilleuses, tes œuvres, Seigneur Dieu, Souverain de l’univers ! (Ap 15, 3b)

Chantez au Seigneur un chant nouveau, 
car il a fait des merveilles ; 
par son bras très saint, par sa main puissante, 
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire 
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

Que résonnent la mer et sa richesse, 
le monde et tous ses habitants ;
que les fleuves battent des mains, 
que les montagnes chantent leur joie.

Acclamez le Seigneur, car il vient 
pour gouverner la terre, 
pour gouverner le monde avec justice 
et les peuples avec droiture !

Vierge Marie, enseigne-moi comment te prier

Illustration
© Shutterstock/Armando Oliveira

Vierge Marie, enseigne-moi comment te prier

Je prends la plume, Marie, pour te parler, moi qui te prie si peu ! En effet, je prie ton Fils, l’Esprit, Dieu, mais presque jamais spontanément toi, la mère de Jésus.

Peut-être parce que ma maman italienne ne priait pratiquement que l’Ave Maria et que pour moi, l’important c’était la relation à Dieu, par Jésus et l’Esprit Saint ? Je ne sais…

Mais je suis aujourd’hui dans ta maison, à Lourdes, et je te demande pardon pour ce manque de confiance en toi. C’est ma maman qui en 1990, j’avais 43 ans, m’a entraînée pour la première fois à la grotte avec le pèlerinage du diocèse de Toulon. Ses deux enfants, moi et mon frère, avions subi de grosses opérations et dans un élan de confiance absolue, elle nous avait confiés à toi.

Ma conscience m’incita à l’accompagner, mais pas ma foi en toi ! Quelle erreur! Sur place, je fus bouleversée par cette foi immense qui portait ton peuple. Je reviens à Lourdes quelquefois seule, quelques fois en pèlerinage diocésain ou national te rendre visite, mais j’ai toujours du mal à te prier.

Toi la confiance absolue, toi la mère affligée, éprouvée, effondrée, enseigne-moi comment te prier : le chapelet est trop répétitif pour moi et devient une mécanique au bout d’un moment. Enseigne-moi une prière dans un cœur à cœur avec toi.

Avec toute ma tendresse, merci Marie.

Anne-Marie

www.lepelerin.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

26.11.2024 – SAINT DU JOUR

Bx Giacomo Alberione

Bx Giacomo Alberione

PRÊTRE ET FONDATEUR († 1971)

Bienheureux Jacques (Giacomo) Alberione
Prêtre et fondateur de la
Famille paulinienne

Giacomo Alberione naît à San Lorenzo di Fossano (Cuneo, Piémont) le 4 avril 1884, cinquième enfant de Michel et Teresa Allocco.

En octobre 1900 il entre au séminaire diocésain d’Alba et le 29 juin 1907 il est ordonné prêtre.

Le 20 août 1914 il initie, à Alba, la Société Saint-Paul pour l’évangélisation avec les instruments de la communication sociale, suivie des autres fondations qui constituent la Famille paulinienne : Filles de Saint-Paul, Sœurs Disciples du Divin Maître, Sœurs de Jésus Bon Pasteur (les Pastourelles), Institut Regina Apostolorum pour les vocations (Sœurs apostolines) ; les Instituts agrégés : Saint-Gabriel-Archange, Marie-de-l’Annonciation, Sainte-Famille et Jésus-Prêtre ; l’Association des Coopérateurs et Coopératrices pauliniens.

Il fait plusieurs fois le tour du monde pour rencontrer ses fils et filles répandus dans tous les continents de la terre et les encourager à une vie toujours plus contemplative et apostolique.

Le secret de sa vaste activité apostolique est à rechercher dans sa vie intérieure tendue dans un crescendo continuel à réaliser les paroles de l’Apôtre Paul : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi. » (Gal 2, 20)

Le père Alberione s’est éteint à l’âge de 87 ans, le 26 novembre 1971. Ses derniers moments ont été réconfortés par la visite et la bénédiction de saint Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978) qui n’a jamais cessé de l’admirer et de le vénérer. 

Les pauliniens et pauliniennes se rappellent avec émotion l’estime que saint Paul VI vouait à leur fondateur. Dans une mémorable audience accordée au père Alberione et à un groupe nombreux de ses fils et de ses filles, le 28 juin 1969, le pape s’exprimait ainsi :  

« Le voilà : humble, silencieux, infatigable, toujours vigilant, toujours recueilli dans ses pensées, passant de la prière à l’action, toujours attentif à saisir les « signes des temps », c’est-à-dire les moyens les plus efficaces de communiquer avec les humains; notre cher père Alberione a donné à l’Église de nouveaux instruments pour s’exprimer, de nouveaux moyens pour donner vigueur et rayonnement à son apostolat, une nouvelle conscience de sa mission pour l’évangélisation au moyen des médias de masse. “Permettez, cher père Alberione, que le pape se réjouisse de votre long, fidèle et inlassable travail, et des fruits qu’il a produits pour la gloire de Dieu et le bien de l’Église.” »     

Le Père Jacques Alberione, aura été l’un des plus créatifs apôtres du XXe siècle. 

Le 25 juin 1996, saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) signa le décret reconnaissant ses vertus héroïques et le béatifia le 27 avril 2003 à Rome.

 Pour approfondissements :
>>>Famille Paulinienne – Paoline.org

Bx Giacomo Alberione priez pour nous !

26.11.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,5-11. 

En ce temps-là, comme certains parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara :
« Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. »


Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? »
Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : “C’est moi”, ou encore : “Le moment est tout proche.” Ne marchez pas derrière eux !


Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. »


Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume.
Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

pape et docteur de l’Église

Livre XI, SC 212 (Morales sur Job, trad. A. Bocognano, éd. du Cerf, 1974 ; p. 101)

« Le juste demeurera dans une mémoire éternelle. » (Ps 111,6 LXX)

« La mémoire de votre vie sera comparée à la cendre. » (Jb 13,12 Vg) Tous ceux que leur pensée terrestre modèle sur le siècle tentent en chacun de leurs actes de laisser à ce monde la mémoire de leur personne. Titre de guerre, ou murs altiers de leurs édifices ou traités diserts sur les sciences du siècle, chacun sans trêve s’évertue et s’édifie un nom qui assure sa mémoire. Mais comme la vie, elle, est plus prompte à courir vers sa fin, que subsistera-t-il donc de stable en elle, puisqu’elle est, elle aussi, prompte, dans sa mobilité, à s’écouler ? Un souffle, en effet, emporte la cendre, comme dit l’Écriture : « Il n’en est pas ainsi, non, il n’en est pas ainsi des impies, mais ils sont comme la poussière que le vent chasse de la face de la terre. » (Ps 1,4 Vg) On est donc en droit de comparer la mémoire des insensés à la cendre, car ils se placent à l’endroit où un souffle l’emportera. Oui, ils ont beau s’évertuer à parachever la gloire de leur nom, ils n’ont vraiment fait de leur mémoire qu’une cendre, car le vent d’un monde mortel a tôt fait de l’emporter. En revanche, l’Écriture dit du juste : « Le juste demeurera dans une mémoire éternelle. » (Ps 111,6 Vg) Par cela même, en effet, que ses actes s’impriment dans le regard de Dieu seul, il fixe le nom qui assure sa mémoire dans l’éternité.

LECTURES :

Livre de l’Apocalypse 14,14-19. 

Moi, Jean, j’ai vu : et voici une nuée blanche, et sur cette nuée, quelqu’un siégeait, qui semblait un Fils d’homme. Il avait sur la tête une couronne d’or et, à la main, une faucille aiguisée.
Un autre ange sortit du Sanctuaire. Il cria d’une voix forte à celui qui siégeait sur la nuée : « Lance ta faucille et moissonne : elle est venue, l’heure de la moisson, car la moisson de la terre se dessèche. »
Alors, celui qui siégeait sur la nuée jeta la faucille sur la terre, et la terre fut moissonnée.
Puis un autre ange sortit du Sanctuaire qui est dans le ciel ; il avait, lui aussi, une faucille aiguisée.
Un autre ange encore sortit, venant de l’autel ; il avait pouvoir sur le feu. Il interpella d’une voix forte celui qui avait la faucille aiguisée : « Lance ta faucille aiguisée, et vendange les grappes de la vigne sur la terre, car les raisins sont mûrs. »
L’ange, alors, jeta la faucille sur la terre, il vendangea la vigne de la terre et jeta la vendange dans la cuve immense de la fureur de Dieu.

Psaume 96(95),10.11-12a.12b-13ab.13bcd. 

R/ Il vient, le Seigneur, il vient pour juger la terre. (Ps 95, 13)

Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! » 
Le monde, inébranlable, tient bon. 
Il gouverne les peuples avec droiture.

Joie au ciel ! Exulte la terre ! 
Les masses de la mer mugissent,
la campagne tout entière est en fête.

Les arbres des forêts dansent de joie
devant la face du Seigneur, car il vient pour juger la terre.


Il jugera le monde avec justice,
et les peuples selon sa vérité !