La conversion de Roy H. Schoeman

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© Unsplash/Stepan Unar

La conversion de Roy H. Schoeman

C’est au cours d’une longue promenade dans la nature que je reçus la grâce la plus exceptionnelle de ma vie. Je marchais seul, écoutant les oiseaux chanter lorsque je suis « tombé au ciel ». C’est-à-dire que je me suis retrouvé consciemment et matériellement en présence de Dieu.

Je vis ma vie jusqu’à ce jour étalée devant moi. Je sus en un instant que le but de ma vie était d’aimer et de servir mon Seigneur et mon Dieu ; je vis de quelle manière son amour m’enveloppait et me soutenait à chaque instant de mon existence ; je vis comment chacune de mes actions possédait un contenu moral, pour le bien ou pour le mal ; je vis comment tout ce qui était arrivé dans ma vie était ce qui pouvait m’arriver de mieux, la chose la plus parfaite arrangée pour mon bien par un Dieu très bon et très aimant, surtout les événements qui me causaient le plus de souffrance !

Je vis chaque heure que j’avais gaspillée à ne rien faire qui eût de valeur aux yeux de Dieu, quand à tout moment de mon existence je baignais dans la mer de l’immense amour inimaginable de Dieu.

La réponse aux questions que je me posais intérieurement m’était instantanément présentée, à une exception près, capitale : le nom de ce Dieu qui se révélait à moi ! Je priais pour connaître son nom, pour savoir quelle religion me permettrait de le servir et de le vénérer : « Faites-moi connaître votre nom – cela m’est égal si vous êtes Bouddha, Appolon ou Krishna pourvu que vous ne soyez pas le Christ et que je ne doive pas devenir Chrétien ! ». Et en conséquence, bien que Dieu eût entendu ma prière, je ne reçus aucune réponse à ce moment-là.
 

Un an et un jour après cette grâce, je reçus en rêve la seconde plus grande grâce de ma vie. Pourtant, quand je me suis couché, je ne savais pas grand-chose du Christianisme et je n’avais pas de sympathie pour lui ! Mais quand je me suis réveillé, j’étais devenu éperdument amoureux de la bienheureuse Vierge Marie et ne désirais rien d’autre que de devenir aussi totalement chrétien qu’il me serait possible.

Le « rêve » se déroulait comme suit : on m’avait conduit dans une salle où il me fut accordé une audience avec la plus belle jeune femme que je pouvais imaginer et je compris qu’il s’agissait de la Vierge Marie. Elle était prête à répondre à toutes mes questions ; je me revois debout, considérant nombre de questions possibles, et lui en adressant quatre ou cinq. Elle y répondit, puis me parla pendant plusieurs minutes puis l’audience prit fin. Je me rappelle tous les détails, y compris, bien sûr, les questions et les réponses ; mais tout cela pâlit devant l’extase d’avoir été simplement en présence de la Vierge, dans la pureté et l’intensité de son amour.

Extrait du livre Le salut vient des juifs  traduit de l’américain par Judith Cabaud

de Roy H. Schoeman (éditions – FX de Guibert 2005)

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

25.11.2024 – SAINT DU JOUR

BBx Louis et Marie Beltrame Quattrocchi

BBx Louis et Marie Beltrame Quattrocchi

ÉPOUX EXEMPLAIRES

BBx Luigi Beltrame Quattrocchi 
et Maria Corsini, son épouse

Mémoire commune le 25 novembre: anniversaire de leur mariage.

Mémoire individuelle, selon le Martyrologe Romain (‘dies natalis’) :
>>> Luigi Beltrame Quattrocchi : 9 novembre
>>> Maria Corsini : 26 août

Luigi Beltrame Quattrocchi naît le 12 janvier 1880 à Catane en Sicile, Luigi est le fils de Carlo Beltrame et de Francesca Vita. Il portera aussi le nom de Quattrocchi à la suite de la demande d’un beau-frère de Carlo qui, n’ayant pas d’enfants, tenait à ce que son neveu porte le sien.

Maria Corsini naît le 24 juin 1884 à Florence. Son père Angelo Corsini était capitaine de grenadiers, sa mère était Giulia Salvi. 

La vie commune de Luigi Beltrame Quattrocchi et Maria Corsini

S’étant rencontrés en 1900 ils se fiancèrent en mars 1905, et se marièrent le 25 novembre de la même année à la Basilique Sainte-Marie-Majeure. Leur vie était très pieuse, et très équilibrée. Tous les jours, ils assistaient à la Messe et y communiaient. 

Maria expliquait : « La journée commençait ainsi: messe et communion ensemble. Sortis de l’église, il me disait bonjour comme si la journée ne commençait que maintenant. On achetait le journal, puis on montait à la maison. Lui à son travail, moi à mes occupations, mais chacun pensant sans cesse à l’autre. Nous nous retrouvions à l’heure des repas. Avec quelle joie j’attendais, puis je l’entendais mettre la clé dans la serrure, chaque fois bénissant le Seigneur de toute mon âme. Nous avions alors des conversations sereines qui se faisaient joyeuses et espiègles, la main dans la main. Nous parlions un peu de tout. Ses remarques étaient toujours perspicaces. Il était toujours bienveillant. ».

Ils élevaient tous les deux leurs enfants dans la piété mais aussi la joie et la détente, discutant ensemble très souvent, partageant à la fois des moments de prière et de loisirs. Tous les soirs, tous récitaient le chapelet. Tous les mois, ils faisaient une retraite ensemble à la Basilique Saint-Paul-hors-les-murs en compagnie d’Alfredo Schuster, proclamé bienheureux en 1996.

Mais ils faisaient aussi de longues promenades, et ouvraient l’esprit de leurs enfants par de fréquentes conversations artistiques et culturelles.
Leur maison était ouverte à tous, ils étaient toujours prêts à aider et à accueillir quiconque ayant besoin de leur sourire et de leur foi.
Maria faisait le catéchisme et participait à de nombreux mouvements d’action catholique. 
Pendant la Guerre, elle s’était engagée volontairement comme infirmière de la Croix-Rouge pour porter secours aux blessés. Plus tard, elle servira pendant la Guerre d’Éthiopie, s’étant spécialisée dans les maladies tropicales.

Luigi, par son attitude, témoignait discrètement de sa foi dans son milieu professionnel. Il accompagnait sa femme dans son action au sein des mouvements catholiques et soutint le mouvement scout quand il se répandit en Italie.
Leur premier fils, Filippo, est né en 1906. Il deviendra prêtre à Rome sous le nom de Don Tarcisio.
Leur second enfant, Stefania, est née en 1908. Elle sera moniale bénédictine à Milan sous le nom de sœur Cécile, longtemps supérieure de son couvent, elle mourra en 1993.
Le troisième enfant, Cesare, est né en 1909, il deviendra moine, d’abord chez les Bénédictins, puis chez les Trappistes, sous le nom de Père Paolino.
La quatrième enfant du couple, Enrichetta, est née après une grossesse difficile. Luigi et Maria refusèrent l’avortement préconisé par le corps médical qui craignait pour la vie de la mère et de l’enfant. La petite fille naquit en bonne santé en avril 1914 et devint à son tour laïque consacrée.

Luigi Beltrame Quattrocchi meurt d’un infarctus le 9 novembre 1951. 
Maria Corsini meurt le 26 août 1965 à Serravalle di Bibbiena dans une maison construite pour elle par son époux.

Maria Corsini et Luigi Beltrame Quattrocchi ont été béatifies ensemble (une première dans l’histoire de l’Église) le 21 octobre 2001, à Rome, par saint Jean-Paul II (Karol Józef  Wojtyła, 1978-2005).

BBx Luigi Beltrame Quattrocchi 
et Maria Corsini priez pour nous !

25.11.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,1-4. 

En ce temps-là, comme Jésus enseignait dans le Temple, levant les yeux, il vit les gens riches qui mettaient leurs offrandes dans le Trésor.
Il vit aussi une veuve misérable y mettre deux petites pièces de monnaie.
Alors il déclara : « En vérité, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres.
Car tous ceux-là, pour faire leur offrande, ont pris sur leur superflu mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Charles de Foucauld (1858-1916)

ermite et missionnaire au Sahara

Méditations sur l’Évangile au sujet des principales vertus (1896)

« Elle a tout donné »

       « Mon Père, je remets mon esprit entre vos mains » (Lc 23,46). C’est la dernière prière de notre Maître, de notre Bien-aimé. Puisse-t-elle être la nôtre. Et qu’elle soit non seulement celle de notre dernier instant, mais celle de tous nos instants : « Mon Père, je me remets entre vos mains ; mon Père, je me confie à vous ; mon Père, je m’abandonne à vous. Mon Père, faites de moi ce qu’il vous plaira ; quoi que vous fassiez de moi, je vous remercie ; merci de tout. Je suis prêt à tout, j’accepte tout, je vous remercie de tout, pourvu que votre volonté se fasse en moi, mon Dieu, pourvu que votre volonté se fasse en toutes vos créatures, en tous vos enfants, en tous ceux que votre cœur aime ; je ne désire rien d’autre, mon Dieu. Je remets mon âme entre vos mains, je vous la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon cœur, parce que je vous aime, et que ce m’est un besoin d’amour de me donner, de me remettre en vos mains sans mesure. Je me remets entre vos mains avec une infinie confiance, car vous être mon Père. »

LECTURES :

Livre de l’Apocalypse 14,1-3.4b-5. 

Moi, Jean, j’ai vu : et voici que l’Agneau se tenait debout sur la montagne de Sion, et avec lui les cent quarante-quatre mille qui portent, inscrits sur leur front, le nom de l’Agneau et celui de son Père.
Et j’ai entendu une voix venant du ciel comme la voix des grandes eaux ou celle d’un fort coup de tonnerre ; mais cette voix que j’entendais était aussi comme celle des joueurs de cithare qui chantent et s’accompagnent sur leur cithare.
Ils chantent un cantique nouveau devant le Trône, et devant les quatre Vivants et les Anciens. Personne ne pouvait apprendre ce cantique sinon les cent quarante-quatre mille, ceux qui ont été rachetés et retirés de la terre.
Ceux-là ne se sont pas souillés avec des femmes ; ils sont vierges, en effet. Ceux-là suivent l’Agneau partout où il va ; ils ont été pris d’entre les hommes, achetés comme prémices pour Dieu et pour l’Agneau.
Dans leur bouche, on n’a pas trouvé de mensonge ; ils sont sans tache.

Psaume 24(23),1-2.3-4ab.5-6. 

R/ Voici le peuple de ceux qui cherchent ta face, Seigneur. (Ps 23, 6)

Au Seigneur, le monde et sa richesse, 
la terre et tous ses habitants !
C’est lui qui l’a fondée sur les mers 
et la garde inébranlable sur les flots.

Qui peut gravir la montagne du Seigneur 
et se tenir dans le lieu saint ?
L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.

Il obtient, du Seigneur, la bénédiction, 
et de Dieu son Sauveur, la justice.
Voici le peuple de ceux qui le cherchent ! 
Voici Jacob qui recherche ta face !

24.11.2024 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: le pouvoir royal de Jésus réside dans sa parole vraie et efficace

Lors de la prière mariale de l’Angélus place Saint-Pierre dimanche 24 novembre, le Pape François s’est arrêté sur la signification de «roi» et «monde», deux mots avec lesquels il a résumé l’épisode de Jésus en face de Pilate. «Jésus est roi en ce qu’il est témoin de la vérité», a expliqué François, mais sa royauté n’est pas de ce monde. «Le monde de Jésus, en effet, est le monde nouveau, le monde éternel, que Dieu prépare pour tous en donnant sa vie pour notre salut».

Christian Losambe, SJ – Cité du Vatican

En ce trente-quatrième dimanche de l’année liturgique où l’Église célèbre la solennité du Christ-Roi, le Pape François s’est appuyé sur l’épisode du dialogue entre Jésus et Pilate, proposé par la liturgie du jour (Jn 18, 33-37). Au terme de la célébration eucharistique qu’il a présidée dans la matinée de ce dimanche dans la basilique Saint-Pierre, également en la célébration de la 39e Journée mondiale de la Jeunesse, l’évêque de Rome a invité les fidèles et pèlerins rassemblés place Saint-Pierre pour la traditionnelle prière mariale de l’Angélus, «à écouter la voix du Roi de l’Univers, qui s’est fait le serviteur de tous».

Jésus est roi, mais pas à la manière du monde

Au début de son exhortation, le Pape François s’est focalisé sur le bref dialogue entre Jésus et Pilate. À travers les questions du procurateur romain et les réponses du Seigneur, le Souverain pontife a invité les fidèles à réfléchir particulièrement sur deux mots, «qui se transforment et acquièrent une nouvelle signification: roi et monde».

S’arrêtant sur le premier, le Saint-Père a repris la demande de Pilate à Jésus: «Es-tu le roi des Juifs?». Raisonnant en fonctionnaire de l’empire, «il veut comprendre si l’homme qui se trouve devant lui constitue une menace, et un roi est pour lui l’autorité qui règne sur tous ses sujets», a-t-il expliqué. En réponse, Jésus affirme être roi, «oui, mais d’une manière très différente!», a souligné François, en ajoutant que «Jésus est roi en ce qu’il est témoin: il est celui qui dit la vérité». «Le pouvoir royal de Jésus, le Verbe incarné, réside dans sa parole vraie et efficace, qui transforme le monde», a-t-il renchéri.

Le monde de Jésus rachète la création ruinée par le mal

Ensuite, l’évêque de Rome a enchaîné avec le deuxième moment de sa catéchèse: le monde, en comparant celui de Pilate à celui du Christ. «Le “monde“ de Ponce Pilate est celui où les forts triomphent des faibles, les riches des pauvres, les violents des doux. Un monde que malheureusement nous connaissons bien», a-t-il décrit.

Jésus est roi, a affirmé le Pape, «mais sa royauté n’est pas de ce monde». «Le monde de Jésus, en effet, est le monde nouveau, le monde éternel, que Dieu prépare pour tous en donnant sa vie pour notre salut», a-t-il expliqué, soulignant qu’il s’agit du «royaume des cieux, que le Christ apporte sur terre en répandant la grâce et la vérité (cf. Jn 1,17)». Le monde, dont Jésus est le roi, «rachète la création ruinée par le mal avec la force de l’amour divin qui libère et pardonne, qui donne la paix et la justice», a poursuivi le Saint-Père.

Écouter la voix du Roi de l’Univers

 «Jésus parle à Pilate de très près, mais il reste distant de lui, parce qu’il habite un autre monde». C’est ainsi que François a justifié le fait que «ce dialogue n’aboutit pas sur une entente». En effet, «Pilate ne s’ouvre pas à la vérité, bien qu’il l’ait sous les yeux». La preuve en est que Pilate, en crucifiant Jésus, «ordonne d’écrire sur la croi: “roi des Juifs” (Jn 19,19), mais sans comprendre le sens de ces mots». Pourtant, a affirmé le Saint-Père, «le Christ est venu dans le monde, ce monde qui est le nôtre: quiconque appartient à la vérité écoute sa voix. C’est la voix du Roi de l’univers, qui s’est fait le serviteur de tous».

Au terme de son exhortation, le Pape François a encouragé les fidèles et pèlerins rassemblés place Saint-Pierre à «écouter le Seigneur, qui éclaire notre cœur et notre vie». Ainsi, il a invité l’assemblée à se poser cette quadruple question: «puis-je dire que Jésus est mon “roi”? Dans quel sens? Sa Parole est-elle mon guide, ma certitude? Est-ce que je vois en Lui le visage miséricordieux de Dieu envers moi et envers chaque frère et sœur?». L’évêque de Rome a également confié les fidèles à l’intercession de la Vierge Marie, servante du Seigneur, «pendant que nous attendons dans l’espérance le Royaume de Dieu».

Source : VATICANNEWS, le 24 novembre 2024