« Alors toutes mes peines s’évanouirent »

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« Alors toutes mes peines s’évanouirent »

Ce texte se situe au cours de la grave maladie de Thérèse de Lisieux, en mai 1883 :

« Un jour je vis Papa entrer dans la chambre de Marie où j’étais couchée ; il lui donna plusieurs pièces d’or avec une expression de grande tristesse et lui dit d’écrire à Paris et de faire dire des messes à Notre Dame des Victoires pour qu’elle guérisse une pauvre petite fille.

Un dimanche (pendant la neuvaine de messes), Marie sortit dans le jardin me laissant avec Léonie qui lisait auprès de la fenêtre, au bout de quelques minutes je me mis à appeler presque tout bas: « Mama…Mama ». Enfin Marie revint puis se tournant vers la Sainte Vierge et la priant avec la ferveur d’une mère qui demande la vie de son enfant, Marie obtint ce qu’elle désirait :

Tout à coup la Sainte Vierge me parut belle, mais ce qui me pénétra jusqu’au fond de l’âme ce fut le « ravissant sourire de la Sainte Vierge ». Alors toutes mes peines s’évanouirent, deux grosses larmes jaillirent de mes paupières et coulèrent silencieusement sur mes joues.

Il fallait un miracle et ce fut Notre Dame des Victoires qui le fit. »

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

http://www.notredamedesvictoires.com/

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

02.12.2024 – SAINTE DU JOUR

Ste Bibiane

Ste Bibiane

VIERGE ET MARTYRE († 363)

Sainte Bibiane
Vierge et martyre
(† 363)

Bibiane (ou Viviane) naît à Rome. Son père Flavien, préfet de Rome fut jeté en prison sous Julien l’Apostat. Flavien, s’étant déclaré contre ce prince, fut marqué au front d’un fer rouge ; il en mourut peu de temps après, en Toscane, où il avait été exilé. 

Sa femme Dafrose, et ses filles Bibiane et Démétrie, restaient à Rome exposées aux coups du tyran. Il ne les oublia pas, et les enferma dans leur propre maison pour les y faire mourir de faim ; mais, ce supplice lui paraissant trop lent, il fit trancher la tête à la mère, confisqua tous les biens de la famille et continua sa persécution contre les deux vierges chrétiennes. Malgré une très longue privation de toute nourriture, elles parurent au tribunal plus fortes et plus belles que jamais : « Craignez, leur dit le juge, une mort honteuse et cruelle. » « Les biens de ce monde, – répondent-elles, – ne peuvent plus avoir pour nous aucun attrait, nous n’aspirons qu’à posséder Jésus-Christ ; plutôt mille morts que la trahison de nos promesses ! « 

À ces mots, Démétrie tombe morte aux pieds de sa sœur. Quant à Bibiane, le juge la livra aux mains d’une femme de mauvaise vie qui essaya de la pervertir ; elle employa d’abord les flatteries et les bons traitements et feignit de lui témoigner une amitié sincère ; puis bientôt elle eut recours aux menaces, aux injures et aux coups. Bibiane résista courageusement à toutes ses tentatives, elle demeura pure et digne du céleste Époux. La méchante femme dut avouer au juge qu’elle avait perdu son temps et sa peine. Celui-ci, furieux de son peu de succès, ordonna de frapper de verges la vierge chrétienne jusqu’à ce qu’elle eût rendu l’esprit. 

Bibiane fut donc attachée à une colonne, et les bourreaux s’acharnèrent sur son corps innocent jusqu’au moment où elle s’affaissa mourante à leurs pieds. Elle expira au bout de quelques instants, le 2 décembre 363. Son corps fut jeté à la voirie pour y être dévoré par les chiens ; mais il est écrit que « Dieu veille sur les restes de ses saints ». Deux jours après, un prêtre courageux put s’emparer de cette dépouille et l’ensevelir à côté de Dafrose, sa mère, et de Démétrie, sa sœur.

Sainte Bibiane priez pour nous. !

02.12.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8,5-11. 

En ce temps-là, comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia :
« Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. »
Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. »
Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri.


Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. »
À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi.


Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux,

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Ambroise (v. 340-397)

évêque de Milan et docteur de l’Église

Sur la virginité, §72-74, 78

Il vient chez toi

Tu as entendu la voix du Verbe, la Parole de Dieu. (…) Lève-toi, et par la prière prépare le fond de ton âme. D’en bas tends vers les hauteurs, efforce-toi à ouvrir la porte de ton cœur. Quand tu étends les mains vers le Christ, tes actions exhaleront le parfum de la foi. (…) Voilà comme le Christ t’a désirée, voilà comme le Christ t’a choisie. Si tu lui ouvres, il entrera ; il ne peut pas y manquer, lui qui l’a promis. Embrasse donc celui que tu as cherché (Ct 3,4) ; approche-toi de lui et tu recevras sa lumière (Ps 33,6) ; retiens-le, demande-lui de ne pas s’en aller si vite, supplie-le de ne pas s’éloigner. En effet, la parole de Dieu court rapidement (Si 43,5) ; elle ne se laisse pas saisir par la mollesse ; la paresse ne la retient pas. Que ton âme, à son appel, aille à sa rencontre, et qu’elle persévère sur le chemin tracé par sa parole céleste, car il passe vite. (…) Ne pense pas, s’il est parti si vite, que tu lui as déplu en l’appelant, en l’implorant, en lui ouvrant : il permet souvent que nous soyons éprouvés. Lorsque les foules le priaient de ne pas s’en aller, que dit-il dans l’Évangile ? « Il faut que j’annonce la parole de Dieu dans les autres villes, car c’est pour cela que j’ai été envoyé » (Lc 4,43). Alors, même s’il semble être parti, cherche encore (cf. Ct 5,6). (…) Celle qui cherche ainsi le Christ, celle qui l’implore ainsi, n’est pas délaissée par lui ; bien plus, il vient souvent la visiter, car il est avec nous jusqu’à la fin du monde (Mt 28,20).

LECTURES :

Livre d’Isaïe 2,1-5. 

Parole d’Isaïe – ce qu’il a vu au sujet de Juda et de Jérusalem.
Il arrivera dans les derniers jours que la montagne de la Maison du Seigneur se tiendra plus haut que les monts, s’élèvera au-dessus des collines. Vers elle afflueront toutes les nations
et viendront des peuples nombreux. Ils diront : « Venez ! montons à la montagne du Seigneur, à la Maison du Dieu de Jacob ! Qu’il nous enseigne ses chemins, et nous irons par ses sentiers. » Oui, la loi sortira de Sion, et de Jérusalem, la parole du Seigneur.
Il sera juge entre les nations et l’arbitre de peuples nombreux. De leurs épées, ils forgeront des socs, et de leurs lances, des faucilles. Jamais nation contre nation ne lèvera l’épée ; ils n’apprendront plus la guerre.
Venez, maison de Jacob ! Marchons à la lumière du Seigneur.

Psaume 122(121),1-2.3-4ab.4cd-5.6-7.8-9. 

R/ Dans la joie, nous irons à la maison du Seigneur. (Ps 121, 1)

Quelle joie quand on m’a dit : 
« Nous irons à la maison du Seigneur ! »
Maintenant notre marche prend fin 
devant tes portes, Jérusalem !

Jérusalem, te voici dans tes murs : 
ville où tout ensemble ne fait qu’un !
C’est là que montent les tribus,
les tribus du Seigneur.

C’est là qu’Israël doit rendre grâce
au nom du Seigneur.
C’est là le siège du droit, 
le siège de la maison de David.

Appelez le bonheur sur Jérusalem : 
« Paix à ceux qui t’aiment !
Que la paix règne dans tes murs, 
le bonheur dans tes palais ! »

À cause de mes frères et de mes proches, 
je dirai : « Paix sur toi ! »
À cause de la maison du Seigneur notre Dieu, 
je désire ton bien.

01.12.2024 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: Gardez le cœur léger et éveillé pour recevoir le Christ

Lors de la prière mariale de l’Angélus de ce premier dimanche de l’Avent, le Pape François a invité les fidèles à élever le regard vers Jésus, «Celui qui allège nos cœurs et nous soutient sur notre chemin», pour affronter les problèmes et les peines du quotidien. 

Alexandra Sirgant – Cité du Vatican

C’est sous le soleil éclatant d’un doux dimanche d’automne que le Pape François a enjoint les centaines de fidèles réunis place Saint-Pierre à ne pas se laisser décourager par les inquiétudes du quotidien et les catastrophes mondiales, mais à «relever la tête» et à «garder la cœur léger et éveillé». Cette invitation de Jésus est tirée de l’Évangile du jour (Lc 21, 25-28, 34-36), dans lequel Il adresse à ses disciples une parole d’espérance: «redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche» (v. 28). «Le souci du Maître, a expliqué François depuis la fenêtre des appartements pontificaux, est que leur cœur ne s’alourdisse pas (cf. v. 34) et qu’ils attendent avec vigilance la venue du Fils de l’homme».

Se redresser et relever la tête

«En effet, beaucoup de contemporains de Jésus, face aux événements catastrophiques qu’ils voient se produire autour d’eux-persécutions, conflits, catastrophes naturelles-sont saisis d’angoisse et pensent que la fin du monde est proche» a poursuivi le Saint-Père. Jésus invite les cœurs «alourdis par la peur» à se redresser et à relever la tête afin de «lire les événements à partir du plan de Dieu, qui opère le salut même dans les événements les plus dramatiques de l’histoire». Une recommandation que l’évêque de Rome encourage les fidèles à appliquer au contexte actuel, afin d’affronter «les inquiétudes, les peurs et les angoisses de notre vie personnelle ou [faire] face à ce qui se passe dans le monde d’aujourd’hui».

«Si les soucis alourdissent notre cœur et nous conduisent à nous refermer sur nous-mêmes, Jésus, en revanche, nous invite à relever la tête, à faire confiance à son amour qui veut nous sauver et qui se fait proche de nous dans toutes les situations de notre existence, à lui faire de la place pour retrouver l’espérance» a souligné le Pape argentin.

Élever le regard en ce temps de l’Avent

Le Souverain pontife a invité les fidèles à se poser plusieurs questions: «mon cœur est-il alourdi par la peur, par les soucis, par l’angoisse de l’avenir? Suis-je capable de regarder les événements quotidiens et les vicissitudes de l’histoire avec les yeux de Dieu, dans la prière, avec un horizon plus large? Ou bien est-ce que je me laisse envahir par le découragement?».   

«Que ce temps de l’Avent soit une occasion précieuse d’élever notre regard vers Celui qui allège nos cœurs et nous soutient sur notre chemin» a-t-il conclu.

Source : VATICANNEWS, le 1er décembre 2024