04.12.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 15,29-37. 

En ce temps-là, Jésus partit de là et arriva près de la mer de Galilée. Il gravit la montagne et là, il s’assit.
De grandes foules s’approchèrent de lui, avec des boiteux, des aveugles, des estropiés, des muets, et beaucoup d’autres encore ; on les déposa à ses pieds et il les guérit.
Alors la foule était dans l’admiration en voyant des muets qui parlaient, des estropiés rétablis, des boiteux qui marchaient, des aveugles qui voyaient ; et ils rendirent gloire au Dieu d’Israël.


Jésus appela ses disciples et leur dit : « Je suis saisi de compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger. Je ne veux pas les renvoyer à jeun, ils pourraient défaillir en chemin. »


Les disciples lui disent : « Où trouverons-nous dans un désert assez de pain pour rassasier une telle foule ? »


Jésus leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils dirent : « Sept, et quelques petits poissons. »
Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre.
Il prit les sept pains et les poissons ; rendant grâce, il les rompit, et il les donnait aux disciples, et les disciples aux foules.


Tous mangèrent et furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait sept corbeilles pleines.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Baudouin de Ford (?-v. 1190)

abbé cistercien, puis évêque

Le Sacrement de l’autel, PL 204, 690 (trad. Orval)

Le pain de la vie éternelle

« Je suis le pain de vie, dit Jésus ; celui qui vient à moi n’aura jamais faim, celui qui croit en moi n’aura jamais soif » (Jn 6,35). (…) Il exprime ainsi par deux fois le rassasiement éternel où rien ne manque plus. La Sagesse dit pourtant : « Ceux qui me mangent auront encore faim, et ceux qui me boivent auront encore soif » (Si 24,21). Le Christ, qui est la Sagesse de Dieu, n’est pas mangé pour rassasier dès à présent notre désir, mais pour nous faire désirer ce rassasiement ; et plus nous goûtons sa douceur, plus notre désir en est stimulé. C’est pourquoi ceux qui le mangent auront encore faim, jusqu’à ce que vienne le rassasiement. Mais lorsque leur désir aura été comblé, ils n’auront plus faim ni soif. « Ceux qui me mangent auront encore faim. » Cette parole peut aussi s’entendre du monde futur, car il y a dans le rassasiement éternel comme une sorte de faim qui ne vient pas du besoin mais du bonheur. Le rassasiement n’y connaît pas de satiété ; le désir n’y connaît pas de gémissements. Le Christ, toujours admirable dans sa beauté est aussi toujours désirable, « lui que les anges désirent contempler » (1P 1,12). Ainsi, alors même qu’on le possède, on le désire ; alors même qu’on le tient, on le cherche, selon qu’il est écrit : « Sans relâche cherchez sa face » (Ps 104,4). Il est en effet toujours cherché, celui qui est aimé pour être possédé à jamais.

LECTURES :

Livre d’Isaïe 25,6-10a. 

En ce jour-là, le Seigneur de l’univers préparera pour tous les peuples, sur sa montagne, un festin de viandes grasses et de vins capiteux, un festin de viandes succulentes et de vins décantés.
Sur cette montagne, il fera disparaître le voile de deuil qui enveloppe tous les peuples et le linceul qui couvre toutes les nations.
Il fera disparaître la mort pour toujours. Le Seigneur Dieu essuiera les larmes sur tous les visages, et par toute la terre il effacera l’humiliation de son peuple. Le Seigneur a parlé.
Et ce jour-là, on dira : « Voici notre Dieu, en lui nous espérions, et il nous a sauvés ; c’est lui le Seigneur, en lui nous espérions ; exultons, réjouissons-nous : il nous a sauvés ! »
Car la main du Seigneur reposera sur cette montagne.

Psaume 23(22),1-2ab.2c-3.4.5.6. 

R/ J’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours. (Ps 22, 6cd)

Le Seigneur est mon berger : 
je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche,
il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ; 
il me conduit par le juste chemin 
pour l’honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort, 
je ne crains aucun mal, 
car tu es avec moi : 
ton bâton me guide et me rassure.

Tu prépares la table pour moi 
devant mes ennemis ; 
tu répands le parfum sur ma tête, 
ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m’accompagnent 
tous les jours de ma vie ; 
j’habiterai la maison du Seigneur 
pour la durée de mes jours.

Le oui de Marie est un accord, une adhésion libre

Illustration
L’Annonciation de Lorenzetti, 1344, Pinacothèque de Sienne. CC0/wikimedia

Le oui de Marie est un accord, une adhésion libre

Le temps de l’Avent est un temps pendant lequel nous sommes invités à contempler Marie, jeune fille parmi tant d’autres de Nazareth, créature simple et d’humble condition. Elle aurait pu orienter sa liberté ailleurs, dire légitimement non aux propositions mystérieuses de l’Ange Gabriel, le Messager de Dieu. Et Dieu aurait certainement respecté cette liberté, car notre Dieu nous veut et nous a créés totalement libres, à tel point que nous pouvons même lui dire non et lui fermer la porte de notre cœur. (…) Et pourtant, Marie répondit « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole » (Lc 1, 38).

Cette réponse de Marie est une libre adhésion à la volonté de Dieu, au projet d’Amour de Dieu. Il ne s’agit pas d’un oui de convenance pour se libérer de cet ange dérangeant, comme cela nous arrive dans notre vie de dire oui pour nous débarrasser de quelqu’un qui nous dérange, sans adhésion libre de notre part. En plus, la réponse de Marie n’est pas motivée par la peur ou l’appréhension devant une punition possible. (…) Le oui de Marie est vraiment un accord, une adhésion libre, consciente et inconditionnelle à un projet qui vient du Dieu Créateur et Tout-Puissant.

Bavurha Bahati Joseph

Curé, secteur paroissial de St-Loup Cammas

www.jardinierdedieu.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

03.12.2024 – SAINT DU JOUR

St François-Xavier

PRÊTRE S.J. († 1552)

Saint François Xavier
Prêtre s.j. 
Apôtre des Indes et du Japon

François Xavier, nom de naissance Francisco de Jasso y Azpilicueta, dernier de six enfants, naît à Javier, près de Pampelune en Navarre, le 7 avril 1506, dans une famille noble.

Après de brillantes études au collège Sainte-Barbe, à Paris, il enseigna la philosophie avec un succès qui, en lui attirant les applaudissements, développa l’orgueil dans son cœur. Ignace de Loyola, converti, étant venu à Paris pour perfectionner ses études et cherchant à recruter des compagnons pour jeter les bases de la Compagnie de Jésus, s’éprit d’amitié et d’admiration pour ce jeune homme. 

Le 15 août 1534, sept jeunes gens, parmi lesquels Ignace et Xavier, prononcèrent leurs vœux dans une chapelle souterraine de l’église de Montmartre. La Compagnie de Jésus était fondée.

Quelques années plus tard (1537 à Venise), Xavier, devenu prêtre était prêt pour sa mission. Quelle fut sa joie quand Ignace le désigna pour la mission des Indes ! Xavier commença par la conversion de Goa, alors comptoir commercial portugais sur la côte occidentale de l’Inde. Une mission finie, une autre l’appelait ; le désir du salut des âmes était insatiable dans son cœur.

Il rencontra des difficultés incroyables, l’ignorance des langues, l’absence de livres en langues indigènes, les persécutions, la défiance et la rivalité des ministres païens. 

Xavier, par son énergie et le secours de Dieu, triompha de tout ; Dieu lui donna le don des langues, le pouvoir d’opérer des miracles sans nombre. Il évangélisa, en onze années, cinquante-deux royaumes et baptisa une multitude incalculable. Sa plus belle et sa plus difficile mission fut l’évangélisation du Japon. 

Il aspirait à convertir la Chine, pour rentrer en Europe par les pays du Nord, quand Dieu, le 3 décembre 1552, appela au repos, à l’âge de 46 ans et 8 mois, cet incomparable conquérant des âmes, qu’on a justement surnommé l’apôtre des Indes et du Japon.

François Xavier a été béatifié, le 21 octobre 1619, par le pape Paul V (Camillo Borghese, 1605-1621) et canonisé, avec Ignace de Loyola, par le Pape Grégoire XV (Alessandro Ludovisi, 1621-1623), le 12 mars 1622. 

Saint François Xavier priez pour nous !

03.12.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,21-24. 

À l’heure même, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint, et il dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.


Tout m’a été remis par mon Père. Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ; et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »
Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !


Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Charles de Foucauld (1858-1916)

ermite et missionnaire au Sahara

§ 194, psaume 97 (Méditations sur les psaumes ; éd. Nouvelle Cité, 2002 ; p. 394-395)

Dieu nous invite à sa joie

Mon Dieu, que vous êtes bon de nous inviter à la joie ; et non seulement de nous y inviter, mais de nous en présenter des motifs tellement forts, tellement puissants, qu’il nous forcent à être dans la joie dans la même mesure que nous vous aimons… Le motif de joie que vous proposez, c’est votre propre bonheur : plus nous vous aimerons, plus nous voudrons ardemment votre bien, plus nous mettrons en vous plutôt qu’en nous notre joie et notre vie, plus nous jouirons profondément de votre bonheur. Au ciel, votre bonheur est la joie principale des élus : ce bonheur céleste, il dépend de nous d’en jouir dès cette vie, en grande partie, si nous vous aimons assez pour sortir de nous-mêmes et mettre toute notre joie en vous. Si nous mettons toute notre joie en vous, nous serons heureux dès le moment où nous le ferons, sur cette terre même ! Si nous ne mettions toute notre joie en vous, nous ne serions pas pleinement heureux, même au ciel. Que vous êtes bon, mon Dieu, de nous appeler dès ce monde à un tel bonheur, à une si haute perfection, à une union si étroite avec vous, et de nous y pousser avec de si ardentes paroles ! Que vous êtes bon ! « Jubilez au Seigneur, terre entière ! Chantez, tressaillez de joie, bénissez ! » (cf. Ps 97,4 LXX)

LECTURES :

Livre d’Isaïe 11,1-10. 

En ce jour-là, un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines.
Sur lui reposera l’esprit du Seigneur : esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur


– qui lui inspirera la crainte du Seigneur. Il ne jugera pas sur l’apparence ; il ne se prononcera pas sur des rumeurs.
Il jugera les petits avec justice ; avec droiture, il se prononcera en faveur des humbles du pays. Du bâton de sa parole, il frappera le pays ; du souffle de ses lèvres, il fera mourir le méchant.
La justice est la ceinture de ses hanches ; la fidélité est la ceinture de ses reins.
Le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera près du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble, un petit garçon les conduira.
La vache et l’ourse auront même pâture, leurs petits auront même gîte. Le lion, comme le bœuf, mangera du fourrage.
Le nourrisson s’amusera sur le nid du cobra ; sur le trou de la vipère, l’enfant étendra la main.
Il n’y aura plus de mal ni de corruption sur toute ma montagne sainte ; car la connaissance du Seigneur remplira le pays comme les eaux recouvrent le fond de la mer.
Ce jour-là, la racine de Jessé, père de David, sera dressée comme un étendard pour les peuples, les nations la chercheront, et la gloire sera sa demeure.

Psaume 72(71),1-2.7-8.12-13.17. 

R/ En ces jours-là, fleurira la justice, grande paix jusqu’à la fin des temps. (Ps 71, 7)

Dieu, donne au roi tes pouvoirs, 
à ce fils de roi ta justice.
Qu’il gouverne ton peuple avec justice, 
qu’il fasse droit aux malheureux !

En ces jours-là, fleurira la justice, 
grande paix jusqu’à la fin des lunes !
Qu’il domine de la mer à la mer, 
et du Fleuve jusqu’au bout de la terre !

Il délivrera le pauvre qui appelle 
et le malheureux sans recours.
Il aura souci du faible et du pauvre, 
du pauvre dont il sauve la vie.

Que son nom dure toujours ; 
sous le soleil, que subsiste son nom !
En lui, que soient bénies toutes les familles de la terre ; 
que tous les pays le disent bienheureux !

Grand Rosaire du samedi 07 décembre : Mystères Joyeux

Mystères Joyeux

1. L’Annonciation et l’Incarnation de Notre Seigneur Jésus-Christ

2. La Visitation

3. La Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ à Bethléem

4. La Présentation de Notre Seigneur Jésus-Christ au Temple (et la Purification de la Vierge Marie)

5. Le Recouvrement de Notre Seigneur Jésus-Christ au Temple

Nous pouvons aborder ces Mystères Joyeux en lisant et méditant deux prières de consécration de la famille :

● Consécration de la famille au Sacré-Cœur de Jésus :

« Cœur de Jésus, Toi qui t’es consacré au Père par amour pour nous, nous voulons, dans le souffle de Ton Esprit Saint, Te rendre amour pour amour en nous consacrant à Toi. Nous voulons Te consacrer la vie de notre famille dans la situation où elle se trouve aujourd’hui. Nous Te consacrons notre passé, notre présent et notre avenir, notre maison, notre travail et nos gestes les plus simples. Nous Te consacrons nos joies comme nos épreuves pour que l’Amour dont Tu nous as aimés nous garde en Toi et demeure en nous à jamais et pour que le feu de Ton Amour embrase le monde entier. Amen ! »

● Consécration de la famille au Cœur Immaculé de Marie :

« Ô Vierge Marie, nous consacrons aujourd’hui notre foyer et tous ceux qui l’habitent à ton Cœur Immaculé. 

Que notre maison soit comme celle de Nazareth, une demeure de paix et de bonheur simple, par l’accomplissement de la volonté de Dieu, la pratique de la charité et le plein abandon à la divine Providence.

Veille sur tous ceux qui l’habitent : aide-les à vivre toujours chrétiennement ; enveloppe-les tous de ta maternelle protection et daigne dans ta bonté, ô Vierge Marie, reformer au Ciel notre foyer d’ici-bas consacré à jamais à ton Cœur Immaculé. Amen. »

1. L’Annonciation et l’Incarnation de Notre-Seigneur Jésus-Christ 

  • Lectures : Évangile selon Saint Luc 1, 26-38 ; Évangile selon Saint Matthieu 1, 18-24
  • Méditation : Monseigneur Michel Shooyans (1930) : belge. Prêtre catholique, professeur, chercheur et théologien à l’Université catholique de Louvain. Membre, entre autres, de l’Académie Pontificale des Sciences Sociales du Saint Siège. Auteur de plusieurs essais.

Monseigneur Michel Shooyans, Prière : « Père, avec mon enfant, qui est d’abord le Tien, je Te prie » :

« Père qui es dans les Cieux, voici que je porte en mon sein un tout petit enfant, faible et vulnérable, qui déjà transforme tout mon corps et tout mon cœur. Merci de me l’avoir confié. Merci de me donner de l’accueillir comme Marie a accueilli Jésus au jour de l’Annonciation. Merci de me donner de l’accueillir comme ma mère m’a accueillie quand elle a reconnu ma présence au plus intime d’elle-même. Père qui nous aimes, je suis émerveillée face à cette vie si secrète et si palpitante, si fragile et si pleine de promesses. Merci de m’avoir donné les yeux du cœur, qui me permettent de déjà voir cet enfant, alors qu’il est encore si invisible. Père plein de tendresse, aide-moi à faire chaque jour ce que je peux faire pour que ce petit enfant soit heureux. Je Te demande, Père de toute grâce, de pouvoir transmettre à cet enfant, toute la foi, toute l’espérance, tout l’amour que je porte dans mon cœur. Enfin, avec mon enfant, qui est d’abord le Tien, je Te prie, Père, de nous garder sous Ta protection, maintenant et pour toujours. Ainsi soit-il. »

  • Prière

Seigneur Jésus, nous Vous prions, par l’intercession de Votre Très Sainte Mère la Vierge Marie, d’aider les futurs parents à bien accueillir leurs enfants, et les jeunes couples à s’ouvrir au don de la vie.

Cœur Immaculé de Marie, nous vous confions en particulier les futurs parents. Priez pour nous qui avons recours à vous !

Très saint Patriarche saint Joseph, Protecteur des familles, priez pour nos familles et protégez-les !

1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père + la Prière de Fatima 

2. La Visitation

  • Lecture : Évangile selon Saint Luc 1, 39-56
  • Méditation : Servante de Dieu Zita de Bourbon-Parme(1892-1989) : 17ème enfant du duc-souverain de Parme Robert 1er, elle épouse en 1911 Charles 1er de Habsbourg-Lorraine (déclaré bienheureux par l’Église catholique en 2004). Elle devient la dernière impératrice d’Autriche, mais aussi reine de Hongrie et de Bohême. Charles meurt en 1922, la laissant veuve à 29 ans avec huit enfants. Fervente catholique, elle devient oblate de l’ordre bénédictin de Solesmes en 1926. Elle fut une épouse et une mère modèle, une veuve pleine de courage, et se montra en tous points exemplaire. Elle a su faire de sa vie la preuve que les sacrifices acceptés (épreuves de la vie que nous subissons) et les sacrifices offerts (devoir d’état) sont un vrai chemin de sainteté.

Zita de Habsbourg, Mémoires d’un empire disparu, présentés par l’historien Erich Feigl, 1991, p. 23 :

«  Tous ceux qui me précédèrent, confiera-t-elle, marquèrent ma vie de leur empreinte, tous ceux qui furent et sont avec moi, surtout l’empereur qui donna à mon existence son sens et sa plénitude. Sans ceux qui nous ont précédés, nous ne serions rien. Quoi qu’il arrivât, quoi que j’aie fait, je l’ai fait pour tous ceux qui vécurent avant nous, autour de nous et pour tous ceux qui vivront après nous. Certes, nous avons commis des erreurs. Mais la bonne volonté présidait à toutes nos entreprises.  » 

  • Prière

Seigneur Jésus, nous Vous prions, par l’intercession de Votre Très Sainte Mère la Vierge Marie, d’aider nos familles à se transmettre de génération en génération leur histoire, leur culture, et leur foi catholique.

Cœur Immaculé de Marie, nous vous confions nos ancêtres et notre descendance. Priez pour nous qui avons recours à vous !

Très saint Patriarche saint Joseph, Protecteur des familles, priez pour nos familles et protégez-les !

1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père + la Prière de Fatima 

3. La Nativité de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Bethléem

  • Lectures : Évangile selon saint Luc 2, 1-20 ; Évangile selon Saint Mathieu 2, 1-12
  • Méditations : Cardinal Raymond Leo Burke (1948) : prélat américain. Évêque de La Crosse (1995-2003), Archevêque de Saint Louis en 2003, puis membre du Tribunal suprême de la Signature Apostolique et Patron de l’Ordre souverain militaire de Malte. Cardinal depuis 2010.

Guillaume d’Alançon, Entretien avec le Cardinal Burke – Un Cardinal au cœur de l’Église, Artège, 2015, P. 119 :

« La prière en famille, spécialement le chapelet qui est source de grandes grâces pour tous, est une manière privilégiée de faire croître et circuler l’amour de Dieu entre les uns et les autres. Il est bon aussi d’entretenir des conversations spirituelles spontanées. On pourra partir du saint dont c’est la fête, de la Vierge Marie (…) Il me semble très important d’organiser le temps afin de permettre une réelle vie de famille. C’est fondamental. Un surcroît de communication pourra faire grandir l’amour et permettra une meilleure connaissance de l’autre. Mieux se connaître pour mieux s’aimer et aller ensemble vers le Christ. »

  • Prière

Seigneur Jésus, nous Vous prions, par l’intercession de Votre Très Sainte Mère la Vierge Marie, de protéger nos familles, et de nous aider à vivre nos vies de famille en Dieu.

Cœur Immaculé de Marie, nous vous confions nos familles et nos prières familiales. Priez pour nous qui avons recours à vous !

Très saint Patriarche saint Joseph, Protecteur des familles, priez pour nos familles et protégez-les !

1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père + la Prière de Fatima 

4. La Présentation de Notre Seigneur Jésus-Christ au Temple (et la Purification de la Vierge Marie)

  • Lecture : Évangile selon Saint Luc 2, 21-39
  • Méditation : Bienheureux Charles de Foucauld(1858-1916). Issu d’une vieille famille aristocratique, il est éduqué dans la foi catholique. Orphelin à l’âge de six ans, il est élevé par une de ses tantes mais perd la foi durant l’adolescence, et mène par la suite une jeunesse dissipée, dilapidant son héritage. Il se destine d’abord à intégrer la cavalerie mais il préfère explorer le Maroc. Il retrouve la foi chrétienne et devient trappiste en 1890, puis ermite en 1897. Il vit d’abord en Palestine puis s’installe dans le Sahara algérien où il côtoie Berbères et Touaregs, et développe une nouvelle approche apostolique. Il est assassiné devant son ermitage. Il nous a laissé de nombreuses méditations montrant sa profonde spiritualité au centre de laquelle se trouvait l’Adoration eucharistique.

Bienheureux Charles de Foucauld, Lettres et carnets :

« Moi qui ai été, dès mon enfance, entouré de tant de grâces, fils d’une sainte mère, ayant appris d’elle à vous connaître, à vous aimer et à vous prier aussitôt que j’ai pu comprendre une parole ! Mon premier souvenir n’est-il pas la prière qu’elle me faisait réciter matin et soir: «Mon Dieu, bénissez papa, maman, grand-papa, grand-maman, grand-maman Foucauld et petite sœur » ? Et cette pieuse éducation !… ces visites aux églises… ces bouquets au pied des croix, une crèche à Noël, un mois de Marie, un petit autel dans ma chambre, gardé tant que j’ai eu une chambre à moi dans ma famille, et qui a survécu à ma foi ! Les catéchismes, les premières confessions surveillées par un grand-père chrétien,… ces exemples de piété reçus dans ma famille ;… je me vois allant à l’église avec mon père (que cela est loin !), avec mon grand-père ; je vois ma grand- mère, mes cousines, allant à la messe tous les jours… Et cette première communion, après une longue et bonne préparation, entourée des grâces et des encouragements de toute une famille chrétienne, sous les yeux des êtres que je chérissais le plus au monde, afin que tout fut réuni en un jour pour m’y faire goûter toutes les douceurs… 

Les âmes les plus pieuses et les plus belles de ma famille me comblant d’encouragements et de bonté, et vous, mon Dieu, enracinant dans mon cœur cet attachement pour elles, si profondément que les orages de la suite n’ont pu l’arracher, et que vous vous en êtes servi plus tard pour me sauver, alors que j’étais comme mort et noyé dans le mal… »

  • Prière 

Seigneur Jésus, nous Vous prions, par l’intercession de Votre Très Sainte Mère la Vierge Marie, de nous aider à éduquer nos enfants dans la foi catholique.

Cœur Immaculé de Marie, nous vous confions l’éducation chrétienne des enfants. Priez pour nous qui avons recours à vous !

Très saint Patriarche saint Joseph, Protecteur des familles, priez pour nos familles et protégez-les !

1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père + la Prière de Fatima 

5. Le Recouvrement de Notre Seigneur Jésus-Christ au Temple

  • Lecture : Évangile selon Saint Luc 2, 40-52
  • Méditation :Sainte Monique(332-387). D’origine berbère, elle fut l’épouse exemplaire d’un homme bon et aimant mais qui était aussi un païen colérique et infidèle (Il se convertit toutefois et reçut le baptême peu de temps avant sa mort). Mère de plusieurs enfants, dont le futur saint Augustin, elle ne ménagea ni ses prières ni ses larmes pour obtenir la conversion de son fils, qui fut tour à tour païen, manichéen, puis néo-platonicien et qui vivait en concubinage ! Augustin finit par se convertir à la foi catholique après sa rencontre avec saint Ambroise de Milan. Sainte Monique mourut quelques mois après le baptême de son fils. Elle est la sainte Patronne des mères chrétiennes.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950 :

« Monique, restée veuve, prit un nouvel essor vers Dieu. Vingt ans elle pria sur les débordements d’Augustin, sans perdre courage et espoir.

Un Évêque d’Afrique, témoin de sa douleur, lui avait dit : « Courage, il est impossible que le fils de tant de larmes périsse ! »

Dieu, en effet, la récompensa même au-delà de ses désirs, en faisant d’Augustin, par un miracle de grâce, l’une des plus grandes lumières de l’Église et l’un de ses plus grands Saints.

Monique, après avoir suivi Augustin en Italie, tomba malade à Ostie, au moment de s’embarquer pour l’Afrique, et mourut à l’âge de cinquante-six ans. Augustin pleura longtemps cette mère de son corps et de son âme.

Le corps de Sainte Monique a été transporté à Rome dans l’église de Saint-Augustin, en 1430. Cette femme illustre a été choisie comme patronne des mères Chrétiennes. »

  • Prière

Seigneur Jésus, nous Vous prions, par l’intercession de Votre Très Sainte Mère la Vierge Marie, d’aider les membres des familles désunies dans la foi à se réconcilier et à se convertir à la Vérité.

Cœur Immaculé de Marie, nous vous confions les familles qui ne sont pas unies dans la foi catholique. Priez pour nous qui avons recours à vous !

Très saint Patriarche saint Joseph, Protecteur des familles, priez pour nos familles et protégez-les !

1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père + la Prière de Fatima 

À la fin de cette série de Mystères, nous pouvons réciter la courte prière de l’Ange gardien du Portugal transmise aux enfants de Fatima :

« Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime et je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et qui ne vous aiment pas. »

Je vous salue Marie

Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes, Et Jésus le fruit de vos entrailles est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen

Source: HOZANA