Les encouragements du Pape François au peuple du Nicaragua 

En janvier 2019, lors d’une messe pour la paix au Nicaragua.  

Les encouragements du Pape François au peuple du Nicaragua 

Le Pape François a adressé lundi 2 novembre une lettre pastorale pour «redire l’affection» qu’il porte au peuple du Nicaragua. Dans ces moments difficiles pour le pays, François invite les Nicaraguayens à ne pas douter de la sollicitude de Dieu et de s’en remettre à la Vierge Immaculée.

Vatican News

«Soyez certains que la foi et l’espérance font des miracles». C’est une lettre d’encouragement que le Pape François adresse au peuple du Nicaragua, lundi 2 décembre. Sans faire clairement référence aux souffrances endurées par les catholiques du pays, le Souverain pontife tient à «redire l’affection»qu’il porte au peuple nicaraguayen, «Je suis avec vous, surtout en ces jours où vous célébrez la neuvaine de l’Immaculée Conception.»

«C’est précisément dans les moments les plus difficiles, lorsqu’il devient humainement impossible de comprendre ce que Dieu attend de nous, que nous sommes appelés à ne pas douter de sa sollicitude et de sa miséricorde.», écrit François, invitant à renouveler la «confiance filiale» en Dieu et «la fidélité à l’Eglise».  

À de nombreuses reprises ces derniers mois, François s’est tenu aux côtés du peuple du Nicaragua. En août dernier, il s’adressait à lui lors de l’Angélus, ««Au peuple bien aimé du Nicaragua: je vous encourage à renouveler votre espérance en Jésus. Souvenez-vous que l’Esprit Saint guide toujours l’histoire vers des projets plus hauts. Que la Vierge Immaculée vous protège dans les moments d’épreuve et vous fasse sentir sa tendresse maternelle. Que la Sainte Vierge accompagne le peuple bien aimé du Nicaragua!»  

Regardons la Vierge Immaculée

En ce début de l’Avent, le Souverain pontife invite à se tourner vers la Vierge Immaculée, «elle est le témoignage éclatant de cette confiance», écrit-il.  

“Vous avez toujours fait l’expérience de sa protection maternelle dans tous vos besoins et vous avez manifesté votre gratitude par une religiosité très belle et spirituellement riche”

Le Pape qui encourage une Église et un peuple de majorité catholique en souffrance, qui s’apprête à célébrer la neuvaine de l’Immaculé Conception, «L’une des formes de dévouement et de consécration qui manifeste la joie d’être ses enfants préférés est la douce expression: « Qui cause tant de joie ? La Conception de Marie !». 

L’année dernière, au moins deux processions honorant l’Immaculée Conception avaient été interdites. Cette année, François espère que la célébration de l’Immaculée Conception «apportera l’encouragement dont vous avez besoin dans vos difficultés, vos incertitudes et vos épreuves.»

En août de cette année, le gouvernement de Daniel Ortega avait imposé une nouvelle loi pour les Églises du pays, elles doivent désormais payer des impôts sur les offrandes et les dons. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme avait alors exprimé sa «profonde inquiétude», déclarant que l’initiative du gouvernement nicaraguayen était en fait une «attaque contre la liberté de religion et la liberté d’association» et appelant à la «garantie et la protection des libertés humaines fondamentales».

Prières pour le peuple du Nicaragua

Dans ce contexte, François tient à transmettre sa «proximité» et l’«assurance» qu’il prie «sans cesse la Sainte Vierge de vous consoler et de vous accompagner, en vous confirmant dans votre foi.»

Mercredi 13 novembre, c’était au tour du président de la Conférence épiscopale du Nicaragua d’être éloigné de son pays par les autorités, Mgr Carlos Enrique Herrera Gutiérrez, 75 ans, a du s’exiler au Nicaragua. Il fut le troisième évêque de la conférence épiscopale à être exilé par les autorités nicaraguayennes. Avant lui, Mgr Rolando José Álvarez Lagos, évêque du diocèse de Matagalpa, et Mgr Isidoro del Carmen Mora Ortega, du diocèse de Siuna, qui a été destitué le 13 janvier 2024, ont du également s’exiler. En 2019, Mgr Silvio José Báez, évêque auxiliaire de Managua, a dû quitter le pays après avoir reçu des menaces de mort.

Selon les médiaux locaux, d’autres mesures prises à l’encontre de l’Église catholique comprennent l’interdiction pour les prêtres d’entrer dans les hôpitaux publics pour administrer l’onction des malades et la page Facebook du diocèse de Jinotega a été désactivée. Un réseau social qui était utilisé pour diffuser en direct les messes dominicales, les jeudis eucharistiques et d’autres événements religieux, en particulier ceux présidés par Mgr Herrera.

C’est pour surmonter toutes ces épreuves que le Pape invite dans sa lettre à «marcher ensemble», «soutenus par notre tendre dévotion à Marie, nous fait suivre avec détermination le chemin de l’Évangile et nous conduit à renouveler notre confiance en Dieu», et à prier particulièrement avec le rosaire, «c’est une prière puissante».  

“Combien de fois nous incluons dans les mystères du Rosaire également notre propre vie, avec ses moments de joie, de peine, de lumière et de gloire. En récitant le Rosaire, ces mystères pénètrent dans l’intimité de nos cœurs, où s’abrite la liberté des filles et des fils de Dieu, que personne ne peut nous enlever.”

Enfin, François conclu sa lettre en confiant le peuple du Nicaragua à la protection de l’Immaculée Conception, «Vous l’avez choisie comme Mère de votre peuple. C’est ce qu’exprime ce cri simple et profondément confiant: Marie du Nicaragua, Nicaragua de Marie. Qu’il en soit ainsi !» et partage la prière qu’il a écrite pour le Jubilé.

De leur côté, les évêques d’Amérique centrale ont appelé à une journée de prière en la fête du 8 décembre, solennité de l’Immaculée Conception pour «s’associer fraternellement» au cri de l’Église du Nicaragua, «qui espère respectueusement trouver une réponse».

Source : VATICANNEWS, le 2 décembre 2024

Frère Roberto Pasolini, nouveau prédicateur de la Maison pontificale

Frère Roberto Pasolini, nouveau prédicateur de la Maison pontificale.  

Frère Roberto Pasolini, nouveau prédicateur de la Maison pontificale

Le frère Pasolini, capucin, bibliste et conférencier, engagé dans une activité académique mais aussi dans un travail pastoral parmi les pauvres, les handicapés et les prisonniers, a été nommé par le Pape ce samedi 9 novembre comme nouveau prédicateur de la Maison pontificale. Il prêchera les catéchèses de l’Avent et du Carême devant le Pape et la Curie. Il succède au cardinal Cantalamessa qui occupait ce poste depuis 1980, au service de trois Papes.

Salvatore Cernuzio – Cité du Vatican

44 ans de prédication, chaque Carême et chaque Avent, devant trois Papes et la Curie romaine. L’une des affectations les plus durables au Vatican est probablement celle de prédicateur à la Maison pontificale du père Raniero Cantalamessa, le célèbre capucin de 90 ans qui est devenu un point de référence spirituel non seulement entre les murs léonins, mais aussi pour des millions d’Italiens avec ses livres, ses conférences et ses programmes télévisés. Aujourd’hui, samedi 9 novembre, le père Cantalamessa met fin au mandat qui lui a été confié par Jean-Paul II en 1980 et qui a été poursuivi par Benoît XVI et François, le Pape qui, en 2020, souhaitait également lui conférer la pourpre (ce que le père Cantalamessa a accepté, en demandant toutefois de conserver l’habit franciscain).

Le nouveau prédicateur

C’est un héritage important que recueille le successeur désigné aujourd’hui par le Souverain pontife: le capucin Roberto Pasolini. Mais pour un frère qui avait l’habitude d’apporter le catéchisme aux Navigli, cœur de la vie nocturne milanaise, et qui s’est également engagé pendant des années dans les soupes populaires, la pastorale auprès des prisonniers et des handicapés, et la distribution de nourriture aux sans-abris, les défis ne sont pas nouveaux. À partir d’aujourd’hui, c’est donc le père Pasolini, bibliste et professeur d’exégèse biblique, qui assurera la catéchèse auprès du Pape et de la Curie romaine pendant la période de l’Avent et du Carême.

Entre activités académiques et pastorales

Âgé de 53 ans, fêtés le 5 novembre, né à Milan, Roberto Pasolini est dans l’Ordre franciscain des Frères mineurs capucins depuis le 7 septembre 2002, ordonné prêtre en 2006. Il a été professeur de langues bibliques et d’Écriture Sainte à l’Étude théologique interprovinciale Laurentianum des Frères Mineurs Capucins à Milan et à Venise, et enseigne aujourd’hui l’exégèse biblique à la Faculté de Théologie de l’Italie du Nord à Milan, collaborant avec l’archidiocèse ambrosien pour la formation des professeurs de religion et avec la conférence italienne des Supérieurs Majeurs. Une activité académique que le nouveau prédicateur combine avec une intense activité pastorale: rencontres de formation, retraites de prédication et exercices spirituels, accompagnement spirituel et initiatives caritatives auprès des couches les plus fragiles de la société, qu’il mène aux côtés des novices qu’il forme. Il est également l’auteur de plusieurs articles et livres sur la spiritualité biblique et s’intéresse aux nouvelles technologies, aux nouveaux médias tels que les podcasts et aux opportunités de l’Intelligence artificielle.

Peut-être s’agit-il d’une réminiscence de sa jeunesse d’informaticien, également impliqué dans la politique à cette époque, avant de découvrir -comme il l’a révélé dans une interview accordée à l’émission Soul de Tv2000- que les idéologies ne rendent pas l’homme plus libre. La seule liberté vient de Dieu, car «la vraie liberté consiste à se libérer de la culpabilité, parce que la rédemption du Christ a rétabli le lien de bonté avec Dieu», a-t-il déclaré.

Merci au père Cantalamessa

La prédication du père Pasolini aborde les thèmes les plus profonds de l’existence humaine et de la foi, toujours en lien avec l’actualité et les nouvelles tendances. Un trait qu’il partage avec son prédécesseur Cantalamessa, qui poursuivra désormais sa vie d’étude, de lecture et de prière à l’Ermitage de l’Amour Miséricordieux de Cittaducale, territoire du diocèse de Rieti, aux côtés de religieuses Clarisses dont il est, en quelque sorte, l’aumônier.

«Prendre son bâton, un énorme vertige»

Le frère Pasolini, contacté par le directeur de l‘Osservatore Romano, Andrea Monda, a déclaré à propos de son prédécesseur: «Reprendre l’héritage du père Cantalamessa, dont je suis un grand admirateur depuis que je suis entré dans l’Ordre, me semble être un énorme vertige. J’ai écouté ses homélies du Vendredi saint, ses méditations, j’ai lu tous ses livres, j’ai toujours trouvé en lui une grande inspiration. D’un autre côté, j’essaie de croire que si l’on me demande maintenant d’essayer de poursuivre cette tradition qui a une grande valeur pour l’Église et dans notre ordre, cela signifiera que je pourrai le faire d’une manière qui me correspond, dans laquelle je pourrai simplement me manifester, sans ressentir le besoin de me comparer à ceux qui m’ont précédé et qui m’ont inspiré».

Auprès des médias du Vatican, le nouveau prédicateur exprime ses sentiments «ambivalents»: d’une part, «une grande joie et gratitude pour un appel grand et merveilleux que j’ai reçu»; d’autre part, «un sentiment de peur et d’inadéquation face à une tâche qui semble énorme et devant laquelle je me sens si petit». C’est avec joie et crainte que le frère s’engagera dans cette nouvelle mission, «avec la grande confiance d’être accompagné par toutes les personnes qui m’ont aidé au cours de ces années à mûrir une compréhension de la Parole de Dieu et je tenterai de faire résonner cette Parole dans le cœur de l’Église, en m’en remettant au Seigneur».

Source : VATICANNEWS, le 9 novembre 2024

« Alors toutes mes peines s’évanouirent »

Illustration
© Shutterstock/Fotokon

« Alors toutes mes peines s’évanouirent »

Ce texte se situe au cours de la grave maladie de Thérèse de Lisieux, en mai 1883 :

« Un jour je vis Papa entrer dans la chambre de Marie où j’étais couchée ; il lui donna plusieurs pièces d’or avec une expression de grande tristesse et lui dit d’écrire à Paris et de faire dire des messes à Notre Dame des Victoires pour qu’elle guérisse une pauvre petite fille.

Un dimanche (pendant la neuvaine de messes), Marie sortit dans le jardin me laissant avec Léonie qui lisait auprès de la fenêtre, au bout de quelques minutes je me mis à appeler presque tout bas: « Mama…Mama ». Enfin Marie revint puis se tournant vers la Sainte Vierge et la priant avec la ferveur d’une mère qui demande la vie de son enfant, Marie obtint ce qu’elle désirait :

Tout à coup la Sainte Vierge me parut belle, mais ce qui me pénétra jusqu’au fond de l’âme ce fut le « ravissant sourire de la Sainte Vierge ». Alors toutes mes peines s’évanouirent, deux grosses larmes jaillirent de mes paupières et coulèrent silencieusement sur mes joues.

Il fallait un miracle et ce fut Notre Dame des Victoires qui le fit. »

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

http://www.notredamedesvictoires.com/

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

02.12.2024 – SAINTE DU JOUR

Ste Bibiane

Ste Bibiane

VIERGE ET MARTYRE († 363)

Sainte Bibiane
Vierge et martyre
(† 363)

Bibiane (ou Viviane) naît à Rome. Son père Flavien, préfet de Rome fut jeté en prison sous Julien l’Apostat. Flavien, s’étant déclaré contre ce prince, fut marqué au front d’un fer rouge ; il en mourut peu de temps après, en Toscane, où il avait été exilé. 

Sa femme Dafrose, et ses filles Bibiane et Démétrie, restaient à Rome exposées aux coups du tyran. Il ne les oublia pas, et les enferma dans leur propre maison pour les y faire mourir de faim ; mais, ce supplice lui paraissant trop lent, il fit trancher la tête à la mère, confisqua tous les biens de la famille et continua sa persécution contre les deux vierges chrétiennes. Malgré une très longue privation de toute nourriture, elles parurent au tribunal plus fortes et plus belles que jamais : « Craignez, leur dit le juge, une mort honteuse et cruelle. » « Les biens de ce monde, – répondent-elles, – ne peuvent plus avoir pour nous aucun attrait, nous n’aspirons qu’à posséder Jésus-Christ ; plutôt mille morts que la trahison de nos promesses ! « 

À ces mots, Démétrie tombe morte aux pieds de sa sœur. Quant à Bibiane, le juge la livra aux mains d’une femme de mauvaise vie qui essaya de la pervertir ; elle employa d’abord les flatteries et les bons traitements et feignit de lui témoigner une amitié sincère ; puis bientôt elle eut recours aux menaces, aux injures et aux coups. Bibiane résista courageusement à toutes ses tentatives, elle demeura pure et digne du céleste Époux. La méchante femme dut avouer au juge qu’elle avait perdu son temps et sa peine. Celui-ci, furieux de son peu de succès, ordonna de frapper de verges la vierge chrétienne jusqu’à ce qu’elle eût rendu l’esprit. 

Bibiane fut donc attachée à une colonne, et les bourreaux s’acharnèrent sur son corps innocent jusqu’au moment où elle s’affaissa mourante à leurs pieds. Elle expira au bout de quelques instants, le 2 décembre 363. Son corps fut jeté à la voirie pour y être dévoré par les chiens ; mais il est écrit que « Dieu veille sur les restes de ses saints ». Deux jours après, un prêtre courageux put s’emparer de cette dépouille et l’ensevelir à côté de Dafrose, sa mère, et de Démétrie, sa sœur.

Sainte Bibiane priez pour nous. !

02.12.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8,5-11. 

En ce temps-là, comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia :
« Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. »
Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. »
Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri.


Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. »
À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi.


Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux,

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Ambroise (v. 340-397)

évêque de Milan et docteur de l’Église

Sur la virginité, §72-74, 78

Il vient chez toi

Tu as entendu la voix du Verbe, la Parole de Dieu. (…) Lève-toi, et par la prière prépare le fond de ton âme. D’en bas tends vers les hauteurs, efforce-toi à ouvrir la porte de ton cœur. Quand tu étends les mains vers le Christ, tes actions exhaleront le parfum de la foi. (…) Voilà comme le Christ t’a désirée, voilà comme le Christ t’a choisie. Si tu lui ouvres, il entrera ; il ne peut pas y manquer, lui qui l’a promis. Embrasse donc celui que tu as cherché (Ct 3,4) ; approche-toi de lui et tu recevras sa lumière (Ps 33,6) ; retiens-le, demande-lui de ne pas s’en aller si vite, supplie-le de ne pas s’éloigner. En effet, la parole de Dieu court rapidement (Si 43,5) ; elle ne se laisse pas saisir par la mollesse ; la paresse ne la retient pas. Que ton âme, à son appel, aille à sa rencontre, et qu’elle persévère sur le chemin tracé par sa parole céleste, car il passe vite. (…) Ne pense pas, s’il est parti si vite, que tu lui as déplu en l’appelant, en l’implorant, en lui ouvrant : il permet souvent que nous soyons éprouvés. Lorsque les foules le priaient de ne pas s’en aller, que dit-il dans l’Évangile ? « Il faut que j’annonce la parole de Dieu dans les autres villes, car c’est pour cela que j’ai été envoyé » (Lc 4,43). Alors, même s’il semble être parti, cherche encore (cf. Ct 5,6). (…) Celle qui cherche ainsi le Christ, celle qui l’implore ainsi, n’est pas délaissée par lui ; bien plus, il vient souvent la visiter, car il est avec nous jusqu’à la fin du monde (Mt 28,20).

LECTURES :

Livre d’Isaïe 2,1-5. 

Parole d’Isaïe – ce qu’il a vu au sujet de Juda et de Jérusalem.
Il arrivera dans les derniers jours que la montagne de la Maison du Seigneur se tiendra plus haut que les monts, s’élèvera au-dessus des collines. Vers elle afflueront toutes les nations
et viendront des peuples nombreux. Ils diront : « Venez ! montons à la montagne du Seigneur, à la Maison du Dieu de Jacob ! Qu’il nous enseigne ses chemins, et nous irons par ses sentiers. » Oui, la loi sortira de Sion, et de Jérusalem, la parole du Seigneur.
Il sera juge entre les nations et l’arbitre de peuples nombreux. De leurs épées, ils forgeront des socs, et de leurs lances, des faucilles. Jamais nation contre nation ne lèvera l’épée ; ils n’apprendront plus la guerre.
Venez, maison de Jacob ! Marchons à la lumière du Seigneur.

Psaume 122(121),1-2.3-4ab.4cd-5.6-7.8-9. 

R/ Dans la joie, nous irons à la maison du Seigneur. (Ps 121, 1)

Quelle joie quand on m’a dit : 
« Nous irons à la maison du Seigneur ! »
Maintenant notre marche prend fin 
devant tes portes, Jérusalem !

Jérusalem, te voici dans tes murs : 
ville où tout ensemble ne fait qu’un !
C’est là que montent les tribus,
les tribus du Seigneur.

C’est là qu’Israël doit rendre grâce
au nom du Seigneur.
C’est là le siège du droit, 
le siège de la maison de David.

Appelez le bonheur sur Jérusalem : 
« Paix à ceux qui t’aiment !
Que la paix règne dans tes murs, 
le bonheur dans tes palais ! »

À cause de mes frères et de mes proches, 
je dirai : « Paix sur toi ! »
À cause de la maison du Seigneur notre Dieu, 
je désire ton bien.