Le oui de Marie est un accord, une adhésion libre

Illustration
L’Annonciation de Lorenzetti, 1344, Pinacothèque de Sienne. CC0/wikimedia

Le oui de Marie est un accord, une adhésion libre

Le temps de l’Avent est un temps pendant lequel nous sommes invités à contempler Marie, jeune fille parmi tant d’autres de Nazareth, créature simple et d’humble condition. Elle aurait pu orienter sa liberté ailleurs, dire légitimement non aux propositions mystérieuses de l’Ange Gabriel, le Messager de Dieu. Et Dieu aurait certainement respecté cette liberté, car notre Dieu nous veut et nous a créés totalement libres, à tel point que nous pouvons même lui dire non et lui fermer la porte de notre cœur. (…) Et pourtant, Marie répondit « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole » (Lc 1, 38).

Cette réponse de Marie est une libre adhésion à la volonté de Dieu, au projet d’Amour de Dieu. Il ne s’agit pas d’un oui de convenance pour se libérer de cet ange dérangeant, comme cela nous arrive dans notre vie de dire oui pour nous débarrasser de quelqu’un qui nous dérange, sans adhésion libre de notre part. En plus, la réponse de Marie n’est pas motivée par la peur ou l’appréhension devant une punition possible. (…) Le oui de Marie est vraiment un accord, une adhésion libre, consciente et inconditionnelle à un projet qui vient du Dieu Créateur et Tout-Puissant.

Bavurha Bahati Joseph

Curé, secteur paroissial de St-Loup Cammas

www.jardinierdedieu.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

03.12.2024 – SAINT DU JOUR

St François-Xavier

PRÊTRE S.J. († 1552)

Saint François Xavier
Prêtre s.j. 
Apôtre des Indes et du Japon

François Xavier, nom de naissance Francisco de Jasso y Azpilicueta, dernier de six enfants, naît à Javier, près de Pampelune en Navarre, le 7 avril 1506, dans une famille noble.

Après de brillantes études au collège Sainte-Barbe, à Paris, il enseigna la philosophie avec un succès qui, en lui attirant les applaudissements, développa l’orgueil dans son cœur. Ignace de Loyola, converti, étant venu à Paris pour perfectionner ses études et cherchant à recruter des compagnons pour jeter les bases de la Compagnie de Jésus, s’éprit d’amitié et d’admiration pour ce jeune homme. 

Le 15 août 1534, sept jeunes gens, parmi lesquels Ignace et Xavier, prononcèrent leurs vœux dans une chapelle souterraine de l’église de Montmartre. La Compagnie de Jésus était fondée.

Quelques années plus tard (1537 à Venise), Xavier, devenu prêtre était prêt pour sa mission. Quelle fut sa joie quand Ignace le désigna pour la mission des Indes ! Xavier commença par la conversion de Goa, alors comptoir commercial portugais sur la côte occidentale de l’Inde. Une mission finie, une autre l’appelait ; le désir du salut des âmes était insatiable dans son cœur.

Il rencontra des difficultés incroyables, l’ignorance des langues, l’absence de livres en langues indigènes, les persécutions, la défiance et la rivalité des ministres païens. 

Xavier, par son énergie et le secours de Dieu, triompha de tout ; Dieu lui donna le don des langues, le pouvoir d’opérer des miracles sans nombre. Il évangélisa, en onze années, cinquante-deux royaumes et baptisa une multitude incalculable. Sa plus belle et sa plus difficile mission fut l’évangélisation du Japon. 

Il aspirait à convertir la Chine, pour rentrer en Europe par les pays du Nord, quand Dieu, le 3 décembre 1552, appela au repos, à l’âge de 46 ans et 8 mois, cet incomparable conquérant des âmes, qu’on a justement surnommé l’apôtre des Indes et du Japon.

François Xavier a été béatifié, le 21 octobre 1619, par le pape Paul V (Camillo Borghese, 1605-1621) et canonisé, avec Ignace de Loyola, par le Pape Grégoire XV (Alessandro Ludovisi, 1621-1623), le 12 mars 1622. 

Saint François Xavier priez pour nous !

03.12.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,21-24. 

À l’heure même, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint, et il dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.


Tout m’a été remis par mon Père. Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ; et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »
Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !


Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Charles de Foucauld (1858-1916)

ermite et missionnaire au Sahara

§ 194, psaume 97 (Méditations sur les psaumes ; éd. Nouvelle Cité, 2002 ; p. 394-395)

Dieu nous invite à sa joie

Mon Dieu, que vous êtes bon de nous inviter à la joie ; et non seulement de nous y inviter, mais de nous en présenter des motifs tellement forts, tellement puissants, qu’il nous forcent à être dans la joie dans la même mesure que nous vous aimons… Le motif de joie que vous proposez, c’est votre propre bonheur : plus nous vous aimerons, plus nous voudrons ardemment votre bien, plus nous mettrons en vous plutôt qu’en nous notre joie et notre vie, plus nous jouirons profondément de votre bonheur. Au ciel, votre bonheur est la joie principale des élus : ce bonheur céleste, il dépend de nous d’en jouir dès cette vie, en grande partie, si nous vous aimons assez pour sortir de nous-mêmes et mettre toute notre joie en vous. Si nous mettons toute notre joie en vous, nous serons heureux dès le moment où nous le ferons, sur cette terre même ! Si nous ne mettions toute notre joie en vous, nous ne serions pas pleinement heureux, même au ciel. Que vous êtes bon, mon Dieu, de nous appeler dès ce monde à un tel bonheur, à une si haute perfection, à une union si étroite avec vous, et de nous y pousser avec de si ardentes paroles ! Que vous êtes bon ! « Jubilez au Seigneur, terre entière ! Chantez, tressaillez de joie, bénissez ! » (cf. Ps 97,4 LXX)

LECTURES :

Livre d’Isaïe 11,1-10. 

En ce jour-là, un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines.
Sur lui reposera l’esprit du Seigneur : esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur


– qui lui inspirera la crainte du Seigneur. Il ne jugera pas sur l’apparence ; il ne se prononcera pas sur des rumeurs.
Il jugera les petits avec justice ; avec droiture, il se prononcera en faveur des humbles du pays. Du bâton de sa parole, il frappera le pays ; du souffle de ses lèvres, il fera mourir le méchant.
La justice est la ceinture de ses hanches ; la fidélité est la ceinture de ses reins.
Le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera près du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble, un petit garçon les conduira.
La vache et l’ourse auront même pâture, leurs petits auront même gîte. Le lion, comme le bœuf, mangera du fourrage.
Le nourrisson s’amusera sur le nid du cobra ; sur le trou de la vipère, l’enfant étendra la main.
Il n’y aura plus de mal ni de corruption sur toute ma montagne sainte ; car la connaissance du Seigneur remplira le pays comme les eaux recouvrent le fond de la mer.
Ce jour-là, la racine de Jessé, père de David, sera dressée comme un étendard pour les peuples, les nations la chercheront, et la gloire sera sa demeure.

Psaume 72(71),1-2.7-8.12-13.17. 

R/ En ces jours-là, fleurira la justice, grande paix jusqu’à la fin des temps. (Ps 71, 7)

Dieu, donne au roi tes pouvoirs, 
à ce fils de roi ta justice.
Qu’il gouverne ton peuple avec justice, 
qu’il fasse droit aux malheureux !

En ces jours-là, fleurira la justice, 
grande paix jusqu’à la fin des lunes !
Qu’il domine de la mer à la mer, 
et du Fleuve jusqu’au bout de la terre !

Il délivrera le pauvre qui appelle 
et le malheureux sans recours.
Il aura souci du faible et du pauvre, 
du pauvre dont il sauve la vie.

Que son nom dure toujours ; 
sous le soleil, que subsiste son nom !
En lui, que soient bénies toutes les familles de la terre ; 
que tous les pays le disent bienheureux !

Grand Rosaire du samedi 07 décembre : Mystères Joyeux

Mystères Joyeux

1. L’Annonciation et l’Incarnation de Notre Seigneur Jésus-Christ

2. La Visitation

3. La Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ à Bethléem

4. La Présentation de Notre Seigneur Jésus-Christ au Temple (et la Purification de la Vierge Marie)

5. Le Recouvrement de Notre Seigneur Jésus-Christ au Temple

Nous pouvons aborder ces Mystères Joyeux en lisant et méditant deux prières de consécration de la famille :

● Consécration de la famille au Sacré-Cœur de Jésus :

« Cœur de Jésus, Toi qui t’es consacré au Père par amour pour nous, nous voulons, dans le souffle de Ton Esprit Saint, Te rendre amour pour amour en nous consacrant à Toi. Nous voulons Te consacrer la vie de notre famille dans la situation où elle se trouve aujourd’hui. Nous Te consacrons notre passé, notre présent et notre avenir, notre maison, notre travail et nos gestes les plus simples. Nous Te consacrons nos joies comme nos épreuves pour que l’Amour dont Tu nous as aimés nous garde en Toi et demeure en nous à jamais et pour que le feu de Ton Amour embrase le monde entier. Amen ! »

● Consécration de la famille au Cœur Immaculé de Marie :

« Ô Vierge Marie, nous consacrons aujourd’hui notre foyer et tous ceux qui l’habitent à ton Cœur Immaculé. 

Que notre maison soit comme celle de Nazareth, une demeure de paix et de bonheur simple, par l’accomplissement de la volonté de Dieu, la pratique de la charité et le plein abandon à la divine Providence.

Veille sur tous ceux qui l’habitent : aide-les à vivre toujours chrétiennement ; enveloppe-les tous de ta maternelle protection et daigne dans ta bonté, ô Vierge Marie, reformer au Ciel notre foyer d’ici-bas consacré à jamais à ton Cœur Immaculé. Amen. »

1. L’Annonciation et l’Incarnation de Notre-Seigneur Jésus-Christ 

  • Lectures : Évangile selon Saint Luc 1, 26-38 ; Évangile selon Saint Matthieu 1, 18-24
  • Méditation : Monseigneur Michel Shooyans (1930) : belge. Prêtre catholique, professeur, chercheur et théologien à l’Université catholique de Louvain. Membre, entre autres, de l’Académie Pontificale des Sciences Sociales du Saint Siège. Auteur de plusieurs essais.

Monseigneur Michel Shooyans, Prière : « Père, avec mon enfant, qui est d’abord le Tien, je Te prie » :

« Père qui es dans les Cieux, voici que je porte en mon sein un tout petit enfant, faible et vulnérable, qui déjà transforme tout mon corps et tout mon cœur. Merci de me l’avoir confié. Merci de me donner de l’accueillir comme Marie a accueilli Jésus au jour de l’Annonciation. Merci de me donner de l’accueillir comme ma mère m’a accueillie quand elle a reconnu ma présence au plus intime d’elle-même. Père qui nous aimes, je suis émerveillée face à cette vie si secrète et si palpitante, si fragile et si pleine de promesses. Merci de m’avoir donné les yeux du cœur, qui me permettent de déjà voir cet enfant, alors qu’il est encore si invisible. Père plein de tendresse, aide-moi à faire chaque jour ce que je peux faire pour que ce petit enfant soit heureux. Je Te demande, Père de toute grâce, de pouvoir transmettre à cet enfant, toute la foi, toute l’espérance, tout l’amour que je porte dans mon cœur. Enfin, avec mon enfant, qui est d’abord le Tien, je Te prie, Père, de nous garder sous Ta protection, maintenant et pour toujours. Ainsi soit-il. »

  • Prière

Seigneur Jésus, nous Vous prions, par l’intercession de Votre Très Sainte Mère la Vierge Marie, d’aider les futurs parents à bien accueillir leurs enfants, et les jeunes couples à s’ouvrir au don de la vie.

Cœur Immaculé de Marie, nous vous confions en particulier les futurs parents. Priez pour nous qui avons recours à vous !

Très saint Patriarche saint Joseph, Protecteur des familles, priez pour nos familles et protégez-les !

1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père + la Prière de Fatima 

2. La Visitation

  • Lecture : Évangile selon Saint Luc 1, 39-56
  • Méditation : Servante de Dieu Zita de Bourbon-Parme(1892-1989) : 17ème enfant du duc-souverain de Parme Robert 1er, elle épouse en 1911 Charles 1er de Habsbourg-Lorraine (déclaré bienheureux par l’Église catholique en 2004). Elle devient la dernière impératrice d’Autriche, mais aussi reine de Hongrie et de Bohême. Charles meurt en 1922, la laissant veuve à 29 ans avec huit enfants. Fervente catholique, elle devient oblate de l’ordre bénédictin de Solesmes en 1926. Elle fut une épouse et une mère modèle, une veuve pleine de courage, et se montra en tous points exemplaire. Elle a su faire de sa vie la preuve que les sacrifices acceptés (épreuves de la vie que nous subissons) et les sacrifices offerts (devoir d’état) sont un vrai chemin de sainteté.

Zita de Habsbourg, Mémoires d’un empire disparu, présentés par l’historien Erich Feigl, 1991, p. 23 :

«  Tous ceux qui me précédèrent, confiera-t-elle, marquèrent ma vie de leur empreinte, tous ceux qui furent et sont avec moi, surtout l’empereur qui donna à mon existence son sens et sa plénitude. Sans ceux qui nous ont précédés, nous ne serions rien. Quoi qu’il arrivât, quoi que j’aie fait, je l’ai fait pour tous ceux qui vécurent avant nous, autour de nous et pour tous ceux qui vivront après nous. Certes, nous avons commis des erreurs. Mais la bonne volonté présidait à toutes nos entreprises.  » 

  • Prière

Seigneur Jésus, nous Vous prions, par l’intercession de Votre Très Sainte Mère la Vierge Marie, d’aider nos familles à se transmettre de génération en génération leur histoire, leur culture, et leur foi catholique.

Cœur Immaculé de Marie, nous vous confions nos ancêtres et notre descendance. Priez pour nous qui avons recours à vous !

Très saint Patriarche saint Joseph, Protecteur des familles, priez pour nos familles et protégez-les !

1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père + la Prière de Fatima 

3. La Nativité de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Bethléem

  • Lectures : Évangile selon saint Luc 2, 1-20 ; Évangile selon Saint Mathieu 2, 1-12
  • Méditations : Cardinal Raymond Leo Burke (1948) : prélat américain. Évêque de La Crosse (1995-2003), Archevêque de Saint Louis en 2003, puis membre du Tribunal suprême de la Signature Apostolique et Patron de l’Ordre souverain militaire de Malte. Cardinal depuis 2010.

Guillaume d’Alançon, Entretien avec le Cardinal Burke – Un Cardinal au cœur de l’Église, Artège, 2015, P. 119 :

« La prière en famille, spécialement le chapelet qui est source de grandes grâces pour tous, est une manière privilégiée de faire croître et circuler l’amour de Dieu entre les uns et les autres. Il est bon aussi d’entretenir des conversations spirituelles spontanées. On pourra partir du saint dont c’est la fête, de la Vierge Marie (…) Il me semble très important d’organiser le temps afin de permettre une réelle vie de famille. C’est fondamental. Un surcroît de communication pourra faire grandir l’amour et permettra une meilleure connaissance de l’autre. Mieux se connaître pour mieux s’aimer et aller ensemble vers le Christ. »

  • Prière

Seigneur Jésus, nous Vous prions, par l’intercession de Votre Très Sainte Mère la Vierge Marie, de protéger nos familles, et de nous aider à vivre nos vies de famille en Dieu.

Cœur Immaculé de Marie, nous vous confions nos familles et nos prières familiales. Priez pour nous qui avons recours à vous !

Très saint Patriarche saint Joseph, Protecteur des familles, priez pour nos familles et protégez-les !

1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père + la Prière de Fatima 

4. La Présentation de Notre Seigneur Jésus-Christ au Temple (et la Purification de la Vierge Marie)

  • Lecture : Évangile selon Saint Luc 2, 21-39
  • Méditation : Bienheureux Charles de Foucauld(1858-1916). Issu d’une vieille famille aristocratique, il est éduqué dans la foi catholique. Orphelin à l’âge de six ans, il est élevé par une de ses tantes mais perd la foi durant l’adolescence, et mène par la suite une jeunesse dissipée, dilapidant son héritage. Il se destine d’abord à intégrer la cavalerie mais il préfère explorer le Maroc. Il retrouve la foi chrétienne et devient trappiste en 1890, puis ermite en 1897. Il vit d’abord en Palestine puis s’installe dans le Sahara algérien où il côtoie Berbères et Touaregs, et développe une nouvelle approche apostolique. Il est assassiné devant son ermitage. Il nous a laissé de nombreuses méditations montrant sa profonde spiritualité au centre de laquelle se trouvait l’Adoration eucharistique.

Bienheureux Charles de Foucauld, Lettres et carnets :

« Moi qui ai été, dès mon enfance, entouré de tant de grâces, fils d’une sainte mère, ayant appris d’elle à vous connaître, à vous aimer et à vous prier aussitôt que j’ai pu comprendre une parole ! Mon premier souvenir n’est-il pas la prière qu’elle me faisait réciter matin et soir: «Mon Dieu, bénissez papa, maman, grand-papa, grand-maman, grand-maman Foucauld et petite sœur » ? Et cette pieuse éducation !… ces visites aux églises… ces bouquets au pied des croix, une crèche à Noël, un mois de Marie, un petit autel dans ma chambre, gardé tant que j’ai eu une chambre à moi dans ma famille, et qui a survécu à ma foi ! Les catéchismes, les premières confessions surveillées par un grand-père chrétien,… ces exemples de piété reçus dans ma famille ;… je me vois allant à l’église avec mon père (que cela est loin !), avec mon grand-père ; je vois ma grand- mère, mes cousines, allant à la messe tous les jours… Et cette première communion, après une longue et bonne préparation, entourée des grâces et des encouragements de toute une famille chrétienne, sous les yeux des êtres que je chérissais le plus au monde, afin que tout fut réuni en un jour pour m’y faire goûter toutes les douceurs… 

Les âmes les plus pieuses et les plus belles de ma famille me comblant d’encouragements et de bonté, et vous, mon Dieu, enracinant dans mon cœur cet attachement pour elles, si profondément que les orages de la suite n’ont pu l’arracher, et que vous vous en êtes servi plus tard pour me sauver, alors que j’étais comme mort et noyé dans le mal… »

  • Prière 

Seigneur Jésus, nous Vous prions, par l’intercession de Votre Très Sainte Mère la Vierge Marie, de nous aider à éduquer nos enfants dans la foi catholique.

Cœur Immaculé de Marie, nous vous confions l’éducation chrétienne des enfants. Priez pour nous qui avons recours à vous !

Très saint Patriarche saint Joseph, Protecteur des familles, priez pour nos familles et protégez-les !

1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père + la Prière de Fatima 

5. Le Recouvrement de Notre Seigneur Jésus-Christ au Temple

  • Lecture : Évangile selon Saint Luc 2, 40-52
  • Méditation :Sainte Monique(332-387). D’origine berbère, elle fut l’épouse exemplaire d’un homme bon et aimant mais qui était aussi un païen colérique et infidèle (Il se convertit toutefois et reçut le baptême peu de temps avant sa mort). Mère de plusieurs enfants, dont le futur saint Augustin, elle ne ménagea ni ses prières ni ses larmes pour obtenir la conversion de son fils, qui fut tour à tour païen, manichéen, puis néo-platonicien et qui vivait en concubinage ! Augustin finit par se convertir à la foi catholique après sa rencontre avec saint Ambroise de Milan. Sainte Monique mourut quelques mois après le baptême de son fils. Elle est la sainte Patronne des mères chrétiennes.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950 :

« Monique, restée veuve, prit un nouvel essor vers Dieu. Vingt ans elle pria sur les débordements d’Augustin, sans perdre courage et espoir.

Un Évêque d’Afrique, témoin de sa douleur, lui avait dit : « Courage, il est impossible que le fils de tant de larmes périsse ! »

Dieu, en effet, la récompensa même au-delà de ses désirs, en faisant d’Augustin, par un miracle de grâce, l’une des plus grandes lumières de l’Église et l’un de ses plus grands Saints.

Monique, après avoir suivi Augustin en Italie, tomba malade à Ostie, au moment de s’embarquer pour l’Afrique, et mourut à l’âge de cinquante-six ans. Augustin pleura longtemps cette mère de son corps et de son âme.

Le corps de Sainte Monique a été transporté à Rome dans l’église de Saint-Augustin, en 1430. Cette femme illustre a été choisie comme patronne des mères Chrétiennes. »

  • Prière

Seigneur Jésus, nous Vous prions, par l’intercession de Votre Très Sainte Mère la Vierge Marie, d’aider les membres des familles désunies dans la foi à se réconcilier et à se convertir à la Vérité.

Cœur Immaculé de Marie, nous vous confions les familles qui ne sont pas unies dans la foi catholique. Priez pour nous qui avons recours à vous !

Très saint Patriarche saint Joseph, Protecteur des familles, priez pour nos familles et protégez-les !

1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père + la Prière de Fatima 

À la fin de cette série de Mystères, nous pouvons réciter la courte prière de l’Ange gardien du Portugal transmise aux enfants de Fatima :

« Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime et je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et qui ne vous aiment pas. »

Je vous salue Marie

Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes, Et Jésus le fruit de vos entrailles est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen

Source: HOZANA

Les encouragements du Pape François au peuple du Nicaragua 

En janvier 2019, lors d’une messe pour la paix au Nicaragua.  

Les encouragements du Pape François au peuple du Nicaragua 

Le Pape François a adressé lundi 2 novembre une lettre pastorale pour «redire l’affection» qu’il porte au peuple du Nicaragua. Dans ces moments difficiles pour le pays, François invite les Nicaraguayens à ne pas douter de la sollicitude de Dieu et de s’en remettre à la Vierge Immaculée.

Vatican News

«Soyez certains que la foi et l’espérance font des miracles». C’est une lettre d’encouragement que le Pape François adresse au peuple du Nicaragua, lundi 2 décembre. Sans faire clairement référence aux souffrances endurées par les catholiques du pays, le Souverain pontife tient à «redire l’affection»qu’il porte au peuple nicaraguayen, «Je suis avec vous, surtout en ces jours où vous célébrez la neuvaine de l’Immaculée Conception.»

«C’est précisément dans les moments les plus difficiles, lorsqu’il devient humainement impossible de comprendre ce que Dieu attend de nous, que nous sommes appelés à ne pas douter de sa sollicitude et de sa miséricorde.», écrit François, invitant à renouveler la «confiance filiale» en Dieu et «la fidélité à l’Eglise».  

À de nombreuses reprises ces derniers mois, François s’est tenu aux côtés du peuple du Nicaragua. En août dernier, il s’adressait à lui lors de l’Angélus, ««Au peuple bien aimé du Nicaragua: je vous encourage à renouveler votre espérance en Jésus. Souvenez-vous que l’Esprit Saint guide toujours l’histoire vers des projets plus hauts. Que la Vierge Immaculée vous protège dans les moments d’épreuve et vous fasse sentir sa tendresse maternelle. Que la Sainte Vierge accompagne le peuple bien aimé du Nicaragua!»  

Regardons la Vierge Immaculée

En ce début de l’Avent, le Souverain pontife invite à se tourner vers la Vierge Immaculée, «elle est le témoignage éclatant de cette confiance», écrit-il.  

“Vous avez toujours fait l’expérience de sa protection maternelle dans tous vos besoins et vous avez manifesté votre gratitude par une religiosité très belle et spirituellement riche”

Le Pape qui encourage une Église et un peuple de majorité catholique en souffrance, qui s’apprête à célébrer la neuvaine de l’Immaculé Conception, «L’une des formes de dévouement et de consécration qui manifeste la joie d’être ses enfants préférés est la douce expression: « Qui cause tant de joie ? La Conception de Marie !». 

L’année dernière, au moins deux processions honorant l’Immaculée Conception avaient été interdites. Cette année, François espère que la célébration de l’Immaculée Conception «apportera l’encouragement dont vous avez besoin dans vos difficultés, vos incertitudes et vos épreuves.»

En août de cette année, le gouvernement de Daniel Ortega avait imposé une nouvelle loi pour les Églises du pays, elles doivent désormais payer des impôts sur les offrandes et les dons. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme avait alors exprimé sa «profonde inquiétude», déclarant que l’initiative du gouvernement nicaraguayen était en fait une «attaque contre la liberté de religion et la liberté d’association» et appelant à la «garantie et la protection des libertés humaines fondamentales».

Prières pour le peuple du Nicaragua

Dans ce contexte, François tient à transmettre sa «proximité» et l’«assurance» qu’il prie «sans cesse la Sainte Vierge de vous consoler et de vous accompagner, en vous confirmant dans votre foi.»

Mercredi 13 novembre, c’était au tour du président de la Conférence épiscopale du Nicaragua d’être éloigné de son pays par les autorités, Mgr Carlos Enrique Herrera Gutiérrez, 75 ans, a du s’exiler au Nicaragua. Il fut le troisième évêque de la conférence épiscopale à être exilé par les autorités nicaraguayennes. Avant lui, Mgr Rolando José Álvarez Lagos, évêque du diocèse de Matagalpa, et Mgr Isidoro del Carmen Mora Ortega, du diocèse de Siuna, qui a été destitué le 13 janvier 2024, ont du également s’exiler. En 2019, Mgr Silvio José Báez, évêque auxiliaire de Managua, a dû quitter le pays après avoir reçu des menaces de mort.

Selon les médiaux locaux, d’autres mesures prises à l’encontre de l’Église catholique comprennent l’interdiction pour les prêtres d’entrer dans les hôpitaux publics pour administrer l’onction des malades et la page Facebook du diocèse de Jinotega a été désactivée. Un réseau social qui était utilisé pour diffuser en direct les messes dominicales, les jeudis eucharistiques et d’autres événements religieux, en particulier ceux présidés par Mgr Herrera.

C’est pour surmonter toutes ces épreuves que le Pape invite dans sa lettre à «marcher ensemble», «soutenus par notre tendre dévotion à Marie, nous fait suivre avec détermination le chemin de l’Évangile et nous conduit à renouveler notre confiance en Dieu», et à prier particulièrement avec le rosaire, «c’est une prière puissante».  

“Combien de fois nous incluons dans les mystères du Rosaire également notre propre vie, avec ses moments de joie, de peine, de lumière et de gloire. En récitant le Rosaire, ces mystères pénètrent dans l’intimité de nos cœurs, où s’abrite la liberté des filles et des fils de Dieu, que personne ne peut nous enlever.”

Enfin, François conclu sa lettre en confiant le peuple du Nicaragua à la protection de l’Immaculée Conception, «Vous l’avez choisie comme Mère de votre peuple. C’est ce qu’exprime ce cri simple et profondément confiant: Marie du Nicaragua, Nicaragua de Marie. Qu’il en soit ainsi !» et partage la prière qu’il a écrite pour le Jubilé.

De leur côté, les évêques d’Amérique centrale ont appelé à une journée de prière en la fête du 8 décembre, solennité de l’Immaculée Conception pour «s’associer fraternellement» au cri de l’Église du Nicaragua, «qui espère respectueusement trouver une réponse».

Source : VATICANNEWS, le 2 décembre 2024

Frère Roberto Pasolini, nouveau prédicateur de la Maison pontificale

Frère Roberto Pasolini, nouveau prédicateur de la Maison pontificale.  

Frère Roberto Pasolini, nouveau prédicateur de la Maison pontificale

Le frère Pasolini, capucin, bibliste et conférencier, engagé dans une activité académique mais aussi dans un travail pastoral parmi les pauvres, les handicapés et les prisonniers, a été nommé par le Pape ce samedi 9 novembre comme nouveau prédicateur de la Maison pontificale. Il prêchera les catéchèses de l’Avent et du Carême devant le Pape et la Curie. Il succède au cardinal Cantalamessa qui occupait ce poste depuis 1980, au service de trois Papes.

Salvatore Cernuzio – Cité du Vatican

44 ans de prédication, chaque Carême et chaque Avent, devant trois Papes et la Curie romaine. L’une des affectations les plus durables au Vatican est probablement celle de prédicateur à la Maison pontificale du père Raniero Cantalamessa, le célèbre capucin de 90 ans qui est devenu un point de référence spirituel non seulement entre les murs léonins, mais aussi pour des millions d’Italiens avec ses livres, ses conférences et ses programmes télévisés. Aujourd’hui, samedi 9 novembre, le père Cantalamessa met fin au mandat qui lui a été confié par Jean-Paul II en 1980 et qui a été poursuivi par Benoît XVI et François, le Pape qui, en 2020, souhaitait également lui conférer la pourpre (ce que le père Cantalamessa a accepté, en demandant toutefois de conserver l’habit franciscain).

Le nouveau prédicateur

C’est un héritage important que recueille le successeur désigné aujourd’hui par le Souverain pontife: le capucin Roberto Pasolini. Mais pour un frère qui avait l’habitude d’apporter le catéchisme aux Navigli, cœur de la vie nocturne milanaise, et qui s’est également engagé pendant des années dans les soupes populaires, la pastorale auprès des prisonniers et des handicapés, et la distribution de nourriture aux sans-abris, les défis ne sont pas nouveaux. À partir d’aujourd’hui, c’est donc le père Pasolini, bibliste et professeur d’exégèse biblique, qui assurera la catéchèse auprès du Pape et de la Curie romaine pendant la période de l’Avent et du Carême.

Entre activités académiques et pastorales

Âgé de 53 ans, fêtés le 5 novembre, né à Milan, Roberto Pasolini est dans l’Ordre franciscain des Frères mineurs capucins depuis le 7 septembre 2002, ordonné prêtre en 2006. Il a été professeur de langues bibliques et d’Écriture Sainte à l’Étude théologique interprovinciale Laurentianum des Frères Mineurs Capucins à Milan et à Venise, et enseigne aujourd’hui l’exégèse biblique à la Faculté de Théologie de l’Italie du Nord à Milan, collaborant avec l’archidiocèse ambrosien pour la formation des professeurs de religion et avec la conférence italienne des Supérieurs Majeurs. Une activité académique que le nouveau prédicateur combine avec une intense activité pastorale: rencontres de formation, retraites de prédication et exercices spirituels, accompagnement spirituel et initiatives caritatives auprès des couches les plus fragiles de la société, qu’il mène aux côtés des novices qu’il forme. Il est également l’auteur de plusieurs articles et livres sur la spiritualité biblique et s’intéresse aux nouvelles technologies, aux nouveaux médias tels que les podcasts et aux opportunités de l’Intelligence artificielle.

Peut-être s’agit-il d’une réminiscence de sa jeunesse d’informaticien, également impliqué dans la politique à cette époque, avant de découvrir -comme il l’a révélé dans une interview accordée à l’émission Soul de Tv2000- que les idéologies ne rendent pas l’homme plus libre. La seule liberté vient de Dieu, car «la vraie liberté consiste à se libérer de la culpabilité, parce que la rédemption du Christ a rétabli le lien de bonté avec Dieu», a-t-il déclaré.

Merci au père Cantalamessa

La prédication du père Pasolini aborde les thèmes les plus profonds de l’existence humaine et de la foi, toujours en lien avec l’actualité et les nouvelles tendances. Un trait qu’il partage avec son prédécesseur Cantalamessa, qui poursuivra désormais sa vie d’étude, de lecture et de prière à l’Ermitage de l’Amour Miséricordieux de Cittaducale, territoire du diocèse de Rieti, aux côtés de religieuses Clarisses dont il est, en quelque sorte, l’aumônier.

«Prendre son bâton, un énorme vertige»

Le frère Pasolini, contacté par le directeur de l‘Osservatore Romano, Andrea Monda, a déclaré à propos de son prédécesseur: «Reprendre l’héritage du père Cantalamessa, dont je suis un grand admirateur depuis que je suis entré dans l’Ordre, me semble être un énorme vertige. J’ai écouté ses homélies du Vendredi saint, ses méditations, j’ai lu tous ses livres, j’ai toujours trouvé en lui une grande inspiration. D’un autre côté, j’essaie de croire que si l’on me demande maintenant d’essayer de poursuivre cette tradition qui a une grande valeur pour l’Église et dans notre ordre, cela signifiera que je pourrai le faire d’une manière qui me correspond, dans laquelle je pourrai simplement me manifester, sans ressentir le besoin de me comparer à ceux qui m’ont précédé et qui m’ont inspiré».

Auprès des médias du Vatican, le nouveau prédicateur exprime ses sentiments «ambivalents»: d’une part, «une grande joie et gratitude pour un appel grand et merveilleux que j’ai reçu»; d’autre part, «un sentiment de peur et d’inadéquation face à une tâche qui semble énorme et devant laquelle je me sens si petit». C’est avec joie et crainte que le frère s’engagera dans cette nouvelle mission, «avec la grande confiance d’être accompagné par toutes les personnes qui m’ont aidé au cours de ces années à mûrir une compréhension de la Parole de Dieu et je tenterai de faire résonner cette Parole dans le cœur de l’Église, en m’en remettant au Seigneur».

Source : VATICANNEWS, le 9 novembre 2024