07.12.2024 – Office de la réouverture de Notre-Dame de Paris

Notre-Dame de Paris rouvre ses portes ! Plus de cinq ans après l’incendie de la cathédrale, des dizaines de chefs d’Etats, mécènes, représentants des paroisses de Paris et membres du clergé sont présents pour assister à la réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Après un discours du président de la République Emmanuel Macron sur le parvis, l’archevêque de Paris Mgr Laurent Ulrich procède au rite de l’ouverture, en frappant de sa crosse la porte de la cathédrale. Un rite suivi du réveil et de la bénédiction du grand orgue, de la récitation du Notre Père ou du chant du Te Deum à la fin de l’office.

Avec le Oui de Marie, « les temps sont accomplis »

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Avec le Oui de Marie, « les temps sont accomplis »

Le prophète Daniel précisa de manière très étonnante le temps de l’avènement du Messie par la prophétie des soixante-dix septénaires : « Sont fixés 70 septénaires pour ton peuple et ta ville sainte, pour faire cesser la perversité et mettre un terme au péché, absoudre la faute et amener la justice éternelle, pour sceller vision et prophétie et pour oindre le Saint des Saints. »( Dn, chap 9)

Dans cette indication temporelle, la seule de tout l’Ancien Testament, il est clair qu’il s’agit de septénaires, c’est-à-dire de périodes de sept ans, et qu’elle désigne la venue du Messie au bout de 490 années, soit à l’époque de la Vierge Marie.

La découverte de parchemins du 1er siècle avant notre ère retrouvés à Qumran montrent que la communauté qui vivait là-bas se préoccupait beaucoup des signes des temps et qu’ils s’appuyaient aussi sur la prophétie des « 70 septénaires ». Ils avaient calculé que le temps du Messie devait commencer vers 26 avant Jésus-Christ et c’est à cause de cette attente que lles Essènes se retiraient au désert.

Ainsi Jésus pouvait proclamer en inaugurant sa mission : « Les temps sont accomplis et le royaume de Dieu est proche » » (Mc 1,15).

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Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

07.12.2024 – SAINT DU JOUR

St Ambroise

St Ambroise

ÉVÊQUE ET DOCTEUR DE L’ÉGLISE († 397)

Saint Ambroise
Évêque de Milan et Docteur de l’Église

Ambroise naît vers 340 à Trèves (Allemagne) où son père était préfet du prétoire pour les Gaules. 

A la mort de son père, sa mère, qui était une pieuse chrétienne, alla habiter Rome avec ses trois enfants. Après des études classiques et juridiques, Ambroise parcourut rapidement une brillante carrière administrative. Ses plaidoiries ayant attiré sur lui l’attention, le préfet du prétoire de Valentinien Ier le nomma gouverneur de l’Émilie et de Ligurie, en résidence à Milan, avec le titre consulaire (374).

L’évêque légitime de Milan, saint Denis, était mort en exil, et l’intrus arien Auxence, qui venait de mourir, avait, durant près de vingt ans, opprimé les catholiques. 

Survenant, comme un pacificateur, dans une élection épiscopale que des divergences tumultueuses rendaient difficile, Ambroise, quoique simple catéchumène, sur le cri d’un enfant, fut acclamé évêque et malgré ses résistances, ne put se dérober à une charge aussi lourde qu’imprévue. Les évêques d’Italie et l’Empereur donnèrent leur approbation au choix du peuple de Milan. Ambroise fut baptisé et, huit jours plus tard, fut consacré évêque (7 décembre 374).

On sait comment le nouvel évêque comprit la mission qu’il avait reçue d’une manière si providentielle. Ambroise fut le fléau des ariens et le vaillant défenseur de la vraie foi. Parmi toutes ses vertus, l’énergie, une fermeté tout apostolique, semble avoir été la principale. 

Un jour on vient lui apporter un ordre injuste signé par l’empereur Valentinien : « Allez dire à votre maître, répondit Ambroise, qu’un évêque ne livrera jamais le temple de Dieu. » 

Bientôt il apprend que les hérétiques ariens, soutenus par l’autorité, vont s’emparer de deux basiliques : « Allez, s’écria Ambroise du haut de la chaire sacrée, dire aux violateurs des temples saints que l’évêque de Milan excommunie tous ceux qui prendront part au sacrilège.»

Le fait le plus célèbre, c’est le châtiment qu’il osa imposer à l’empereur Théodose. Ce prince, les mains encore souillées du sang versé au massacre de Thessalonique, se présente au seuil du temple. Ambroise est là : « Arrêtez, lui dit-il ; imitateur de David dans son crime, imitez-le dans sa pénitence. » 

Saint Ambroise fut un grand évêque, un savant docteur, un orateur éloquent, un homme de haute sainteté. Il meurt à Milan dans la nuit du 3 au 4 avril 397 ; c’était l’aube du Samedi Saint. 

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :

>>> Saint Ambroise

Saint Ambroise priez pour nous !

07.12.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,35-38.10,1.5a.6-8. 

En ce temps-là, Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant l’Évangile du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité.
Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger.
Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »


Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité.
Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes :
« Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.
Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. »


Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Concile Vatican II

Décret sur la charge pastorale des évêques « Christus Dominus », § 12 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant (…), proclamant l’Évangile du Royaume »

Dans l’exercice de leur charge d’enseigner, que les évêques annoncent aux hommes l’Évangile du Christ, – cette charge l’emporte sur les autres, si importantes soient-elles – et, dans la force de l’Esprit, qu’ils les appellent à la foi ou les confirment dans la foi vivante ; qu’ils leur proposent le mystère intégral du Christ, c’est-à-dire ces vérités qu’on ne peut ignorer sans ignorer le Christ lui-même, et qu’ils leur montrent de même la voie divinement révélée pour rendre gloire à Dieu et par là même obtenir le bonheur éternel. Les évêques doivent en outre montrer aux hommes que, selon le dessein de Dieu Créateur, les réalités terrestres elles-mêmes et les institutions humaines sont également ordonnées au salut des hommes, et qu’en conséquence elles peuvent contribuer d’une façon non négligeable à l’édification du Corps du Christ. Ils enseigneront donc, selon la doctrine de l’Église, combien il faut estimer la personne humaine, sa liberté et sa vie corporelle elle-même ; la famille, son unité et sa stabilité, la procréation et l’éducation des enfants ; la société civile avec ses lois et ses professions ; le travail et le loisir, les arts et les inventions techniques ; la pauvreté et la richesse. Ils exposeront enfin comment résoudre les très graves questions concernant la possession des biens matériels, leur accroissement et leur juste distribution, la paix et la guerre, la communauté fraternelle de tous les peuples.

LECTURES :

Livre d’Isaïe 30,19-21.23-26. 

Ainsi parle le Seigneur, le Dieu saint d’Israël :
Peuple de Sion, toi qui habites Jérusalem, tu ne pleureras jamais plus. À l’appel de ton cri, le Seigneur te fera grâce. Dès qu’il t’aura entendu, il te répondra.
Le Seigneur te donnera du pain dans la détresse, et de l’eau dans l’épreuve. Celui qui t’instruit ne se dérobera plus et tes yeux le verront.
Tes oreilles entendront derrière toi une parole : « Voici le chemin, prends-le ! », et cela, que tu ailles à droite ou à gauche.
Le Seigneur te donnera la pluie pour la semence que tu auras jetée en terre, et le pain que produira la terre sera riche et nourrissant. Ton bétail ira paître, ce jour-là, sur de vastes pâturages.
Les bœufs et les ânes qui travaillent dans les champs mangeront un fourrage salé, étalé avec la pelle et la fourche.
Sur toute haute montagne, sur toute colline élevée couleront des ruisseaux, au jour du grand massacre, quand tomberont les tours de défense.
La lune brillera comme le soleil, le soleil brillera sept fois plus, – autant que sept jours de lumière – le jour où le Seigneur pansera les plaies de son peuple et guérira ses meurtrissures.

Psaume 147(146),1-2.3-4.5-6. 

R/ Heureux tous ceux qui attendent le Seigneur ! (Is 30, 18)

Il est bon de fêter notre Dieu, 
il est beau de chanter sa louange !
Le Seigneur rebâtit Jérusalem, 
il rassemble les déportés d’Israël.

Il guérit les cœurs brisés 
et soigne leurs blessures.
Il compte le nombre des étoiles, 
il donne à chacune un nom.

Il est grand, il est fort, notre Maître : 
nul n’a mesuré son intelligence.
Le Seigneur élève les humbles 
et rabaisse jusqu’à terre les impies.