08.12.2024 – MESSE DE CONSÉCRATION DE L’AUTEL DE NOTRE-DAME

Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Paris, préside la messe inaugurale de la réouverture de Notre-Dame de Paris et la consécration du nouvel autel de la cathédrale. Près de 170 évêques de France et du monde entier sont attendus pour cette célébration, ainsi qu’un prêtre de chacune des 106 paroisses du diocèse de Paris, et un prêtre de chacune des sept églises catholiques de rite oriental, accompagnés de fidèles de chacune de ces communautés

08.12.2024 – MESSE DE L’IMMACULÉE CONCEPTION EN LA BASILIQUE ST-PIERRE

Messe de l’Immaculée Conception, la beauté de Marie pour le salut du monde

En la solennité de l’Immaculée Conception, qui coïncide cette année avec le deuxième dimanche de l’Avent, le Pape François a présidé la sainte messe dans la basilique vaticane où il a créé hier 21 cardinaux. L’homélie s’est concentrée sur la beauté de Marie, «servante» non pas dans le sens d’«asservie» mais d’«estimée».

Vatican News

C’est entouré des 21 nouveaux cardinaux que François a présidé la Solennité de l’Immaculée Conception. L’occasion pour le Pape de revenir sur trois aspects de Marie: fille, épouse et mère.

Marie, nous rappelle-t-il, a une enfance qui n’est pas racontée dans les textes sacrés, «L’Évangile nous la présente, au moment de son entrée sur la scène de l’histoire, comme une jeune fille riche de foi, humble et simple», «la Vierge nous apparaît belle comme une fleur qui a poussé dans l’ombre et qui est enfin prête à s’épanouir dans le don de soi».

La deuxième dimension de la beauté de Marie est celle de l’épouse. Elle est ainsi définie comme «servante du Seigneur», mais, tient à préciser le Pape, «servante» non pas dans le sens de «asservie» et «humiliée», mais de personne «de confiance », «estimée».

La fécondité de l’Immaculée

Vient ensuite la maternité de Marie, «l’Immaculée est belle dans sa fécondité, c’est-à-dire dans son savoir mourir pour donner la vie, dans son oubli de soi pour prendre soin de ceux qui, petits et sans défense, s’accrochent à elle», estime François, avant d’avertir: cette beauté de Marie n’est pas un mythe inaccessible; «ce n’est pas le cas, nous la recevons comme un don, dans le baptême, lorsque nous sommes libérés du péché et devenus enfants de Dieu». 

La sainte messe du 8 décembre 2024.

La sainte messe du 8 décembre 2024.

La beauté de Marie est une beauté «qui sauve le monde» et doit donc nous conquérir et nous convertir, espère le successeur de Pierre. Une beauté dans laquelle la famille est un espace de vrai partage et dans laquelle les parents sont «présents dans la chair auprès de leurs enfants et les enfants regardent leurs pères».Si ce style est intériorisé, des attitudes d’ouverture, de solidarité, d’empathie et d’harmonie peuvent s’ensuivre, touchant tous les domaines de la vie qui sont trop souvent conditionnés par des prétentions à l’autosuffisance. C’est cette préoccupation d’«être comme Dieu», dit le Pape, qui continue à blesser l’humanité et n’engendre ni amour ni bonheur.

Les contradictions de nos sociétés

Il énumère ensuite une série de situations critiques: «Celui qui exalte comme une conquête le refus de tout lien stable et durable, en fait, ne donne pas la liberté. Celui qui enlève le respect du père et de la mère, qui ne veut pas d’enfants, celui qui considère l’autre comme un objet ou une gêne, qui considère le partage comme une perte et la solidarité comme un appauvrissement, ne répand ni joie ni avenir.».

La sainte messe du 8 décembre 2024.

La sainte messe du 8 décembre 2024.

Le Souverain pontife, qui met l’accent sur les contradictions des sociétés contemporaines:

«À quoi servent l’argent en banque, le confort dans les appartements, les “contacts” factices du monde virtuel, si ensuite les cœurs restent froids, vides, fermés? À quoi servent les hauts niveaux de croissance financière des pays privilégiés, si la moitié du monde meurt de faim et de guerre, et que les autres restent indifférents? À quoi bon voyager à travers la planète, si chaque rencontre se réduit ensuite à l’émotion d’un moment, à une photographie dont personne ne se souviendra plus dans quelques jours ou quelques mois? »

En conclusion, le Successeur de Pierre invite à regarder Marie Immaculée et lui demander une conversion vers «une communauté dans laquelle la filiation, la sponsalité et la maternité soient la règle et le critère de la vie: où les familles se réunissent, les époux partagent tout, les pères et les mères soient présents en chair et en os auprès de leurs enfants».

Source : VATICANNEWS, le 8 décembre 2024

Préservée du péché dès le premier instant de sa conception


La Nativité de la Vierge par Jean II Restout,1744. CC0/wikimedia

Préservée du péché dès le premier instant de sa conception

Depuis toujours, les Églises d’Orient fêtent la pureté originelle de Marie, en une fête de « la Conception de la sainte Mère de Dieu », c’est-à- dire  de la conception de Marie dans le sein de sa mère sainte Anne.

Les Latins l’adoptèrent progressivement à partir du Xe siècle, mais saint Bernard, saint Bonaventure, comme saint Thomas d’Aquin se refusaient encore à admettre cette « Immaculée Conception ». Saint Jean Duns Scot fut le premier à la faire triompher et à la faire accepter par  la Sorbonne de Paris. Les Papes intervinrent maintes fois au cours des siècles pour imposer silence à cette querelle jusqu’au jour où Pie IX la définit comme un dogme de foi, le 8 décembre 1854 :

« Dès le premier instant de sa conception, par grâce et privilège uniques du Dieu Tout-Puissant, la bienheureuse Vierge Marie a été préservée du péché originel. Comme au premier jour de la Création quand Adam et Eve sortaient des mains du Créateur, la mère de son Fils était là, minuscule cellule humaine pourvue d’une âme toute sainte. Elle est ainsi devenue la gloire de notre nature pécheresse. »

www.nominis.cef.fr

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Ô Vierge Immaculée, Vous êtes le Lys entre les épines !

La Prière pour l’Immaculée Conception aux Vêpres :

Je Vous salue, Horloge admirable, où le Verbe Incréé, le Soleil du monde, rétrogradant de dix lignes, est descendu par son Incarnation dans Votre sein virginal ; et afin que l’homme fût, du fond des enfers, élevé au plus Haut des Cieux, l’Immense s’est abaissé au-dessous des Anges. C’est par le Rayon de ce Soleil de Justice que Marie, toute resplendissante de Lumière se levant comme l’aurore nous marque ; par la splendeur de sa Conception, la Venue de cet Astre Divin, qui L’a rendu toute éclatante de Grâce, et Le comble de Gloire et d’Honneur. Vous êtes le Lys entre les épines, c’est Vous qui avez écrasé la tête du Serpent ; c’est Vous qui rayonnant dans la nuit comme la pleine lune, éclairez nos pas, ramenant au chemin du Ciel les aveugles égarés. Ô Sainte Dame, protégez ma prière et que mes cris s’élèvent jusqu’à Vous. Ainsi soit-il.

Prière extraite du « Manuel d’une dévote Association pour l’Adoration perpétuelle au Très-Adorable et Très-Sacré Cœur de Jésus-Christ », pages 167-168, chez P.J. Brepols (1823)

07.12.2024 – Prédication de l’Avent, s’ouvrir à l’émerveillement devant la nouveauté de Dieu


Première prédication de l’Avent, ce 6 décembre en salle Paul VI.  (VATICAN MEDIA Divisione Foto)

Prédication de l’Avent, s’ouvrir à l’émerveillement devant la nouveauté de Dieu

Ce matin en Salle Paul VI, la Curie a assisté à la première des trois méditations de l’Avent du nouveau prédicateur de la Maison pontificale, sur le thème «La porte de l’émerveillement». Le père Roberto Pasolini suggère d’écouter les voix des prophètes et de suivre l’exemple de Marie et d’Élisabeth, pour reconnaître «ces semences de l’Évangile» déjà présentes dans la réalité, et pour porter l’espérance au monde.

Alessandro Di Bussolo et Isabella Piro – Cité du Vatican

L’émerveillement devant la nouveauté de Dieu, devant le mystère de l’Incarnation, est «le premier mouvement du cœur à éveiller» pour se mettre en route vers la fête de la Nativité du Seigneur «et franchir la porte du Jubilé avec une vive espérance». Un étonnement comme celui de Marie, après l’annonce de l’ange Gabriel, qui «s’est laissée attirer avec un naturel extrême» par le projet de Dieu et a voulu «y prendre part de manière libre et consciente». Mais pour cela, il faut d’abord desserrer la rigidité du cœur, dire «non» à tout ce qui risque de nous enfermer et de nous alourdir: la peur, la résignation, le cynisme. Ce n’est qu’ainsi que «nous pourrons tout regarder d’un œil nouveau, en reconnaissant les semences de l’Évangile déjà présentes dans la réalité», prêts à porter au monde l’espérance de Dieu. Telle fut l’invitation lancée au Pape et aux membres de la Curie ce vendredi matin par le nouveau prédicateur de la Maison pontificale lors de la première prédication de l’Avent. Ses trois interventions porteront sur «les portes de l’espérance. Vers l’ouverture de l’Année Sainte à travers la prophétie de Noël».

Ouvrir la porte

Après quelques mots de remerciement à son prédécesseur, le Père Raniero Cantalmessa qui fut un prédicateur «de la joie et de la lumière de l’Evangile» pour la Maison Pontificale pendant 44 ans, le Père Roberto Pasolini nous invite à ouvrir «La porte de l’émerveillement», le thème choisi pour sa première prédication, en se mettant d’abord à l’écoute de la voix des prophètes, ensuite du «courage d’être en désaccord» d’Elisabeth, et enfin à «l’humilité de l’adhésion» de Marie. Les prophètes, ceux qui «savent comprendre en profondeur le sens des événements de l’histoire», nous indiquent le défi à relever dans le temps de l’Avent, à savoir, «prendre conscience de la présence et de l’action de Dieu dans l’histoire et réveiller notre émerveillement devant ce que non seulement il peut, mais surtout il veut encore accomplir dans nos vies et dans l’histoire du monde».

Les voix des prophètes, qui admonestent puis ouvrent à l’espérance

Soulignant que, durant ce temps, la liturgie nous fait écouter de nombreux textes prophétiques, le prédicateur insiste sur le fait que leurs voix ne peuvent jamais nous laisser indifférents, car, comme le dit Jérémie, elles produisent en nous deux effets: elles admonestent pour ensuite ouvrir à l’espérance, car «Dieu réaffirme la fidélité de son amour et offre au peuple une nouvelle opportunité».

La difficulté de croire en de nouvelles lueurs

Ce sont des paroles que nous avons surtout du mal à entendre, «quand la voix de Dieu cherche à rouvrir les canaux de l’espérance», parce qu’«accueillir une bonne nouvelle n’est pas facile, surtout quand la réalité est depuis longtemps marquée par la souffrance, la déception et l’incertitude. La tentation de croire que rien de nouveau ne peut arriver s’insinue souvent dans nos cœurs». Pourtant, des voix comme celle d’Isaïe qui nous dit «voici que je fais une chose nouvelle: en ce moment même, elle germe, ne la voyez-vous pas?», nous atteignent ici même, «là où nous sommes tentés de croire que la réalité ne peut plus nous offrir de nouvelles lueurs». Le défi est donc de réveiller «l’émerveillement» devant ce que Dieu désire «accomplir à nouveau dans nos vies et dans l’histoire du monde».

Un moment du premier sermon de l'Avent.

Un moment du premier sermon de l’Avent.

L’exemple d’Elisabeth et de Marie

Pour nous préparer à écouter ces voix prophétiques, le père Pasolini prend l’exemple de deux figures féminines, Elisabeth et la Vierge Marie, en qui se condensent les deux attitudes fondamentales pour générer en nous un dynamisme de salut: Elisabeth a su dire «non» à l’apparente continuité des choses et des liens, tandis qu’en Marie de Nazareth nous voyons la nécessité de «savoir dire “oui” à la nouveauté de Dieu, en formulant un assentiment libre et joyeux à sa volonté».

Elisabeth, le courage d’être en désaccord

Dans sa méditation, le prédicateur de la Maison pontificale retrace l’histoire d’Elisabeth et de son mari Zacharie, telle que décrite par l’évangéliste Luc, avec le prêtre âgé «incrédule à accueillir avec confiance l’annonce d’un événement longtemps désiré, mais peut-être plus considéré comme possible»: la naissance d’un fils. En raison de son manque de foi, il reste muet jusqu’à la circoncision de Jean, le nom indiqué par l’ange. Lorsque les parents demandent que l’enfant reçoive le nom de son père, Zacharie, sa mère Elisabeth intervient: «Non, il s’appellera Jean». Zacharie, rappelle le père Pasolini, signifie «Dieu se souvient», tandis que Jean signifie «Dieu fait miséricorde». Un nom, explique-t-il, qui «déplace l’attention vers aujourd’hui» et «suggère que l’histoire, bien qu’influencée par ses héritages, est toujours capable de se dépasser et de s’ouvrir à de nouvelles possibilités, s’il y a l’action de Dieu». Zacharie écrit sur une tablette son assentiment au nom de Jean et retrouve sa voix.

Le Pape et la Curie Romaine dans la Salle Paul VI

Le Pape et la Curie Romaine dans la Salle Paul VI

Découvrir que le meilleur est encore à venir

Pour le prédicateur, la réaction d’Elisabeth suggère «qu’il est parfois nécessaire d’interrompre le cours des choses pour s’ouvrir à la nouveauté de Dieu». «Aujourd’hui plus que jamais, à une époque extraordinaire de l’histoire de l’humanité, explique-t-il, nous avons besoin de retrouver ce type de regard spirituel sur la réalité, où, à côté des graves injustices, des guerres et des violences qui affligent tous les coins du monde, émergent de nouvelles découvertes et des voies prometteuses de libération». En effet, concentrés sur le présent, «nous peinons à investir dans l’avenir et avons tendance à imaginer demain comme une photocopie d’aujourd’hui». Le «non» d’Elisabeth, en revanche, qui remet le sort de Jean entre les mains de Dieu, «nous rappelle que rien ni personne n’est conditionné uniquement par son histoire et ses racines, mais aussi continuellement reconditionné par la grâce de Dieu».

Dire non à l’habitude pour être renouvelé par Dieu

Il y a beaucoup de «non» qui attendent d’être prononcés, poursuit le prédicateur, «non seulement contre le mal explicite, mais aussi contre le mal subtil qui est l’habitude de continuer les choses sans jamais avoir le courage de les repenser sérieusement et de le faire ensemble. Mais pour prononcer ces ‘’non courageux’’, il faut croire que Dieu est à l’œuvre dans l’histoire et que le meilleur est à venir».

Marie, l’humilité de l’adhésion

Enfin, pour parler de la réponse de Marie à l’appel du Seigneur, le père Pasolini relit l’Évangile de l’Annonciation, sous les traits «qui peuvent nous aider à retrouver un peu d’émerveillement devant le mystère de l’Incarnation». Il explique que dans saint Luc, la tâche de l’ange Gabriel semble être «d’entrer dans le cœur de Marie, sans forcer en aucune façon les portes de sa disponibilité, car le dialogue entre eux doit se dérouler en toute liberté» et «dans un climat de confiance», il est demandé à la Vierge de se réjouir, c’est-à-dire de «réaliser quelque chose qui est déjà là: le Seigneur est avec elle». Et c’est là, explique le prédicateur, «la grâce du temps de l’Avent», c’est-à-dire celle de «se rendre compte qu’il y a plus de raisons de se réjouir que de raisons de s’attrister, non pas parce que les choses sont simples, mais parce que le Seigneur est avec nous et que tout peut encore arriver».

Salle Paul VI

Salle Paul VI

L’agitation de la Vierge

Mais aux paroles de l’ange, «Marie entre dans un grand trouble». Pour au moins deux raisons, selon le père Pasolini. La première est que «lorsque quelqu’un nous manifeste son amour, c’est toujours une surprise. L’amour n’est pas un événement évident» et «nous avons besoin de nous sentir reconnus et acceptés pour ce que nous sommes». La deuxième raison de la peur de Marie est «que son cœur sent que le moment est venu de se laisser pleinement redéfinir par la parole de Dieu». C’est comme si, explique-t-elle, «la Parole de Dieu écrivait sur une feuille où beaucoup d’autres affirmations se sont déjà accumulées et organisées au fil du temps, laissant peu de place à une nouvelle affirmation». Mais pendant l’Avent, l’attente et l’écoute servent précisément à «permettre à la voix de Dieu d’entrer en nous pour nous redire ce que nous sommes et ce que nous pouvons être devant sa face».

L’appel à une nouvelle vie

Enfin, l’appel à une grossesse impossible selon les critères humains expose Marie au risque de n’être comprise par personne, voire d’être jugée par tous comme une femme adultère selon les prescriptions de la loi de Moïse. Par métaphore, explique le père Pasolini, cela signifie que «toute annonce de Dieu expose nécessairement à la mort, parce qu’elle contient la promesse d’une vie pleine, entièrement donnée à Dieu et au monde». Et la peur «devant une telle responsabilité» ne peut être surmontée qu’en «considérant la beauté et la grandeur de ce qui nous attend». Mais pour s’ouvrir à tout cela, souligne le prédicateur, «nous ne pouvons pas nous limiter à dire ces “oui” qui ne nous coûtent rien et qui ne nous privent de rien». Toute «décision authentique selon l’Évangile», en effet, «coûte toute une vie et nous expose au risque de perdre des privilèges et des certitudes». Dire «oui» à Dieu, souligne-t-il, nous expose au risque de «mourir dans les équilibres que nous avons atteints et dans lesquels nous essayons de rester». Or, c’est précisément «le chemin qui nous fait nous redécouvrir nous-mêmes».

Voici la servante du Seigneur

À l’ange, la Vierge répond par son «saint étonnement», en demandant «comment cela va-t-il se passer, puisque je ne connais pas d’homme ?» Elle ne veut pas comprendre en détail le plan de Dieu, mais simplement en devenir une participante libre et consciente. Et l’ange ne lui explique pas comment elle engendrera la chair du Fils de Dieu: il lui annonce seulement que l’Esprit Saint sera son fidèle gardien. En prononçant son «Voici la servante du Seigneur: qu’il m’advienne selon ta parole», Marie «déclare tout son enthousiasme pour l’appel qu’elle vient de recevoir». C’est comme si elle disait à l’ange, «ce que tu m’as proposé d’accepter, en réalité, maintenant c’est moi qui le veux et qui le choisis», explique le prédicateur.

Les annonces que nous recevons dans notre vie

Pour le père Pasolini, «toutes les annonces que nous recevons sur le chemin de la vie ne peuvent que se terminer ainsi. Quand la lumière de Dieu réussit à nous montrer que dans la peur de ce qui nous attend se trouve la fidélité d’une promesse éternelle, l’émerveillement naît en nous et nous nous découvrons capables de prononcer enfin notre ‘’me voici’’».

Source : VATICANNEWS, le 7 décembre 2024

08.12.2024 – Méditation-Solennité de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie


Statue d’Immaculée conception de la Vierge Marie à la place d’Espagne à Rome  (VATICAN MEDIA Divisione Foto)

Méditation-Solennité de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie

Le père jésuite Laurent Basanese nous introduit à la méditation avec les lectures de la solennité de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie.

Lectures: Gn3, 9…20 – Ep 1, 3…12 – Lc 1, 26-38

Le Seigneur Dieu pense à nous depuis longtemps, et il a sur nous un projet de paix et de bénédictions. Son amour embrasse notre passé, nos origines en Adam et Ève, et nous emporte vers le futur où il veut nous combler, en son Fils bien aimé Jésus Christ, dans son règne de gloire pour sa louange. Le passé et le futur sont dans sa main. Mais aussi le présent ! Car aujourd’hui nous célébrons une étape fondamentale de l’histoire de notre salut : la création de la bienheureuse Vierge Marie, la conception immaculée, parfaite, de celle qui accueillera dans son sein le Sauveur du monde. Comment rendre grâce profondément pour ce don qui nous est fait : la foi en la plénitude de grâces dont Marie a bénéficiée en sa personne, elle qui est saluée comme «comblée-de-grâce» par l’ange Gabriel lorsqu’il fut envoyé par Dieu dans cette désormais fameuse ville de Galilée, Nazareth ?

Tout d’abord, demeurer humble, car les mystères de notre rédemption nous dépassent radicalement. «Rien n’est impossible à Dieu» et il «réalise tout ce qu’il a décidé», comme il le veut, quand il le veut. Remarquons cependant que la conception «sans péchés», immaculée, de la bienheureuse Vierge Marie est parallèle à la création d’Ève. D’ailleurs, Marie est saluée comme «la Nouvelle Ève» par l’Église, un nouveau départ pour l’humanité qui sombrait dans le mal et la perdition. Accueillons avec respect et profonde révérence ce rebondissement dans l’histoire de notre rédemption qui avait été annoncé par les prophètes et les sages au cours des temps, car ils savaient que Dieu ne pouvait abandonner sa création.

Comment rendre grâce profondément pour ce don de la foi si ce n’est également en pesant, avec beaucoup d’affections, tout ce qu’ont accompli les fils de l’Eglise, c’est-à-dire les fils de Marie, que sont les chrétiens, depuis plus de 2000 ans ? Certainement nous ne sommes pas «sans péchés» comme l’est notre Mère, et la repentance ainsi que la purification doivent sans cesse accompagner notre progression vers le Royaume. Mais regardons aussi tout le bien qui a été planté sur cette terre, tous les combats qui ont été menés en vue de plus de justice et de fraternité, afin que règnent la paix, la vérité et l’amour non pas plus tard, mais dès maintenant. Comme le dit saint Paul, oui, le Seigneur Dieu «a voulu que nous soyons ceux qui avaient espéré dans le Christ à la louange de sa gloire», et nous désirons de tout notre cœur et voulons de toute notre énergie poursuivre son œuvre.

Comment, enfin, rendre grâce profondément pour ce don qui nous est fait en la conception immaculée de la Vierge Marie, si ce n’est en contemplant de loin – mais c’est peut-être demain – notre rédemption accomplie ? La création de Marie nous oriente en effet vers le futur, vers une certitude, celle d’une descendance sainte qui nous sera donnée. «Tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus ; il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut», dit l’Ange Gabriel. La terre immaculée, loin d’être stérile, est bénie par les bénédictions de l’Esprit Saint et produit un fruit magnifique, salutaire et éternel depuis le jour de Marie jusqu’à la fin des temps. Nous aussi, qui marchons à la suite de Jésus, nous nous orientons vers une plénitude de grâces, et pour cela nous acclamons sans fin le Seigneur qui fait pour nous des merveilles, car «Saint est son Nom».

Père Laurent Basanese, SJ

Source : VATICANNEWS, le 7 décembre 2024

08.12.2024 – SAINT DU JOUR

St Noël Chabanel

St Noël Chabanel

PRÊTRE S.J. ET MARTYR († 1649)

Saint Noël Chabanel
Prêtre s.j. et martyr  au Canada

Noël Chabanel naît à Saugues (Haute-Loire, France) le 2 février 1613. 

Il entre au noviciat de Toulouse le 9 février 1630. Il enseigne au collège de cette même ville (1632–1639), y étudie la théologie (1639–1641), y fait sa troisième probation (1641–1642). 

Après avoir été professeur de rhétorique au collège de Rodez, il arrive à Québec le 15 août 1643, y reste un an, puis monte en Huronie.
Des huit Martyrs canadiens, il est le seul qui n’eut pas de facilité pour l’étude des langues. 

Brillant professeur de rhétorique en France, il éprouvait une indicible répugnance pour les us et coutumes des Amérindiens. « Jamais pour tout cela, écrit le père Ragueneau, il n’a voulu se détacher de la Croix où Dieu l’avait mis ; jamais il n’a demandé d’en sortir. Mais au contraire, pour s’y attacher plus inviolablement, il s’obligea par vœu d’y demeurer jusqu’à la mort, afin de mourir sur la Croix ». La Relation de 1650 nous a conservé le texte de ce vœu héroïque.

Au début de décembre 1649, il était à la mission Saint-Jean, chez les Pétuns, quand il reçut l’ordre de se rendre à la résidence centrale Sainte-Marie II de l’île Saint-Joseph. Parti le 7 décembre, il était le lendemain traîtreusement assassiné par un Huron apostat. La Relation de 1650 raconte la mort de Chabanel, mais ignore les motifs de l’assassinat. Dans le « Manuscrit de 1652 », le père Ragueneau est mieux renseigné : il fait état de l’aveu du meurtrier, Louis Honarreennha, qui a déclaré avoir tué Chabanel en haine de la foi.

Noël Chabanel et 7 sept autres missionnaires jésuites, ont été béatifiés le 21 juin 1925 et canonisés le 29 juin 1930, par Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939). 
Le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) a déclaré les saints martyrs canadiens, Patrons secondaires du Canada. 

La célébration liturgique des 8 saints martyrs canadiens a lieu le 26 septembre au Canada (solennité) et le 19 octobre dans l’Église universelle.

Pour un approfondissement biographique sur les martyrs, cliquer sur les noms ci-dessous : 

Antoine Daniel
Charles Garnier
Gabriel Lalemant 
Isaac Jogues
Jean Brébeuf 
Jean de La Lande
Noël Chabanel
René Goupil

Saint Noël Chabanel priez pour nous !

08.12.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 3,1-6. 

L’an quinze du règne de l’empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode étant alors au pouvoir en Galilée, son frère Philippe dans le pays d’Iturée et de Traconitide, Lysanias en Abilène,
les grands prêtres étant Hanne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, le fils de Zacharie.
Il parcourut toute la région du Jourdain, en proclamant un baptême de conversion pour le pardon des péchés,
comme il est écrit dans le livre des oracles d’Isaïe, le prophète : 
« Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers.
Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits, les chemins rocailleux seront aplanis;
et tout être vivant verra le salut de Dieu. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Livre d’heures du Sinaï (9e siècle)

Stichères et Canon au précurseur, SC 486 (Sinaiticus graecus 864; trad. Sr Maxime Ajjoub, éd. du Cerf, 2004, p. 339-345; rev.)

Souviens-toi de nous, saint Précurseur !

Je t’ai invoqué, Précurseur, le jour et la nuit : sois-moi secourable, ô divin Baptiste, à moi qui en ta personne ai gagné un avocat auprès du Créateur, que je sois arraché au châtiment. Toi le plus beau nourrisson du désert, Précurseur, et l’authentique ami du Créateur, Ô Sage, délivre-moi par tes prières de toute amitié nuisible (…). Jean, toi qui as baptisé le Seigneur, corrige grâce à ton intercession l’incorrigible que je suis, et arrache-moi (…) au feu qui brûle éternellement. (…) Jeune Pousse qui réjouis le désert, Précurseur du Christ, arrache jusqu’aux racines la négligence qui sans cesse repousse en moi, et daigne me faire produire des fruits de pénitence. C’est un sein stérile qui te porte, Fruit très illustre, toi qui as rendu féconds les cœurs jadis sans fruits ; mais avec foi je crie vers toi : « Ô Baptiste, arrache mes pensées infructueuses ! » Ange de Dieu, d’une façon divine un ange annonce d’avance à ton père ta naissance : avec lui, souviens-toi de nous au jour du Jugement, que nous trouvions alors miséricorde, saint Précurseur. Dans sa ruse, l’ennemi mauvais, sans trêve, me pourchasse ; arrache-moi, ô Toute Immaculée, à ses embûches, et guide-moi pour faire la divine volonté du Maître, Mère de Dieu.

LECTURES :

Livre de Baruch 5,1-9. 

Jérusalem, quitte ta robe de tristesse et de misère, et revêts la parure de la gloire de Dieu pour toujours,
enveloppe-toi dans le manteau de la justice de Dieu, mets sur ta tête le diadème de la gloire de l’Éternel.
Dieu va déployer ta splendeur partout sous le ciel,
car Dieu, pour toujours, te donnera ces noms : « Paix-de-la-justice » et « Gloire-de-la-piété-envers-Dieu ».
Debout, Jérusalem ! tiens-toi sur la hauteur, et regarde vers l’orient : vois tes enfants rassemblés du couchant au levant par la parole du Dieu Saint ; ils se réjouissent parce que Dieu se souvient.
Tu les avais vus partir à pied, emmenés par les ennemis, et Dieu te les ramène, portés en triomphe, comme sur un trône royal.
Car Dieu a décidé que les hautes montagnes et les collines éternelles seraient abaissées, et que les vallées seraient comblées : ainsi la terre sera aplanie, afin qu’Israël chemine en sécurité dans la gloire de Dieu.
Sur l’ordre de Dieu, les forêts et les arbres odoriférants donneront à Israël leur ombrage ;
car Dieu conduira Israël dans la joie, à la lumière de sa gloire, avec sa miséricorde et sa justice.

Psaume 126(125),1-2ab.2cd-3.4-5.6. 

R/ Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous : nous étions en grande fête ! (Ps 125, 3)

Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion, 
nous étions comme en rêve !
Alors notre bouche était pleine de rires,
nous poussions des cris de joie.

Alors on disait parmi les nations :
« Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »
Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous : 
nous étions en grande fête !

Ramène, Seigneur, nos captifs, 
comme les torrents au désert.
Qui sème dans les larmes 
moissonne dans la joie.

Il s’en va, il s’en va en pleurant, 
il jette la semence ; 
il s’en vient, il s’en vient dans la joie, 
il rapporte les gerbes.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 1,4-6.8-11. 

Frères, à tout moment, chaque fois que je prie pour vous tous, c’est avec joie que je le fais,
à cause de votre communion avec moi, dès le premier jour jusqu’à maintenant, pour l’annonce de l’Évangile.
J’en suis persuadé, celui qui a commencé en vous un si beau travail le continuera jusqu’à son achèvement au jour où viendra le Christ Jésus.
Oui, Dieu est témoin de ma vive affection pour vous tous dans la tendresse du Christ Jésus.
Et, dans ma prière, je demande que votre amour vous fasse progresser de plus en plus dans la pleine connaissance et en toute clairvoyance
pour discerner ce qui est important. Ainsi, serez-vous purs et irréprochables pour le jour du Christ,
comblés du fruit de la justice qui s’obtient par Jésus Christ, pour la gloire et la louange de Dieu.