07.01.2025 – SAINT DU JOUR

St Raymond de Peñafort

St Raymond de Peñafort

PRÊTRE O.P. († 1275)

Saint Raymond de Peñafort

Prêtre o.p.

Raymond naît en 1175, au château de Peñafort en Espagne. 

Ce Catalan est professeur de philosophie à l’Université de Barcelone et décide de se rendre à Bologne, la plus grande Université de Droit de son temps, pour y étudier puis enseigner le droit civil et canonique. 

Le Pape Grégoire IX (Ugolino dei Conti di Segni, 1227-1241), qui savait détecter les gens intelligents, lui confie la rédaction d’une « Somme des cas pénitentiaux », puis celle des « Décrétales » qui serviront de Code de Droit canonique à l’Église catholique romaine jusqu’en 1917. 

Il rencontre alors saint Dominique de passage à Bologne et, dès son retour à Barcelone, il entre dans l’ordre des Dominicains à 47 ans. Il en deviendra le Maître Général et encourage l’apostolat de ses frères auprès des juifs et des musulmans qui sont en Espagne.

Préoccupé par l’Islam, il encourage saint Thomas d’Aquin à écrire la « Summa contra Gentiles » (Somme contre les Gentils) et fonde simultanément l’ordre de Notre-Dame de la Merci pour la libération des chrétiens captifs des Sarrasins. 

C’est un esprit indépendant, et l’on raconte même que le roi ayant voulu le retenir dans l’île de Majorque, Raymond étendra son manteau sur la mer et la traversera ainsi jusqu’à Barcelone.

Prétextant son grand âge, il demande à être relevé de la charge de Maître de l’Ordre, ce qui ne l’empêchera pas de mourir centenaire (1275). 

Il employa les trente-cinq dernières années de sa vie à se préparer plus spécialement à la mort.

Saint Raymond de Peñafort priez pour nous !

07.01.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,34-44. 

En ce temps-là, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement.
Déjà l’heure était avancée ; s’étant approchés de lui, ses disciples disaient : « L’endroit est désert et déjà l’heure est tardive.
Renvoie-les : qu’ils aillent dans les campagnes et les villages des environs s’acheter de quoi manger. »
Il leur répondit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répliquent : « Irons-nous dépenser le salaire de deux cents journées pour acheter des pains et leur donner à manger ? »
Jésus leur demande : « Combien de pains avez-vous ? Allez voir. » S’étant informés, ils lui disent : « Cinq, et deux poissons. »
Il leur ordonna de les faire tous asseoir par groupes sur l’herbe verte.
Ils se disposèrent par carrés de cent et de cinquante.
Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction et rompit les pains ; il les donnait aux disciples pour qu’ils les distribuent à la foule.

Il partagea aussi les deux poissons entre eux tous.
Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés.


Et l’on ramassa les morceaux de pain qui restaient, de quoi remplir douze paniers, ainsi que les restes des poissons.
Ceux qui avaient mangé les pains étaient au nombre de cinq mille hommes.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Catéchisme de l’Église catholique

§1373-1374, 1378, 1380

« Je suis le pain de vie : celui qui vient à moi n’aura jamais faim » (Jn 6, 35)

« Le Christ Jésus qui est mort, qui est ressuscité, qui est à la droite de Dieu, qui intercède pour nous » (Rm 8,34) est présent de multiples manières à son Église : dans sa Parole, dans la prière de son Église, « là où deux ou trois sont rassemblés en mon nom » (Mt 18,20), dans les pauvres, les malades, les prisonniers (Mt 25,31s), dans ses sacrements dont il est l’auteur, dans le sacrifice de la messe et en la personne du ministre. Mais « au plus haut point [il est présent] sous les espèces eucharistiques » (Vatican II SC 7). Le mode de présence du Christ sous les espèces eucharistiques est unique… Dans le très saint sacrement de l’eucharistie sont « contenus vraiment, réellement et substantiellement le corps et le sang conjointement avec l’âme et la divinité de notre Seigneur Jésus Christ… » (Concile de Trente). « Cette présence, on la nomme ‘réelle’, non à titre exclusif, comme si les autres présences n’étaient pas ‘réelles’, mais par excellence parce qu’elle est substantielle, et que par elle le Christ, Dieu et homme, se rend présent tout entier » (saint Paul VI)… Le culte de l’Eucharistie … « L’Église catholique a rendu et continue de rendre ce culte d’adoration qui est dû au sacrement de l’eucharistie non seulement durant la messe, mais aussi en dehors de sa célébration : en conservant avec le plus grand soin les hosties consacrées, en les présentant aux fidèles pour qu’ils les vénèrent avec solennité, en les portant en procession » (saint Paul VI)… Il est hautement convenable que le Christ ait voulu rester présent à son Église de cette façon unique. Puisque le Christ allait quitter les siens sous sa forme visible…, il voulait que nous ayons le mémorial de l’amour dont il nous a aimés « jusqu’à la fin » (Jn 13,1), jusqu’au don de sa vie. En effet, dans sa présence eucharistique il reste mystérieusement au milieu de nous comme celui qui nous a aimés et qui s’est livré pour nous (Ga 2,20)…, sous les signes qui expriment et communiquent cet amour.

LECTURES :

Première lettre de saint Jean 4,7-10. 

Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l’amour vient de Dieu. Celui qui aime est né de Dieu et connaît Dieu.
Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour.
Voici comment l’amour de Dieu s’est manifesté parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui.
Voici en quoi consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils en sacrifice de pardon pour nos péchés.

Psaume 72(71),1-2.3-4.7-8. 

Dieu, donne au roi tes pouvoirs, 
à ce fils de roi ta justice.
Qu’il gouverne ton peuple avec justice, 
qu’il fasse droit aux malheureux !

Montagnes, portez au peuple la paix, 
collines, portez-lui la justice !
Qu’il fasse droit aux malheureux de son peuple, 
qu’il sauve les pauvres gens, qu’il écrase l’oppresseur !

En ces jours-là, fleurira la justice, 
grande paix jusqu’à la fin des lunes !
Qu’il domine de la mer à la mer, 
et du Fleuve jusqu’au bout de la terre !

Marie, notre Étoile, le phare dans la nuit de nos vies (II)

Illustration
L’Adoration des mages, Pierre Paul Rubens (1627), musée du Louvre. CC0/wikimedia

Marie, notre Étoile, le phare dans la nuit de nos vies (II)

Étoile, douce lumière qui nous vient de la profondeur des cieux, la Vierge Marie guide notre marche vers Dieu. Nous traversons une époque agitée, où la mer semble déchaînée. Notre confiance, notre foi risque de vaciller et de faire chavirer la barque de notre âme.

Mais elle est là, Marie, notre Étoile, le phare dans la nuit de nos vies. Pas seulement la mère, qui protège, qui évite tous les périls et dispense de l’effort ceux qui la prient. C’est une mère qui précède ses enfants et les encourage par l’exemple de ses vertus, foi, humilité, charité pour ne parler que des vertus théologales si bien mises en pratique par les Mages. Elle est avec nous dans cette montée qui paraît bien souvent ardue et constitue notre vie chrétienne.

Les rois mages ont su attendre, renoncer, s’abandonner, partir. Avertis comme nous, ils ont cheminé. Ils ont mis de côté leurs vies sociales et ont privilégié leurs âmes et leur sanctification, peut-être même sans le savoir. Du jour au lendemain ils ont vu le signe que Dieu leur a envoyé ! Saurons-nous entendre à notre tour l’appel de Dieu, le besoin de notre âme à le retrouver en nous, saisir la grâce qui nous est donnée ?

Marie elle-même par sa beauté rayonnante brillera à chacune de ses apparitions. Elle emploiera souvent sa lumière pour être trouvée et reconnue. Elle ira jusqu’à faire tomber une étoile pour marquer un lieu où elle souhaitait être priée, comme à Montebourg où elle est invoquée sous le vocable de Notre Dame de l’Étoile et deviendra la Vierge des Frères des Écoles Chrétienne. A la rue du Bac à Paris, la Vierge Marie dira qu’elle est triste du fait que certains des rayons qu’elle nous envoie ne soient pas lumineux (ceux-ci représentant les grâces que nous ne pensons pas à lui demander).


Elle est celle qui illumine notre vie d’espérance; elle est notre étoile vers Dieu et chemin vers notre éternité bienheureuse. Saint Jean-Baptiste de la Salle constatera : « Il ne suffit pas de naviguer sûrement, il faut arriver au port. Cette Étoile de la mer, la Très Sainte Vierge, vous y conduira sans difficulté parce qu’elle le connaît très bien. »

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Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

06.01.2025 – SAINT DU JOUR

St André Corsini

ÉVÊQUE († 1373)

Saint André Corsini
Évêque de Fiesole 

André (Andrea), issu de l’illustre famille des Corsini, naît à Florence, en 1302, le jour de saint André, dont il reçut le nom. 

La veille de sa naissance, sa mère eut un songe, dans lequel il lui semblait mettre au monde un louveteau qui, entré dans l’église des Carmes, s’y transforma aussitôt en un agneau d’éclatante blancheur. Aussi cette pieuse mère eut-elle soin de vouer son enfant à la Très Sainte Vierge et de lui inspirer l’amour de la piété et de la vertu.

Malgré les exemples édifiants de ses parents et les sages instructions de ses précepteurs, André, entraîné par les mauvaises compagnies dans toute espèce de désordres, ne tarda pas à vérifier la première partie du songe maternel. Nouvelle Monique, la pauvre mère n’avait d’autres ressources que ses larmes et ses prières.

Or un jour, André, mû par un reste de tendresse, demanda à sa mère pourquoi elle pleurait ainsi : « Ah ! Mon fils, répondit-elle, je pleure sur le louveteau que j’ai mis au monde. Quand donc se changera-t-il en agneau ? Souviens-toi que tu appartiens à la Vierge Marie et que tu dois la servir. » 

Ces paroles, comme une flèche divine, pénétrèrent le cœur d’André. Le lendemain il entra dans l’église des Carmes et, se prosternant devant l’image de Notre-Dame du Peuple : 

« Glorieuse Vierge Marie, dit-il, voici le loup dévorant qui vous prie de le faire désormais agneau docile ; il veut vous servir dans l’Ordre du Carmel. » Aussitôt, il alla prier le supérieur du monastère de l’admettre dans son couvent. Il avait alors seize ans. 

Dès le début de son noviciat, sa ferveur étonna les plus parfaits : l’esprit de la pénitence lui faisait accepter avec joie les offices les plus humbles. Ses passions un instant se révoltèrent, mais avec son énergie, l’amour de la prière et de la mortification, il les dompta si bien qu’il en demeura pour jamais vainqueur. Il fut un modèle d’obéissance, de ferveur et d’humilité.

Ordonné prêtre en 1328, il offrit à Dieu les prémices de son sacerdoce dans un petit couvent où il était inconnu et y célébra sa première Messe avec un recueillement et une dévotion extraordinaires. Aussitôt après la communion, la Très Sainte Vierge lui apparut, disant : 

« Tu es mon serviteur, je t’ai choisi, et je serai glorifiée par toi. » Dans la suite André ne voulut plus d’autre titre que celui de serviteur de Marie. 

Dieu donna à ses paroles une onction et une force merveilleuse pour convertir les pécheurs et le favorisa du don des miracles. Un de ses parents fut guéri par lui d’un mal de jambe qui lui rongeait les chairs, et il rendit la vue à un aveugle dans la ville d’Avignon où il terminait ses études près du cardinal Corsini, son oncle.

De retour dans sa patrie, élu prieur du couvent de Florence, il devint comme le second apôtre du pays. Dans son admiration pour André, la ville de Fiesole le choisit pour évêque. À cette nouvelle il prend la fuite et va se cacher dans un couvent de Chartreux ; mais un enfant dévoile sa retraite.

Son élévation lui fit redoubler ses austérités. Au cilice il joignit une ceinture de fer. Il couchait sur des sarments de vigne étendus à terre. Chaque jour il récitait les sept psaumes de la pénitence et les Litanies des Saints, et se donnait une rude discipline. Sa charité pour les pauvres et surtout pour les pauvres honteux était inépuisable ; Dieu lui accorda un jour de multiplier le pain qu’il distribuait aux indigents.

Pris d’un mal subit le jour de Noël, il pressentit avec joie son dernier moment. Il meurt, le 6 janvier 1373, dans la soixante-douzième année de son âge et la treizième de son épiscopat. Ses reliques sont conservées à Florence dans l’église des Carmes.

Andrea Corsini a été canonisé en 1629 par le pape Urbain VIII (Maffeo Barberini, 1623-1644).

Saint André Corsini priez pour nous !