En Marie, aucune séparation entre l’action et la contemplation

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En Marie, aucune séparation entre l’action et la contemplation

C’est chez la Vierge Marie que tu apprécieras le mieux la valeur d’une vie surnaturelle et d’une spiritualité profonde.

Dans sa vie, aucun geste, aucune pensée, si minime soit-elle, qui ne soit inspirée par Jésus ; pas une seule de ses minutes qui soit vécue loin de lui. L’existence de la Vierge est toute faite d’intériorité.

Chez elle, il n’y a aucune séparation entre l’action et la contemplation, car la contemplation imprègne l’action tandis que l’action naît de la contemplation.

Cardinal François-Xavier Nguyen Van Thuan, Sur le chemin de l’espérance, Le Sarment, Fayard 1991 Chapitre 35 – Notre Mère Marie, notule 937

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

13.01.2025 – SAINT DU JOUR

St Hilaire

St Hilaire

ÉVÊQUE ET DOCTEUR DE L’ÉGLISE († 367)

Saint Hilaire
Évêque de Poitiers et Docteur de l’Église 
(v. 310 – 367)

 

Hilaire naquit à Poitiers, de parents païens, probablement vers l’année 310. Après une éducation toute profane, il secoua, aidé de la grâce, le joug absurde et impur du paganisme, et reçut publiquement le baptême. Ce païen converti allait devenir l’une des plus brillantes lumières de l’Église, le marteau de l’hérésie et l’apôtre infatigable du dogme de la Sainte Trinité. Il composa notamment le De Trinitate, traité sur la divinité du Christ. La vertu d’Hilaire croissant chaque jour, on ne parlait, dans toute la province de Poitiers, que de la pureté de ses mœurs, de sa modestie, de sa charité et de son zèle.

Lorsque l’évêque de Poitiers vint à mourir, tous les fidèles le demandèrent pour pasteur. Dès lors, Hilaire entra dans la mêlée contre l’hérésie d’Arius et ne quitta pas le champ de bataille jusqu’à son dernier soupir. Ni les menaces des princes, ni la calomnie, ni l’exil, ne purent jamais ébranler son courage. Obligé de quitter son peuple, il se rend en Orient, où il devient le porte-étendard de la vérité chrétienne.

Il est enfin rendu à son troupeau, après plusieurs années d’exil ; ce retour prend le caractère d’un vrai triomphe. « La Gaule tout entière, dit saint Jérôme, embrassa un héros qui revenait victorieux du combat, la palme à la main. »

La France lui a voué un culte spécial, et une multitude d’églises s’honorent de l’avoir pour patron. Un historien a tracé le portrait suivant de saint Hilaire : « Il réunissait en sa personne toutes les excellentes qualités qui font les grands évêques. S’il a fait admirer sa prudence dans le gouvernement de l’Église, il y a fait éclater aussi un zèle et une fermeté apostoliques que rien ne pouvait abattre. »

Sa mémoire liturgique est célébrée le 13 janvier. En 1851, le Bx Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878) le proclama Docteur de l’Église.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :

>>> Saint Hilaire de Poitiers

Saint Hilaire priez pour nous !

13.01.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,14-20. 

Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ;
il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »
Passant le long de la mer de Galilée, Jésus vit Simon et André, le frère de Simon, en train de jeter les filets dans la mer, car c’étaient des pêcheurs.
Il leur dit : « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. »
Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.


Jésus avança un peu et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque et réparaient les filets.


Aussitôt, Jésus les appela. Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers, ils partirent à sa suite.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942)

carmélite, martyre, copatronne de l’Europe

Das Weihnachtsgeheimnis (trad. La Crèche et la croix, Ad Solem 1995, p. 35)

« Les temps sont accomplis… Venez derrière moi »

      L’enfant de la crèche est le Roi des rois, celui qui règne sur la vie et la mort. Il dit : « Suis-moi », et qui n’est pas pour lui est contre lui (Lc 11,23). Il le dit aussi pour nous et nous place devant le choix entre lumière et ténèbres. Nous ignorons où l’Enfant divin veut nous conduire sur cette terre, et nous n’avons pas à le demander avant le temps. Tout ce que nous savons, c’est que pour ceux qui aiment le Seigneur toute chose aboutit au bien (Rm 8,28), et que les chemins tracés par le Seigneur mènent au-delà de cette terre.       En prenant un corps, le Créateur du genre humain nous offre sa divinité. Dieu s’est fait homme pour que les hommes puissent devenir fils de Dieu. « O admirable échange ! » C’est pour cette œuvre que le Sauveur est venu dans le monde. L’un d’entre nous avait rompu le lien de notre filiation à Dieu ; l’un d’entre nous devait le renouer et expier la faute. Aucun rejeton de la vieille souche, malade et dégénérée, n’aurait pu le faire ; il fallait que sur ce tronc soit greffé un plant nouveau, sain et noble. Il est ainsi devenu l’un de nous et en même temps plus que cela : un avec nous. C’est bien là ce qu’il y a de merveilleux dans le genre humain : que nous soyons tous un… Il est venu pour former avec nous un corps mystérieux : lui le Chef, la tête, et nous ses membres (Ep 5,23.30).       Si nous acceptons de mettre nos mains dans celles de l’Enfant divin, si nous répondons « Oui » à son « Suis-moi », alors nous sommes siens et la voie est libre pour que passe en nous sa vie divine. Tel est le commencement de la vie éternelle en nous. Ce n’est pas encore la vision béatifique dans la lumière de gloire, c’est encore l’obscurité de la foi ; mais ce n’est plus l’obscurité de ce monde — c’est être déjà dans le Royaume de Dieu.

LECTURES :

Lettre aux Hébreux 1,1-6. 

À bien des reprises et de bien des manières, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ;
mais à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils qu’il a établi héritier de toutes choses et par qui il a créé les mondes.
Rayonnement de la gloire de Dieu, expression parfaite de son être, le Fils, qui porte l’univers par sa parole puissante, après avoir accompli la purification des péchés, s’est assis à la droite de la Majesté divine dans les hauteurs des cieux ;
et il est devenu bien supérieur aux anges, dans la mesure même où il a reçu en héritage un nom si différent du leur.


En effet, Dieu déclara-t-il jamais à un ange : Tu es mon Fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré ? Ou bien encore : Moi, je serai pour lui un père, et lui sera pour moi un fils ?
À l’inverse, au moment d’introduire le Premier-né dans le monde à venir, il dit : Que se prosternent devant lui tous les anges de Dieu.

Psaume 97(96),1-2.6-7.8bc-9. 

R/ Anges du Seigneur, adorez le Seigneur. (Ps 96, 7)

Le Seigneur est roi ! Exulte la terre ! 
Joie pour les îles sans nombre !
Ténèbre et nuée l’entourent, 
justice et droit sont l’appui de son trône.

Les cieux ont proclamé sa justice, 
et tous les peuples ont vu sa gloire.
Honte aux serviteurs d’idoles qui se vantent de vanités ! 
À genoux devant lui, tous les dieux !

Les villes de Juda exultent
devant tes jugements, Seigneur !
Tu es, Seigneur, le Très-Haut sur toute la terre : 
tu domines de haut tous les dieux.

12.01.2025 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: Le Pape invite à se souvenir de la date de son baptême

Dans son exhortation avant la prière de l’Angélus de ce dimanche 12 janvier, le Pape a invité les fidèles à se souvenir de la date de leur baptême et à célébrer l’anniversaire «de sa propre naissance dans l’Esprit de Dieu».

Vatican news

En cette fête du baptême du Seigneur, le Pape François a invité les croyants à réfléchir à leur propre baptême. C’est «l’âme et les pieds nus»  (cf. Mc 1, 7-11) que le peuple est humblement allé se faire baptiser par Jean, a expliqué François en citant les paroles de l’hymne liturgique du jour. «Et lorsque Jésus reçoit le baptême, c’est l’Épiphanie de Dieu qui non seulement révèle son visage dans son Fils, mais fait entendre sa voix en disant: «tu es mon Fils bien-aimé; en toi, je trouve ma joie» (v. 22)». Le Père se révèle à travers le Fils, et «établit un lien privilégié pour entrer en dialogue et en communion avec l’humanité». Ainsi, la fête du baptême du Seigneur «nous fait contempler le visage et la voix de Dieu, qui se sont manifestés dans l’humanité de Jésus».

«Et alors», a poursuivi François, «demandons-nous: nous sentons-nous aimés et accompagnés par Dieu, ou pensons-nous qu’il est loin de nous? Sommes-nous capables de reconnaître son visage en Jésus et dans nos frères et sœurs?». Avant de réciter la prière mariale, le Pape François a conclu en invitant les fidèles à se souvenir de la date de leur baptême et a la célébrer comme un nouvel anniversaire «celui de sa propre naissance dans l’Esprit de Dieu». Le Saint-Père a également appelé à prier pour les 21 nouveau-nés baptisés le matin-même dans la chapelle Sixtine. «Je voudrais demander au Seigneur, pour tous les jeunes couples, qu’ils aient la joie d’accueillir le don des enfants et de les porter au baptême», a-t-il déclaré.

Solidarité avec les sinistrés de Los Angeles

À l’issue de l’Angélus, le Pape François a exprimé sa proximité envers les victimes des incendies qui dévastent depuis mardi 7 janvier la cité des Anges californienne.

Enfin, le Pape a exhorté les fidèles réunis place Saint-Pierre à applaudir le désormais bienheureux Giovanni Merlini, prêtre italien des Missionnaires du Précieux-Sang, béatifié ce dimanche matin dans la basilique Saint-Jean-de-Latran. Don Giovanni Merlini a été prédicateur de missions populaires et conseiller du Pape Pie IX. «Invoquons également son intercession lorsque nous prions pour la paix en Ukraine, au Moyen-Orient et dans le monde entier», a déclaré François, appelant à chacun à prier pour la paix dans le monde.

Source : VATICANNEWS, le 12 janvier 2025

12.01.2025 – MESSE DE LA FÊTE DU BAPTÊME DU SEIGNEUR À ROME

Le Pape baptise 21 nouveau-nés dans la chapelle Sixtine 

Ce dimanche 12 janvier, en la fête du baptême du Seigneur, le Pape a conféré le sacrement du baptême à 21 nouveau-nés d’employés du Vatican. Sous l’éclatante voûte de la chapelle Sixtine, François a souligné que les bébés recevaient en ce jour le plus beaux des cadeaux, «le cadeau de la foi». 

Alexandra Sirgant – Cité du Vatican

Comme chaque dimanche qui suit l’épiphanie depuis plus de quarante ans, des cris de nouveau-nés ont résonné dans la chapelle Sixtine du Vatican en cette fête du baptême du Seigneur. Réunis sous l’imposante fresque de Michel-Ange, 21 nouveau-nés vêtus de blanc ont reçu le sacrement du baptême des mains du Pape François. Comme le veut la tradition fixée par saint Jean-Paul II en 1981, les bébés choisis sont des enfants des employés du Saint-Siège et de la Curie romaine, et qui n’ont pas encore soufflé leur première bougie.

L’entrée dans la vie chrétienne

«Aujourd’hui, chacun d’entre vous, les parents, et l’Église elle-même, font le plus grand, le plus beau des cadeaux: le cadeau de la foi aux enfants» a déclaré le Saint-Père au début de la cérémonie. «Nous demandons au Seigneur qu’ils grandissent dans la foi, dans une véritable humanité, dans la joie de la famille» a-t-il ajouté.

Les vingt-et-un nouveau-nés sont des enfants des employés du Saint-Siège.
Les vingt-et-un nouveau-nés sont des enfants des employés du Saint-Siège.

Les bébés ont été, un à un, aspergés d’eau bénite, oints avec l’huile du Saint-Chrême sur le front, puis recouverts d’un vêtement blanc symbolisant la pureté. Les parents ont ensuite allumé le cierge pascale, symbole de la lumière du Christ. «Veuillez à ce que vos enfants vivent toujours comme des enfants de lumières» a déclaré François, qui a ensuite enjoint les parents à porter cette lumière en leur maison afin de se souvenir de cette journée, le jour de la naissance de leur enfant comme chrétien. «Et quand vous rencontrez un problème ou une difficulté, allumez la lumière pour demander au Seigneur la grâce pour votre famille».

La messe a été célébrée dans la chapelle Sixtine.
La messe a été célébrée dans la chapelle Sixtine. 

Le rite de l’«Effatà», de l’«ouverture», qui reprend l’épisode de l’Évangile selon saint Marc dans lequel Jésus guérit un sourd-muet, a également été célébré. Ainsi, le cardinal Konrad Krajewski, aumônier du Pape, et le cardinal Fernando Vérgez Alzaga, président du Gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican, ont touché du pouce les oreilles et les lèvres des enfants baptisés. À la fin de la célébration, François a échangé quelques mots avec les familles des baptisés et a remis un cadeau à chacune d’entre elles. 

Source : VATICANNEWS, le 12 janvier 2025

Un ministre luthérien découvre le Rosaire

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Un ministre luthérien découvre le Rosaire

L’année 2024 marque le 11e anniversaire de ma conversion au catholicisme, la décision la plus importante de ma vie. L’une des influences les plus profondes sur ma conversion a été l’impact de plusieurs catholiques vivant la foi. Leur témoignage m’a aidé à m’ouvrir à l’un des aspects les plus difficiles de mon cheminement : le Rosaire.

Ayant grandi dans un foyer luthérien (Missouri Synod), on m’avait appris à me méfier de l’Église catholique. Nos services religieux soulignaient souvent que l’Église avait transformé la grâce de Dieu en quelque chose qui pouvait être acheté ou mérité.

Lorsque j’étais lycéen, j’ai commencé à rencontrer Dieu personnellement comme une force vivante et active dans ma vie et je l’ai placée au cœur de mon identité. Cependant, j’étais encadré par des gens qui avaient des opinions fortement anti-catholiques. Ils me mettaient en garde contre le catholicisme, le décrivant comme diabolique et profondément problématique. Malgré cela, la vie et la foi des Catholiques que je connaissais m’ont fait douter de ce que j’entendais. Bon nombre des personnes les plus réfléchies et les plus orientées vers la foi que je connaissais étaient catholiques.

C’est à cette époque que j’ai également rencontré des évangélistes catholiques de rue. Un jour, je suis tombé sur une grande table blanche couverte de chapelets. J’avais déjà vu des chapelets, mais je pensais que c’était la définition même de la prière vaine et répétitive et de l’idolâtrie, puisque les gens priaient Marie, et non Dieu. Pourtant, j’étais curieux.

Un homme âgé assis à la table m’a offert un chapelet gratuitement, que j’ai pris et mis dans ma poche. Je ne savais pas trop quoi en faire. Je me suis dit que je pourrais peut-être essayer de prier simplement avec les grains dans mes mains. J’aimais cela parce que cela me donnait une réalité physique à l’action de prier. Après des mois, j’ai finalement décidé d’essayer de prier un vrai chapelet avec les Ave Maria et j’ai commencé à réaliser que le Rosaire n’était pas une prière à Marie, mais une prière avec Marie au sujet de Jésus !

J’ai commencé à voir Marie comme un exemple de quelqu’un qui aimait profondément Jésus. J’ai ensuite demandé à Jésus de me rendre plus semblable à Marie, et j’ai fini par comprendre que Marie pouvait prier pour que je devienne plus semblable à Jésus aussi. Cette expérience du Rosaire a été une fissure dans l’armure de méfiance que j’avais construite contre le catholicisme. En fin de compte, c’est mon expérience de la profondeur et de la beauté de la spiritualité catholique qui a produit ma conversion à l’Église catholique.

Billy Kangas, 7 octobre 2024

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Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie