Dans l’église de Dantzig, la statue de Marie qui sauva un artiste
On vénère dans l’église Sainte-Marie de Dantzig en Pologne une statue de la Sainte Vierge, à laquelle se rattache une touchante histoire.
On raconte qu’un pauvre artiste, injustement accusé et condamné à mort, sollicita de ses juges un délai de quelques semaines pour accomplir un vœu qu’il avait fait. Cette grâce lui ayant été accordée, il s’agenouilla dans son cachot, adressa une fervente prière à la Vierge,Consolatrice des affligés,puis se mit à modeler avec de la terre l’image de Celle qu’il invoquait avec une foi si sincère dans son angoisse; et sa foi le ranima, et sa piété lui donna une heureuse inspiration.
Il fit une statue d’une si noble forme, il dessina la tête de son auguste Patronne avec une telle suavité que les magistrats, invités à venir la voir, en furent émerveillés. « Non, s’écria l’un deux, il n’est pas possible que l’homme en qui se manifeste un sentiment si idéal ait pu commettre le crime dont on l’accuse. Il faut suspendre l’exécution et réviser le procès. »
Une nouvelle enquête démontra qu’en effet il était innocent. Il sortit triomphalement de sa prison, et déposa dans l’église Sainte-Marie la statue de Celle à qui il devait son salut.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Égide Marie de Saint Joseph (au baptême : Francesco Antonio Domenico Pasquale Postillo), né à Tarente (Italie) le 16 novembre 1729, expérimenta la pauvreté depuis son enfance.
Bientôt, il fut amené à apprendre le double et dur métier de ses parents devenant lui aussi un excellent « cordier » et un expert « feutrier ».
À dix-huit ans, orphelin de père, il devient le seul soutien de sa pauvre famille. La foi chrétienne sincère, que son père et sa mère lui avaient transmise, l’aida à dépasser toute difficulté et à toujours avoir confiance en la bonne Providence du Père céleste.
En février 1754, réalisant ce qui fut toujours son inspiration, à savoir : « pouvoir penser et travailler seulement pour le Seigneur », après avoir pourvu comme il fallait aux besoins de la famille, il fut accepté parmi les Frères mineurs « Alcantarins » de la Province de Lecce. II fut initié à la vie franciscaine dans le couvent de Galatone (Lecce). Là, le 28 février 1755, dans les mains du Ministre provincial Frère Damien de Jésus et Marie, il fit sa profession religieuse.
Depuis le mois de février 1755 et jusqu’à la fin de mai 1759, il demeura dans le couvent de Squinzano (Lecce) s’adonnant à la tâche de cuisinier de la Fraternité.
Après un bref séjour dans le couvent de Capurso (Bari), au mois de mai 1759, le Frère Égide Marie fut destiné à Naples, où les Frères Mineurs Alcantarins de Lecce avaient un petit Hospice, celui de San Pasquale (Pascal) à Chiaia, élevé pendant le chapitre de 1759, au rang de « Gardiennat ».
À Naples il demeurera presque cinquante-trois ans, c’est-à-dire jusqu’au jour de sa mort, occupant au fur et à mesure les charges de cuisinier, de concierge et de quêteur, édifiant tous, et en particulier les pauvres, qui accouraient nombreux au couvent de Chiaia pour recevoir du Frère Égide Marie une aide ou un mot de consolation.
Avec sollicitude franciscaine et charité active le Bienheureux consacra ses énergies au service des derniers et des souffrants, s’insérant profondément dans le tissu de la ville parthénopéenne qui, dans ces années difficiles, expérimentait de très fortes tensions sociales et de scandaleuses formes de pauvreté, à cause des événements politiques qui impliquèrent ce qui était alors le Royaume de Naples et n’épargnèrent même pas l’Église et ses Pasteurs. Très nombreux furent les prodiges qui accompagnèrent sa mission de bien de Frère Égide Marie, jusqu’à lui mériter, de son vivant, l’appellation populaire de : « Consolateur de Naples ».
Entouré d’une grande et vaste réputation de sainteté, Frère Égide Marie accueillit avec joie le Roi de gloire, à 12 heures le 7 février 1812.
Le Bx Pie IX (fête aussi aujourd’hui) déclara l’héroïcité de ses vertus le 24 février 1868.
Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) le déclara bienheureux le 4 février 1888.
Saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) l’éleva à la gloire des autels, le 3 juin 1996.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,14-29.
En ce temps-là, comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler. On disait : « C’est Jean, celui qui baptisait : il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. » Certains disaient : « C’est le prophète Élie. » D’autres disaient encore : « C’est un prophète comme ceux de jadis. » Hérode entendait ces propos et disait : « Celui que j’ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! » Car c’était lui, Hérode, qui avait donné l’ordre d’arrêter Jean et de l’enchaîner dans la prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe, que lui-même avait prise pour épouse. En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. » Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir. Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée. La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. » Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. » Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean, celui qui baptise. » Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. »
Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.
« Il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire que Dieu va bientôt révéler en nous » (Rm 8,18). Qui donc ne travaillerait pas de toutes les façons possibles à obtenir une telle gloire pour devenir l’ami de Dieu, se réjouir aussitôt en compagnie de Jésus Christ, et recevoir les récompenses divines après les tourments et les supplices de cette terre ? Pour les soldats de ce monde, il est glorieux de rentrer triomphalement dans leur patrie après avoir vaincu l’ennemi. N’est-ce pas une gloire bien supérieure de revenir triomphalement, après avoir vaincu le démon, au paradis d’où Adam avait été chassé à cause de son péché ? D’y rapporter le trophée de la victoire après avoir abattu celui qui l’avait trompé ? D’offrir à Dieu comme un butin magnifique une foi intacte, un courage spirituel sans défaillance, un dévouement digne d’éloges ?… De devenir cohéritier du Christ, d’être égalé aux anges, de jouir avec bonheur du royaume céleste avec les patriarches, les apôtres, les prophètes ? Quelle persécution peut vaincre de telles pensées qui peuvent nous aider à surmonter les supplices ?… La terre nous emprisonne par ses persécutions, mais le ciel reste ouvert… Quel honneur et quelle sécurité de sortir de ce monde avec joie, d’en sortir glorieux en traversant les épreuves et les souffrances ! De fermer un instant les yeux qui voyaient les hommes et le monde, pour les rouvrir aussitôt afin de voir Dieu et le Christ !… Si la persécution assaille un soldat ainsi préparé, elle ne pourra pas vaincre son courage. Même si nous sommes appelés au ciel avant la lutte, la foi qui s’était préparée ainsi ne sera pas sans récompense… Dans la persécution Dieu couronne ses soldats ; dans la paix il couronne la bonne conscience.
LECTURES :
Lettre aux Hébreux 13,1-8.
Frères, que demeure l’amour fraternel ! N’oubliez pas l’hospitalité : elle a permis à certains, sans le savoir, de recevoir chez eux des anges. Souvenez-vous de ceux qui sont en prison, comme si vous étiez prisonniers avec eux. Souvenez-vous de ceux qui sont maltraités, car vous aussi, vous avez un corps.
Que le mariage soit honoré de tous, que l’union conjugale ne soit pas profanée, car les débauchés et les adultères seront jugés par Dieu.
Que votre conduite ne soit pas inspirée par l’amour de l’argent : contentez-vous de ce que vous avez, car Dieu lui-même a dit : ‘Jamais je ne te lâcherai, jamais je ne t’abandonnerai.’ C’est pourquoi nous pouvons dire en toute assurance : ‘Le Seigneur est mon secours, je n’ai rien à craindre ! Que pourrait me faire un homme ?’ Souvenez-vous de ceux qui vous ont dirigés : ils vous ont annoncé la parole de Dieu. Méditez sur l’aboutissement de la vie qu’ils ont menée, et imitez leur foi. Jésus Christ, hier et aujourd’hui, est le même, il l’est pour l’éternité.
Psaume 27(26),1.3.5.9abcd.
R/ Le Seigneur est ma lumière et mon salut. (Ps 26, 1a)
Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ?
Qu’une armée se déploie devant moi, mon cœur est sans crainte ; que la bataille s’engage contre moi, je garde confiance.
Oui, il me réserve un lieu sûr au jour du malheur ; il me cache au plus secret de sa tente, il m’élève sur le roc.
ne me cache pas ta face. N’écarte pas ton serviteur avec colère : tu restes mon secours. tu restes mon secours.
Comme toute lecture biblique, l’Évangile de ce dimanche permet plusieurs niveaux de lecture. Je vais en présenter sommairement cinq. Puis nous en ferons une synthèse pour aujourd’hui.
Premièrement, la lecture littérale : il y a effectivement eu pour Simon-Pierre, une pèche miraculeuse sur les indications de Jésus après une nuit harassante à ne rien prendre, qui nous indique qu’embarquer le Christ dans nos entreprises est toujours source de prospérité. C’est une lecture simple, assez triviale, qui n’est pourtant pas dépourvue de sens.
Une autre lecture, sans doute plus proche de l’intention de l’Évangéliste, est celle qui comprend que ce miracle est une prophétie à propos de l’Église, symbolisée ici par la présence de Pierre, Jacques et Jean. L’Église a à s’avancer au large, c’est là qu’elle sera abondamment « pêcheuse d’hommes ». On voit ici se déployer l’intention universaliste de la mission chrétienne, dès le début de l’Évangile de Luc. Et on peut établir un parallélisme direct avec les incessants encouragements du pape à « aller vers les périphéries » de l’Église.
Troisième lecture possible : celle qui met en lumière la transition entre l’ancienne et la nouvelle alliance. Le peuple hébreux a, jusqu’alors, « peiné toute la nuit sans rien prendre » mais l’arrivée du Christ change radicalement les choses : « sur ta parole, je vais jeter les filets. » C’est la confiance en la parole du Christ qui renouvelle l’alliance de Dieu avec les hommes.
Toujours présente, et toujours à faire, la lecture spirituelle du texte. Le Christ nous invite à aller en eaux profondes, à nous avancer spirituellement là où nous pensons perdre pied, à aborder courageusement les tumultes de notre âme, à affronter la peur que nous avons de nos propres insécurités voire de nos ténèbres. La pêche sera alors miraculeuse et les profits spirituels abondants.
Enfin, on peut s’attacher à ce qu’éprouve personnellement Pierre, lorsqu’il perçoit l’inouï de la grâce de Dieu : « à cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : ‘Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur.’ » qui traduit le sentiment que l’on éprouve de ne pas mériter les grâces que Dieu nous donne. Il ne s’agit pas tant de s’abaisser devant Dieu – nous sommes tous pécheurs – que de reconnaître que l’abondance de son amour nous dépasse radicalement.
C’est un dimanche pour savourer la grâce abondante de Dieu, à travers l’histoire de son peuple, à travers la mission de l’Église, à travers les pêches miraculeuses de notre vie, à chaque fois que nous embarquons le Christ avec nous pour aimer le monde.
C’est un dimanche pour méditer la joie des interventions divines dans notre histoire, ce sentiment d’abondance et d’amour inouï de Dieu à notre égard, que j’espère nous avons tous eu l’occasion de vivre – qui en rencontrant l’amour, qui en donnant la vie, qui en renouvelant la sienne. Parce que c’est cette joie, ce sentiment d’abondance de la grâce de Dieu que pourtant nous ne méritons pas, qui nous pousse à laisser tout le reste pour suivre le Christ.
Les eaux profondes – aller vers l’inconnu, sonder les remous de notre âme – peuvent nous faire peur et il peut être tentant de vouloir rester au bord de la foi, de vivre d’une foi timide, peu profonde, qui n’oserait pas lâcher prise. Je pense important de lutter contre le confort spirituel, contre la religion chrétienne perçue comme un cocon, finalement contre la tiédeur de l’âme.
L’amour de Dieu doit bien sûr nous rassurer : il est pour nous un rempart puissant contre les troubles de l’existence, contre le sentiment de sombrer qui peut parfois nous gagner. Mais, précisément, parce que cet amour est au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer, bien au-delà de notre propre mérite, il doit non seulement nous rassurer mais nous pousser à l’audace des eaux profondes. On retrouve ici l’exhortation de s. Jean-Paul II à l’inauguration de son pontificat : « N’ayez pas peur ! »
L’amour qu’a Dieu pour nous est surabondant comme la pêche miraculeuse, tellement surabondant qu’il devrait apaiser toutes nos craintes. Méditons sur nos audaces affectives, toutes ces fois où nous avons généreusement donné notre cœur – à l’audace que nous avons eue de nous marier, par exemple, l’audace de faire des enfants ou de donner notre vie à Dieu, à tous ces paris sur la vie que nous avons faits et à la surabondance des grâces que nous avons alors reçues en retour. Et à la suite de Marie, mesurons à quel point l’audace de la foi est toujours comblée de grâces.
Aujourd’hui les temps sont fort troublés, l’instabilité politique est très inquiétante, et la situation psychologique des peuples l’est autant. Partout la violence, le replis sur soi voire le rejet de qui nous inquiète vont croissant. C’est précisément le temps de l’audace spirituelle, le temps de ceux qui n’auront pas peur d’aller en eaux troubles et profondes. Aujourd’hui vient le temps de nous redire, et d’aller redire au monde : « N’ayez pas peur ! » de déborder d’amour, c’est notre seule planche de salut.
N’ayez pas peur des temps qui aujourd’hui se troublent. N’ayez pas peur des tensions qui désormais partout s’élèvent. N’ayez pas peur de l’avenir. Au contraire, laissons nous guider par l’Esprit de Dieu vers l’audace des eaux profondes. Et gardons confiance que, de cette audace spirituelle à affronter les défis actuels, surgira la surabondance miraculeuse que l’Évangile nous promet.
« N’ayez pas peur ! » « Avancez au large, et jetez vos filets.»
Les textes bibliques de ce dimanche nous montrent un Dieu qui appelle tous les hommes pour être ses messagers ; il s’est adressé à Isaïe qui n’avait que 20 ans ; et il lui pose cette question : « qui enverrai-je ? Qui sera notre messager ? » Et Isaïe a répondu : « Me voici, envoie-moi ! » C’est ainsi qu’Isaïe est devenu prophète du Seigneur auprès de son peuple.
« Qui enverrai-je ? » C’est aussi cette question qui a interpellé les acteurs de la Pastorale de la santé. Chacun à sa manière s’efforce de vivre au quotidien la Parole du Christ : « j’étais malade et vous m’avez visité… » Cette journée nous donne l’occasion de mettre à l’honneur toutes les personnes qui sont au contact des personnes malades, à domicile, dans les hôpitaux, les maisons de retraite, au Service Évangélique des malades…
Ce service auprès des plus fragiles n’est pas que l’affaire de quelques-uns. Il nous concerne tous. Nous sommes tous appelés et envoyés. Dans la seconde lecture, nous avons le témoignage de Paul. Ce qui a fait de lui un apôtre du Christ ce n’est pas d’abord ses qualités d’orateur ni ses voyages missionnaires, ni son souci des pauvres et des opprimés. Le vrai point de départ a été sa rencontre avec le Christ ressuscité sur le chemin de Damas. Il l’a vu vivant au milieu des siens. Le Christ l’a appelé à le suivre ; lui-même nous dit : “c’est par la grâce de Dieu je suis ce que je suis”. Nous aussi, nous sommes le fruit de cette grâce aussi bien par nos qualités humaines que par la foi que nous avons reçue. Le Christ est toujours avec nous ; comme Paul et bien d’autres nous avons la responsabilité de transmettre ce que nous avons reçu.
L’Évangile nous parle de l’appel des premiers disciples. Pressé par la foule, Jésus a besoin d’être aidé. C’est important car il faut que le filet de la Parole atteigne tous les hommes. Cette aide, il va la demander aux pêcheurs qui ont mis leurs barques à sa disposition. Il va d’abord les inviter à avancer au large et de jeter leurs filets pour prendre du poisson.
Simon qui avait peiné toute la nuit sans rien prendre répond à l’invitation du Maître : “Sur ta parole, je vais jeter les filets.” Simon joue gros sur la Parole de Jésus. Il joue son avenir mais il ne le sait pas encore. Un seul geste exécuté à la demande du Seigneur et le résultat est inespéré. Il doit même demander à ses compagnons de l’autre barque de venir l’aider sinon cette pêche extraordinaire aurait été perdue.
Aujourd’hui comme autrefois, le Christ nous invite à avancer au large. En ce jour, il nous envoie spécialement vers les plus fragiles. Le regard de la foi nous apprend à le reconnaître quand nous sommes réunis en son nom. Il est également présent au cœur de ce monde à travers les chrétiens qui s’engagent pour répondre à son appel : des catéchistes, des animateurs accompagnent les enfants et les jeunes. Des équipes s’organisent pour visiter des personnes malades. D’autres accompagnent les familles en deuil. A travers tous ces gestes de solidarité et bien d’autres, c’est le Seigneur ressuscité qui se manifeste à nous. Il compte sur nous pour que, à notre tour, nous devenions des apôtres.
A la suite de Pierre et des apôtres, nous sommes tous appelés et envoyés pour être des pêcheurs d’hommes. Comprenons bien : cette pêche n’a rien à voir avec une capture. C’est d’un sauvetage qu’il s’agit. Nous sommes un peu comme ceux qui se jettent à l’eau pour ramener celui ou celle qui risquait de se noyer. A travers nous, c’est le Seigneur qui agit car il veut que tous les hommes soient sauvés.
Mais nous ne devons jamais oublier que sans Jésus, ces filets resteront vides. Si nous abandonnons la prière et les sacrements, nos efforts resteront vains. On va peiner des jours et des jours pour rien. Le Christ nous invite à nous raccrocher à lui et à accueillir la nourriture qu’il nous propose pour nourrir notre foi, notre espérance et notre amour. Il nous assure de sa présence tous les jours et jusqu’à la fin de notre vie.
Nous t’en prions, Dieu notre Père, répands sur nous ton Esprit ; qu’il nous oriente sans cesse vers la Lumière. Qu’il nous donne la force de conformer notre vie à la Parole de ton Fils Jésus Christ, lui qui a été envoyé pour les pécheurs comme pour les justes. Amen