Tant que le Rosaire sera récité…

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Tant que le Rosaire sera récité…

Je médite très souvent ces paroles de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus : « Par le Rosaire, on peut tout obtenir. Selon une gracieuse comparaison, c’est une longue chaîne qui relie le Ciel et la Terre : une des extrémités est entre nos mains et l’autre dans celles de la Sainte Vierge ».

Tant que le Rosaire sera récité, Dieu ne pourra abandonner le monde, j’en suis convaincu, car cette prière est puissante sur son Cœur. Elle est comme le levain qui peut régénérer la Terre. La douce Reine du Ciel ne peut oublier ses enfants qui, sans cesse, chantent ses louanges. Il n’y a pas de prière qui soit plus agréable à Dieu que le Rosaire. Aussi l’Église nous invite-t-elle à le réciter. La fête de Notre-Dame du Rosaire fut instituée par Sa Sainteté le Pape Saint Pie V en la fête de « Notre-Dame de la Victoire » (1572) en action de grâces pour la Victoire de Lépante.

Ce que le Seigneur a fait en Marie par pure grâce, pour qu’elle devienne la Mère de son Fils, il l’a fait également pour nous dans le baptême. En Jésus nous sommes devenus les fils et les filles bien aimés du Père, ce qui veut dire que le péché n’a plus le dernier mot, nous sommes faits pour aimer. La foi est donc pour nous un don de Dieu, une grâce. Nous avons à donner chaque jour une réponse de foi, à vivre notre pèlerinage de foi au cœur des joies, des peines et des difficultés quotidiennes.

À Fatima (Portugal), la Vierge Marie déclara aux trois enfants : « Je suis Notre Dame du Rosaire. Je suis venue pour exhorter les fidèles à réciter chaque jour le chapelet, à faire pénitence pour leurs péchés et à changer de vie ». Puissions-nous entendre, chacun, l’appel, la demande de la Vierge Marie !

Père J. Martin

www.chapeletperpetuelpourlemonde.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

14.02.2025 – SAINTS DU JOUR

Saints Cyrille et Méthode

Apôtres des Slaves
Patrons de l’Europe 
(† IXe siècle)

Jusqu’à ces derniers temps, saint Cyrille (son nom de baptême était Constantin) et saint Méthode n’étaient honorés qu’en certains lieux, surtout aux divers pays slaves, qu’ils avaient évangélisés, et à Rome. Le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) étendit leur culte à toute l’Église.

Ces deux nobles frères, nés à Thessalonique, allèrent s’instruire à Constantinople. Après de profondes études, Méthode se fit moine ; Cyrille reçut de l’impératrice Théodora la mission de christianiser certains peuples voisins de la Grèce ; de là, il fut appelé avec son frère à l’évangélisation de la Moravie, où leur zèle produisit des merveilles de conversions.

Ils traduisirent la Bible en langue slave, langue qui leur doit sa formation régulière. Leur renommée les fit appeler à Rome par le pape Nicolas Ier ; ils y arrivèrent porteurs des reliques du pape saint Clément Ier, que Cyrille avait découvertes dans la Chersonèse.

Revenus à leur apostolat, ils furent accusés d’employer la langue slave dans les cérémonies liturgiques ; mais ils se défendirent victorieusement auprès du pape Adrien II. Cyrille étant mort à Rome, dans la force de l’âge, eut son tombeau auprès de celui de saint Clément ; son frère évangélisa la Pannonie, la Bulgarie, la Dalmatie, la Carinthie.

Accusé de nouveau à Rome, il se justifia si bien qu’il revint à son apostolat revêtu du caractère épiscopal. Après avoir prêché l’Évangile à la Bohême et à la Pologne, il alla mourir en Moravie, chargé de mérites et de gloire.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du pape Benoît XVI :

>>> Saints Cyrille et Méthode

Saints Cyrille et Méthode priez pour nous !

14.02.2025 ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,1-9. 

En ce temps-là, parmi les disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre.
Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.
Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin.
Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : ‘Paix à cette maison.’
S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous.
Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté.
Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.” »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean-Paul II (1920-2005)

pape

Encyclique « Slavorum apostoli », §11, 14-15 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : ‘ Paix à cette maison ‘ »

      La caractéristique que je désire particulièrement souligner dans l’action menée par les apôtres des Slaves, Cyrille et Méthode, c’est leur manière pacifique d’édifier l’Église, inspirés qu’ils étaient par leur conception de l’Église une, sainte et universelle… Dès leur époque, les divergences entre Constantinople et Rome avaient commencé à devenir des motifs de désunion, même si la déplorable scission entre les deux parties de la même chrétienté ne devait se produire que plus tard… Il ne paraît donc nullement anachronique de voir dans les saints Cyrille et Méthode les précurseurs authentiques de l’œcuménisme, car ils ont voulu efficacement éliminer ou diminuer toutes les divisions véritables ou seulement apparentes entre les diverses communautés appartenant à la même Église…       La sollicitude fervente que les deux frères ont montrée — et particulièrement Méthode, en raison de sa responsabilité épiscopale — pour garder l’unité de la foi et de l’amour entre les Églises dont ils faisaient partie, c’est-à-dire l’Église de Constantinople et l’Église romaine d’une part, et les Églises naissantes en terre slave d’autre part, a été et restera toujours leur grand mérite… Dans cette période agitée, marquée également par des conflits armés entre peuples chrétiens voisins, les saints frères de Thessalonique ont gardé une fidélité ferme et très vigilante à la juste doctrine et à la tradition de l’Église parfaitement unie… Méthode, en particulier, n’hésitait pas à faire face aux incompréhensions, aux oppositions et même aux diffamations et aux persécutions physiques, plutôt que de manquer à son loyalisme ecclésial exemplaire… A cause de cela, il restera toujours un maître pour tous ceux qui, à n’importe quelle époque, cherchent à atténuer les différends en respectant la plénitude multiforme de l’Église qui, conformément à la volonté de son fondateur Jésus Christ, doit être toujours une, sainte, catholique et apostolique.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 13,46-49. 

En ces jours-là, à Antioche de Pisidie, Paul et Barnabé déclarèrent aux Juifs avec assurance : « C’est à vous d’abord qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes.
C’est le commandement que le Seigneur nous a donné : ‘J’ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi, le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre.’ »
En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ; tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle devinrent croyants.
Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.

Psaume 117(116),1.2. 

R/ Allez dans le monde entier proclamer la Bonne Nouvelle. (Mc 16, 15)

Louez le Seigneur, tous les peuples ; 
fêtez-le, tous les pays !

Son amour envers nous s’est montré le plus fort ; 
éternelle est la fidélité du Seigneur !