Un podcast (1) pour prier le rosaire et développer le « muscle de la prière »

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Un podcast (1) pour prier le rosaire et développer le « muscle de la prière »

Après « La Bible en un an » , puis « Le Catéchisme en un an », voici « Le Rosaire en un an », le nouveau podcast produit par Ascension (éditeur de livres catholiques et de médias numériques en Pennsylvanie, USA) dont la diffusion a commencé le 1er janvier 2025.

Animé par le Père Mark-Mary Ames des Frères Franciscains du Renouveau, ce podcast – en anglais – consistera en des épisodes quotidiens de 15 minutes qui guideront les auditeurs dans une rencontre plus profonde avec tous les éléments du rosaire.

Le père Ames, qui s’est converti à l’âge de 18 ans, a évoqué son propre cheminement dans la prière du rosaire et a expliqué comment il espère, par ce moyen, aider ceux qui rencontrent des obstacles dans la prière du rosaire.

Peu après sa conversion, il a commencé à prier le rosaire quotidiennement. Cependant, « au début, pour être honnête, c’était un peu difficile », a-t-il déclaré.

« On ne m’a pas vraiment appris à le prier et j’étais censé le dire tous les jours, mais je ne savais pas vraiment comment m’y prendre et je finissais par prononcer des paroles, machinalement ».

Le podcast « Le Rosaire en un an » a pour but de servir de guide et d’accompagnement en emmenant les auditeurs à travers six phases d’approfondissement de leur compréhension du rosaire. Il s’agit notamment d’examiner ce que signifie prier en général et de se concentrer sur les prières du rosaire et sur leur signification. La phase la plus longue consistera à approfondir les mystères du rosaire, à pratiquer la « lectio divina » et la « visio divina », à réfléchir sur les saints et, enfin, à prier le rosaire.

Le père Ames espère que ces phases contribueront à développer « le muscle de la prière ». « Je pense qu’il y a une raison pour laquelle le rosaire est si populaire dans toutes les catégories démographiques et tous les siècles : c’est parce qu’il s’agit d’un moyen de prière inégalé à bien des égards », a-t-il déclaré, « car le rosaire est une porte privilégiée par laquelle ceux qui prient peuvent rencontrer le Seigneur ».

Francesca Pollio Fenton, 31 décembre 2024 

www.catholicnewsagency.com

(1) Un « podcast » est  un contenu audio numérique que l’on peut écouter n’importe où, n’importe quand, grâce à la technologie du flux RSS.

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

14.03.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Lubin († V. 557)
Évêque de Chartres 

Lubin naquit, sous le règne de Clovis, à la fin du V siècle, près de Poitiers, dans une famille d’agriculteurs. Il gardait les bœufs de ses parents quand il rencontra un moine de Nouaillé, Novigile, auquel il demanda d’écrire les lettres de l’alphabet sur sa ceinture pour qu’il pût les apprendre. Ayant ainsi appris à lire et à écrire, encouragé par son père, il entra à l’abbaye de Ligugé dont il devint règlementaire et cellérier, tout en continuant à étudier, singulièrement la nuit où il voilait la fenêtre de sa cellule pour ne pas déranger le sommeil de ses frères.

Après huit ans de vie monastique, il obtint, sur les conseils du diacre Nileffus, la permission d’aller dans le Perche pour visiter le saint ermite Avite près duquel il rencontra le saint diacre Calais qui lui conseilla de ne pas s’attacher à une église particulière, ni d’entrer dans un petit monastère. 
Lubin conçut le projet d’imiter Avite en se retirant dans quelque solitude, mais le saint ermite lui conseilla d’attendre encore quelques temps dans un cloître avant de s’y résoudre. Lubin, sur la route du monastère de Lérins, rencontra un moine de cette abbaye qui le dissuada de s’y présenter et l’emmena à l’abbaye de Javoux, puis à l’abbaye de l’Ile-Barbe, près de Lyon, où il demeura cinq ans.

L’évêque Ethérius de Chartres, connaissant la réputation de sainteté de Lubin, qui avait miraculeusement arrêté un ouragan et un incendie, l’ordonna diacre et l’établit abbé du monastère de Brou où, devenu prêtre, il continuait à faire des miracles. 
A la mort de l’évêque Ethérius (544), Lubin fut, contre sa volonté, élu évêque de Chartres, avec le consentement du roi Childebert. 

Lubin fut un évêque attentif qui, après avoir organisé le service divin dans sa cathédrale confiée, dit-on, à soixante-douze chanoines, visita maintes fois son diocèse.

La grâce des santés rendit fort recommandable l’évêque Lubin. Il n’y eut en effet point de malades dans son diocèse qu’il ne guérît par le crédit qu’il avait auprès de Dieu. 
Par sa seule prière : il remit en santé un hydropique désespéré des médecins ; un aveugle qui avait perdu la vue depuis huit ans, la recouvra aussitôt qu’il se fut mis en oraison pour lui ; une fille possédée du malin esprit fut délivrée en touchant avec foi le bord de son habit. Deux jeunes garçons possédés aussi du démon en furent garantis en usant d’un aliment que le saint avait béni. Il guérit encore par la prière et en la présence du roi Childebert plusieurs fébricitants et d’autres malades ; par le seul signe de la Croix, il éteignit un grand incendie qui s’était allumé dans Paris. Par ce même signe redoutable, il détourna de sa demeure et de toute la campagne voisine un horrible tourbillon qui ravageait les champs d’alentour. 
Le bréviaire de Chartres dit qu’il ressuscita une fille de Châteaudun et la rendit en pleine santé à Baudelin son père. 

Les sept dernières années de la vie de Lubin furent affligées d’une longue maladie qui ne l’empêcha pas de continuer ses visites pastorales ni de participer au cinquième Concile d’Orléans (28 octobre 549) et au second concile de Paris (552). 
Il mourut le 14 mars 557 et fut inhumé dans l’église Saint-Martin du Val, dans les faubourgs de Chartres.

Saint Lubin priez pour nous !

14.03.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,20-26. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : ‘Tu ne commettras pas de meurtre’, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement.
Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu.
Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,
laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande.
Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison.
Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Cyrille de Jérusalem (313-350)

évêque de Jérusalem et docteur de l’Église

Catéchèses en vue du baptême, n°1, §§5-6 (Catéchèses baptismales et mystagogiques; trad. J. Bouvet; Éd. Soleil levant 1962; p. 46 rev.)

Le carême : « temps favorable » de la confession et du pardon avant d’approcher de l’autel du Seigneur

C’est actuellement le temps de la confession. Confesse tes fautes de parole et d’action, celles de la nuit et celles du jour. Confesse-les dans ce « temps favorable », et au « jour du salut » (Is 49,8; 2Co 6,2) ; reçois le trésor céleste. (…) Quitte le présent et crois en l’avenir. Tu as parcouru tant d’années sans arrêter tes vains travaux d’ici-bas, et tu ne peux pas arrêter quarante jours pour t’occuper de ta propre fin ? « Arrêtez-vous et sachez que moi je suis Dieu », dit l’Écriture (Ps 45,11). Renonce aux flots de paroles inutiles, ne médis pas, n’écoute pas non plus le médisant, mais sois plutôt prêt à prier. Montre dans l’ascèse la ferveur de ton cœur ; purifie ce réceptacle pour recevoir une grâce plus abondante. Car la rémission des péchés est donnée également à tous, mais la participation à l’Esprit Saint est accordée selon la mesure de la foi de chacun. Si tu te donnes peu de mal, tu recueilles peu ; si tu travailles beaucoup, grande sera ta récompense. C’est toi-même qui es en jeu ; veille à ton intérêt Si tu as un grief contre quelqu’un, renonces-y. Tu viens recevoir le pardon de tes fautes ; il s’impose que toi aussi tu pardonnes au pécheur, car comment diras-tu au Seigneur : « Enlève-moi mes nombreux péchés », si toi-même tu n’as même pas pardonné à ton compagnon de service ses quelques torts à ton égard ? (cf Mt 18,23s)

LECTURES :

Livre d’Ézéchiel 18,21-28. 

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Si le méchant se détourne de tous les péchés qu’il a commis, s’il observe tous mes décrets, s’il pratique le droit et la justice, c’est certain, il vivra, il ne mourra pas.
On ne se souviendra d’aucun des crimes qu’il a commis, il vivra à cause de la justice qu’il a pratiquée.
Prendrais-je donc plaisir à la mort du méchant – oracle du Seigneur Dieu –, et non pas plutôt à ce qu’il se détourne de sa conduite et qu’il vive ?
Mais le juste, s’il se détourne de sa justice et fait le mal en imitant toutes les abominations du méchant, il le ferait et il vivrait ? Toute la justice qu’il avait pratiquée, on ne s’en souviendra plus : à cause de son infidélité et de son péché, il mourra !
Et pourtant vous dites : “La conduite du Seigneur n’est pas la bonne”. Écoutez donc, fils d’Israël : est-ce ma conduite qui n’est pas la bonne ? N’est-ce pas plutôt la vôtre ?
Si le juste se détourne de sa justice, commet le mal, et meurt dans cet état, c’est à cause de son mal qu’il mourra.
Si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie.
Il a ouvert les yeux et s’est détourné de ses crimes. C’est certain, il vivra, il ne mourra pas. »

Psaume 130(129),1-2.3-4.5-6ab.7bc-8. 

R/ Près du Seigneur est l’amour, près de lui abonde le rachat. (Ps 129, 7bc)

Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,
Seigneur, écoute mon appel ! 
Que ton oreille se fasse attentive 
au cri de ma prière !

Si tu retiens les fautes, Seigneur 
Seigneur, qui subsistera ?
Mais près de toi se trouve le pardon 
pour que l’homme te craigne.

J’espère le Seigneur de toute mon âme ; 
je l’espère, et j’attends sa parole.
Mon âme attend le Seigneur
plus qu’un veilleur ne guette l’aurore.

Oui, près du Seigneur, est l’amour ;
près de lui, abonde le rachat.
C’est lui qui rachètera Israël 
de toutes ses fautes.

16.03.2025 – HOMÉLIE DU 2ÈME DIMANCHE DE CARÊME – LUC 9,28b-36

Transfigurations

Homélie par le Fr. Laurent Mathelot

Évangile selon saint Luc 9, 28b-36

Ce texte qui relate, selon Luc, le récit de la Transfiguration est très construit. C’est une œuvre tellement emplie de symbolique juive et chrétienne, de liens avec d’autres parties du nouveau et de l’ancien testaments – tellement pleine d’un sens presque graphique – que la tentation est forte de la lire comme telle : un texte purement symbolique.

Je relève quelques références :

  • l’aspect lumineux du Christ qui fait référence à la celui de Moïse quand il redescend d’avoir été auprès de Dieu, au Mont Sinaï ;
  • la présence de Moïse et d’Élie qui symbolisent l’accomplissement de la Loi et de la Parole de Dieu en Jésus ;
  • la voix de Dieu qui est la même que celle entendue à son baptême ;
  • la référence à la fête juive des tentes – Succot – où on célèbre, à la fois, l’assistance de Dieu pendant l’Exode et la fin des moissons. Ainsi, on fête non seulement la fin de l’errance au désert, mais également la récolte des fruits de la Terre promise.

Donc, en pleine connexion avec les écritures et la tradition d’Israël, Luc aurait imaginé ce récit comme une mise en abîme de la Résurrection. Ainsi, il s’agirait d’un processus littéraire qui prépare le lecteur à ce qui va suivre, en lui donnant certaines clés de lecture. Et c’est peut-être effectivement le cas.

On conclut alors que ce passage fonctionne comme une image, un enseignement illustré donné par Luc. En réalité, il ne s’est rien passé ; Pierre, Jacques et Jean n’ont observé aucun phénomène : jamais Jésus ne leur est apparu physiquement transfiguré ; le récit anticipe simplement la résurrection des corps par une image forte et concrète certes, mais inventée – une parabole. Il n’y a effectivement aucune voix qui soit venue du ciel sur quelque montagne que ce soit ; encore moins d’apparition de Moïse et d’Élie. Finalement, ce récit fonctionne comme une expérience de pensée qui nous parle de l’au-delà de la mort. Et c’est tout.

Je le redis, vous pouvez croire cela : que ce passage est une image – certes, belle et parlante – mais juste une image.

Maintenant, partant du principe que, là où l’herbe est plus verte, le ciel est aussi plus bleu, on peut aussi interpréter ce passage comme le récit de la vision des disciples de Jésus en prière, de ce qu’ils ont réellement éprouvé intérieurement. Sans doute, savez-vous que le bonheur et la joie changent notre regard sur le monde ; que vous voyons effectivement les couleurs de manière plus éclatante lorsque nous sommes heureux. C’est un phénomène qui s’étudie en psychologie. A l’inverse, peut-être hélas savez-vous aussi que, plus tristes, plus déprimés, nous voyons effectivement les couleurs plus ternes ; que notre esprit teinte notre vison selon notre humeur. Là où l’herbe est plus verte, le ciel est effectivement plus bleu et, à voir la profondeur paisible de la prière du Christ, à observer la sérénité de l’intime cœur à cœur du Fils avec son Père, la scène apparaît effectivement plus rayonnante à mesure de la joie qu’elle communique au cœur des apôtres. Au fond, il s’agit de traduire ici que le Christ, à mesure que nous l’observons en Dieu, nous fait voir les choses avec un regard de plus en plus lumineux.

Dans cette interprétation, toute aussi valable que la première, le récit est déjà moins imaginé pour acquérir une épaisseur concrète. Il parle déjà d’un fait : la prière, la profondeur spirituelle illuminent notre regard. Vous l’avez sans doute déjà toutes et tous remarqué : certains lieux spirituels, certaines personnes qui prient nous semblent avoir une luminosité, une aura spéciales.

Une troisième lecture est de dire que le corps du Christ s’est effectivement trouvé changé, qu’il a lui-même été physiquement transformé par la prière. C’est aussi quelque chose que la science constate : la prière, la méditation changent la structure du cerveau en favorisant certaines connexions neuronales au détriment d’autres. On l’observe notamment en faisant passer des scanners à des moines, chrétiens ou bouddhistes. On s’approche plus ainsi du sens littéral grec du mot « Transfiguration », c’est-à-dire celui de « métamorphose ». Le Christ s’est littéralement métamorphosé sous les yeux de Pierre, Jacques et Jean. Son corps a effectivement changé sous l’effet de la prière. Quelque chose s’est modifié, non seulement dans le regard de ses disciples, mais avant tout en lui.

Le sens littéral de la Transfiguration est sans doute l’interprétation la plus difficile à recevoir de nos jours. Que les corps puissent être radicalement transformés par l’action de l’Esprit Saint bouscule quelque peu notre raison scientifique. On touche effectivement au mystère de l’Incarnation divine. Mais ce principe d’action de l’Esprit sur la matière, d’une prière efficace qui effectivement transforme charnellement celui qui prie, nous devons le maintenir sinon nous ne pouvons plus croire aux guérisons spirituelles, ni même à la résurrection des corps.

Chaque niveau de lecture de ce genre de récits très imagés et très construits pour dire la réalité spirituelle est une voie d’accès possible vers la compréhension de notre propre transfiguration en Christ : soit que ce récit préfigure notre propre résurrection ; soit qu’il parle du regard que posent les autres sur nous quand nous rayonnons de la proximité de Dieu ; soit qu’il présente effectivement notre propre métamorphose par la prière.

Voici deux questions pour notre semaine de Carême à venir : Quel est l’impact de la prière sur ma vie, mon esprit et mon corps ? Concrètement, qu’est-ce que ça change en moi de me rapprocher de Dieu ?

Fr. Laurent Mathelot

Source : RESURGENCE.BE, le 12 mars 2025