Étiquette : apostolat Fatima
15.03.2025 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
Marie avait-elle le choix ?

Marie avait-elle le choix ?
Au début de décembre 2024, le groupe américain pro-avortement « Catholics for Choice » a suscité la controverse en ligne en écrivant dans un tweet : « En cette période de fêtes, rappelez-vous que Marie a eu le choix et que vous devriez l’avoir aussi ».
Ce message explicite en faveur de l’avortement vise à mettre sur le même plan le choix de Marie d’être la mère de Dieu et le « choix » d’une mère d’avorter. Le groupe affirme : « En demandant explicitement à Marie de donner son consentement définitif pour concevoir le Christ, Dieu a renforcé son autonomie corporelle. Il est clair que le choix en matière de procréation est la volonté de Dieu. » (1)
L’Église catholique, bien sûr, interdit depuis ses débuts l’avortement au motif qu’il constitue un homicide. Le catéchisme de l’Église catholique stipule ce qui suit : « Depuis le premier siècle, l’Église a affirmé la malice morale de tout avortement provoqué. Cet enseignement n’a pas changé. Il demeure invariable. L’avortement direct, c’est-à-dire voulu comme une fin ou comme un moyen, est gravement contraire à la loi morale » (n° 2271).
Le groupe américain pro-avortement (Catholics for Choice), quant à lui, a été fortement critiqué par les autorités ecclésiastiques pour son plaidoyer explicitement anticatholique : le cardinal Timothy Dolan a déclaré il y a plusieurs années que le groupe « n’est en aucun cas affilié à l’Église catholique », qu’il « ne parle pas au nom des fidèles » et qu’il est « financé par de puissantes fondations privées pour promouvoir l’avortement en tant que méthode de contrôle de la population ».
Pourtant, le plaidoyer trompeur du groupe a involontairement souligné un aspect essentiel de la doctrine catholique, qui fait partie de la foi catholique depuis ses débuts il y a 2 000 ans : Marie a effectivement eu le choix d’acquiescer à la volonté de Dieu et de devenir la « Theotokos », la mère de Dieu.
Mark Miravalle, titulaire de la chaire de mariologie Saint-Jean-Paul II à l’université franciscaine de Steubenville (Ohio), a déclaré à Catholic News Agency (CNA) que Marie était « absolument libre » de prendre la décision de devenir la mère de Dieu sur Terre. « Elle était libre d’exercer le plus grand don de Dieu, à savoir le libre arbitre », a-t-il déclaré. « Suggérer le contraire reviendrait à dire qu’elle a été contrainte ou qu’il s’agit d’une forme de prédestination, qui ne permet pas l’expression de ce qui fait de nous des êtres humains, c’est-à-dire notre liberté. »
Le théologien fait remarquer qu’il s’agissait d’une « équivoque malveillante » de la part de Catholics for Choice de « laisser entendre que le choix de Marie de mettre au monde notre Rédempteur présenterait une quelconque similitude ou équivalence morale avec le tragique choix d’une femme de refuser de donner la vie à un être humain innocent ».
« Le choix de Marie apporte la vie et le salut », ajoute-t-il. « Le choix de l’avortement apporte la mort et la destruction. Moralement, ces deux choix sont diamétralement opposés et ne peuvent donc jamais être honnêtement évoqués pour justifier le mal dévastateur qu’est l’avortement ».
Daniel Payne, December 24, 2024
(1) Une telle déclaration oublie que personne n’a le choix de transgresser le 5e des 10 commandements, “Tu ne tueras pas”, qui relève de la Morale universelle. Nous sommes libres, mais notre libre-arbitre a ses limites (cf l’Arbre de la Connaissance du bien et du mal dans la Genèse)
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
15.02.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Klemens Maria Hofbauer
Prêtre rédemptoriste
(1751-1820)
Klemens Maria, dans le siècle Jean Dvorak, Hofbauer naît à Tasswitz, en Moravie, le 26 décembre 1751. Son père meurt, quand il n’a que 7 ans, laissant douze enfants en bas âge. Jean veut être prêtre, mais sa mère est sans ressources : il sera boulanger. Affamé de Dieu, il se fait ermite, dès qu’il le peut, sous le nom de Clément-Marie. Des bienfaitrices lui ouvrent le chemin des études et de la théologie.
Nourri de la spiritualité et des écrits de saint Alfonso Maria de’ Liguori, il entre, le 24 octobre 1784, dans la congrégation, encore modeste, de l’ordre napolitain des rédemptoristes dont il est le premier membre non italien.
Âgé de trente-trois ans, il est ordonné prêtre le 29 mars 1785. Avec son ami, le Père Hübl, il quitte Rome pour Varsovie où il fonde la mission perpétuelle de Saint-Bennon. Chassé par la Révolution, il se réfugie à Vienne en Autriche. Clément est le grand promoteur de l’expansion des Rédemptoristes hors de l’Italie. Il est souvent appelé le second fondateur des Rédemptoristes.
Il est resté pour les Rédemptoristes le symbole de l’espérance, qui fait sa poussée victorieuse, malgré des lendemains qui semblent impossibles; tout cela, en raison de sa foi et de sa grande confiance en Dieu. Tout dans sa vie, dans sa personnalité et dans son activité pastorale jaillit d’une maturité spirituelle, qui en a fait un pilier de l’Église en son temps. Il y a chez Clément-Marie une ténacité exemplaire dans la recherche de sa vocation, dans son activité pastorale à Varsovie, dans ses efforts pour implanter la Congrégation et la garder toute fervente et vivante, selon l’esprit propre des Rédemptoristes.
« La Gloire de Dieu, l’intérêt de l’Église et le salut des âmes, voilà ce qui me tient à cœur ».
Il meurt à Vienne le 15 mars 1820.
Clément-Marie Hofbauer a été béatifié le 29 janvier 1888, par le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903), et canonisé le 20 mai 1909, par saint Pie X (Giuseppe Melchiorre Sarto, 1903-1914).
En 1914 il a été déclaré saint patron de la Moravie et de Vienne.
Saint Klemens Maria Hofbauer priez pour nous !

15.03.2025 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,43-48.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : ‘Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi’.
Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent,
afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Isaac de l’Étoile (?-v. 1171)
moine cistercien
Sermon 31 ; PL 194, 1792-1793 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche W2; trad. Orval; © 1971 Abbaye d’Orval)
La charité : principe et fin de toute chose
Pourquoi sommes-nous si peu soucieux de chercher des occasions de salut les uns pour les autres, de façon à nous secourir davantage entre nous, là où nous voyons que ce serait plus nécessaire, et à porter mutuellement les fardeaux de nos frères ? L’Apôtre nous y exhorte lorsqu’il dit : « Portez les fardeaux les uns des autres et vous accomplirez ainsi la loi du Christ » (Ga 6,2). Et ailleurs : « Supportez-vous les uns les autres avec charité » (Ep 4,2). C’est bien la loi même du Christ. Lorsqu’en mon frère je perçois quelque chose d’incorrigible, par suite de difficultés ou d’infirmités physiques ou morales, pourquoi ne pas le supporter avec patience, pourquoi ne pas l’en consoler de tout cœur, selon la parole de l’Écriture : « Leurs enfants seront portés sur les bras et consolés sur les genoux » (Is 66,12) ? Serait-ce qu’elle me manque cette charité qui supporte tout, qui est patiente pour soutenir, indulgente pour aimer ? (cf. 1 Co 13,7). Telle est en tous cas la loi du Christ. Dans sa Passion, il a « vraiment pris sur lui nos souffrances », et, dans sa miséricorde, « s’est chargé de nos douleurs » (Is 53,4), aimant ceux qu’il portait, portant ceux qu’il aimait. (…) Tout genre de vie, qui permet de s’adonner plus sincèrement à l’amour de Dieu et, pour lui, à l’amour du prochain – quels que soient l’habit ou les observances –, est aussi plus agréable à Dieu. La charité : c’est pour elle que tout doit se faire ou ne pas se faire, changer ou ne pas changer. La charité : c’est le principe par lequel et la fin vers laquelle il convient que tout soit dirigé. Il n’y a aucune faute dans ce qui, en toute vérité, se fait pour elle et selon son esprit. Daigne nous l’accorder Celui à qui sans elle nous ne pouvons plaire et sans qui nous ne pouvons rien, lui qui vit et règne, car il est Dieu, pour les siècles sans fin. Amen.

LECTURES :
Livre du Deutéronome 26,16-19.
Moïse disait au peuple d’Israël : « Aujourd’hui le Seigneur ton Dieu te commande de mettre en pratique ces décrets et ces ordonnances. Tu veilleras à les pratiquer de tout ton cœur et de toute ton âme.
Aujourd’hui tu as obtenu du Seigneur cette déclaration : lui sera ton Dieu ; toi, tu suivras ses chemins, tu garderas ses décrets, ses commandements et ses ordonnances, tu écouteras sa voix.
Aujourd’hui le Seigneur a obtenu de toi cette déclaration : tu seras son peuple, son domaine particulier, comme il te l’a dit, tu devras garder tous ses commandements.
Il te fera dépasser en prestige, renommée et gloire toutes les nations qu’il a faites, et tu seras un peuple consacré au Seigneur ton Dieu, comme il l’a dit. »

Psaume 119(118),1-2.4-5.7-8.
R/ Heureux ceux qui marchent suivant la loi du Seigneur ! (Ps 118, 1)
Heureux les hommes intègres dans leurs voies
qui marchent suivant la loi du Seigneur !
Heureux ceux qui gardent ses exigences,
ils le cherchent de tout cœur !
Toi, tu promulgues des préceptes
à observer entièrement.
Puissent mes voies s’affermir
à observer tes commandements !
D’un cœur droit, je pourrai te rendre grâce,
instruit de tes justes décisions.
Tes commandements, je les observe :
ne m’abandonne pas entièrement.

14.03.2025 – SAINTE DU JOUR

Sainte Mathilde (ou Maud) de Germanie
REINE D’ALLEMAGNE († 968)
Veuve
(875-968)
Épouse d’Henri Ier, roi de Germanie, sainte Mathilde forma avec lui un couple très uni, priant ensemble. Ils eurent cinq enfants.
Devenue veuve en 936, elle chercha à réconcilier les deux ainés de ses enfants qui se disputaient la couronne de leur père. Ne pouvant être écoutée, elle se retira dans un monastère de Westphalie, jusqu’à ce que ses fils, honteux de leurs actes, la rappellent.
L’aîné Othon alla se faire sacrer Empereur d’Allemagne à Rome, et Mathilde profita de sa régence pour fonder nombre d’églises, de monastères et d’hôpitaux.
Sainte Mathilde priez pour nous !
