11.04.2025 – PRÉDICATION DE CARÊME DU PÈRE ROBERTO PASOLINI (4/4)

Le père Roberto Pasolini, O.F.M. Cap., prédicateur de la Maison pontificale, propose une prédication les vendredis de Carême pour se préparer à Pâques. Sa prédication est à suivre depuis la salle Paul VI les vendredis 21 mars, 28 mars, 4 avril et 11 avril à 9h.

09.04.2025 – Programme de célébration de la Semaine Sainte au Sanctuaire de Fatima

Programme de célébration de la Semaine Sainte au Sanctuaire de Fatima

Le moment central de l’année liturgique et de la foi chrétienne commence ce dimanche 13 avril.

 

La Semaine Sainte, qui commence avec le dimanche des Rameaux, converge vers le Triduum Pascal : le point culminant de l’année liturgique catholique. Les célébrations qui se déroulent entre le Jeudi Saint et le Dimanche de Pâques vous invitent à méditer sur le mystère de la Passion, de la Mort et de la Résurrection du Christ. Dans ce guide, nous résumons la signification des principaux moments de ces jours et le riche programme de célébration proposé par le Sanctuaire de Fatima pour vivre ce voyage central de la foi chrétienne.

13 avril

DIMANCHE DES RAMEAUX

Acclamé comme roi

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La Semaine Sainte commence le sixième dimanche du Carême, le dimanche des Rameaux. La messe de ce jour célèbre simultanément l’entrée de Jésus à Jérusalem et la proclamation solennelle de sa Passion.

Les branches sont donc le symbole le plus marquant des célébrations de cette journée, au cours desquelles les prêtres portent des vêtements rouges, symbolisant la mort du Christ, qui se donnera pour l’humanité.

Au Sanctuaire, la célébration du dimanche des Rameaux commence dans la Chapelle des Apparitions, avec le rite de la bénédiction des branches des pèlerins. Ensuite, l’assemblée est invitée à imiter la foule qui a acclamé Jésus dans la ville sainte de Jérusalem, en procession jusqu’à l’autel de l’enceinte de prière. C’est là que se déroule la deuxième partie de la célébration liturgique de cette journée, avec la messe solennelle, où est proclamé l’Évangile de la Passion, qui anticipe les événements de la semaine qui commence.

  • À côté de la chapelle des Apparitions, où commence la célébration, des branches seront distribuées aux pèlerins par les accueillants du Sanctuaire.
  • La procession de ce jour suit le parcours habituellement suivi lors des Grands Pèlerinages des 12 et 13.
  • En ce jour et pendant la Semaine Sainte, dans la récitation du Rosaire, les mystères douloureux sont médités.
  • Dans les autres messes du dimanche des Rameaux, y compris les après-midi, la commémoration de l’entrée du Seigneur à Jérusalem se fait à l’intérieur de l’église et sans procession initiale.
  • Le mercredi saint, le Saint-Sacrement sera retiré de la chapelle de Lausperene, qui est fermée jusqu’au dimanche de Pâques.

DANS LE SANCTUAIRE :

11h00 | Messe du dimanche des Rameaux dans la Passion du Seigneur
Il commence à la chapelle des apparitions, avec la bénédiction des branches, suivie de la procession jusqu’à l’autel du ceint de prière.

14h00 | Via-Sacra
Enceinte de prière

17 avril

JEUDI SAINT

Le don de l’Eucharistie et du service

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La Messe de l’après-midi de la Cène du Seigneur introduit le Triduum Pascal. Dans cette célébration de l’institution de l’Eucharistie et du Sacerdoce, par Jésus, le moment le plus marquant est le rite du lave-pieds, qui symbolise le commandement de l’amour et du service, perpétué dans la Dernière Cène, lorsque le Christ lave les pieds de ses apôtres.

À Cova da Iria, 12 employés du sanctuaire de Fatima sont symboliquement invités au rite du lavage des pieds. Pour souligner encore plus le sens du service, cette année, le rite a la particularité d’être accompli avec un gomil et une lavande d’argent où sont frappées les empreintes digitales des serviteurs du Sanctuaire et des pèlerins de Fatima, pièces qui font partie de l’exposition temporaire « servir, la seule prédication ».

À la fin de la messe de l’apsoir de la Cène du Seigneur, le Saint Sacrement est conduit, en procession, à la Chapelle de la Mort de Jésus, où, à la fin de la journée, la Prière de l’Agonie du Seigneur est priée.

  • Le matin du Jeudi Saint, la messe chrétienne est célébrée dans chaque cathédrale diocésaine. Dans cette célébration, l’évêque diocésain, en présence de son presbytère et de l’assemblée des fidèles, consacre le saint chrisme et bénit les huiles des catéchumènes et des malades, qui seront utilisées dans l’administration des différents sacrements, dans tout le diocèse.
  • Au Sanctuaire de Fatima, les principales célébrations du Triduum Pascal sont interprétées en Langue des Signes Portugaise, à savoir : la Messe du Soir de la Cène du Seigneur, le Jeudi Saint ; la Célébration de la Passion du Seigneur, le Vendredi Saint ; la Veillée Pascale Solennelle, le Samedi, et la Messe du Dimanche de Pâques de la Résurrection du Seigneur.

DANS LE SANCTUAIRE :

16h45 | Méditation : « S’offrer eucharistiquement »
Chapelle de la Résurrection de Jésus

18h00 | Messe du soir de la Cène du Seigneur
Basilique de la Sainte Trinité, suivie de la procession à la chapelle de la mort de Jésus
avec interprétation en langue des signes portugaise

23h00 | Prière de l’agonie du Seigneur
Chapelle de la mort de Jésus

VENDREDI SAINT

Le mystère de la croix

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En ce jour, les autels déjà dépouillés et le sanctuaire vide et ouvert orientent le regard vers la croix du Christ. Le Vendredi saint est le jour consacré à la méditation de prière de la Passion et de la Mort de Jésus-Christ. C’est donc un jour aliturgique, au cours duquel il n’y a pas de messes célébrées, mais il y a un programme de célébration qui évoque la Croix du Sauveur.

Au sanctuaire de Fatima, le programme de célébration commence et se termine par le chemin de Croix. La première se déroule encore à l’aube et invite à méditer sur les mystères entre l’institution de l’Eucharistie et l’emprisonnement de Jésus. La nuit, le Via-Sacra se déroule dans l’enceinte de prière, illuminée uniquement par la lumière qui provient de la chapelle des apparitions et des bougies qui marquent, en forme de croix, chacune des stations dispersées dans l’espace de célébration extérieur.

Mais la célébration centrale de ce jour de jeûne et de pénitence est celle de la Passion du Seigneur, à 15h00 (heure qui marque la mort de Jésus). Vécue surtout dans un environnement de silence, de sobriété et de contemplation, elle est structurée en trois moments : un premier consacré à la Liturgie de la Parole ; un autre d’adoration de la Croix ; et un dernier moment dans lequel l’Eucharistie, pain consacré la veille, est distribuée.

  • Le chemin de sacré de l’aube de ce jour commence à Capelinha das Aparições et se fait par l’Avenida D. José Alves Correia da Silva, jusqu’au début du Caminho dos Pastorinhos, puis continuant jusqu’au Calvário Húngaro, à Valinhos.

DANS LE SANCTUAIRE :

00h00 | Via-sacra
Chemin des petits bergers, à partir de la chapelle des apparitions

09h30 | Laudes
Basilique Notre-Dame du Rosaire de Fatima

11h00 | Méditation : « Rejoindre le siège du Crucifié »
Chapelle de la Résurrection de Jésus

15h00 | Célébration de la Passion du Seigneur
Basilique de la Sainte Trinité
avec interprétation en langue des signes portugaise

21h00 | Voie sacrée
Enceinte de prière

19 avril

SAMEDI SAINT

L’attente

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Le samedi saint est un temps d’attente. « L’Église reste près du tombeau du Seigneur, méditant sur sa Passion et sa mort, s’abstenant de la Messe jusqu’à la Veillée solennelle ou l’attente nocturne de la Résurrection », indique le Missel Romain.

En plus d’être un jour d’attente et de prière, c’est aussi une période de préparation à l’événement central de la foi chrétienne : la résurrection du Christ, qui sera célébrée à la fin de la journée.

  • Dans le Sanctuaire, en plus d’être proposée la Liturgie des Heures, la prière à Notre-Dame de la Solitude est priée à 15h00, une prière adressée à la Mère de Dieu, qui, au moment de la douleur et de la solitude après la mort de Jésus, a maintenu la foi en la résurrection de son Fils.

DANS LE SANCTUAIRE :

09h30 | Laudes
Basilique Notre-Dame du Rosaire de Fatima

12h30 | Rosaire
Chapelle des Apparitions

15h00 | Prière à Notre-Dame de la Solitude
Enceinte de prière

16h30 | Méditation : « Attendre le jour éternel »
Chapelle de la Résurrection de Jésus

17h30 | Veilles
Basilique Notre-Dame du Rosaire de Fatima

20 avril

DIMANCHE DE PÂQUES

Ressuscité !

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Le temps de Pâques commence, qui célèbre la victoire du Christ sur la mort, dans une célébration centrale de la foi chrétienne qui durera 50 jours, jusqu’au dimanche de Pentecôte.

La joie donne le ton aux célébrations, avec des introductions plus généreuses à l’hymne de la Gloire et au chant de l’Alléluia, des parements blancs et une ornementation des espaces liturgiques nettement festive.

La Veillée Pascale, célébrée dans les dernières heures du Samedi Saint (à 22h00, au Sanctuaire de Fatima), se compose de cinq éléments : la Liturgie de la Lumière, qui marque le début de la célébration par la bénédiction du feu nouveau, encore à l’extérieur de l’église, et se prolonge avec l’allumage de la Bougie Pascale, dans un moment qui représente le passage des ténèbres à la lumière ; la Liturgie de la Parole, qui évoque l’histoire du salut et qui culmine avec la proclamation de l’Évangile de la Résurrection ; la bénédiction de l’eau, qui sera utilisée pour le rite de renouvellement des promesses baptismales, symbole de renouveau et engagement chrétien, et la liturgie eucharistique, qui célèbre la résurrection du Christ, en mémoire de son sacrifice pascal.

  • Au Sanctuaire, à la fin de la Messe du dimanche de Pâques, avant la bénédiction du président, à côté de l’image de Notre-Dame, on chante, en remplacement de l’Angelus, l’antiphone mariale Regina Cæli (Reine du Ciel), qui exalte Notre-Dame et proclame la joie de la Résurrection, à laquelle la Mère de Dieu participe spirituellement.
  • Pendant l’octave de Pâques – période de huit jours au cours de laquelle se prolonge la célébration de la Résurrection du Christ – les glorieux mystères sont médités dans la récitation du chapelet.

DANS LE SANCTUAIRE :

Samedi soir

22h00 | Veillée pascale
Basilique de la Sainte Trinité
avec interprétation en langue des signes portugaise

23h45 | Procession eucharistique
Pour la chapelle du Saint-Sacrement

Dimanche

10h00 | Rosaire
Chapelle des Apparitions

11h00 | Messe du dimanche de Pâques de la Résurrection du Seigneur
Basilique de la Sainte Trinité

17h30 | Veilles de Pâques
Basilique Notre-Dame du Rosaire de Fatima

VOIR SOUS :

Chapelle des apparitions :

Source : SANCTUAIRE DE FATIMA, le 9 avril 2025

Le bouleversant face-à-face entre sœur Francesca et le pape François

© Antoine Mekary | ALETEIA

Le bouleversant face-à-face entre sœur Francesca et le pape François

À 94 ans, après 75 années de vie cloîtrée, sœur Francesca a vécu l’inattendu : une rencontre bouleversante avec le pape François dans la basilique Saint-Pierre, dimanche 6 avril. Un face-à-face entre deux âmes fortes dans des corps fragilisés par l’âge.

À 94 ans, dont 75 de vie consacrée, sœur Francesca Battiloro a vécu ce qu’elle décrit comme « la plus grande surprise de sa vie » : une rencontre inattendue avec le pape François. « Je n’avais demandé qu’à Dieu, rien qu’à Lui, de rencontrer le Pape », confie-t-elle au journal italien Il Mattino. « Je pensais que c’était impossible. Et pourtant, Il me l’a envoyé. » Venue de Naples jusqu’à Rome pour participer au Jubilé des Malades et du Personnel de santé, célébré ce dimanche 6 avril, la religieuse n’espérait qu’une chose : franchir la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre. Faible, presque aveugle et en fauteuil roulant, elle a pu vivre ce moment de pèlerinage dans l’intimité, alors que 20.000 fidèles assistaient à la messe sur la place.

En prière, recueillie près du tombeau de saint Pierre, elle perçoit une agitation discrète. Un petit groupe d’hommes en costume s’approche. Parmi eux, un autre fauteuil roulant. C’est le Pape en personne, venu en silence accomplir les mêmes gestes : prier, se confesser, franchir la Porte Sainte. C’était sa première apparition publique depuis son hospitalisation pour une pneumonie. Rien n’avait été prévu. Mais là, au cœur de la nef centrale, deux fauteuils roulants se croisent. « Que c’est beau, que c’est beau », ne cessait de répéter sœur Francesca, submergée par l’émotion. Elle saisit la main du Pape — et selon ses mots, ne pouvait plus la lâcher. François, souriant, la taquine d’une voix encore fragile : « Tu es l’une des sœurs de Naples, non ? » Un clin d’œil à un souvenir de dix ans plus tôt, lorsque des religieuses napolitaines l’avaient littéralement entouré lors d’une visite à leur cathédrale.

« Je prie de tout mon cœur, j’ai offert ma vie à Jésus pour que vous guérissiez »

À l’époque, sœur Francesca n’avait pas pu l’approcher. Cette fois, ils ont partagé près de dix minutes ensemble. « J’ai embrassé sa main, et il avait l’air heureux… En ce moment, Dieu exauce vraiment mes prières, même les toutes petites », raconte-t-elle. Elle n’était pas venue pour demander quoi que ce soit pour elle-même. Au contraire. « Je lui ai dit : ‘Sainteté, je prie de tout mon cœur, j’ai offert ma vie à Jésus pour que vous guérissiez. Je prendrai votre place, si Dieu le veut…’ Il m’a souri. »

Puis, d’une voix douce, elle ajoute : « Désormais, je ne désire plus qu’une chose : mourir dans un acte d’amour pur. C’est cela que je veux. Ma rencontre finale avec Lui. J’ai vécu ma vie. » Plus tard, depuis la place Saint-Pierre, le Pape a évoqué la maladie comme “une école de l’amour” et rappelé que « Dieu ne nous abandonne jamais. » Cette rencontre imprévue, dans le silence d’un lieu sacré, entre deux serviteurs de Dieu en fauteuil roulant, n’a rien d’un simple hasard. C’est une grâce. La preuve vivante qu’une prière confiée sans réserve peut prendre une forme inattendue, presque miraculeuse.

Source : ALETEIA, le 11 avril 2025

« Le rosaire est la prière offerte aux pécheurs, même les plus endurcis »

Illustration
© Unsplash/Karl Raymund Catabas

« Le rosaire est la prière offerte aux pécheurs, même les plus endurcis »

Prier le chapelet a toujours été une corvée et surtout j’avais de grandes réserves, ne comprenant pas que prier les saints et la Vierge, ce n’est pas faire offense à Dieu, bien au contraire. Pas de jalousie au Ciel. Tout le monde s’aime en Dieu, uni à Dieu.

J’avais néanmoins expérimenté la force du chapelet dans quelques situations complexes et avais été stupéfait de ses effets.

Actuellement je traverse une période d’épreuves hallucinantes que je découvre être en lien avec des malédictions et de la magie et qui à mon sens ne peuvent donc résulter que d’une attaque en règle du démon qui s’en prend avec acharnement à ma famille.

Et ce matin cet appel, dans mon cœur, à m’appuyer sur cette arme qu’est le chapelet et que j’ai alors récité avec facilité et joie ! Joie de savoir que le pécheur que je suis n’est pas abandonné de Dieu, de découvrir que le rosaire est la prière offerte aux pécheurs même les plus endurcis, et que la Victoire m’attend au bout de toutes ces épreuves que je confie au Seigneur.

J’ai d’ailleurs parfaitement conscience que ces épreuves sont un temps de grâce que Dieu m’offre pour m’apprendre à Le prier et à Lui faire confiance.

Azarias

20 mai 2017

www.rosary-world.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

11.05.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Stanislas
Évêque de Cracovie, martyr 
(1030-1079)

Stanislas (Stanisław en polonais) naît à Cracovie en 1030 de parents fort avancés en âge, mariés depuis trente ans et encore sans postérité. Dieu, qui avait des vues élevées sur cet enfant, lui inspira dès son bas âge de grandes vertus, surtout la charité pour les pauvres, et une mortification qui le portait à jeûner souvent et à coucher sur la terre nue, même par les plus grands froids. 

Après de brillantes études, il n’aspirait qu’au cloître ; à la mort de ses parents, il vendit leurs vastes propriétés et en donna le prix aux pauvres. Stanislas dut se soumettre à son évêque, qui l’ordonna prêtre et le fit chanoine de Cracovie. 

Il fallut avoir recours au Pape pour lui faire accepter, en 1072, le siège de Cracovie, devenu vacant. Ses vertus ne firent que grandir avec sa dignité et ses obligations ; il se revêtit d’un cilice, qu’il porta jusqu’à sa mort ; il se fit remettre une liste exacte de tous les pauvres de la ville et donna l’ordre à ses gens de ne jamais rien refuser à personne. 

La plus belle partie de la vie de Stanislas est celle où il fut en butte à la persécution du roi de Pologne, Boleslas II. Ce prince menait une conduite publiquement scandaleuse. Seul l’évêque osa comparaître devant ce monstre d’iniquité, et d’une voix douce et ferme, condamner sa conduite et l’exhorter à la pénitence. Le roi, furieux, attendit l’heure de se venger. 

Stanislas avait acheté pour son évêché, devant témoins, et il avait payé une terre dont le vendeur était mort peu après. Le roi, ayant appris qu’il n’y avait pas d’acte écrit et signé, gagna les témoins par promesses et par menaces, et accusa Stanislas d’avoir usurpé ce terrain. L’évêque lui dit : « Au bout de ces trois jours, je vous amènerai comme témoin le vendeur lui-même, bien qu’il soit mort depuis trois ans. » 

Le jour venu, le saint se rendit au tombeau du défunt ; en présence d’un nombreux cortège, il fit ouvrir la tombe, où on ne trouva que des ossements. Stanislas, devant cette tombe ouverte, se met en prière, puis touche de la main le cadavre : « Pierre, dit-il, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, viens rendre témoignage à la vérité outragée. » 

À ces mots, Pierre se lève, prend la main de l’évêque devant le peuple épouvanté, et l’accompagne au tribunal du roi. Le ressuscité convainc de calomnie le roi et les témoins, et de nouveau accompagne l’évêque jusqu’au tombeau, qu’on referme sur son corps, redevenu cadavre. Loin de se convertir, le roi impie jura la mort de Stanislas, et bientôt l’assassina lui-même, en 1079, pendant qu’il offrait le saint sacrifice.

Saint Stanislas priez pour nous !

Visite surprise du Pape à Saint-Pierre pour prier sur la tombe de Pie X

Le Pape lors du jubilé des malades  (VATICAN MEDIA Divisione Foto)

Visite surprise du Pape à Saint-Pierre pour prier sur la tombe de Pie X

François est sorti, comme dimanche dernier, de manière imprévue ce jeudi de la Maison Sainte-Marthe où il poursuit sa convalescence et a rencontré quelques personnes. Le Souverain pontife s’est rendu vers 13h dans la basilique Saint-Pierre où il a rencontré une centaine de fidèles enthousiastes qui se sont approchés pour le saluer et recevoir sa bénédiction. 

Salvatore Cernuzio – Cité du Vatican

Il était presque 13h dans la basilique Saint-Pierre quand quelques femmes ont crié dans les allées: «Voilà le Pape! Voilà le Pape!». Après la surprise de dimanche dernier, lorsque les 20 000 fidèles présents sur la place Saint-Pierre pour le jubilé des malades ont soudain vu François arriver en fauteuil roulant, le Saint-Père a de nouveau souhaité ce jeudi après-midi quitter quelques minutes la Maison Sainte-Marthe où il poursuit sa convalescence, et franchir la porte de la Prière pour se rendre à la basilique. Moins de dix minutes pour se recueillir sur la tombe du Pape Pie X – un pape dont il s’est toujours dit très proche – et sur laquelle il était également allé prier dimanche dernier, et devant le monument dédié à Benoît XV. 

Des centaines de personnes pour saluer le Pape

Ces quelques minutes ont cependant suffi à réjouir les centaines de personnes venues visiter Saint-Pierre, qui, «avec un tam tam ordonné», comme l’ont raconté les personnes présentes, se sont rassemblées pour saluer le Pape. Parmi eux se trouvaient également des restaurateurs travaillant à ce moment-là derrière une toile pour les travaux intérieurs effectués ces derniers mois par la Fabrique de Saint-Pierre, qui lui ont serré la main, plusieurs enfants qu’il a bénis et de groupes entiers de pèlerins présents à Rome pour le Jubilé.

«Trop d’émotion, ma vision s’est brouillée à cause des larmes et je n’ai même pas pu prendre une photo», a déclaré aux médias du Vatican Mgr Valerio Di Palma, chanoine de Saint-Pierre. Il était retourné à la sacristie vers 12h50, en est ressorti dix minutes plus tard, attiré par l’agitation, et a vu le fauteuil roulant avec le Pape, poussé par Massimiliano Strappetti, son assistant sanitaire personnel. Tout autour, les gendarmes tentaient de maintenir l’ordre.

Bénédictions et salutations

«Le Pape a franchi la porte de la Prière, puis s’est rendu à l’autel de la Chaire et enfin à la tombe de saint Pie X pour prier. À la fin, il a salué quelques personnes, dans la mesure de ses possibilités», explique Mgr Di Palma. Pas de mots de la part de François, seulement des gestes. Des gestes de proximité et d’affection envers ceux qu’il a trouvés devant lui, certains faisant même la queue pour saisir un moment de proximité avec l’évêque de Rome en cette période où, en raison de la convalescence, les apparitions publiques se sont raréfiées.

Auprès des gens, François s’est montré avec un plaid contre le froid sur les jambes et des canules nasales pour l’oxygène: «Nous avons été émus par cela, de le voir si “en civil”, simple. Tout le monde pleurait, même la sécurité». Quelques enfants se sont approchés du Pape, une dame a reçu sa bénédiction en larmes. Pourquoi ces larmes? «Parce que c’est un signe qu’il a récupéré, que, oui, il souffre mais qu’il est proche. J’ai été frappée par ses yeux: grands, brillants. Ce regard pénétrant, attentif. Il n’a rien dit: il saluait et bénissait. Je lui ai dit: « Votre Sainteté, nous avons hâte que vous reveniez ici. Il a souri“».

Source : VATICANNEWS, le 10 avril 2025

11.04.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 10,31-42. 

En ce temps-là, de nouveau, des Juifs prirent des pierres pour lapider Jésus.
Celui-ci reprit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes qui viennent du Père. Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ? »


Ils lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c’est pour un blasphème : tu n’es qu’un homme, et tu te fais Dieu. »
Jésus leur répliqua : « N’est-il pas écrit dans votre Loi : ‘J’ai dit : Vous êtes des dieux ?’
Elle les appelle donc des dieux, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, et l’Écriture ne peut pas être abolie.
Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : “Tu blasphèmes”, parce que j’ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”.
Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire.
Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. »


Eux cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il échappa à leurs mains.


Il repartit de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où, au début, Jean baptisait ; et il y demeura.
Beaucoup vinrent à lui en déclarant : « Jean n’a pas accompli de signe ; mais tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. »
Et là, beaucoup crurent en lui.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Méliton de Sardes (?-v. 195)

évêque

Homélie pascale, 57-67 (in Le Mystère de Pâques, coll. Icthus, vol. 10; trad. F. Quéré; Migne, Grasset 1965; p. 35 rev ; cf SC 123)

Le mystère de la Pâque du Seigneur

Le mystère de la Pâque s’est accompli dans le corps du Seigneur. Mais déjà il avait annoncé ses propres souffrances dans les patriarches, les prophètes et tout son peuple ; il les avait confirmées par un sceau dans la Loi et les prophètes. Ce futur inouï et grandiose a été préparé de longue date ; préfiguré depuis longtemps, le mystère du Seigneur a été rendu visible aujourd’hui, car ancien et nouveau est le mystère du Seigneur. (…) Veux-tu donc voir le mystère du Seigneur ? Regarde Abel comme lui assassiné, Isaac comme lui enchaîné, Joseph comme lui vendu, Moïse comme lui exposé, David comme lui traqué, les prophètes comme lui malmenés au nom du Christ. Regarde enfin la brebis immolée sur la terre d’Égypte, qui frappa l’Égypte et sauva Israël par son sang. Par la voix des prophètes aussi s’annonçait le mystère du Seigneur. Moïse dit au peuple : « Vous verrez votre vie suspendue sous vos yeux, nuit et jour, et vous ne croirez pas à votre vie » (Dt 28,66). Et David : « Pourquoi les nations en tumulte et ce vain grondement des peuples ? Les rois de la terre se sont soulevés, les princes ont ensemble conspiré contre le Seigneur et son Oint » (Ps 2,1). Et Jérémie : « Je suis comme un agneau innocent amené à l’abattoir. Ils trament de mauvais desseins contre moi, disant : Allons (…), arrachons-le de la terre des vivants, et nul ne se souviendra plus de son nom » (11,9). Et Isaïe : « Comme une brebis, il fut mené au sacrifice ; comme un agneau muet devant le tondeur, il n’ouvre pas la bouche. Qui racontera sa naissance ? » (53,7) Bien d’autres événements ont été annoncés par de nombreux prophètes touchant le mystère de la Pâque, qui est le Christ. (…) C’est lui qui nous a délivrés de la servitude du monde comme de la terre d’Égypte, et nous a arrachés à l’esclavage du démon comme de la main de Pharaon.

LECTURES :

Livre de Jérémie 20,10-13. 

Moi, Jérémie, j’entends les calomnies de la foule : « Dénoncez-le ! Allons le dénoncer, celui-là, l’Épouvante-de-tous-côtés. » Tous mes amis guettent mes faux pas, ils disent : « Peut-être se laissera-t-il séduire… Nous réussirons, et nous prendrons sur lui notre revanche ! »
Mais le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable : mes persécuteurs trébucheront, ils ne réussiront pas. Leur défaite les couvrira de honte, d’une confusion éternelle, inoubliable.
Seigneur de l’univers, toi qui scrutes l’homme juste, toi qui vois les reins et les cœurs, fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras, car c’est à toi que j’ai remis ma cause.
Chantez le Seigneur, louez le Seigneur : il a délivré le malheureux de la main des méchants.

Psaume 18(17),2-3.4.5-6.7. 

R/ Dans mon angoisse, j’appelai le Seigneur ; il entend ma voix. (Ps 17, 7)

Je t’aime, Seigneur, ma force : 
Seigneur, mon roc, ma forteresse,
Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite, 
mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire !

Louange à Dieu ! 
Quand je fais appel au Seigneur, 
je suis sauvé de tous mes ennemis.

Les liens de la mort m’entouraient, 
le torrent fatal m’épouvantait ;
des liens infernaux m’étreignaient : 
j’étais pris aux pièges de la mort.

Dans mon angoisse, j’appelai le Seigneur ; 
vers mon Dieu, je lançai un cri ; 
de son temple il entend ma voix : 
mon cri parvient à ses oreilles.