Fatima ne cachera pas sa mosaïque de Rupnik

Fatima ne cachera pas sa mosaïque de Rupnik

Le sanctuaire de Fatima, au centre du Portugal, a annoncé qu’il n’enlèverait ni ne dissimulerait une mosaïque de Marko Rupnik se trouvant sur un mur de la basilique de la Sainte-Trinité. Le lieu de pèlerinage cessera toutefois d’utiliser pour sa communication l’œuvre du prêtre-artiste accusé d’abus sexuels.

Le Sanctuaire de Fatima n’envisage pas d’enlever l’immense mosaïque conçue par l’ex-jésuite Marko Ivan Rupnik, qui se trouve sur le mur arrière de la basilique de la Sainte-Trinité, a indiqué l’institution au média portugais 7MARGENS (1er avril 2025). Elle a cependant décidé de suspendre l’utilisation des photos de cette œuvre.

Le Sanctuaire souligne qu’il «condamne absolument les actes commis par le père M. I. Rupnik» tout en rappelant avoir «déjà exprimé sa solidarité avec les victimes».

Le panneau présent sur la basilique a été conçu et réalisé par le Centre Aletti, basé à Rome, dont Marko Rupnik a été le fondateur et le directeur jusqu’en 2020, date à laquelle les premières plaintes contre lui ont émergé. Le Slovène est accusé de contraintes sexuelles par au moins 20 femmes adultes au moment des faits, dont plusieurs religieuses. Il a été exclu de l’ordre des jésuites en 2023. Une procédure canonique à son encontre est en cours au Vatican.

Plus sous : CATH.CH, le 7 avril 2025

05.12.2025 – CONGRÈS INTERNATIONAL – “Le Sacré-Cœur de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie” à Pontevedra et Saint-Jacques-de-Compostelle, en Espagne

L’APOSTOLAT MONDIAL DE FÁTIMA

vous invite à rejoindre le

CONGRÈS INTERNATIONAL

“Le Sacré-Cœur de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie”

&

PÈLERINAGE

à Pontevedra et Saint-Jacques-de-Compostelle, en Espagne

DU 5 AU 12 DÉCEMBRE 2025

L’Apostolat Mondial de Fátima, en collaboration avec le Sanctuaire de Fátima, organise un congrès théologique-pastoral international sur « Le Sacré-Cœur de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie » à Fátima, Portugal, suivi d’un pèlerinage à Pontevedra et Saint-Jacques-de-Compostelle, en Espagne, pour participer au centenaire de l’apparition de Notre-Dame et de l’Enfant Jésus à Sœur Lucie ce 10 décembre 2025.

Les objectifs de cette initiative sont :

  • Célébrer l’année jubilaire 2025 – « Pèlerins de l’espérance » en visitant le Sanctuaire de Notre-Dame de Fátima au Portugal et le Sanctuaire du Cœur Immaculé de Marie à Pontevedra, en Espagne ;
  • Réfléchir sur le sens de la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie et approfondir l’interrelation entre les deux Cœurs ;
  • S’associer aux célébrations du 100e anniversaire de l’Apparition de la Vierge Marie à Pontevedra, en Espagne, et souligner l’importance de la Dévotion des Premiers Samedis en réparation de Son Cœur Immaculé. 

PROGRAMME DU CONGRÈS

« Dis à tout le monde que Dieu nous accorde ses grâces par le moyen du Cœur Immaculé de Marie ; que c’est à elle qu’il faut les demander ; que le Cœur de Jésus veut qu’on vénère avec lui le Cœur Immaculé de Marie ; que l’on demande la paix au Cœur Immaculé de Marie, car c’est à elle que Dieu l’a confiée. »Sainte Jacinta Marto

Des experts en théologie, doctrine et dévotion au Sacré-Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie, avec un accent particulier sur le message de Fátima, feront du congrès une expérience remarquable et enrichissante. Parmi les principaux intervenants, il y aura Mgr José Ornelas Carvalho, évêque de Leiria-Fátima, le P. Carlos Cabecinhas, recteur du Sanctuaire de Fátima, Sœur Angela de Fátima Coelho, Vice-postulatrice pour la Cause de Canonisation de la Vénérable Sœur Lucia de Jésus, le P. Stefano Cecchin, Président de l’Académie Pontificale Mariale Internationale et Dr Teresa Messias, Professeur à l’Université Catholique Portugaise. Des liturgies au Sanctuaire de Fátima et dans les chapelles de l’hôtel feront également partie du programme.

5 décembre : Arrivée et accueil des participants, à l’hôtel Domus Pacis, Fátima

6-7 décembre : Congrès international : « Le Sacré-Cœur de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie »

8 décembre : Solennité de l’Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge Marie.  Visite guidée des lieux sacrés de Fátima

PROGRAMME DE PÈLERINAGE

9 décembre : Départ en autocar pour Pontevedra. Visite chez la maison de la bienheureuse Alexandrina à Balazar en route vers Pontevedra, en Espagne. Dîner et nuit à Pontevedra pour le programme du centenaire.

10 décembre : Célébration solennelle du 100e anniversaire de l’apparition de la Vierge dans le Couvent-Sanctuaire du Cœur Immaculée de Marie, à Pontevedra.

11 décembre : Messe du pèlerin dans la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle et visite. Sur la route vers Fátima, visite au couvent du Carmel de Coimbra.

12 décembre : Fin du programme.

PRIX DU PAQUET CONGRÈS & PÈLERINAGE

(du 5 au 12 décembre 2025 – par personne)

8 jours / 7 nuits en chambre double/partagée : 1.380,00 €

8 jours / 7 nuits en chambre individuelle : 1.695,00 €

Le prix comprend l’hébergement et les repas à l’Hôtel Domus Pacis, à Fátima-Portugal et deux nuits dans des hôtels à Pontevedra, en Espagne, du 5 décembre (dîner) au 12 décembre (petit-déjeuner). Il comprend également les frais d’inscription à la conférence ; transport en autocar à Fátima et pour le pèlerinage à Pontevedra et Saint-Jacques-de-Compostelle et accompagnateurs / guides touristiques pour l’itinéraire. Le prix n’inclut pas les vols aller-retour et les transferts de l’aéroport de Lisbonne à Fátima et le retour ou autres dépenses personnelles.

Plus sous : APOSTOLAT MONDIAL DE FATIMA

Carême: par son Ascension, Jésus nous invite à devenir ses témoins

Quatrième et dernière prédication de Carême.   (Vatican Media)

Carême: par son Ascension, Jésus nous invite à devenir ses témoins

Pour la dernière prédication de Carême de cette année 2025, le père capucin Roberto Pasolini a choisi de méditer sur les épisodes de l’Évangile qui ont suivi la Résurrection. S’arrêtant sur l’Ascension du Seigneur, le prédicateur de la Maison pontificale estime que les chrétiens sont invités à devenir «les témoins et les animateurs d’une humanité nouvelle, en passant par la porte étroite de l’Amour du Christ».

Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican

Les quatre méditations proposées en ces vendredis de Carême avaient pour objectif de «nous aider à rester ancrés et fermes sur l’ancre de notre vie: le Christ», a commenté le père Roberto Pasolini, qui a voulu conclure ce cycle, du baptême de Jésus, sa vie publique et enfin sa résurrection, par une réflexion consacrée à son Ascension.

Ce vendredi 11 avril, le prédicateur de la maison pontificale a débuté en évoquant l’échange entre le Christ ressuscité et Marie-Madeleine, tout près du tombeau du Christ. Marie-Madeleine s’inquiète de l’absence du corps du Christ, pour l’embaumer, et chérir ce cadavre, comme elle chérit sa vie avant la Passion de Jésus. Mais pour le père Pasolini, «cette tendance à embaumer l’absent peut aussi devenir une pathologie dont notre cœur devient gravement malade, empêchant cette réouverture, si douloureuse mais si nécessaire, à laquelle nous sommes appelés après chaque séparation».

Chercher le Christ dans l’humanité

En effet, Marie-Madeleine ne reconnait pas tout de suite le Christ, car elle est enfermée dans son deuil. Mais après plusieurs «retournements» de Marie-Madeleine, évoqués dans une récente catéchèse du Pape François, elle reconnait le Christ, «qui l’appelle par son nom et regarde son visage».

Elle veut alors retenir le Christ, qui l’empêche de le faire: «Ne me retiens pas», lui intime-t-il (Jn 20,17-18). «C’est la dernière et grande tentation que nous pouvons éprouver face à la Pâque du Christ: celle d’empêcher la puissance de son Esprit de nous transformer en créatures nouvelles», souligne le père Pasolini.

Plutôt que de rester avec le Christ ressuscité, Marie court vers «ses frères et sœurs», comme nous devons le faire pour «éviter le risque de transformer Pâques en une forme d’idolâtrie religieuse», poursuit le capucin. En assumant de devenir un homme, Jésus nous appelle «à le chercher partout comme une réalité vivante, en particulier dans le mystère de notre humanité».

Mêler Ciel et terre

Devant des dizaines de membres de la Curie réunis salle Paul-VI au Vatican, ainsi que le dicastère pour le Service du développement humain intégral effectuant ce jour son pèlerinage jubilaire, le prédicateur a continué avec le mystère de l’Ascension. Regarder vers le ciel est le signe d’une nature spirituelle, d’une élévation de l’âme dans l’iconographie traditionnelle, explique le religieux. Pourtant, à l’image des disciples qui regardent vers le Ciel et se font questionner par un ange («Pourquoi vous tenez-vous là à regarder vers le ciel?», Actes des Apôtres 1,9-11), le père Pasolini encourage à «ne plus chercher Dieu dans les hauteurs, mais à reconnaître la gloire de son amour dans les petites choses quotidiennes».

Ainsi, «l’Ascension sert à renverser définitivement l’ordre des choses: la terre et le ciel échangent leurs rôles, l’Esprit habite les réalités visibles, tandis que la chair humaine fait son entrée définitive dans les réalités invisibles, “pour que Dieu soit tout en tous“». Car après l’Ascension, Jésus promet de revenir, un retour qui se fera «par le témoignage vivant des enfants de Dieu», assure le religieux capucin.

«Proclamez la bonne nouvelle à toute créature»

La mission que Jésus confie à ses disciple est de porter l’Évangile à toutes les créatures, pas seulement aux êtres humains, comme saint François prêchait aux oiseaux ou saint Antoine aux poissons. Une perspective «reposante», pour le père Pasolini, et qui permet d’abord «de reconnaître et honorer la vie de l’autre, avant d’espérer ou de provoquer sa transformation». «Si nous regardons les autres en tant qu’êtres humains, en oubliant leur statut originel de créatures, nous pouvons facilement glisser vers le jugement et la prétention à leur égard», ajoute-t-il.

C’est ainsi «une nouvelle opportunité» pour l’Église, celle de «regarder l’histoire de chaque personne avec humilité et respect».

Enfin, le prédicateur de la maison pontificale revient sur l’annonce «aux extrémités de la terre». Cette expression n’est pas à prendre au sens strict, spatio-temporel, mais il s’agit au contraire d’un encouragement à «aller soigneusement et respectueusement au cœur de chaque condition, en embrassant sa complexité».

En conclusion, alors que les recherches scientifiques se poursuivent pour une vie terrestre de plus en plus longue, «le Seigneur Jésus nous montre combien il est précieux de savoir prendre congé et distance, pour demeurer dans une communion plus profonde et plus authentique».

Source : VATICANNEWS, le 11 avril 2025

« L’intimité avec Notre-Seigneur sera beaucoup facilitée par notre dévotion à Marie »

© Shutterstock/alexkoral
© Shutterstock/alexkoral

« L’intimité avec Notre-Seigneur sera beaucoup facilitée par notre dévotion à Marie »

A propos des fondements de la vie intérieure, on ne peut traiter de l’action du Christ, médiateur universel, sur son Corps mystique, sans parler aussi de l’influence de Marie médiatrice.

Plusieurs, disions-nous, se font illusion, qui prétendent parvenir à l’union à Dieu sans recourir constamment à Notre-Seigneur, qui est la voie, la vérité et la vie. Il y aurait aussi une erreur à vouloir aller à Notre-Seigneur sans passer par Marie, que l’Église appelle, dans une fête spéciale, Médiatrice de toutes les grâces. (…)

Sans aller jusqu’à cette déviation, il est des Catholiques qui ne voient certainement pas assez la nécessité de recourir à Marie pour arriver à l’intimité du Sauveur. Le Bienheureux (saint Louis Marie) Grignion de Montfort parle même de « Docteurs qui ne connaissent la Mère de Dieu que d’une manière spéculative, sèche, stérile et indifférente ; qui craignent qu’on abuse de la dévotion à la Sainte Vierge, qu’on fasse injure à Notre-Seigneur en honorant trop sa sainte Mère. S’ils parlent de la dévotion à Marie, c’est moins pour la recommander que pour détruire les abus qu’on en fait » ; ils semblent croire que Marie soit un empêchement pour arriver à l’union divine.

Il y a, dit saint Grignion de Montfort, un manque d’humilité à négliger les médiateurs que Dieu nous a donnés à cause de notre faiblesse. L’intimité avec Notre-Seigneur dans l’oraison nous sera beaucoup facilitée par une vraie et profonde dévotion à Marie.

P. Réginald Garrigou-Lagrange, OP, Les trois âges de la vie intérieure,ch. VI ; éditions Le Cerf, 1938

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

12.04.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Giuseppe Moscati (+ 1927)

Médecin de Naples

 

La fête liturgique, pour l’Église universelle, est le 12 avril (dies natalis). Mais, à la demande des Jésuites de Naples, elle a été déplacée dans l’église du Gesù Nuovo au 16 novembre — date de la translation des restes du saint — pour éviter que celle-ci ne tombe pendant la Semaine sainte, ou une semaine proche de Pâques. 

Elle figure toujours à la date du 12 avril au Martyrologe romain.

Giuseppe Moscati naît à Bénévent (en Campanie), le 25 juillet 1880, du magistrat Francesco Moscati et Rosa De Luca qui appartiennent à la lignée des marquis de Roseto. Il est baptisé six jours après la naissance, le 31 juillet 1880. En 1884, la famille s’installe à Naples,  Francesco Moscati ayant été nommé Président de la Cour d’Appel de cette ville. Le climat familial favorise l’éclosion d’une foi profonde et vécue.

En 1889, Giuseppe entre au lycée classique Vittorio Emanuele de Naples où, en 1897, il obtient son baccalauréat avec mention. 

Ému par l’accident mortel d’un de ses frères, il décide de se mettre au service des malades et s’inscrit à la faculté de médecine. Il soutient une thèse sur l’uréogenèse hépatique, le 4 août 1903, et obtient son doctorat en médecine avec les félicitations du jury.

Giuseppe Moscati réussit le concours de collaborateur extraordinaire auprès de l’Hôpital des Incurables en 1903, puis celui d’assistant à l’Institut de chimie physiologique en 1908. Il se distingue pour son travail et son dévouement pendant l’éruption du Vésuve du 8 avril 1906. Les Hôpitaux réunis de Naples avaient une succursale à Torre del Greco, une petite ville près de Naples, à six kilomètres du cratère, où vivaient beaucoup de malades paralytiques et âgés. Moscati, pressentant le danger, fait évacuer l’hôpital juste avant l’écroulement du toit et sauve tous ceux qui y étaient hospitalisés. Deux jours plus tard il envoie une lettre au directeur général des Hôpitaux réunis de Naples, proposant de gratifier les personnes qui l’avaient aidé, mais insiste surtout pour qu’on ne cite pas son nom.

Suite à l’épidémie de choléra de 1911, le Ministère de la Santé publique l’appelle pour faire des recherches sur l’origine du mal et les moyens les plus efficaces pour le vaincre. Il termine son étude rapidement, et présente les interventions nécessaires pour assainir la ville ; à sa grande satisfaction, il voit la réalisation de beaucoup de ses propositions.

Toujours en 1911, à 31 ans, le docteur Moscati est reçu au concours de collaborateur ordinaire aux Hôpitaux réunis et cette même année, sur l’initiative d’Antonio Cardarelli, l’Académie royale de médecine chirurgicale le nomme membre agrégé tandis que le Ministère de l’Instruction publique lui attribue le doctorat en chimie physiologique.

Outre son intense travail entre l’Université et l’hôpital, le professeur Moscati assure aussi la direction de l’Institut d’anatomo-pathologie. Dans la salle d’autopsie, le professeur Moscati fait accrocher un crucifix avec l’inscription « Ero mors tua, o mors » (Osée 13,14: « Ô mort, je serai ta mort »).

Sa mère meurt le 25 novembre 1914 du diabète ; quelques années plus tard, il est l’un des premiers médecins à Naples, à expérimenter l’insuline et à enseigner à un groupe de médecins les modalités du traitement du diabète. L’insuline fut expérimentée sur les humains pour la première fois en janvier 1922.

Pendant la Première guerre mondiale, il demande à aller sur le front ce qui n’est pas accepté, les autorités militaires préférant lui confier le soins des blessés. Il visitera et soignera environ 3.000 militaires.

Le Conseil d’administration de l’Hôpital des Incurables le nomme officiellement, en 1919, directeur de la IIIe salle des hommes, tandis qu’il continue à enseigner à un grand nombre d’étudiants.

Le 14 octobre 1922 le Ministère de l’Instruction publique lui attribue la libera docenza (titre académique italien permettant d’enseigner à titre privé dans les universités et les autres instituts supérieurs) en médecine clinique. 

Trois jours après Moscati écrit : « Aime la vérité, montre la personne que tu es, sans feinte et sans peur, sans aucun ménagement. Et si la Vérité te vaut la persécution, toi, accepte-la, si elle t’apporte le tourment, toi, supporte-le. Et si pour la Vérité, il te fallait sacrifier toi-même et ta vie, sois fort dans le sacrifice ».

Le 12 avril 1927, un mardi saint, le professeur Moscati, après avoir participé à la messe, comme chaque jour, et reçu la communion, passe la matinée à l’hôpital, puis il rentre chez lui et après le repas s’occupe, gratuitement comme d’habitude, des patients venus le consulter à son domicile. Vers 15 h, il a un malaise et s’assit dans son fauteuil, où il s’éteint sereinement. Il a 47 ans.

Son corps est enseveli au cimetière de Poggioreale. Mais trois ans plus tard, le 16 novembre 1930, sur l’insistance de plusieurs personnalités du clergé et du laïcat, l’archevêque de Naples, le cardinal Alessio Ascalesi, permet la translation du corps à l’église du Gesù Nuovo, au milieu d’une double haie de personnes. Le corps est déposé dans une salle derrière l’autel de saint François Xavier où, aujourd’hui, une pierre en marbre, à droite de cet autel, en fait mémoire.

Le 25 octobre 1987, à 10 h du matin, place Saint-Pierre, à Rome, saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), en présence de plus de 100.000 personnes, admet officiellement Giuseppe Moscati au nombre des Saints, seulement 60 ans après sa mort.

Saint Giuseppe Moscati priez pour nous !

12.04.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 11,45-57. 

En ce temps-là, quand Lazare fut sorti du tombeau, beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.
Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce qu’il avait fait.
Les grands prêtres et les pharisiens réunirent donc le Conseil suprême ; ils disaient : « Qu’allons-nous faire ? Cet homme accomplit un grand nombre de signes.
Si nous le laissons faire, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation. »
Alors, l’un d’entre eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit : « Vous n’y comprenez rien ;
vous ne voyez pas quel est votre intérêt : il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple, et que l’ensemble de la nation ne périsse pas. »


Ce qu’il disait là ne venait pas de lui-même ; mais, étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ;
et ce n’était pas seulement pour la nation, c’était afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés.
À partir de ce jour-là, ils décidèrent de le tuer.
C’est pourquoi Jésus ne se déplaçait plus ouvertement parmi les Juifs ; il partit pour la région proche du désert, dans la ville d’Éphraïm où il séjourna avec ses disciples.
Or, la Pâque juive était proche, et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem pour se purifier avant la Pâque.
Ils cherchaient Jésus et, dans le Temple, ils se disaient entre eux : « Qu’en pensez-vous ? Il ne viendra sûrement pas à la fête ! »
Les grands prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres : quiconque saurait où il était devait le dénoncer, pour qu’on puisse l’arrêter.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Prosper d’Aquitaine (?-v. 460)

théologien laïc

L’Appel de tous les peuples, 9 (trad. coll. Les Pères dans la foi, n°51, p. 42)

« Jésus allait mourir… pas seulement pour la nation, mais pour rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés »

Saint Paul affirme : « En ces jours qui sont les derniers, Dieu nous a parlé par le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses » (He 1,2). Cette phrase ne signifie-t-elle pas que le Père a considéré que tous les hommes font partie de l’héritage du Christ ? C’est conforme à la prophétie de David : « Demande, et je te donne les peuples en héritage, pour domaine les extrémités de la terre » (Ps 2,8). Le Seigneur lui-même déclare : « Une fois élevé de terre, j’attirerai tout à moi » (Jn 12,32). N’est-ce pas la conversion de tous qui semble promise ? À un autre endroit, on trouve une prophétie concernant l’Église : « Toute vallée sera comblée, toute montagne et toute colline abaissées, les lieux accidentés se changeront en plaine et les escarpements en large vallée » (Is 40,4) : est-il quelqu’un qui semble oublié, et qui ne soit pas désigné ici comme sujet du Christ ? Et que penser quand on lit : « Toute chair viendra se prosterner devant ma face, pour qu’ils m’adorent dans Jérusalem, dit le Seigneur » (Is 66,23)… Le terme de « peuple de Dieu » est donc à prendre dans toute sa plénitude. Et bien que la plupart des hommes refuse ou néglige la grâce du Sauveur, c’est l’ensemble qui est désigné par les mots « élus » et « prédestinés »… L’apôtre Paul dit aussi : « Nous proclamons un Jésus Christ crucifié, scandale pour les juifs et folie pour les païens, mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu » (1Co 1,23-24). Le Christ serait-il « puissance de Dieu » et « sagesse » pour les mêmes hommes aux yeux de qui il est « scandale » et « folie » ? En fait, puisque certains sont sauvés à cause de leur foi, alors que d’autres sont endurcis dans l’impiété, l’apôtre a compris les fidèles et les infidèles sous le nom général « appelés ». Il montrait ainsi que ceux qu’il qualifiait de païens se sont faits étrangers à l’appel de Dieu, bien qu’ils aient entendu l’Évangile.

LECTURES :

Livre d’Ézéchiel 37,21-28. 

Ainsi parle le Seigneur Dieu : « Je vais prendre les fils d’Israël parmi les nations où ils sont allés. Je les rassemblerai de partout et les ramènerai sur leur terre.
J’en ferai une seule nation dans le pays, sur les montagnes d’Israël. Ils n’auront tous qu’un seul roi ; ils ne formeront plus deux nations ; ils ne seront plus divisés en deux royaumes.
Ils ne se rendront plus impurs avec leurs idoles immondes et leurs horreurs, avec toutes leurs révoltes. Je les sauverai en les retirant de tous les lieux où ils habitent et où ils ont péché, je les purifierai. Alors ils seront mon peuple, et moi je serai leur Dieu.
Mon serviteur David régnera sur eux ; ils n’auront tous qu’un seul berger ; ils marcheront selon mes ordonnances, ils garderont mes décrets et les mettront en pratique.
Ils habiteront le pays que j’ai donné à mon serviteur Jacob, le pays que leurs pères ont habité. Ils l’habiteront, eux-mêmes et leurs fils, et les fils de leurs fils pour toujours. David, mon serviteur, sera leur prince pour toujours.
Je conclurai avec eux une alliance de paix, une alliance éternelle. Je les rétablirai, je les multiplierai, je mettrai mon sanctuaire au milieu d’eux pour toujours.
Ma demeure sera chez eux, je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.
Alors les nations sauront que Je suis le Seigneur, celui qui sanctifie Israël, lorsque mon sanctuaire sera au milieu d’eux pour toujours. »

Livre de Jérémie 31,10.11-12ab.13. 

R/ Le Seigneur nous garde, comme un berger son troupeau. (Jr 31, 10d)

Écoutez, nations, la parole du Seigneur ! 
Annoncez dans les îles lointaines : 
« Celui qui dispersa Israël le rassemble, 
il le garde, comme un berger son troupeau.

Le Seigneur a libéré Jacob, 
l’a racheté des mains d’un plus fort.
Ils viennent, criant de joie, sur les hauteurs de Sion :
ils affluent vers les biens du Seigneur.

La jeune fille se réjouit, elle danse ; 
jeunes gens, vieilles gens, tous ensemble ! 
Je change leur deuil en joie, 
les réjouis, les console après la peine. »