Athanase, né vers 295, connut dans son enfance les dernières persécutions. Il était sans doute déjà diacre de l’évêque Alexandre d’Alexandrie lorsqu’il écrivit le « Contra gentes et de incarnatione Verbi » qui est à la fois une apologie contre les païens et un exposé des motifs de l’Incarnation. Diacre, il accompagna au concile de Nicée (325) son évêque auquel il succéda en juin 328.
Énergique, intelligent et instruit, il visita entièrement tout son diocèse fort agité par les hérétiques ariens et mélétiens. Après avoir deux fois refusé à l’empereur Constantin de recevoir Arius, il dut se disculper des accusations des mélétiens à Nicomédie (332) et à Césarée de Palestine (333). Refusant une troisième fois de réconcilier Arius, Athanase fut cité à comparaître devant le concile de Tyr (335) d’où, n’ayant trouvé que des ennemis, il s’enfuit à Constantinople pour plaider sa cause devant l’Empereur qui le condamna à l’exil.
Pendant qu’Athanase, déposé par le concile de Tyr, était en exil à Trêves, les troubles étaient si forts à Alexandrie qu’on n’osa pas lui nommer un successeur. Après la mort de Constantin Ier (22 mai 337), Constantin II le rendit à son diocèse (17 juin 337) où il arriva le 23 novembre 337. Les ariens élurent Grégoire de Cappadoce qui, avec l’appui du préfet d’Égypte, s’empara des églises d’Alexandrie qu’Athanase dut quitter (mars 339).
Réfugié à Rome, il fut réhabilité par un concile réuni sous le pape Jules Ier mais il dut attendre la mort de son compétiteur et l’amnistie de l’empereur Constance pour rentrer dans son diocèse (21 octobre 346). Constance reprit les hostilités contre Athanase qui fut de nouveau chassé d’Alexandrie (356) et dut se réfugier dans la campagne égyptienne jusqu’à la mort de l’Empereur dont le successeur, Julien, rappela immédiatement les exilés (361).
Rentré le 21 février 362, Athanase fut encore condamné à l’exil le 23 octobre 362 mais Julien ayant été tué dans la guerre contre les Perses (26 juin 363), son successeur, Jovien, vrai catholique, le rappela. Jovien mourut accidentellement (février 364) et son successeur, Valens, arien, chassa de nouveau Athanase d’Alexandrie le 5 octobre 365 où il l’autorisera à revenir le 1er février 366. Athanase mourut dans la nuit du 2 au 3 mai 373.
Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
En ce temps-là, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade. Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades. Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples. Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. » Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! »
Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient.
Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. » Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture. À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Albert le Grand (v. 1200-1280)
dominicain
Livre sur le sacrement (trad. rev. Tournay)
« Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, les leur distribua »
Seigneur, lavés et purifiés au plus profond de nous-mêmes, vivifiés par ton Esprit Saint, comblés par ton eucharistie, fais que nous ayons part à la grâce qui a été la part des saints apôtres et des disciples qui ont reçu le sacrement de ta main. Développe en nous la sollicitude et l’empressement à te suivre, comme tes membres (1Co 12,27), pour que nous soyons dignes de recevoir de toi le sens et l’expérience de ton aliment spirituel. Développe en nous le zèle de Pierre pour détruire toute volonté qui serait contraire à la tienne, ce zèle que Pierre a conçu à la Cène… Développe en nous la paix intérieure, la résolution et la joie qui ont été goûtées par saint Jean, incliné sur ta poitrine (Jn 13,25) ; que nous puissions puiser ainsi ta sagesse, que nous apprenions le goût de ta douceur, de ta bonté. Développe en nous la foi dans sa rectitude, développe l’espérance ferme et une charité parfaite. Par l’intercession de tous les saints apôtres et de tous tes disciples bienheureux, fais-nous recevoir de ta main le sacrement, fais-nous éviter sans cesse la trahison de Judas et inspire à notre esprit ce que ton Esprit a inspiré aux saints qui sont maintenant dans le ciel, réalisant en eux la perfection de la béatitude. Réalise tout cela, toi qui vis et règnes avec le Père dans l’unité d’un même Esprit, dès avant tout commencement et bien au-delà des siècles. Amen.
LECTURES :
Livre des Actes des Apôtres 5,34-42.
En ces jours-là, comme les Apôtres étaient en train de comparaître devant le Conseil suprême, intervint un pharisien nommé Gamaliel, docteur de la Loi, qui était honoré par tout le peuple. Il ordonna de les faire sortir un instant, puis il dit : « Vous, Israélites, prenez garde à ce que vous allez faire à ces gens-là. Il y a un certain temps, se leva Theudas qui prétendait être quelqu’un, et à qui se rallièrent quatre cents hommes environ ; il a été supprimé, et tous ses partisans ont été mis en déroute et réduits à rien. Après lui, à l’époque du recensement, se leva Judas le Galiléen qui a entraîné beaucoup de monde derrière lui. Il a péri lui aussi, et tous ses partisans ont été dispersés. Eh bien, dans la circonstance présente, je vous le dis : ne vous occupez plus de ces gens-là, laissez-les. En effet, si leur résolution ou leur entreprise vient des hommes, elle tombera. Mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas les faire tomber. Ne risquez donc pas de vous trouver en guerre contre Dieu. » Les membres du Conseil se laissèrent convaincre ; ils rappelèrent alors les Apôtres et, après les avoir fait fouetter, ils leur interdirent de parler au nom de Jésus, puis ils les relâchèrent. Quant à eux, quittant le Conseil suprême, ils repartaient tout joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus. Tous les jours, au Temple et dans leurs maisons, sans cesse, ils enseignaient et annonçaient la Bonne Nouvelle : le Christ, c’est Jésus.
Psaume 27(26),1.4.13-14.
R/ Le Seigneur est ma lumière et mon salut. (Ps 26, 1a)
Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ?
J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche : habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, pour admirer le Seigneur dans sa beauté et m’attacher à son temple.
Mais, j’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. »
Aujourd’hui, le récit de la pêche miraculeuse selon saint Jean. C’est la troisième et ultime apparition du ressuscité dans l’Évangile. Les disciples sont sortis pêcher de nuit, ils ne prennent rien ; le Christ leur apparaît au lever du jour et la pêche est abondante.
La plupart des commentateurs, avec à leur tête saint Jérôme, ont vu dans ce récit la préfiguration des premiers temps de l’Église, une annonce de la mission de Pierre. Un argument qui plaide en ce sens est le nombre de 153 poissons que les disciples prennent dans leur filet, la croyance étant à l’époque qu’il existait, en tout et pour tout, 153 espèces de poissons. Le sens est alors de dire qu’il s’agit, pour la première Église, de faire des disciples de toutes sortes.
L’interprétation est classique : avec le Ressuscité se lève un nouveau jour. C’est lui qui nourrit son Église, même si ses disciples d’abord ne le reconnaissent pas. Sur ses conseils, ils font des disciples de toutes langues, peuples et nations. C’est alors qu’ils le reconnaissent.
Je voudrais m’attacher à un détail, à un paradoxe qui vous a peut-être échappé. Le texte dit : « Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau. » On comprend l’enthousiasme de Pierre – il reconnaît le Christ ressuscité ; il plonge à sa rencontre – mais pourquoi, quand on est nu, s’habiller pour se jeter à l’eau ?
On va le comprendre avec la suite du texte. Là aussi, l’interprétation est classique : par trois fois le Christ demande « Pierre m’aimes-tu ? », par trois fois Pierre confirme son amour. Très tôt, ce passage a été compris comme l’anti-reniement de Pierre au chant du coq, comme la triple conversion d’un « Je ne connais pas cet homme » en triple « Tu sais bien Seigneur que je t’aime ».
En filigrane, dans tout ce chapitre de l’Évangile de Jean, il y a effectivement le récit de la vie de Pierre. Il se termine d’ailleurs par la prédiction de sa mort, suivi d’un retentissant « Suis-moi » – sous-entendant vers le calvaire et la résurrection.
Le lien fort de ce passage avec celui du reniement de Pierre nous invite à lire ce récit à la lumière de celui de la Passion. Dans l’Évangile de Jean, ce récit commence avec la préparation de la Pâque et le lavement des pieds. Là, le Christ de dépouille de son vêtement, prend la tenue d’esclave, et s’abaisse à laver les pieds de ses disciples, qui presque tous l’abandonneront, le renieront ou le trahiront.
Le geste absurde de Pierre qui s’habille pour plonger à la rencontre du Christ ressuscité – outre qu’il est là pour attirer notre attention – se présente comme le prolongement inverse du geste du Christ qui se dévêt pour laver les pieds de ses disciples à l’heure de sa passion.
Si on se rappelle enfin que l’eau symbolise la peur de la mort – notamment dans l’épisode où Jésus marche sur l’eau – et que c’est la peur qui a poussé Pierre au reniement, on comprend qu’ici, surmontant toute peur, Pierre plonge dans la mort et dans la résurrection du Christ. Le vêtement que le Christ avait déposé pour s’offrir en sacrifice, Pierre s’en est revêtu pour s’affranchir de la peur et suivre le Christ jusqu’au bout.
La symbolique est très forte, qui sera reprise par Jean dans l’Apocalypse et le vêtement que les élus lavent dans le sang de l’Agneau. C’est une symbolique aussi très en lien avec le baptême, qui nous plonge dans la mort et la résurrection du Christ, et où l’on revêt un vêtement blanc. C’est enfin une image forte de notre résurrection, où l’on imagine Pierre surgir de la mer habillé, face au Christ ressuscité qui le restaure, finalement une vison de la résurrection de Pierre et de l’Église à travers lui.
L’Évangile d’aujourd’hui nous parle certes de la première Église et de la vie de Pierre, mais il nous parle aussi de notre propre vie à la suite du Christ. C’est une invitation à nous-mêmes nous jeter sans crainte dans les turpitudes du monde, revêtus du vêtement de la résurrection.
Nos peurs sont toujours le signe de notre manque de foi en la vie éternelle. Dis-moi quelles sont tes peurs ici-bas, je te dirai ce que doit encore rejoindre en toi le Christ ressuscité.
L’Évangile de ce dimanche nous rapporte la 3ème apparition de Jésus ressuscité à ses disciples. Cet événement a lieu sur les rives du lac de Galilée. Tout commence par une décision de Simon Pierre d’aller à la pêche, une pêche qui s’est avérée infructueuse. C’est là, dans cette situation d’échec que Jésus rejoint ses disciples. Alors que tout semblait terminé, Jésus lui-même va « rechercher » ses disciples. Il se présente à eux sur les rives du lac, mais ils ne le reconnaissent pas.
S’adressant à ces pêcheurs fatigués et déçus, Jésus leur fait recommencer leur pêche : « Jetez les filets du côté droit de la barque et vous trouverez ». Et là, le résultat dépasse toutes leurs espérances. L’Évangile nous parle de 153 poissons. Ce chiffre symbolique correspond au nombre d’espèces de poissons connues à l’époque. C’est une manière de rappeler la mission universelle à ceux qui seront appelés à devenir « pêcheurs d’hommes ». Mais il ne faut pas oublier que cette pêche extraordinaire n’a été possible qu’avec le Seigneur. Ils ont jeté les filets mais c’est lui qui les a remplis. C’est vrai pour tout travail missionnaire : nous sommes envoyés pour annoncer la bonne nouvelle de l’Évangile, mais c’est lui qui agit dans le cœur de ceux et celles qui l’entendent.
Tout cela nous demande un amour sans faille à l’égard de Celui qui nous a appelés et envoyés. C’est ce qui est demandé à Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Cette question revient trois fois. Nous nous rappelons que Pierre avait renié son Maître trois fois de suite. Il se trouvait donc dans une situation très inconfortable. Mais Jésus va lui offrir de s’en sortir. Pierre va pouvoir lui dire trois fois son amour. Alors Jésus fera de lui le berger de son troupeau. Tous les grands témoins de la foi sont des pêcheurs pardonnés, des gens qui ont accueilli la miséricorde de Dieu.
La miséricorde du Christ ne connaît pas de limite. C’est vrai pour chacun de nous. Il nous rejoint tous là où nous en sommes pour raviver notre espérance. Pour lui, il n’y a pas de situation désespérée. Comme Pierre, nous sommes invités à « plonger » et à lui faire confiance sur parole. Comme lui, nous sommes envoyés dans ce monde pour témoigner de l’espérance qui nous anime. C’est à tous et à chacun que le Christ ressuscité veut manifester sa miséricorde. Lui-même nous dit qu’il est venu « chercher et sauver ceux qui étaient perdus ». Il veut nous associer tous à sa victoire sur la mort et le péché.
La première lecture nous montre les apôtres en train de remplir cette mission que le Christ leur a confiée. Aujourd’hui, nous les retrouvons devant le même tribunal qui a condamné Jésus. Malgré lourdes menaces qui pèsent sur eux, ils n’hésitent pas à témoigner de leur foi en Jésus ressuscité. Ils choisissent d’obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. Ils ont été envoyés pour annoncer la victoire du Christ sur la mort et le péché. C’est l’Esprit Saint qui a fait de ces hommes peureux des missionnaires courageux.
La deuxième lecture est extraite de l’Apocalypse de Saint Jean. C’est un livre un peu déroutant quand on n’a pas l’habitude ; aujourd’hui, nous avons entendu des paroles de victoire, de triomphe et de louange. Il faut savoir que tout cela a été écrit dans un langage codé pour encourager les chrétiens persécutés à rester fermes dans la foi. Il les encourage à rendre gloire à l’Agneau immolé vainqueur de la mort et du péché. Aujourd’hui encore, de nombreux chrétiens sont affrontés à la persécution ou tournés en dérision. Mais la puissance de l’amour est une force contagieuse que rien ni personne ne peut arrêter. En définitive, c’est l’amour et non le mal qui aura le dernier mot.
Le grand message de ces trois lectures bibliques c’est que le Christ ressuscité est toujours là, même si nous ne le voyons pas. Il ne cesse de nous rejoindre au cœur de nos vies, de nos doutes et de nos épreuves. Il vient nous pardonner. Avec lui, nous pouvons nous relever et renaître à la confiance. La nourriture qu’il nous propose pour refaire nos forces, ce n’est plus du poisson grillé, mais son Corps et son Sang. Comme Pierre, nous sommes confirmés dans l’amour. Nous sommes envoyés pour en être les témoins et les messagers.
Ce mois de Mai est dédié à la Vierge Marie. Ce que nous remarquons chez elle, c’est sa hâte quand elle se rend chez sa cousine Élisabeth. Dans la Bible, il y a un mot qui revient souvent, c’est « aussitôt ». Nous avons là un autre aspect de la foi. La réponse aux appels de Dieu ne supporte pas les longues attentes. Elle part aussitôt et en toute hâte. La bonne nouvelle c’est que Marie n’a pas changé. Nous pouvons l’appeler et « aussitôt », elle accourt vers nous avec Jésus en elle ou près d’elle. C’est avec Jésus et Marie que nous pourrons être « disciples et missionnaires ».
Cette fête de Pâques doit raviver notre foi, notre lien profond avec Jésus Christ. Qu’il nous donne force et courage pour la mission qu’il nous confie. En ce jour, nous te prions Seigneur : accorde-nous par l’intercession de Marie élevée au ciel de parvenir à la gloire de la résurrection !
Nous avons achevé les réflexions sur le message de Fatima révélé par l’Ange et Notre-Dame en 1916 et 1917, réflexions commencées avec la lettre de liaison n° 123 de juillet 2021. Depuis, quelques lettres ont traité de sujets plus d’actualité, mais la plupart ont été consacrées à comprendre et méditer le message que Notre-Dame confia aux trois petits voyants de Fatima et qu’ensuite Lucie a révélé, notamment dans ses mémoires. Ce qui frappe dans ce message, c’est sa très grande richesse malgré sa brièveté. Et ce que nous en avons dit n’est pas grand-chose à côté de tout ce qu’il aurait été possible de dire. Comme l’Évangile, les paroles de Notre-Dame sont inépuisables. À chacun de nous de poursuivre notre propre réflexion pour approfondir encore la connaissance ce message et se l’approprier de plus en plus.
En outre, l’histoire de Fatima ne se termine pas le 13 octobre 1917 avec le grand miracle du soleil. Après cette date, Lucie reçut d’autres communications célestes qu’il convient également d’analyser, car elles complètent et aident à mieux comprendre le message initial de 1916 et 1917.
Les premières années après les apparitions de 1917
François mourut de la grippe espagnole, le 4 avril 1919, moins de deux ans après les apparitions. Il ne révéla jamais rien du secret. Il se retrancha toujours derrière le fait qu’il n’avait pas entendu les paroles de la Sainte Vierge pour renvoyer les questions à sa sœur ou à sa cousine.
Moins d’un an plus tard, le 20 février 1920, Jacinthe mourut à son tour. Au cours de la maladie qui l’emporta, elle fit de nombreuses confidences, évoquant plusieurs thèmes liés au secret : prophéties de guerres et de châtiments, pensée lancinante de l’enfer, nécessité de réparer. Mais, comme son frère, elle ne révéla jamais rien du secret. Aussi, après sa mort, la seule à connaître les paroles prononcées par Notre-Dame à Fatima est la petite Lucie qui n’a alors que 13 ans.
Peu après, le 5 août 1920, Monseigneur José Alvès Correia da Silva fut nommé évêque de Leiria, diocèse dont dépendait Fatima. Il eut à cœur de s’occuper très rapidement de l’affaire de Fatima. Et moins d’un an après sa prise de fonction, le 13 juin 1921, il rencontra Lucie. Durant l’entretien, il ne chercha pas à connaître le contenu du secret et demanda même à la voyante de le conserver pour elle. Il lui proposa d’aller en pension, loin de Fatima. Malgré le déchirement de devoir se séparer de sa famille, elle accepta d’obéir à son évêque, y voyant la volonté de Dieu. Trois jours plus tard, elle quitta définitivement Aljustrel, le petit village où habitait sa famille, pour aller en pension à l’Asilo de Vilar, un collège des sœurs Dorothées près de Porto.
La veille de son départ, le 15 juin 1921, elle se rendit discrètement à la Cova da Iria pour y réciter un dernier rosaire. La Sainte Vierge lui fit la grâce d’apparaître une nouvelle fois. Sœur Lucie ne mentionne pas cette apparition dans ses mémoires, mais elle la raconta au chanoine Galamba qui relate ainsi l’évènement :
Elle me raconta comment le jour de ses adieux à la Cova da Iria et de son départ pour Porto, elle avait vu une nouvelle fois Notre-Dame, au bas de la petite pente où se dresse le perron en face de l’Église.
Dans les cahiers qu’elle tenait à la demande de ses confesseurs, voici comment elle rapporte l’événement :
Une nouvelle fois tu es descendue sur terre et c’est alors que j’ai senti ta main amicale et maternelle me toucher l’épaule ; j’ai levé les yeux et je t’ai vue, c’était toi, la Sainte Mère qui me tenait la main et me montrait le chemin ; tes lèvres se sont ouvertes et le doux timbre de ta voix a rendu à mon âme la lumière et la paix : « Me voici pour la septième fois. Va, suis le chemin où Monseigneur l’Évêque veut te conduire, c’est la volonté de Dieu. » J’ai alors répété mon Oui, beaucoup plus consciemment que le 13 mai 1917.
En effet, lors de sa première apparition en 1917, la Sainte Vierge avait dit à Lucie : « Je suis venue vous demander de venir ici pendant six mois de suite, le 13 du mois, à cette même heure. Ensuite, je vous dirai qui je suis et ce que je veux. Après, je reviendrai encore ici une septième fois. » Et à la fin de l’apparition, elle lui avait demandé : « Voulez-vous vous offrir à Dieu pour supporter toutes les souffrances qu’Il voudra vous envoyer, en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs ? » Lucie avait répondu : «Oui, nous le voulons. » Notre-Dame lui avait alors dit : « Vous aurez beaucoup à souffrir, mais la grâce de Dieu sera votre réconfort. »
Sur demande de Monseigneur da Silva, Lucie changea de nom pour ne pas être reconnue et prit celui de Maria das Dores (Marie des Douleurs). Pendant quatre ans, de 1921 à 1925, elle mena à l’Asilo de Vilar la vie tranquille d’une interne d’un collège catholique : elle y apprit à coudre, à broder, à taper à la machine, à faire la cuisine, le ménage, etc.
Peu après son arrivée à Porto, le 6 février 1922, un nouveau pape fut élu et prit le nom de Pie XI. Or, à cette date, aucun élément du secret n’avait été révélé à qui que soit. Une prophétie supplémentaire se réalisait. Quelle ne dut pas être la joie de Lucie et sa foi en apprenant le nom de ce nouveau pape !
L’année suivante, elle fut admise dans la confrérie des Filles de Marie. Le jour de son admission, elle eut une nouvelle apparition de la Sainte Vierge. Voici comment elle rapporta l’événement au père Gonçalvès, quelques années plus tard, le 24 avril 1941.
Après six ans de vraies épreuves (depuis 1917), ce fut ce jour-ci, le 26 août 1923, la première fois que Notre-Dame revint me rendre visite. Ce fut mon entrée comme Fille de Marie. Elle me dit qu’elle acceptait d’être ma vraie mère du Ciel, du fait que j’avais quitté celle de la terre pour son amour. Elle me recommanda de nouveau la prière et le sacrifice pour les pécheurs, en disant qu’un grand nombre était condamné du fait qu’il n’y ait personne qui veuille se sacrifier et demander pour eux.
Entretemps, le 3 mai 1922, Monseigneur da Silva ouvrit le procès canonique pour la reconnaissance officielle des apparitions ; mais l’enquête ne commença réellement que deux ans plus tard. La commission d’enquête interrogea Lucie, mais sans jamais lui demander de révéler le contenu du secret, hélas.
Le 26 octobre 1925, après quatre années passées à l’Asilo de Vilar, Lucie entra comme postulante au couvent des sœurs Dorothées à Pontevedra, en Espagne. Six semaines après son arrivée, le 10 décembre 1925, la Sainte Vierge apparut à la jeune postulante pour lui demander la communion réparatrice des premiers samedis, comme elle l’avait annoncé au cours de l’apparition du 13 juillet 1917. Ce jour-là, la Sainte Vierge avait dit à Lucie : « Pour l’empêcher [la 2e guerre mondiale], je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. »
Tout de suite, Lucie révéla tout à son nouveau confesseur et directeur spirituel, Don Lino Garcia, sans toutefois révéler le lien entre la demande qu’elle venait de recevoir de Notre-Dame et le secret reçu à Fatima. La rédaction qu’elle fit de cette apparition n’a malheureusement pas été conservée. Mais nous en avons une narration dans la lettre qu’elle écrivit deux ans plus tard, en décembre 1927, à la demande de son confesseur de l’époque, le père Aparicio. Comme elle montrait une certaine répugnance à écrire à la première personne, le père lui proposa d’écrire à la troisième personne. Voici ce qu’elle lui écrivit :
Le 10 décembre 1925, la Très Sainte Vierge lui apparut, et, à côté d’elle, porté par une nuée lumineuse, l’Enfant-Jésus. La Très Sainte Vierge mit la main sur son épaule et lui montra, en même temps, un cœur entouré d’épines qu’elle tenait dans l’autre main. Au même moment, l’Enfant-Jésus lui dit : « Aie compassion du Cœur de ta Très Sainte Mère, entouré des épines que les hommes ingrats lui enfoncent à tout moment, sans qu’il y ait personne pour faire un acte de réparation afin de les en retirer. » Ensuite la Très Sainte Vierge lui dit : « Vois, ma fille, mon Cœur entouré d’épines que les hommes m’enfoncent à chaque instant, par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui, pendant cinq mois, le premier samedi, se confesseront, recevront la sainte Communion, réciteront un chapelet et me tiendront compagnie pendant quinze minutes, en méditant sur les quinze mystères du Rosaire en esprit de réparation, je promets de les assister à l’heure de la mort, avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme. »
Ainsi, ce 10 décembre 1925, Notre-Dame a tenu sa promesse de revenir. Et ce qu’elle confie ce jour-là à sœur Lucie est particulièrement important. Non seulement, Notre-Dame précise les conditions de la pratique qu’elle demande, mais elle dit dans quelle intention la faire et elle ajoute un fruit extraordinaire : l’assurance du salut éternel pour ceux qui pratiqueront cette dévotion pendant cinq mois consécutifs.
Sœur Lucie parla également de cette apparition à sa supérieure, Mère Magalhaes, qui était toute gagnée à la cause de Fatima et qui avertit elle-même Monseigneur da Silva le 29 décembre suivant. Mais aucune de ces démarches n’aboutit. Sœur Lucie s’en ouvrit alors à d’autres personnes, en particulier à son premier confesseur, Monseigneur Pereira Lopès qui conseilla d’attendre.
Lucie était tourmentée par le peu d’effet de ses initiatives, lorsque le 15 février 1926, l’Enfant-Jésus lui apparut une nouvelle fois. Quelques jours plus tard, elle rapporta les faits à Monseigneur Pereira :
Le 15 février, j’étais très occupée par mon emploi, et je ne songeais presque pas à cela [l’apparition du 10 décembre précédent]. J’allais vider une poubelle en dehors du jardin. Au même endroit, quelques mois auparavant, j’avais rencontré un enfant à qui j’avais demandé s’il savait l’Ave Maria. Il m’avait répondu que oui, et je lui avais demandé de me le dire, pour l’entendre. Mais comme il ne se décidait pas à le dire seul, je l’avais récité trois fois avec lui. À la fin des trois Ave Maria, je lui ai demandé de le dire seul. Comme il restait silencieux et ne paraissait pas capable de le dire seul, je lui demandais s’il connaissait l’église de Sainte-Marie. Il me répondit que oui. Je lui dis alors d’aller là tous les jours et de prier ainsi : « Ô ma Mère du Ciel, donnez-moi votre Enfant-Jésus ! » Je lui appris cette prière, et je m’en allai. Donc, le 15 février, en revenant comme d’habitude, [pour vider une poubelle en dehors du jardin], j’y trouvai un enfant qui me parut être le même (que précédemment), et je lui demandai alors : « As-tu demandé l’Enfant-Jésus à notre Mère du Ciel ? » L’Enfant se tourna vers moi et me dit : « Et toi, as-tu révélé au monde ce que la Mère du Ciel t’a demandé ? » Et, ayant dit cela, il se transforma en un enfant resplendissant. Reconnaissant alors que c’était Jésus, je lui dis : — Mon Jésus ! Vous savez bien ce que m’a dit mon confesseur dans la lettre que je vous ai lue. Il disait qu’il fallait que cette vision se répète, qu’il y ait des faits pour permettre de croire, et que la Mère supérieure ne pouvait pas, elle toute seule, répandre la dévotion dont il était question. — C’est vrai que la Mère supérieure, toute seule, ne peut rien, mais avec ma grâce, elle peut tout. Il suffit que ton confesseur te donne l’autorisation et que ta supérieure le dise pour que l’on croie, même sans savoir à qui cela a été révélé. — Mais mon confesseur disait dans sa lettre que cette dévotion ne faisait pas défaut dans le monde, parce qu’il y avait déjà beaucoup d’âmes qui Vous recevaient chaque premier samedi, en l’honneur de Notre-Dame et des quinze mystères du Rosaire. — C’est vrai ma fille, que beaucoup d’âmes commencent, mais peu vont jusqu’au bout et celles qui persévèrent, le font pour recevoir les grâces qui y sont promises. Les âmes qui font les cinq premiers samedis avec ferveur et dans le but de faire réparation au Cœur de ta Mère du Ciel me plaisent davantage que celles qui en font quinze, tièdes et indifférents. — Mon Jésus ! Bien des âmes ont de la difficulté à se confesser le samedi. Si vous permettiez que la confession dans les huit jours soit valide ? — Oui. Elle peut être faite même au-delà, pourvu que les âmes soient en état de grâce le premier samedi lorsqu’elles me recevront, et que, dans cette confession antérieure, elles aient l’intention de faire ainsi réparation au Sacré-Cœur de Marie. — Mon Jésus ! Et celles qui oublieront de formuler cette intention ? — Elles pourront la formuler à la confession suivante, profitant de la première occasion qu’elles auront pour se confesser. Aussitôt après, Il a disparu, sans que je sache rien d’autre des désirs du Ciel, jusqu’aujourd’hui.
Cette révélation de l’Enfant-Jésus est également très importante, car elle confirme l’esprit dans lequel pratiquer cette dévotion et accorde plusieurs assouplissements pour en faciliter la pratique. Ce que veut le Ciel avant tout, c’est que nous réparions les offenses faites envers le Très Saint Cœur de Marie. Cette demande est exprimée trois fois. Le 10 décembre 1925, l’Enfant-Jésus dit : « Aie compassion du Cœur de ta Très Sainte Mère » ; juste après, la Sainte Vierge ajoute : « Toi, du moins, tâche de me consoler ». Et deux mois plus tard, l’Enfant-Jésus redira : « Les âmes qui font les cinq premiers samedis avec ferveur et dans le but de faire réparation au Cœur de ta Mère du Ciel Me plaisent davantage.» Et Dieu tient tellement à cette dévotion réparatrice envers les outrages faits au Cœur de sa Sainte Mère que non seulement Il réduit le plus possible les exigences matérielles de cette dévotion, mais Il accorde également le salut éternel à ceux qui la pratiqueront avec ferveur cinq mois de suite. Sans exagérer, on peut dire que jamais le Ciel n’est allé aussi loin dans l’attribution de ses dons.
Malheureusement, ni Monseigneur Pereira Lopès, ni Monseigneur da Silva ne firent quoi que ce soit. Malgré tout, Mère Magalhaes commença à propager cette dévotion et Don Lino Garcia célébrera tous les ans l’anniversaire de l’apparition du 10 décembre 1925.
10 décembre 2025 : centenaire de la demande de Notre-Dame
Le 10 décembre prochain, ce sera le centième anniversaire de la demande de Notre-Dame. Et l’histoire nous enseigne qu’il n’est pas bon de laisser trop de temps avant de réaliser une demande du Ciel. Ainsi, le 17 juin 1689, Notre-Seigneur apparut à sainte Marguerite-Marie et lui demanda de faire parvenir au roi Louis XIV les demandes suivantes : consacrer son royaume à son Sacré-Cœur, faire construire un édifice en son honneur et œuvrer pour l’établissement d’une fête du Sacré-Cœur. Quelques jours après, le 25 août1689, sainte Marguerite-Marie adressa une lettre au roi. Mais ni Louis XIV, ni ses successeurs Louis XV et Louis XVI ne firent ce que demandait Notre-Seigneur. Le 17 juin 1789, cent ans jour pour jour après la demande de Notre-Seigneur, à Versailles, les députés du tiers état, renforcés par quelques représentants du clergé, se sont proclamés Assemblée nationale, véritable acte de naissance de la république qui, peu après, abattra le trône et décapitera le roi. À l’inverse, en 1938, les évêques portugais consacrèrent le Portugal au Cœur Immaculé de Marie, comme elle l’avait demandé, et le Portugal fut épargné par la guerre.
Il nous reste un peu plus de 7 mois avant ce centenaire. D’ici là, il faut tout faire pour répandre cette dévotion, comme l’a demandé la Sainte Vierge, et si possible la faire reconnaître par le nouveau pape qui sera élu par le futur conclave. Pour cela, n’hésitez pas à transmettre cette lettre de liaison aux contacts de votre carnet d’adresses afin que le plus grand nombre possible de catholiques prient à cette intention, pratiquent cette dévotion encore très mal connue et la fassent connaître autour d’eux.
De plus, l’élection d’un nouveau pape est toujours à un moment particulièrement important pour l’Église. Il faut prier pour que le Saint-Esprit inspire aux cardinaux de choisir un pape qui ait la force et le courage de corriger les erreurs répandues tant dans le monde que dans l’Église. Supplions Notre-Dame de demander à son Fils de nous accorder un pape selon son Cœur. Pour cela, il n’y pas de plus puissant moyen que les prières qu’elle a elle-même demandées. Aussi, samedi (3 mai), n’omettons pas de faire une communion réparatrice et récitons le chapelet chaque jour pour le bon déroulement du conclave et l’avènement d’un saint pape. Un appel à tous les catholiques est lancé (version en anglais pour nos amis anglophones). Diffusez cet appel autour de vous le plus possible.
Célébrations du centenaire dans le monde
Pour célébrer le plus dignement possible cet anniversaire et ainsi répondre la demande divine faite lors des apparitions du 13 juin et du 13 juillet 1917 de « répandre dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie », l’Alliance des 1ers samedis du mois de Fatima (https://jubile2025-fatima.org/) a été créée et organise différentes célébrations. Après les célébrations à la chapelle de la Médaille Miraculeuse, rue du Bac, en janvier, puis à Magdouché au Liban en février, puis à Notre-Dame de Lorette en Italie et à Walshingam en Angleterre en mars, enfin à la Grande Chartreuse en avril, pour le mois de mai, deux événements sont organisés par l’Alliance : l’un au Burundi en présence des huit évêques du Burundi (pour plus de précisions, cliquer ICI) ; l’autre au sanctuaire de Notre-Dame de la Paix à l’Ile Maurice.
L’organisation de ces différentes célébrations a un coût élevé. Vous pouvez aider à leur organisation en faisant un don, déductible de vos impôts sur le revenu, par l’intermédiaire de Credofunding : https://www.credofunding.fr/fr/jubile2025-fatima. Vous contribuerez ainsi activement à répandre dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, et plus particulièrement la dévotion des premiers samedis du mois que Notre-Dame a demandé il y a bientôt cent ans.
En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie Yves de Lassus
Conclave : appel aux catholiques pour réaliser ensemble la demande de Fatima afin d’obtenir un saint pape
Par les dirigeants de l’Alliance 1ers Samedis de Fatima, Chapelet Perpétuel pour le Monde, Hozana, ND de Chrétienté, Cap Fatima, Marie de Nazareth, Lights in the Dark et tous ceux à venir qui n’ont pas encore eu le temps de rejoindre l’appel.
Chers fidèles de l’Église catholique,
Face aux enjeux des temps difficiles que nous vivons, en particulier l’unité de l’Église et la paix dans le monde, des millions de catholiques, clercs et laïques, souhaitent prier à juste raison pour que le Ciel nous envoie un saint pape, vicaire du Christ pieux et plein de zèle pour diriger l’Église dans la fidélité à son enseignement bimillénaire. Dans un magnifique élan de foi spontané, nous voyons ainsi organiser de toutes parts de multiples neuvaines et initiatives de prières différentes venant du cœur de chacun.
Mais est-ce uniquement cela que le Ciel attend pour renouveler son intervention de 1903 où un saint pape, Pie X, a été élu contre toute attente dans une période de troubles similaire ? Observons les circonstances.
On peut remarquer que ce conclave va démarrer quelques jours après le 1er samedi du mois de mai, et finira sans doute juste avant le 13 mai date anniversaire de la première apparition de Fatima. Ce conclave a également lieu en 2025, année du centenaire de la demande des 1ers samedis de Fatima.(1)
Il n’y a là aucun “hasard“. Après la mort de Sœur Lucie en 2005, Carlo Acutis a vu la voyante de Fatima en songe lui disant que “la pratique des1ers samedis du mois pourrait changer la destinée du monde“, et en 2010 Benoit XVI a rappelé que la mission prophétique de Fatima n’était pas terminée.
Si l’on veut prier efficacement pour avoir un saint pape et pour la paix il est donc primordial de se poser la question : que nous a demandé Notre Dame à Fatima ? La Sainte Mère de l’Église, a promis son triomphe et la paix à deux conditions : la consécration de la Russie à son Cœur Immaculé par le pape ET la pratique des 1ers samedis du mois dans toute l’Église. Cette deuxième demande, liée au chapelet, nous concerne tous mais est fortement oubliée. Il ne s’agit pas là d’une simple prière ou d’une dévotion parmi d’autres. Il s’agit de l’acte d’obéissance que le Ciel attend pour nous accorder la paix et dont Sœur Lucie précisera en 1957 que « Dieu veut ce moyen et non un autre. »
Pour avoir un saint pape, il n’y a pas d’autres alternatives que de réaliser cette demande du Ciel et Notre Dame l’a bien souligné : « Si l’on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d’âmes seront sauvées et on aura la paix. »Pourquoi le Ciel veut un acte d’obéissance ? Car l’obéissance, complément indispensable à la prière, est l’acte où on abandonne sa propre volonté au profit de celle de Dieu. C’est l’acte d’humilité et d’amour absolu vis-à-vis de Dieu.
Alors l’heure est venue de tous s’unir pour ce conclave en obéissant à la Sainte Vierge, La suppliant par le moyen qu’Elle veut de nous donner en retour un saint pape :
Le samedi 3 mai prochain, commençons à réaliser massivement les 1ers samedis du mois de Fatima(1).
Récitons ensuite tous les jours notre chapelet jusqu’au 13 mai comme pour la bataille de Lépante.
Signé : Régis de Lassus (Alliance 1ers samedis de Fatima), Isabelle Manceron (Chapelet Perpétuel), Thomas Delenda (Hozana/ Rosario), Jean Baptiste Maillard (Lights in the Dark), Yves de Lassus (Cap Fatima), Olivier Bonnassies (Marie de Nazareth), Philippe Darantière (ND de Chrétienté)