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18.05.2025 – CHAPELET À LOURDES
18.05.2025 – REGINA CAELI À ROME
Au terme de cette célébration, je vous salue et je vous remercie tous, Romains et fidèles venus de nombreuses parties du monde, qui avez souhaité y participer !
J’exprime en particulier ma gratitude aux délégations officielles de nombreux pays, ainsi qu’aux représentants des Églises et des Communautés ecclésiales et des autres religions.
Je salue chaleureusement les milliers de pèlerins venus de tous les continents pour le Jubilé des Confraternités. Chers amis, je vous remercie de maintenir vivant le grand patrimoine de la piété populaire!
Au cours de la messe, j’ai ressenti fortement la présence spirituelle du Pape François qui nous accompagne depuis le Ciel. Dans cette dimension de communion des saints, je rappelle qu’hier, a été béatifié à Chambéry, en France, le prêtre Camille Costa de Beauregard qui a vécu à la fin des années 1800 et au début des années 1900 et qui a été témoigné d’une grande charité pastorale.
Dans la joie de la foi et de la communion, nous ne pouvons pas oublier nos frères et sœurs qui souffrent des guerres. À Gaza, des enfants, des familles et des personnes âgées survivantes sont réduits à la famine. Au Myanmar, de nouvelles hostilités ont coûté la vie à de jeunes innocents. L’Ukraine tourmentée attend enfin des négociations pour une paix juste et durable.
C’est pourquoi, alors que nous confions à Marie le service de l’Évêque de Rome, pasteur de l’Église universelle, nous nous tournons, depuis la “barque de Pierre”, vers l’Étoile de la mer, vers la Mère du Bon Conseil, comme vers un signe d’espérance. Nous implorons de son intercession le don de la paix, le soutien et le réconfort pour ceux qui souffrent, la grâce pour nous tous d’être des témoins du Seigneur ressuscité.
Source : VATICAN
18.05.2025 – MESSE D’INAUGURATION DU PONTIFICAT DE LÉON XIV
Léon XIV: Pierre n’est ni un meneur solitaire ni un chef au-dessus des autres
Une foule de plus de 200 000 fidèles répartie place Saint-Pierre et avenue de la Conciliation a participé à la messe d’inauguration du pontificat du Pape Léon XIV, ce dimanche. Le Pape a tracé une route à parcourir ensemble, avec tous les chrétiens, toutes les religions et toutes les personnes de bonne volonté pour construire la paix.
Jean-Charles Putzolu – Cité du Vatican
Dès l’aube, les premiers fidèles prenaient place aux abords de la place Saint Pierre pour s’assurer une place de choix qui leur permettrait de voir leur nouveau Pape présider la messe d’inauguration de son pontificat. Une foule polyglotte dans un mélange de cultures et de couleurs parcourait déjà les rues autour du Vatican les jours précédents, parlant anglais ou espagnol pour beaucoup, venus des États-Unis et du Pérou, les deux pays des deux nationalités du cardinal Robert Francis Prevost, élu Pape jeudi 8 mai. Dimanche matin, ils étaient parmi les premiers devant les barrières attendant que les forces de l’ordre et les milliers de volontaires mobilisés leur ouvre la voie d’accès vers la basilique vaticane.
Ils voulaient être devant, au plus près de l’autel placé sur le parvis de la basilique, juste derrière les 156 délégations internationales venues de 149 pays auxquels s’ajoutent les représentants de sept organisations internationales, et non loin des très nombreuses délégations œcuméniques et des autres religions venues saluer ce moment historique de l’Église catholique romaine.
Construire la paix ensemble
Cette présence interreligieuse n’a pas échappé au Pape qui dans son homélie a tendu une main car la «route à parcourir» peut l’être ensemble «avec les Églises chrétiennes sœurs, avec ceux qui suivent d’autres chemins religieux, avec ceux qui cultivent l’inquiétude de la recherche de Dieu, avec toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté, pour construire un monde nouveau où règne la paix».
La matinée du Pape a commencé par un long bain de foule en papamobile dès 9h00 se frayant un chemin dans les allées de la place Saint-Pierre et en territoire italien jusqu’à l’extrémité de l’avenue de la Conciliazione entre le Vatican et le château Saint-Ange. C’est la toute première immersion de Léon XIV au milieu des pèlerins, souriant, saluant les fidèles et acclamé par la foule. La papamobile a ensuite disparu sous “l’arco delle campane” (l’arc des cloches, ndlr), le passage vouté à gauche de la basilique pour rejoindre la sacristie.

Devant le tombeau du prince des apôtres
Dehors, c’est sur les écrans géants que la foule suit le début de la célébration. Le Pape se recueille quelques instants devant le tombeau de Pierre, juste sous l’autel de la confession de la basilique vaticane. Il est accompagné des patriarches des Églises orientales. Ceux-là même à qui il avait dit mercredi à l’occasion précisément du jubilé des Églises orientales: «l’Église a besoin de vous». Puis c’est en procession que le Saint Père se rend à l’autel de la célébration sur le parvis de la basilique, traversant la nef centrale et passant sous l’immense tapisserie représentant l’épisode de la pêche miraculeuse car, à la suite du Christ, le Pape aussi est un «pêcheur d’hommes».
Précédant de peu la procession, deux diacres ont déposé sur l’autel l’anneau du pêcheur, le pallium, remis au nouveau Souverain Pontife après la proclamation de l’Évangile. À côté de l’autel, trône Notre-Dame du Bon Conseil du sanctuaire marial de Genazzano; sanctuaire augustinien visité par le Pape le surlendemain de son élection, pour sa toute première sortie hors du Vatican.
La remise des insignes suit un rite précis. Trois cardinaux issus des trois ordres, diacres, prêtres et évêques remettent au Successeur de Pierre le pallium, l’anneau, et disent une prière invoquant le soutien du Seigneur pour l’élu, à travers la présence de l’Esprit-Saint afin que le Pape exerce son ministère suivant le charisme reçu.
Les brebis ne sont plus sans berger
Les premiers mots de l’homélie du Pape rendent un hommage appuyé à son prédécesseur François. Sa mort «a rempli nos cœurs de tristesse et, dans ces heures difficiles, nous nous sommes sentis comme ces foules dont l’Évangile dit qu’elles étaient “comme des brebis sans berger”». Puis sur le conclave, l’évêque de Rome rapporte que les cardinaux «issus d’histoires et de parcours différents», ont «remis entre les mains de Dieu le désir d’élire le nouveau successeur de Pierre, l’Évêque de Rome, un pasteur capable de garder le riche héritage de la foi chrétienne et, en même temps, de jeter son regard au loin pour répondre aux questions, aux inquiétudes et aux défis d’aujourd’hui». L’Esprit Saint, poursuit-il, a su ensuite accorder les instruments de musique.

Amour et unité
«J’ai été choisi sans aucun mérite et, avec crainte et tremblements, je viens à vous comme un frère qui veut se faire le serviteur de votre foi et de votre joie, en marchant avec vous sur le chemin de l’amour de Dieu, qui veut que nous soyons tous unis en une seule famille». Cette approche, toute en humilité, Léon XIV la précise: «l’Église de Rome préside à la charité et sa véritable autorité est la charité du Christ. Il ne s’agit jamais d’emprisonner les autres par la domination, la propagande religieuse ou les moyens du pouvoir, mais il s’agit toujours et uniquement d’aimer comme Jésus l’a fait». Le rôle du Successeur de Pierre, développe Léon XIV, est de «paître le troupeau sans jamais céder à la tentation d’être un meneur solitaire ou un chef placé au-dessus des autres».
C’est dans ce même esprit d’humilité et de service que le Pape s’était déjà adressé aux cardinaux samedi 10 mai: «Votre présence me rappelle que le Seigneur, qui m’a confié cette mission, ne me laisse pas seul pour en porter la responsabilité. Je sais avant tout que je peux toujours, toujours, compter sur son aide, l’aide du Seigneur, et, par sa Grâce et sa Providence, sur votre proximité».
Une Église ouverte au monde et missionnaire
C’est donc ensemble, avec le collège des cardinaux, «les plus proches collaborateurs» du Pape, avec le peuple des baptisés que Léon XIV souhaite réaliser un «premier grand désir»: «une Église unie, signe d’unité et de communion, qui devienne ferment pour un monde réconcilié», tandis que notre époque souffre de «trop de discorde, trop de blessures causées par la haine, la violence, les préjugés, la peur de l’autre, par un paradigme économique qui exploite les ressources de la Terre et marginalise les plus pauvres». L’Église, insiste le Souverain Pontife, doit être un levain d’unité, de communion et de fraternité. «Dans l’unique Christ, nous sommes un», dit Léon XIV reprenant sa devise «In illo uno unum» inspirée d’un sermon de saint Augustin, car c’est en se faisant levain dans l’unité du Christ, que l’Église est appelée à être «missionnaire» et «à offrir à tous l’amour de Dieu», en ouvrant les bras au monde, sans s’enfermer dans son «petit groupe», ni se sentir «supérieure au monde». L’unité, conclut le nouvel évêque de Rome, «n’efface pas les différences, mais valorise l’histoire personnelle de chacun et la culture sociale et religieuse de chaque peuple».
Source : VATICANNEWS , le 18 mai 2025
Léon XIV et l’Église «petit levain» d’unité et d’amour
Retour sur les mots de l’homélie de l’évêque de Rome au moment où il entame son ministère pétrinien au service de ses frères.
Andrea Tornielli*
«J’ai été choisi sans aucun mérite et, avec crainte et tremblement, je viens à vous comme un frère qui veut être le serviteur de votre foi et de votre joie, en marchant avec vous sur le chemin de l’amour de Dieu, qui nous veut tous unis en une seule famille». C’est par ces mots que s’est présenté le Pape Léon XIV, évêque missionnaire, petit-fils de migrants, 267e évêque de Rome. Les paroles simples et profondes de son homélie lors de la messe de début de son ministère représentent un programme qui nous parle d’une altérité et d’un style.
Une altérité, parce que dans notre monde si marqué par les guerres, la haine, la violence, les divisions, l’humble parole du Successeur de Pierre annonce l’Évangile de l’amour, de l’unité, de la compassion, de la fraternité, d’un Dieu qui veut que nous soyons une seule famille. Une altérité parce qu’il entend témoigner de l’amour, du dialogue, de la compréhension, pour vaincre la haine et la guerre qui naissent dans le cœur de l’homme, qu’il prenne les armes contre son frère ou qu’il le crucifie avec l’arrogance des mots qui blessent comme des pierres.
Et un style, parce que Léon XIV a rappelé que le ministère de Pierre est d’être servus servorum Dei. Son ministère est un service d’amour et d’offrande de sa vie pour ses frères: «l’Église de Rome préside dans la charité et sa véritable autorité est la charité du Christ». Il ne s’agit donc jamais «d’emprisonner les autres par la domination, la propagande religieuse ou les moyens du pouvoir», comme nous sommes tentés de le faire à chaque époque, par le collatéralisme, les structures, le protagonisme, le marketing religieux et les stratégies étudiées. Au contraire, il s’agit «toujours et uniquement d’aimer comme Jésus l’a fait». C’est pourquoi Pierre «doit paître le troupeau sans jamais céder à la tentation d’être un meneur solitaire ou un chef placé au-dessus des autres, se faisant maître des personnes qui lui sont confiées». Au contraire, il lui est demandé d’aimer davantage. Il lui est «demandé de servir la foi de ses frères, en marchant avec eux».
On peut saisir dans ces derniers mots l’icône du Bon Pasteur que le Pape François a proposé tant de fois. C’est l’image du berger qui marche devant le troupeau pour le guider; au milieu du troupeau pour l’accompagner, sans se sentir supérieur ou séparé; et aussi derrière le troupeau, pour veiller à ce que personne ne se perde et pour pouvoir rassembler les derniers, ceux qui sont les plus fatigués par le voyage.
L’évêque missionnaire qui siège aujourd’hui sur la Chaire de Pierre nous invite donc à proclamer l’Évangile de l’amour, «sans nous enfermer dans notre petit groupe ni nous sentir supérieurs au monde». L’Église est un peuple de pécheurs pardonnés, qui a toujours besoin de miséricorde et qui, pour cette raison, doit être “vacciné” contre tout complexe de supériorité, en tant que disciples d’un Dieu qui a choisi la voie de la faiblesse et s’est abaissé en acceptant de mourir sur la croix pour nous sauver. «Nous sommes appelés à offrir l’amour de Dieu à tous», a dit le Pape Léon, pour être dans la pâte du monde «un petit levain d’unité, de communion, de fraternité» et porter ainsi notre regard au loin, à la rencontre des questions, des angoisses et des défis d’aujourd’hui.
*Directeur éditorial des médias du Vatican
Source : VATICANNEWS, le 18 mai 2025
18.05.2025 – Messe du Pèlerinage Militaire International à Lourdes
18.05.2025 – LECTURES DE L’ÉVANGILE DU 5ÈME DIMANCHE DE PÂQUES
Marie-Noëlle Thabut commente l’Évangile du 5e dimanche de Pâques, année C : Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 13.
Je pleure pour les pécheurs (I)

Je pleure pour les pécheurs (I)
Le 19 mai 1853, à Cerreto, en Toscane (Italie), au lieu-dit « la casetta », une bergère de douze ans, Veronica Nucci, garde les bêtes avec son jeune frère, Giovanni Battista, sept ans. Un orage éclate. Ils mettent le troupeau à l’abri, dans une cabane. Soudain, Veronica aperçoit droit devant elle une « belle dame inconnue agenouillée, vêtue d’une robe blanche décorée de petites fleurs rouges, avec une sorte de ceinture noire à la taille, un manteau bleu ciel avec des taches rouges et rondes et une couronne dorée surmontée d’une croix sur la tête ». « Veronica, viens près de moi, tu ne te mouilleras pas, mets-toi à genoux ici », entend-elle. Puis : « Disons cinq Credo à mon Fils. Disons la Protesta (prière de préparation à la mort). » Enfin : « Aide-moi à pleurer. – Pourquoi pleures-tu ? demande Veronica. – Je pleure pour les pécheurs. Tu vois comme il pleut ? Les pécheurs sont plus nombreux que les gouttes d’eau qui tombent. Mon Fils a les mains et les pieds cloués, les Cinq Plaies ouvertes. Si les pécheurs ne se convertissent pas, mon Fils devra envoyer la fin du monde. Et toi te contenterais-tu de vivre trois ou quatre mois de plus, ou d’arriver à la fin du monde ? – Je préfère mourir ! » L’apparition demande de prier : « Chaque jour sept Notre Père, Je Vous Salue Marie et Gloria pour le sang versé, puis cinq Notre Père, Je vous Salue Marie et Gloria pour les Cinq Plaies ; sept Notre Père, Je Vous Salue Marie et Gloria pour moi qui me nomme Maria Addolorata. »
D’après le dictionnaire des Apparitions du P. Laurentin Fayard 2007
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
18.05.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Jean I
Pape (53e) de 523 à 526 et martyr
Jean, fils de Constance, naît en Toscane, vers 460, probablement dans la très ancienne ville de Senas. Il fit à Florence de brillantes études qu’il acheva à Rome. Entré dans les ordres, il fut pendant trente ans fonctionnaire de la Curie où il se distingua autant par la science que par la piété.
Le saint pape Gélase I (492-496) le créa cardinal-prêtre au titre de Pammaque. Il servit fidèlement Atanase II (496-498) et saint Symmaque (498-514), puis il fut l’archidiacre de saint Hormidas (514-523) auquel il succéda le 13 août 523.
Le roi des Ostrogoths, Théodoric le Grand, était de religion arienne mais tolérant envers les catholiques. En effet, sa mère, sa femme (Aldoflède, sœur de Clovis) et quelques uns de ses ministres (Cassiodore et Boèce) étaient aussi catholiques. Il n’en était pas moins le chef naturel des hérétiques qui se devait de prendre leur défense lorsqu’ils furent frappés (524) par un édit de l’Empereur Justin-Auguste le Catholique (518-527) : « fermeture immédiate de toutes les églises ariennes de Constantinople ; exclusion de toutes fonctions publiques, civiles et militaires, pour tous les citoyens reconnus comme sectateurs ariens. »
En 525, Théodoric fit venir à Ravenne Jean I qu’il croyait complice de Justin et le mit à la tête d’une ambassade envoyée à Constantinople pour obtenir le retrait des mesures prises contre les ariens : « Vous irez trouver Justin, commandait le Roi au Pape, et obtiendrez de lui de ma part : retrait de son édit, réouverture de toutes les églises ariennes et admission, en leur sein, de tous les apostats du catholicisme. Sinon, craignez de vives représailles anti-catholiques. » Et le Pape de répondre au Roi : « Me voici devant toi, fais-moi ce que tu voudras ; mais je ne te promets rien au sujet des réconciliés ; leur situation n’est-elle pas dangereuse et irritante ? Comment obtenir que ces instables soient autorisés à faire retour à l’hérésie ? Pourtant, hors cette impossibilité notoire, pour le reste, avec l’aide de Dieu, je pense pouvoir te satisfaire et je ferai tout pour t’être agréable et te rapprocher de Justin. »
Accompagné de cinq évêques et de quatre sénateurs à la tête d’une brillante suite, Jean I s’embarqua (novembre 525) pour un voyage d’un mois au bout duquel il fut reçu à Constantinople (décembre 526) « comme saint Pierre lui-même » par l’Empereur prosterné qui voulut se faire couronner une seconde fois. Jean I qui avait suivi les fêtes de la Nativité à Sainte-Sophie, y célébra en latin la liturgie pascale (19 avril 526). L’Empereur n’accorda cependant pas ce que réclamait Théodoric : « Sans doute restituerai-je un jour aux ariens leurs églises confisquées ; il est possible, éventuellement, qu’on autorise leur culte sous certaines conditions ; par contre, aucune possibilité, pour un arien, d’accéder à des fonctions publiques. »
Quand Jean I revint à Ravenne, Théodoric, qui avait déjà fait assassiner Boèce (30 octobre 525), fit jeter le Pape avec sa suite en prison où il mourut de faim et de soif, le 18 mai 526. Théodoric mourut au mois d’août suivant.
Rome doit à Jean I d’avoir terminé le cimetière Saints-Nérée-et-Achillée et d’avoir restauré ceux des Saints-Félix-et-Adaucte et de Sainte-Priscille ; il fit relever la basilique Sainte-Pétronille, et orner richement la confession de la basilique Saint-Paul ; il dota quelques autres églises (Saints-Apôtres-Pierre-et-Paul, Sainte-Marie, Saint-Laurent). C’est à son initiative, qu’à partir des travaux qu’il fit faire à Boniface et à Bonus, au moine Denys le Petit, l’Église romaine fixa la date de Pâques.
Toujours sur les indications de Denys le Petit, il abandonna l’ère de Dioclétien pour compter les années à partir de la naissance du Christ. À l’imitation de quelques uns de ses prédécesseurs (Célestin I, Léon le Grand et Gélase), il travailla à l’élaboration du chant romain, préparant ainsi un terrain favorable à la grande œuvre de saint Grégoire le Grand.
Saint Jean I priez pour nous !

18.05.2025 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 13,31-33a.34-35.

Au cours du dernier repas que Jésus prenait avec ses disciples, quand Judas fut sorti du cénacle, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui.
Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt.
Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Vous me chercherez, et, comme je l’ai dit aux Juifs : “Là où je vais, vous ne pouvez pas aller”, je vous le dis maintenant à vous aussi. »
Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres.
À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint Augustin (354-430)
évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
Sermons sur l’évangile de Jean, n°65 (trad. cf bréviaire 4e jeu. de Pâques)
« Comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres »
« Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres »… Celui qui écoute ce commandement, ou plutôt qui y obéit, est renouvelé non par n’importe quel amour mais par celui que le Seigneur a précisé en ajoutant, afin de le distinguer de l’affection purement naturelle : « Comme je vous ai aimés »… « Tous les membres du corps ont souci les uns des autres. Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui ; si un membre est à l’honneur, tous les membres se réjouissent avec lui » (1Co 12,25-26). Ils entendent, en effet, et ils observent cette parole : « Je vous donne un commandement nouveau, c’est de vous aimer les uns les autres », non pas comme font les débauchés, ni ceux qui s’aiment simplement parce qu’ils ont une même nature, mais comme s’aiment ceux qui sont tous « des dieux » (Jn 10,35) et « les fils du Très-Haut » (Lc 6,35), pour devenir ainsi les frères de son Fils unique. Ceux-là s’aiment les uns les autres parce que lui-même les a aimés, pour les conduire à la fin qui les comblera, là où leur désir pourra se rassasier de tous les biens. En effet, tous les désirs seront comblés lorsque Dieu sera « tout en tous » (1Co 15,28)… Celui qui aime son prochain d’un amour pur et spirituel, qu’aimera-t-il en lui si ce n’est Dieu ? C’est cet amour que le Seigneur veut séparer de l’affection purement naturelle lorsqu’il ajoute : « Comme je vous ai aimés ». Qu’est-ce qu’il a aimé en nous, si ce n’est Dieu ? Non pas Dieu tel que nous le possédons déjà mais tel qu’il veut que nous le possédions là où « Dieu sera tout en tous ». Le médecin aime ses malades à cause de la santé qu’il veut leur donner, non à cause de la maladie. « Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. » C’est pour cela qu’il nous a aimés : afin qu’à notre tour nous nous aimions les uns les autres.

LECTURES :
Livre des Actes des Apôtres 14,21b-27.
En ces jours-là, Paul et Barnabé retournèrent à Lystres, à Iconium et à Antioche de Pisidie ;
ils affermissaient le courage des disciples ; ils les exhortaient à persévérer dans la foi, en disant : « Il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu. »
Ils désignèrent des Anciens pour chacune de leurs Églises et, après avoir prié et jeûné, ils confièrent au Seigneur ces hommes qui avaient mis leur foi en lui.
Ils traversèrent la Pisidie et se rendirent en Pamphylie.
Après avoir annoncé la Parole aux gens de Pergé, ils descendirent au port d’Attalia,
et s’embarquèrent pour Antioche de Syrie, d’où ils étaient partis ; c’est là qu’ils avaient été remis à la grâce de Dieu pour l’œuvre qu’ils avaient accomplie.
Une fois arrivés, ayant réuni l’Église, ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux nations la porte de la foi.

Psaume 145(144),8-9.10-11.12-13ab.
Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour ;
la bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres.
Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.
Ils annonceront aux hommes tes exploits,
la gloire et l’éclat de ton règne :
ton règne, un règne éternel,
ton empire, pour les âges des âges.

Livre de l’Apocalypse 21,1-5a.

Moi, Jean, j’ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre s’en étaient allés et, de mer, il n’y en a plus.
Et la Ville sainte, la Jérusalem nouvelle, je l’ai vue qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu, prête pour les noces, comme une épouse parée pour son mari.
Et j’entendis une voix forte qui venait du Trône. Elle disait : « Voici la demeure de Dieu avec les hommes ; il demeurera avec eux, et ils seront ses peuples, et lui-même, Dieu avec eux, sera leur Dieu.
Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur : ce qui était en premier s’en est allé. »
Alors celui qui siégeait sur le Trône déclara : « Voici que je fais toutes choses nouvelles. »

Portugal : les pèlerins espèrent la venue prochaine du pape Léon XIV à Fatima
Portugal : les pèlerins espèrent la venue prochaine du pape Léon XIV à Fatima Avant d’être élu pape, Robert Prevost avait été le premier choix pour présider les célébrations de cette année. Les nombreux fidèles présents au sanctuaire de Fatima souhaitent y voir le nouveau pape y prononcer une messe prochainement.