22.05.2025 – SAINTE DU JOUR

Ste Rita de Cascia

Sainte Rita de Cascia
Veuve puis religieuse 
(1381-1447)

Rita naît vers 1381 près de Cascia en Ombrie, au cœur d’une époque troublée marquée par la guerre entre partisans du Pape et de l’Empereur. Chaque village est divisé. Les parents de Rita sont surnommés les ‘porte-paix’ du Christ, jouant un rôle de médiation entre clans rivaux. Cet exemple, Rita ne l’oubliera pas, elle le prolongera par toute une vie de douceur et d’extraordinaire patience dans l’adversité.

Vers l’âge de treize ans, elle commence à penser à la vie religieuse. Ses parents préfèrent la marier à un homme riche, mais au caractère brutal. Rita s’incline, se disant qu’elle n’est sans doute pas digne de la vie consacrée. Elle souffre en silence, ajoutant des jeûnes fréquents pour la conversion de Paolo di Fernando, son mari. Elle est si douce que ses voisins la surnomment « la femme sans rancune ». Enceinte, elle donne naissance à deux jumeaux. Paolo finit alors par s’amadouer et le ménage connaît un temps de bonheur.

Or un soir d’hiver 1416, Paolo tombe dans une embuscade. Quand Rita arrive, il est déjà mort, mais un témoin atteste qu’il s’est tourné vers Dieu. Les jumeaux, eux, ne rêvent que de venger leur père. Rita redouble de prière, demandant même au Seigneur qu’ils meurent en pardonnant plutôt que de vivre dans la vengeance. Quelques mois après, ses fils sont emportés par une épidémie de peste, non sans avoir demandé pardon à leur mère.

Devenue veuve, Rita va pouvoir réaliser sa vocation, non sans mal ! Elle frappe à la porte des Augustines de Cascia, mais l’abbesse lui refuse l’entrée, l’ordre interdisant l’accueil des veuves. Rita insiste et finalement est admise, à condition de parvenir d’abord à réconcilier les deux clans, celui de son mari et celui de son assassin. Elle y parvient, contre toute attente ! Elle restera quarante ans religieuse, se dévouant au service des pauvres.

Un Vendredi saint, après un carême prêché par un Franciscain, elle demande à être configurée au Christ. Elle recevra, sur le front, dans une extase, un des stigmates de la Passion qui ne la quittera plus, sauf durant le pèlerinage du Jubilé à Rome pour rendre grâce de la cessation des guerres dans le pays. Ses dernières années, elle les passe en recluse, ne recevant plus que l’Eucharistie pour toute nourriture.

À sa mort, vraisemblablement en 1447, le peuple de Cascia la proclame sainte, bien avant l’Église officielle. Elle sera béatifiée en 1627 ou 1628 par le pape Urbain VIII et canonisée en 1900 par le pape Léon XIII. Son corps, intact, repose dans la basilique de Cascia et attire des pèlerins du monde entier, venus implorer son intercession.

Demandons-lui aujourd’hui qu’elle nous communique sa capacité à pardonner, sa douceur évangélique et, dans la contemplation du Christ, la force d’un amour invincible, pour Dieu et pour nos frères. Avec elle, soyons sûrs qu’il n’y a pas de cause désespérée pour celui qui croit, et plus encore pour celui qui aime en Dieu, car à Dieu, rien n’est impossible !

Sainte Rita de Cascia priez pour nous !

22.05.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,9-11. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.
Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.


Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Vie de saint François d’Assise dite « Anonyme de Pérouse » (13e s.)

§97 (Documents écrits et premières biographies, trad. Desbonnets et Vorreux, éd. franciscaines, 1968, p 980)

« Demeurez dans mon amour » (Jn 15,9)

      Du début de sa conversion jusqu’au jour de sa mort, le bienheureux François a toujours été très rude pour son corps. Mais son principal et suprême souci a été de posséder et de conserver toujours au-dedans et au-dehors la joie spirituelle. Il affirmait que si le serviteur de Dieu s’efforçait de posséder et de conserver la joie spirituelle intérieure et extérieure qui procède de la pureté du cœur, les démons ne pourraient lui faire aucun mal, contraints de reconnaître : « Puisque ce serviteur de Dieu conserve sa joie dans la tribulation comme dans la prospérité, nous ne pouvons trouver aucun accès pour nuire à son âme. »       Un jour, il a repris un de ses compagnons qui avait l’air triste et le visage chagrin : « Pourquoi manifester ainsi la tristesse et la douleur que tu ressens de tes péchés ? C’est affaire entre Dieu et toi. Prie-le de te rendre, par sa bonté, la joie du salut (Ps 50,14). Devant moi et devant les autres, tâche de te montrer toujours joyeux, car il ne convient pas qu’un serviteur de Dieu paraisse devant les frères ou les autres hommes avec un visage triste et renfrogné ».

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 15,7-21. 

En ces jours-là, comme la conversion des païens provoquait, dans l’Église de Jérusalem, une intense discussion, Pierre se leva et leur dit : « Frères, vous savez bien comment Dieu, dans les premiers temps, a manifesté son choix parmi vous : c’est par ma bouche que les païens ont entendu la parole de l’Évangile et sont venus à la foi.
Dieu, qui connaît les cœurs, leur a rendu témoignage en leur donnant l’Esprit Saint tout comme à nous ;
sans faire aucune distinction entre eux et nous, il a purifié leurs cœurs par la foi.
Maintenant, pourquoi donc mettez-vous Dieu à l’épreuve en plaçant sur la nuque des disciples un joug que nos pères et nous-mêmes n’avons pas eu la force de porter ?
Oui, nous le croyons, c’est par la grâce du Seigneur Jésus que nous sommes sauvés, de la même manière qu’eux. »
Toute la multitude garda le silence, puis on écouta Barnabé et Paul exposer tous les signes et les prodiges que Dieu avait accomplis grâce à eux parmi les nations.
Quand ils eurent terminé, Jacques prit la parole et dit : « Frères, écoutez-moi.
Simon-Pierre vous a exposé comment, dès le début, Dieu est intervenu pour prendre parmi les nations un peuple qui soit à son nom.
Les paroles des prophètes s’accordent avec cela, puisqu’il est écrit :
‘Après cela, je reviendrai pour reconstruire la demeure de David, qui s’est écroulée ; j’en reconstruirai les parties effondrées, je la redresserai ;
alors le reste des hommes cherchera le Seigneur, oui, toutes les nations sur lesquelles mon nom a été invoqué, – déclare le Seigneur, qui fait ces choses
connues depuis toujours.’
Dès lors, moi, j’estime qu’il ne faut pas tracasser ceux qui, venant des nations, se tournent vers Dieu,
mais écrivons-leur de s’abstenir des souillures des idoles, des unions illégitimes, de la viande non saignée et du sang.
Car, depuis les temps les plus anciens, Moïse a, dans chaque ville, des gens qui proclament sa Loi, puisque, dans les synagogues, on en fait la lecture chaque sabbat. »

Psaume 96(95),1-2a.2b-3.10. 

R/ Racontez à tous les peuples les merveilles du Seigneur ! (Ps 95, 3)

Chantez au Seigneur un chant nouveau, 
chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom !

De jour en jour, proclamez son salut,
racontez à tous les peuples sa gloire, 
à toutes les nations ses merveilles !

Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! » 
Le monde, inébranlable, tient bon. 
Il gouverne les peuples avec droiture.

Marie ne cherche pas à l’extérieur mais à l’intérieur

Marie ne cherche pas à l’extérieur mais à l’intérieur

La Parole qui vient d’en haut appelle Marie à être la mère du Messie davidique tant attendu. Il sera roi, non pas à la manière humaine et charnelle, mais à la manière divine et spirituelle. Son nom sera « Jésus », qui signifie « Dieu sauve » (cf. Lc 1,31 ; Mt 1,21), rappelant à tous et à jamais que ce n’est pas l’homme qui sauve, mais Dieu seul. Jésus, en effet, est celui qui accomplit les paroles du prophète Isaïe : « Ce n’est pas un envoyé ou un messager, mais sa présence qui les a sauvés avec son amour et sa pitié. » (Is 63, 9).

Cette maternité absolument unique bouleverse Marie. Et en femme intelligente qu’elle est, c’est-à-dire capable de lire à l’intérieur des événements (cf. Lc 2, 19.51), elle cherche à comprendre, à discerner ce qui lui arrive. Marie ne cherche pas à l’extérieur mais à l’intérieur. Et c’est là, au plus profond de son cœur ouvert et sensible, qu’elle entend l’invitation à faire totalement confiance à Dieu, qui a préparé pour elle une « Pentecôte » particulière. Comme au début de la création (cf. Gn 1,2), Dieu veut « couver » Marie de son Esprit, une force capable d’ouvrir ce qui est fermé sans le violer, sans affecter la liberté humaine ; il veut l’envelopper dans la « nuée » de sa présence (cf. 1 Cor 10,1-2) pour que le Fils vive en elle et qu’elle vive en lui.

Et Marie est illuminée par la confiance : elle est « une lampe à plusieurs lumières ». Marie accueille le Verbe dans sa propre chair et s’engage ainsi dans la plus grande mission jamais confiée à une créature humaine. Elle se met au service, non pas comme esclave, mais comme collaboratrice de Dieu le Père, emplie de dignité et d’autorité pour administrer, comme elle le fera à Cana, les dons du trésor divin, afin que beaucoup puissent y puiser à pleines mains.

Sœurs et frères, apprenons de Marie, Mère du Sauveur et notre Mère, à laisser nos oreilles s’ouvrir à la Parole divine, à l’accueillir et à la conserver, afin qu’elle transforme nos cœurs en tabernacles de sa présence, en foyers hospitaliers où grandit l’espérance.

Pape François

Extraits de sa catéchèse du 22 janvier 2025

Zenit

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie