Un sans-abris dans les rues de Rome.   (ANSA)

«Tu es mon espérance»: le message du Pape pour la 9e Journée mondiale des pauvres

Le 13 juin est paru le message du Saint-Père pour la 9e Journée mondiale des pauvres, célébrée le dimanche 16 novembre dans l’Eglise universelle. Léon XIV revient sur les causes structurelles de la pauvreté et appelle chacun à faire preuve de charité, tout en rappelant que les pauvres ne sont pas des «objets de notre pastorale mais des sujets créatifs qui nous poussent à trouver toujours de nouvelles façons de vivre l’Évangile aujourd’hui». 

Alexandra Sirgant – Cité du Vatican

S’inspirant des Psaumes et de l’expérience vécue par ceux qui souffrent de la pauvreté, Léon XIV exhorte les chrétiens à reconnaître les pauvres non pas comme des objets de charité, mais comme des protagonistes de l’espérance.

Dans ce message, publié ce vendredi 13 juin, jour de la fête du patron des pauvres saint Antoine de Padoue, le Pape appelle les fidèles à redécouvrir l’espérance chrétienne comme réponse à l’instabilité qui imprègne le monde.

L’espérance dans la certitude en Dieu

La devise choisie pour cette Journée mondiale des pauvres est la même que celle choisie par le Pape François pour la douzième édition des 24 heures pour le Seigneur: «Tu es mon espérance» (Ps 71, 5). Dans les paroles du psalmiste, on entend la certitude qui doit habiter le cœur de tout croyant dans l’espérance donnée par Dieu. «Tu m’as fait voir tant de maux et de détresses» (v. 20), dit-il; «Malgré cela, explique le Saint-Père, son âme est ouverte et confiante, car elle est ferme dans la foi, qui reconnaît le soutien de Dieu et le professe: « Ma forteresse et mon roc, c’est toi »» (v. 3).

«Dans les épreuves de la vie, l’espérance est animée par la certitude ferme et encourageante de l’amour de Dieu répandu dans les cœurs par l’Esprit Saint». C’est pourquoi, poursuit le Pape, «le pauvre peut devenir témoin d’une espérance forte et fiable, justement parce qu’il la professe dans des conditions de vie précaires, faites de privations, de fragilité et d’exclusion». Ne comptant par «sur les certitudes du pouvoir et des biens», l’espérance d’une personne pauvre ne peut reposer qu’ailleurs. Le Pape distingue alors «les espérances éphémères» de «l’espérance durable», engendrée par la reconnaissance que Dieu est «la première et unique espérance». «Face au désir d’avoir Dieu comme compagnon de route, les richesses sont relativisées» par la découverte du «véritable trésor dont nous avons réellement besoin».

La plus grande pauvreté consiste à ne pas connaître Dieu

Le 266e Successeur de Pierre se réfère alors à l’exhortation apostolique de son prédécesseur Evangelii Gaudium. Le Pape François écrivait alors: «La pire discrimination dont souffrent les pauvres est le manque d’attention spirituelle». Pourtant les personnes les plus démunies et les plus marginalisées ont besoin de Dieu et, poursuit Léon XIV en citant François, «nous ne pouvons pas manquer de leur offrir son amitié, sa bénédiction, sa Parole, la célébration des sacrements et la proposition d’un chemin de croissance et de maturation dans la foi».

«Tous les biens de cette terre, les réalités matérielles, les plaisirs du monde, le bien-être économique, bien qu’importants, ne suffisent pas à rendre le cœur heureux», avertit le Souverain pontife, rappelant que «les richesses sont souvent trompeuses et conduisent à des situations dramatiques de pauvreté, à commencer par celle de penser que l’on n’a pas besoin de Dieu et de mener sa vie indépendamment de Lui». Pour illustrer cette idée, le Pape augustin cite les paroles du saint d’Hippone: «Que toute ton espérance soit en Dieu: sens que tu as besoin de Lui pour être comblé par Lui. Sans Lui, tout ce que tu auras ne servira qu’à te rendre encore plus vide» (Enarr. in Ps. 85, 3).

L’espérance comme une ancre de stabilité et de sécurité

«L’espérance chrétienne à laquelle renvoie la Parole de Dieu est une certitude sur le chemin de la vie, car elle ne dépend pas de la force humaine, mais de la promesse de Dieu qui est toujours fidèle». Cette espérance a longtemps été symbolisé par les chrétiens comme une ancre, qui, à l’image de Dieu, «offre stabilité et sécurité» et fixe les cœurs «sur la promesse du Seigneur Jésus qui nous a sauvés par sa mort et sa résurrection et qui reviendra parmi nous».

Besoin de charité

L’espérance est l’une des trois vertus théologales, aux côtés de la foi et de la charité. «Et c’est de charité que nous avons besoin aujourd’hui, maintenant», martèle l’Évêque de Rome. «Ce n’est pas une promesse mais une réalité vers laquelle nous regardons avec joie et responsabilité: elle nous engage et oriente nos décisions vers le bien commun. Celui qui manque de charité, en revanche, non seulement manque de foi et d’espérance, mais enlève l’espérance à son prochain». Le Pape appelle chacun à témoigner de la charité chrétienne, «comme l’ont fait tant de saints et saintes à travers les âges», en affrontant et éliminant les causes structurelles de la pauvreté. Citant les écoles, les hôpitaux ou encore les foyers d’accueil comme des exemples d’institutions créées pour accueillir les plus faibles et les plus marginaux, le Saint-Père déplore que les guerres et les inégalités empêchent leur mise en place, et appelle à ne pas sombre dans l’indifférence.

Cependant, poursuit-il, «les pauvres ne sont pas une distraction pour l’Église, ils sont nos frères et sœurs les plus aimés, car chacun d’eux, par son existence et aussi par les paroles et la sagesse dont il est porteur, nous invite à toucher du doigt la vérité de l’Évangile».

“«C’est pourquoi la Journée mondiale des pauvres veut rappeler à nos communautés que les pauvres sont au centre de toute l’œuvre pastorale. Non seulement en son aspect charitable, mais également en ce que l’Église célèbre et annonce. Dieu a pris leur pauvreté pour nous rendre riches à travers leurs voix, leurs histoires, leurs visages».”

Journée mondiale des pauvres en cette année sainte

La célébration de la Journée mondiale des pauvres le 16 novembre, soit avant-dernier événement jubilaire de cette année sainte, n’est pas un hasard selon le pontife. «Lorsque la Porte Sainte sera fermée, nous devrons garder et transmettre les dons divins qui ont été déversés dans nos mains tout au long d’une année de prière, de conversion et de témoignageLes pauvres ne sont pas des objets de notre pastorale, mais des sujets créatifs qui nous poussent à trouver toujours de nouvelles façons de vivre l’Évangile aujourd’hui».

Face aux nouvelles vagues d’appauvrissement, le Pape met en garde contre l’habitude et la résignation. Avant d’être une question de justice, l’engagement pour les pauvres est une question de charité souligne le Pape. En félicitant l’engagement quotidien d’un grand nombre d’hommes et de femme pour venir à bout de ce fléau, Léon XIV appelle à ce «que cette Année jubilaire puisse encourager le développement de politiques de lutte contre les formes anciennes et nouvelles de pauvreté, ainsi que de nouvelles initiatives de soutien et d’aide aux plus pauvres parmi les pauvres. «Le travail, l’éducation, le logement, la santé sont les conditions d’une sécurité qui ne s’affirmera jamais par les armes» précise-t-il.

Source: VATICANNEWS, le 13 juin 2025

Vendée Globe : « Grâce à Elle j’ai trouvé une paix intérieure »

Vendée Globe : « Grâce à Elle j’ai trouvé une paix intérieure »

Arrivé le 4 mars aux Sables-d’Olonne, le navigateur Fabrice Amedeo a terminé à la 32e et dernière place au Vendée Globe 2024-2025. Après 114 jours d’un long périple, 20 de plus que le temps qu’il pensait nécessaire pour boucler son tour du monde en solitaire. « Et croyez-moi, quand on est sur l’eau depuis déjà trois mois, c’est énorme, souffle le navigateur. À la fin, c’est une vraie torture morale. Plus de bouffe, à l’arrêt sans le moindre vent et encore deux semaines à patienter, c’est l’enfer ». Dans ce moment difficile, il a vécu une expérience forte avec la Vierge Noire de Rocamadour, la patronne des marins du sanctuaire du Lot, qui l’a aidé à surmonter les moments difficiles.

La vie des marins a toujours été rude. Dans la Bible, déjà, la mer est le lieu de l’obscurité, de l’inconnu et de la mort. C’est un lieu de danger extrême où l’homme est confronté aux limites de ses seules ressources. En mer, aucune aide extérieure ne peut lui être apportée.

Après s’être tourné depuis le Moyen-Âge vers les saints, on se tourne à partir du XVIIIe siècle, vers la Vierge Marie, comme Notre Dame de la Garde à Marseille ou la Vierge noire à Rocamadour, la patronne des marins. Voilà pourquoi, avant le départ du Vendée Globe, après la bénédiction des skippeurs et des bateaux, une médaille de la Vierge de Rocamadour est offerte à ceux qui le souhaitent. « Pourquoi pas à moi aussi ? Cela ne peut pas me faire de mal ! Je n’ai pas grand-chose à perdre ».

Il n’avait jamais prié de sa vie mais face aux difficultés de navigation, il s’est mis à invoquer tous les jours, la Vierge de Rocamadour. « Grâce à Elle, j’ai trouvé une paix intérieure qui m’a aidé à surmonter les moments difficiles ».

À l’arrivée, les traits tirés mais visiblement heureux, il manifeste « une joie incroyable ». Ce sont ses mots. « C’est évident que ça a bouleversé mon rapport à la foi qui était jusqu’à présent inexistante. Parfois, les conditions de vie en mer sont vraiment dures mais ça vaut le coup d’avoir fait tout ça pour en arriver là. C’est une histoire qui va énormément me changer ».

www.actu.fr

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

14.06.2025 – SAINTE DU JOUR

Bse Francisca de Paula De Jesus († 1895)
(surnommée Nhà Chica : tante Francisca)
Laïque (ex esclave) brésilienne 

Francisca de Paula De Jesus, fille d’une mère célibataire esclave, naît entre 1808 et 1810 dans le quartier Santo Antônio do Rio das Mortes Pequeno de São João del-Rei (Bresil).

Fille d’esclave, Francisca ne reçoit aucune instruction. Elle est analphabète et se retrouve orpheline très jeune. Mais elle apprit de sa mère à aimer Jésus et Marie. Au moment de sa mort, sa mère lui recommanda de conduire une vie retirée de manière à mieux pratiquer la charité et conserver la foi.

Adulte, elle choisit le célibat, et se consacre à la prière. À partir de ce moment-là, Francisca vécut seule dans une petite maison sur une colline à la périphérie de la ville de Baependi, se consacrant à la prière et aux soins des plus démunis, choisissant, ainsi, une vie de pauvreté et de louange, pauvre parmi les pauvres. 

Sa maison devient un véritable lieu de « pèlerinage ». Femme d’une humilité extraordinaire, et d’une grande dévotion pour la Vierge Marie, Nhà Chica consacre sa vie aux pauvres, ce qui lui vaut l’appellation de « Mère des pauvres». 

Sa renommée de mère humble se diffusa rapidement parmi ceux qui l’approchaient, recevant prières, nourriture, consolation et réconfort.

Héritant d’une immense fortune après la mort de son frère, elle distribue tous ses biens aux plus pauvres et fait construire une chapelle dédiée à Notre-Dame de la Conception, où elle sera enterrée à sa mort : le 14 juin 1895.

De son vivant, Nhá Chica était considérée comme une sainte. En 1991, son procès en béatification fut ouvert à la phase diocésaine et passé, après une validation par la Congrégation pour les causes des saints, à la phase romaine en 2007, au titre duquel elle a été déclarée vénérable. La postulation pour la cause en béatification de Nhá Chica a reçu environ 20 000 témoignages de grâces.

Francisca de Paula De Jesus a été déclarée bienheureuse le 4 mai 2013 au Sanctuaire de Notre-Dame de la Conception à Baependi (Brésil). La cérémonie a été présidée par le card. Angelo Amato s.d.b., préfet de la Congrégation pour les causes des saints, au nom du pape François, qui s’est uni au peuple brésilien, dans la prière durant le Regina Cœli du dimanche 5 mai 2013. Le pape a en effet évoqué la nouvelle bienheureuse. 
« Sa vie simple fut toute dédiée à Dieu et à la charité, à tel point qu’elle était appelée “mère des pauvres”, a souligné le pape François, s’unissant « à la joie de l’Église du Brésil pour cette disciple lumineuse du Seigneur ».

Bse Francisca de Paula De Jesus priez pour nous !

14.06.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,33-37. 

En ce temps- là, Jésus disait à ses disciples : Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens : ‘Tu ne manqueras pas à tes serments, mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur.’
Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout, ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu,
ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Ville du grand Roi.
Et ne jure pas non plus sur ta tête, parce que tu ne peux pas rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir.
Que votre parole soit “oui”, si c’est “oui”, “non”, si c’est “non”. Ce qui est en plus vient du Mauvais. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Nersès Snorhali (1102-1173)

patriarche arménien

Deuxième partie, § 390-402 ; SC 203 (Jésus Fils Unique du Père, trad. I. Kéchichian, éd. du Cerf, 1973 ; p. 116-119)

Accorde-moi de toujours parler avec ton verbe !

Jour après jour, ton ordre Je l’entends par mon ouïe corporelle, De ne pas jurer du tout, Ni par les choses de la terre, ni par le ciel. Quant à moi, bouchant les oreilles de mon âme, Je ne laisse pas y entrer la Parole ; Mais je me conduis d’une manière opposée, Et je désobéis au Commandement. (…) Mais Toi qui as donné comme outil de la parole La pensée et la langue, souffle éthéré, Ouvre ma bouche par ton Esprit, Remplis-la de la bénédiction spirituelle, Pour que je parle de la Loi divine, De la Bonne Nouvelle du Nouveau Testament, De la sagesse de la théorie Et du mystère de la pratique. Éloigne de moi la parole qui divise, Le blasphème irrémissible, Et la plainte avec la calomnie, Le murmure avec la détraction. La tromperie envers le prochain, Et la trahison du perfide, Le serment du parjure, Le mensonge qui est le propre du Mauvais ; (…) La loquacité diabolique, Et la jactance du présomptueux ; Et en général tous les flots de paroles Qui, une fois prononcées, sont regrettées. Et accorde-moi le verbe, ô Toi, Verbe incarné, Pour parler toujours avec ton verbe, Pour le donner comme grâce à mon auditeur, Pour l’édification de l’âme démolie.

LECTURES :

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 5,14-21. 

Frères, l’amour du Christ nous saisit quand nous pensons qu’un seul est mort pour tous, et qu’ainsi tous ont passé par la mort.
Car le Christ est mort pour tous, afin que les vivants n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux.
Désormais nous ne regardons plus personne d’une manière simplement humaine : si nous avons connu le Christ de cette manière, maintenant nous ne le connaissons plus ainsi.
Si donc quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né.
Tout cela vient de Dieu : il nous a réconciliés avec lui par le Christ, et il nous a donné le ministère de la réconciliation.
Car c’est bien Dieu qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui : il n’a pas tenu compte des fautes, et il a déposé en nous la parole de la réconciliation.
Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu.
Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu.

Psaume 103(102),1-2.3-4.8-9.11-12. 

R/ Le Seigneur est tendresse et pitié. (Ps 102, 8a)

Bénis le Seigneur, ô mon âme, 
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme, 
n’oublie aucun de ses bienfaits !

Car il pardonne toutes tes offenses 
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe 
et te couronne d’amour et de tendresse.

Le Seigneur est tendresse et pitié, 
lent à la colère et plein d’amour ;
Il n’est pas pour toujours en procès, 
ne maintient pas sans fin ses reproches ;

Comme le ciel domine la terre, 
fort est son amour pour qui le craint ;
Aussi loin qu’est l’orient de l’occident, 
il met loin de nous nos péchés.