Quel culte devons-nous rendre à Marie ?

Quel culte devons-nous rendre à Marie ?

La vénération de Marie est fondée sur la dignité de mère de Dieu et les conséquences qui en découlent.

Nous ne pourrons en effet jamais trop estimer celle que le Verbe Incarné révère comme sa mère, que le Père contemple avec amour comme sa fille bien-aimée et que le Saint Esprit regarde comme son temple de prédilection. Le Père la traite avec le plus grand respect en lui envoyant un Ange qui la salue comme pleine de grâce, et lui demande son consentement à l’œuvre de l’Incarnation pour laquelle il veut se l’associer si intimement ; le Fils la vénère, l’aime comme sa mère et lui obéit ; le Saint Esprit vient en elle et y prend ses complaisances.

En vénérant Marie, nous ne faisons donc que nous associer aux trois divines Personnes et estimer ce qu’elles estiment.

Sans doute il y a des excès à éviter, en particulier tout ce qui tendrait à l’égaler à Dieu, à en faire la source de la grâce. Mais tant que nous la considérons comme une créature, qui n’a de grandeur, de sainteté, de puissance qu’autant que Dieu lui en confère, il n’y a pas d’excès à craindre : c’est Dieu que nous vénérons en elle.

Cette vénération doit être plus grande que celle que nous avons pour les anges et les saints, précisément parce que par sa dignité de mère de Dieu, par son rôle de médiatrice, par sa sainteté elle surpasse toutes les créatures. Aussi son culte, tout en étant un culte de dulie et non de latrie, est appelé avec raison le culte d’hyperdulie, étant supérieur à celui qu’on rend aux anges et aux saints.

Adolphe Tanquerey

Précis de Théologie Ascétique et Mystique, 10e édition, Desclée et Cie, 1928, 1ère partie, chap. II, par. 163 à 169, pp. 113-119. 


(1) Le culte de dulie est celui que l’on rend, dans l’Église catholique, aux anges et aux saints. Le culte rendu à la Vierge est dit d’hyperdulie.

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

02.07.2025 – SAINT DU JOUR

Saint François Jérôme (de Geronimo ou de Girolamo)
Prêtre s.j. († 1716)

Dans le Martyrologe romain la date de la mémoire est celle de la naissance au ciel (dies natalis) : le 11 mai. Pour la Congrégation, et au niveau local, le jour de la mémoire est le 2 juillet.

Francesco de Geronimo, aîné de onze enfants, naît à Grottaglie (en Pouilles, Italie) le 17 décembre 1642.

Son enfance fut remarquable par une compassion innée pour les misères d’autrui. Un jour, il prenait un pain pour les pauvres, sans la permission de ses parents. Sa mère lui en adressa d’amers reproches : « Croyez-vous que l’aumône appauvrisse ? dit-il à sa mère ; regardez le buffet ! » La mère regarda : aucun pain ne manquait. 

Entré jeune encore dans la Compagnie de Jésus, il s’y montra dès l’abord saint religieux dans la force du terme. Ce qu’il convient avant tout de remarquer en lui, c’est l’apôtre. Il demande un jour à ses supérieurs d’aller évangéliser les Indes et le Japon : « Les Indes et le Japon, lui est-il répondu, sont pour vous à Naples. Quant au martyre, les épines du ministère apostolique suffiront. » C’était vrai. 

Qu’il est beau de le voir chaque mois, la sonnette à la main, appeler Naples à la Sainte Communion, bravant toutes les intempéries des saisons et réussissant à amener jusqu’à vingt mille communiants, le même jour, à la Table sainte ! Souvent l’église ne suffisait pas à ses prédications ; une éminence en plein air lui servait de chaire, et l’on voyait les multitudes saisies d’émotion sous sa parole puissante. 

Avant d’aller prêcher, le missionnaire passait des heures en prière et ne paraissait devant la foule que le cœur débordant des flammes de la charité qu’il avait puisée aux pieds du crucifix. Un jour, une personne scandaleuse qui l’avait interrompu dans un sermon vint à mourir ; le Saint alla près de son lit funèbre et lui cria : « Où es-tu ? à ces mots, les lèvres du cadavre s’agitent et répondent : “En enfer !” ». Dieu, par une foule de miracles, centuplait la puissance apostolique de son serviteur. 

Plusieurs fois l’on put constater sa présence en deux endroits simultanément ; ses prophéties étaient de chaque jour, sa foi rendit la vie à un enfant mort, et sa parole ressuscita une multitude d’âmes à la vie de la grâce. 

Il meurt, comme il l’avait prédit, le 11 mai 1716, à Naples.

Béatifié le 2 mai 1806 par le pape Pie VII (Barnaba Chiaramonti, 1800-1823), il fut canonisé le 26 mai 1839 par le pape Grégoire XVI (Bartolomeo Cappellari, 1831-1846).

Source principale : wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Saint François Jérôme priez pour nous !

02.07.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8,28-34. 

En ce temps-là, comme Jésus arrivait sur l’autre rive, dans le pays des Gadaréniens, deux possédés sortirent d’entre les tombes à sa rencontre ; ils étaient si agressifs que personne ne pouvait passer par ce chemin.
Et voilà qu’ils se mirent à crier : « Que nous veux-tu, Fils de Dieu ? Es-tu venu pour nous tourmenter avant le moment fixé ? »
Or, il y avait au loin un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture.
Les démons suppliaient Jésus : « Si tu nous expulses, envoie-nous dans le troupeau de porcs. »
Il leur répondit : « Allez. » Ils sortirent et ils s’en allèrent dans les porcs ; et voilà que, du haut de la falaise, tout le troupeau se précipita dans la mer, et les porcs moururent dans les flots.
Les gardiens prirent la fuite et s’en allèrent dans la ville annoncer tout cela, et en particulier ce qui était arrivé aux possédés.
Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus ; et lorsqu’ils le virent, les gens le supplièrent de partir de leur territoire.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)

prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église

Homélie sur le mot ‘cimetière’ et sur la croix

La libération des captifs

En ce jour Jésus Christ est entré vainqueur dans les abîmes des enfers. En ce jour «  il a brisé les portes d’airain, il a rompu les verrous de fer », comme le dit Isaïe (45,2). Remarquez ces expressions. Il ne dit pas qu’il « a ouvert » les portes d’airain, ni qu’il les a enlevées, mais qu’il les « a brisées », pour faire comprendre qu’il n’y a plus de prison, pour dire que Jésus a anéanti ce séjour des captifs. Une prison où il n’y a plus ni portes ni verrous ne peut plus retenir de prisonniers. Ces portes que le Christ a brisées, qui pourrait les rétablir ? Ces verrous qu’il a rompus, quel homme pourrait les remettre ? Quand les princes de la terre relâchent des détenus en envoyant des lettres de grâce, ils laissent subsister les portes et les gardes de la prison, pour montrer à ceux qui sortent qu’ils peuvent y rentrer encore, eux ou d’autres. Le Christ n’agit pas de la sorte. En brisant les portes d’airain, il témoigne qu’il n’y a plus de captivité, plus de mort. Pourquoi des portes « d’airain » ?… Parce que la mort était impitoyable, inflexible, dure comme le diamant. Jamais pendant tous les siècles avant Jésus Christ, jamais aucun de ses captifs n’avait pu lui échapper, jusqu’au jour où le Souverain du ciel est descendu dans l’abîme pour lui arracher ses victimes.

LECTURES :

Livre de la Genèse 21,5.8-20. 

Abraham avait cent ans quand naquit son fils Isaac.
L’enfant grandit, et il fut sevré. Abraham donna un grand festin le jour où Isaac fut sevré.
Or, Sara regardait s’amuser Ismaël, ce fils qu’Abraham avait eu d’Agar l’Égyptienne.
Elle dit à Abraham : « Chasse cette servante et son fils ; car le fils de cette servante ne doit pas partager l’héritage de mon fils Isaac. »
Cette parole attrista beaucoup Abraham, à cause de son fils Ismaël,
mais Dieu lui dit : « Ne sois pas triste à cause du garçon et de ta servante ; écoute tout ce que Sara te dira, car c’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom ;
mais je ferai aussi une nation du fils de la servante, car lui aussi est de ta descendance. »
Abraham se leva de bon matin, il prit du pain et une outre d’eau, il les posa sur l’épaule d’Agar, il lui remit l’enfant, puis il la renvoya. Elle partit et alla errer dans le désert de Bershéba.
Quand l’eau de l’outre fut épuisée, elle laissa l’enfant sous un buisson,
et alla s’asseoir non loin de là, à la distance d’une portée de flèche. Elle se disait : « Je ne veux pas voir mourir l’enfant ! » Elle s’assit non loin de là. Elle éleva la voix et pleura.
Dieu entendit la voix du petit garçon ; et du ciel, l’ange de Dieu appela Agar : « Qu’as-tu, Agar ? Sois sans crainte, car Dieu a entendu la voix du petit garçon, sous le buisson où il était.
Debout ! Prends le garçon et tiens-le par la main, car je ferai de lui une grande nation. »
Alors, Dieu ouvrit les yeux d’Agar, et elle aperçut un puits. Elle alla remplir l’outre et fit boire le garçon.
Dieu fut avec lui, il grandit et habita au désert, et il devint un tireur à l’arc.

Psaume 34(33),7-8.10-11.12-13. 

R/ Un pauvre crie ; le Seigneur entend. (Ps 33, 7a)

Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.
L’ange du Seigneur campe à l’entour 
pour libérer ceux qui le craignent.

Saints du Seigneur, adorez-le : 
rien ne manque à ceux qui le craignent.
Des riches ont tout perdu, ils ont faim ; 
qui cherche le Seigneur ne manquera d’aucun bien.

Venez, mes fils, écoutez-moi, 
que je vous enseigne la crainte du Seigneur.
Qui donc aime la vie 
et désire les jours où il verra le bonheur ?