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03.07.2025 – MESSE À LOURDES
03.07.2025 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
Les Papes et le Rosaire

Les Papes et le Rosaire
On s’en souvient : le pape Jean Paul II – qui a ajouté les mystères lumineux à la récitation du Rosaire – avait l’habitude de dire son chapelet chaque jour dans les jardins du Vatican. Le père O’Sullivan montre ici combien cette dévotion mariale est une constante de la prière des Papes :
Depuis le temps de St Dominique (†1221), d’innombrables pontifes ont publié décrets, rescrits, lettres et approbations de toutes sortes, rédigés en des termes des plus éloquents et impressionnants en faveur du Rosaire. Voici quelques-uns de ces panégyriques :
« Les peuples chrétiens obtiennent chaque jour par le moyen du Rosaire d’immenses bienfaits. » (Urbain IV, †1264)
« Le Rosaire nous a été spécialement donné pour servir de protection contre les grands dangers et les grands maux qui menacent le monde. » (Léon X, †1521)
« Avec le Rosaire, nous chassons loin de nous le diable. » (Adrien VI, †1523)
« Par le Rosaire, St Dominique apaisa la colère de Dieu contre la France et l’Italie. » (Paul II, †1471)
La confiance que Boniface VIII (†1303) plaçait dans le Rosaire était à ce point illimitée qu’il demanda à être enterré avec des vêtements pontificaux ornés des Mystères du Rosaire. Cet acte de confiance filiale plut tant à Dieu que son corps fut retrouvé intact après 300 ans.
Clément VIII (†1394) fut l’auteur de pas moins de 19 bulles en faveur du Rosaire. Lorsqu’il fut élu pape et qu’il dut échanger la robe cardinalice pour le vêtement papal, on le vit fouiller soigneusement ses poches pour trouver son Rosaire.
R. P. Paul O’Sullivan, o.p. (E.D.M.)
Le Secret de la Prière, Comment être heureux, Comment être saint, Ed. do Corso Santo, Lisbonne, Portugal, 1943, Chapitre 13, p. 76.
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
03.07.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Thomas
Apôtre
(Ier siècle)
Thomas était probablement originaire d’une pauvre famille de Galilée. Il était dépourvu de connaissances humaines, mais d’un esprit réfléchi et d’une volonté ferme jusqu’à l’obstination ; d’autre part, il avait du cœur et du dévouement. Ces deux caractères de sa personnalité paraissent en deux paroles que l’Évangile cite de lui.
Peu avant sa Passion, Jésus veut retourner en Judée ; les Apôtres lui rappellent les menaces de ses ennemis. Thomas seul s’écrie : « Eh bien ! Allons et mourons avec lui ! » Voilà le dévouement du cœur de l’Apôtre.
Après sa résurrection, le Sauveur était apparu à plusieurs de ses disciples, en l’absence de Thomas. Quand, à son retour, on lui raconta cette apparition, il fut si étonné d’une telle merveille, qu’il en douta et dit vivement : « Je ne le croirai pas avant d’avoir mis mes doigts dans ses plaies. » Voilà le second caractère de Thomas, esprit trop raisonneur. Mais son premier mouvement d’hésitation, en chose si grave, ne fut pas un crime et le bon Sauveur répondit à son défi. Que fit alors Thomas ? Nous le savons ; un cri du cœur s’échappa de ses lèvres : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Dieu permit l’hésitation de cet Apôtre pour donner aux esprits difficiles une preuve de plus en faveur de la résurrection de Jésus-Christ.
Saint Augustin attribue à saint Thomas, parmi les douze articles du Symbole, celui qui concerna la Résurrection. Quand les Apôtres se partagèrent le monde, les pays des Parthes et des Perses et les Indes furent le vaste lot de son apostolat. La tradition prétend qu’il rencontra les mages, les premiers adorateurs de Jésus parmi les Gentils, qu’il les instruisit, leur donna le Baptême et les associa à son ministère. Partout, sur son passage, l’Apôtre établissait des chrétientés, ordonnait des prêtres, consacrait des évêques.
Quand au XIVe siècle, les Européens s’emparèrent des Indes orientales, ils trouvèrent dans les traditions des peuples de ce vaste pays des souvenirs chrétiens, et en particulier celui de saint Thomas. Un miracle de l’Apôtre, traînant avec un faible lien une poutre énorme que les éléphants n’avaient pu remuer, fut l’occasion d’innombrables conversions. Cependant les prêtres des faux dieux, jaloux de tant de succès, jurèrent la mort de l’Apôtre ; il aurait été percé d’une lance devant une Croix où il priait.
Pour approfondir, lire la Catéchèse du pape Benoît XVI :
>>> Thomas
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950 (« Rév. x gpm »).
Saint Thomas priez pour nous !

03.07.2025 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,24-29.

L’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu.
Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. »
Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Basile de Séleucie (?-v. 468)
évêque
Sermon pour la Résurrection, 1-4 (trad. Brésard, 2000 ans B, p. 128 rev.)
Porte la nouvelle de ma résurrection à ceux qui ne m’ont pas vu !
« Mets ton doigt dans la marque des clous », dit Jésus à Thomas. « Tu me cherchais quand je n’étais pas là, profites-en maintenant. Je connais ton désir malgré ton silence. Avant que tu ne me le dises, je sais ce que tu penses. Je t’ai entendu parler, et quoique invisible, j’étais auprès de toi, auprès de tes doutes, et sans me faire voir, je t’ai fait attendre, pour mieux regarder ton impatience. Mets ton doigt dans la marque des clous. Mets ta main dans mon côté, et ne sois plus incrédule, mais crois. » Alors Thomas le touche : toute sa défiance tombe et rempli d’une foi sincère et de tout l’amour que l’on doit à son Dieu, il s’écrie : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Et le Seigneur lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu as cru ; heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru ! Thomas, porte la nouvelle de ma résurrection à ceux qui ne m’ont pas vu. Entraîne toute la terre à croire non à ses yeux, mais à ta parole. Parcours les peuples et les cités païennes. Apprends-leur à porter la croix sur les épaules au lieu des armes… Dis-leur qu’ils sont appelés par la grâce, et toi, contemple leur foi : heureux, en vérité, ceux qui n’ont pas vu et ont cru ! » Telle est l’armée que lève le Seigneur ; tels sont les enfants de la piscine baptismale, les œuvres de la grâce, la moisson de l’Esprit. Ils ont suivi le Christ sans l’avoir vu, ils l’ont cherché et ils ont cru. Ils ont reconnu avec les yeux de la foi, non du corps. Ils n’ont pas mis leurs doigts dans les marques des clous, mais ils se sont attachés à sa croix et ont embrassé ses souffrances. Ils n’ont pas vu le côté du Seigneur, mais par la grâce ils se sont unis à ses membres et ils ont fait leur cette parole du Seigneur : « Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru ! »

LECTURES :
Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 2,19-22.
Frères, vous n’êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes concitoyens des saints, vous êtes membres de la famille de Dieu,
car vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ; et la pierre angulaire, c’est le Christ Jésus lui-même.
En lui, toute la construction s’élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur.
En lui, vous êtes, vous aussi, les éléments d’une même construction pour devenir une demeure de Dieu par l’Esprit Saint.

Psaume 117(116),1.2.
R/ Allez dans le monde entier proclamer la Bonne Nouvelle. (Mc 16, 15)
Louez le Seigneur, tous les peuples ;
fêtez-le, tous les pays !
Son amour envers nous s’est montré le plus fort ;
éternelle est la fidélité du Seigneur !
