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Cet été, Fatima met les jeunes au défi de se découvrir dans la lumière de Dieu

Cet été, Fatima met les jeunes au défi de se découvrir dans la lumière de Dieu
« Into the Light » est une proposition de cinq jours pour les jeunes de 18 à 25 ans, du 5 au 9 août.
Cet été, le sanctuaire de Fatima propose aux jeunes de 18 à 25 ans une expérience de découverte et de transformation intérieure à partir de la spiritualité de Fatima. « Into the Light » est le nom de la proposition d’immersion, prévue pour la période du 5 au 9 août, et qui mettra les jeunes au défi de parcourir un chemin de rencontre, de réflexion, de service et de prière, accompagnés par la richesse symbolique de la lumière, avec l’aide de l’Évangile et du message de Fatima.
« Pendant cinq jours, les participants seront mis au défi de relire leur propre vie, d’approfondir les horizons de leur vocation et de renforcer leur relation avec Dieu et avec les autres, dans un environnement marqué par la simplicité, la proximité et le partage », peut-on lire dans la présentation de la proposition, qui est dynamisée par le Département d’accueil et de pastorale du Sanctuaire de Fatima.
En plus des moments de réflexion personnelle, de prière et de célébration, la rencontre permettra la découverte du patrimoine et de la spiritualité de Fatima et offrira des expériences de bénévolat et des occasions de convivialité fraternelle.
« Into the Light » se veut « une occasion de ralentir, d’écouter, de se laisser interpeller par la vie de Marie et des petits bergers, de reconnaître ses propres ombres et de faire un pas dans la ‘lumière qui est Dieu’, de se laisser reconfigurer par sa présence et de trouver de nouveaux sens pour sa propre vie et sa mission ».
La participation nécessite une inscription, en remplissant un formulaire, et comprend la nuitée, les repas et tout le matériel nécessaire à la réunion.
Plus d’informations via contactosjovens@fatima.pt ou 249 539 600.
Source : SANCTUAIRE DE FATIMA, le 10 juillet 2026
Le martyre du père Hamel, une journée qui a changé la France

Le martyre du père Hamel, une journée qui a changé la France
Le 26 juillet 2016, la nouvelle frappe l’Église et le monde comme un coup de tonnerre : en France, un prêtre de 85 ans vient d’être assassiné au pied de son autel par deux terroristes islamistes. Inconnu du grand public quelques heures plus tôt, le père Jacques Hamel devient le visage d’une fidélité silencieuse poussée jusqu’au martyre.
26 juillet 2016. « Va-t’en, Satan ! » L’injonction résonne deux fois sous les voûtes de l’église Saint-Étienne de Rouvray. Quelques instants plus tard, les 48 coups de couteau s’abattent sur le père Jacques Hamel, avant le dernier, fatal, porté à la gorge. Le sang macule les dalles du lieu saint. Le père Hamel est mort en martyr.
Comme tous les matins de semaine, le prêtre de 85 ans célèbre la messe. Il a été ordonné 60 ans plus tôt, en 1958, dans l’archidiocèse de Rouen. Durant ces six décennies de sacerdoce, Jacques Hamel est demeuré sur cette terre normande qu’il aimait tant. Né le 30 novembre 1930 à Darnétal, près de Rouen, il grandit dans une famille catholique avant de ressentir l’appel de la prêtrise. Après son ordination, il devient un homme de paroisse, de proximité, de ces prêtres qui connaissent les visages avant de connaître les noms inscrits sur les registres. L’écrivain Étienne de Montety, qui s’est inspiré de Jacques Hamel pour son roman La Grande Épreuve, voyait en lui l’un de ces prêtres « selon Bernanos » : « Jacques Hamel ressemblait aux prêtres de sa génération. En apparence peu spectaculaire et pourtant fermement enraciné dans son ministère, par sa foi au Christ », confie-t-il à Aleteia.
Un sacerdoce discret
Au fil des années, il sert dans plusieurs paroisses du diocèse de Rouen. Il n’est pas un homme de grands discours ni de lumière médiatique. Sa vie se construit dans la simplicité des gestes quotidiens : célébrer une messe, accompagner une famille endeuillée, baptiser un enfant, écouter une solitude. Ceux qui l’ont côtoyé décrivent un prêtre discret, attentif et qui, malgré l’avancée en âge, refuse de raccrocher. En 2016, alors qu’il a déjà atteint largement l’âge de la retraite, il continue de servir la paroisse en tant que prêtre auxiliaire, permettant ainsi au curé de Saint-Étienne de Rouvray de s’accorder quelques jours de repos. L’homme que les terroristes vont assassiner ce matin-là n’est en réalité rien d’autre qu’un prêtre façonné par soixante années de fidélité, un témoin silencieux d’une époque où Dieu est oublié, l’Église dépassée. Et où lui, prêtre jusqu’ici insignifiant pour l’Histoire, a continué à porter la même mission.
Avait-il senti sa mort venir ? Sa sœur, Roseline, raconte dans son livre Sœurs de douleur (éditions XO, 2025) que depuis plusieurs semaines Jacques Hamel dort mal. En proie à un sommeil agité, il fait toujours le même cauchemar. « C’est toujours le même scénario. Je sors de mon église. Il n’y a personne dans la rue. J’entends des pas derrière moi, on court derrière moi… Je me retourne et deux galopins m’agressent, personne pour me porter secours. Là-dessus je me réveille en nage, essoufflé, perturbé… »

Ce 26 juillet 2016, une poignée de fidèles a répondu présents à la messe quotidienne, malgré la période estivale : Guy et Janine Coponet, et trois religieuses des Sœurs de Saint Vincent de Paul, Hélène Decaux (83 ans), Danièle Delafosse (72 ans) et Huguette Péron (79 ans). Tous ont choisi, eux aussi, de servir sans compter dans ce quartier populaire où se dressent ces HLM disgracieux. Visite aux personnes âgées, soutien scolaire : les petites sœurs ne comptent pas leur temps.
La fin de la messe sonne. « Allez dans la paix du Christ », lance le père Hamel. Mais alors que les fidèles s’apprêtent à se disperser, deux hommes entrent brusquement par la porte de la sacristie, armés de couteaux. Ils vocifèrent des paroles de guerre en arabe. « Allah Akbar ». Les adorateurs de la Croix doivent périr. Le père Hamel, ferme, comme à son habitude, leur intime l’ordre de se calmer. Pendant qu’un terroriste inflige la torture à Guy Coponet de filmer la scène, l’autre saisit le père Hamel, le traîne jusqu’à l’autel, avant de lui asséner les coups mortels. Guy Coponet connaît ensuite le même acharnement sous les yeux de sa femme. Mais l’homme de 87 ans survivra.
Prêtre pour l’Eternité
À plus de 1.500 kilomètres de là, des centaines de milliers de jeunes catholiques sont alors rassemblés à Cracovie pour les Journées mondiales de la jeunesse. Quelques heures plus tard, le pape François demande que l’on prie pour le père Jacques Hamel et salue déjà celui qu’il considère comme un témoin de la foi jusque dans le don de sa vie.
Il est 10h30, la cloche de Saint-Étienne sonne. La vie du père Hamel s’est arrêtée entre ces murs saints, au pied de l’autel qu’il a servi toute sa vie. Bientôt, le silence de l’église laisse place au fracas de la nouvelle qui se répand dans tout le pays : un prêtre vient d’être assassiné au pied de son autel. Depuis la Terreur, la France n’avait plus connu un tel sacrilège. Les deux islamistes eux, sont morts criblés de balles après s’être précipités sur les hommes de la BRI au sortir du massacre. Ils s’appelaient Abel Malik Petitjean et Adel Kermiche. Mais aujourd’hui, pas grand monde ne s’en souvient. Celui que l’Histoire a retenu, c’est Jacques Hamel, prêtre pour l’Éternité.
Depuis sa mort, une cause en béatification a été ouverte pour le père Jacques Hamel. En 2017, avec une dispense exceptionnelle accordée par le pape François, l’archevêque de Rouen a pu lancer l’enquête diocésaine sans attendre le délai habituel de cinq ans. Le dossier, qui rassemble des milliers de pages de témoignages et de documents sur sa vie et son assassinat, a été transmis en 2019 au Vatican, où il est désormais étudié par le Dicastère pour les Causes des saints. La procédure pourrait aboutir à une béatification au titre du martyre, l’Église devant reconnaître qu’il a été tué « en haine de la foi » (in odium fidei). À ce jour, Jacques Hamel est toujours déclaré « serviteur de Dieu » et n’a pas encore été proclamé bienheureux.
Source : ALETEIA, le 25 juillet 2026
Qui sont Anne et Joachim, les parents de Marie ?

Qui sont Anne et Joachim, les parents de Marie ?
L’auteur du protévangile de Jacques (récit apocryphe) présente les parents de Marie, Anne et Joachim habitant Jérusalem, dans le quartier proche du temple. Ils sont de la tribu sacerdotale ; grandement éprouvés à cause de leur stérilité et dans leur entourage, ils sont souvent méprisés et contredits. Plutôt riches, ils sont généreux et compatissants, ils donnent à pleine main aux pauvres. Pleins de confiance en Dieu, ils ont toutes les qualités pour être visités par Dieu.
Dans une perspective apparemment assez différente, Marie est, selon les Pères syriaques, « Fille de pauvres », « humble fille de pauvres gens », « celle qui était parmi les gens d’humble condition », et, dans la continuité avec de telles origines, elle est devenue « celle qui a gardé l’humilité qui rend pauvre en esprit. »
Dans un regard spirituel, les deux perspectives se rejoignent : les parents de la Vierge Marie préparent la « Béatitude des pauvres ».
A.Gila Dans Il pensiero dei Padri della Chiesa su s. Maria e la Beatitudine dei poveri in Santa Maria « Regina Martyrum » Quaderno di spiritualità dell’ordine dei Frati servi di Maria Provincia di Piemonte e Romagna, Anno IV – N°2 (11) – 2001, p.21-27
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
26.07.2026 – LECTURE DE L’ÉVANGILE DU 17ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE
Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’Évangile du 17e dimanche du temps ordinaire, année A : Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13, 44-52.
26.07.2026 – SAINTS DU JOUR

Saints Anne et Joachim
Mère et père de la Vierge Marie
Anne appartenait à ce peuple choisi qui, dans les desseins de Dieu, devait donner naissance au Sauveur des hommes ; elle était de la tribu de Juda et de la race de David. Ses parents, recommandables par leur origine, devinrent surtout illustres entre tous leurs concitoyens par l’éclat d’une vie pleine de bonnes œuvres et de vertus. Dieu, qui avait prédestiné cette enfant à devenir l’aïeule du Sauveur, la combla des grâces les plus admirables.
Après Marie, aucune femme plus que sainte Anne ne fut bénie et privilégiée entre toutes les autres. Mais si elle reçut tant de grâces, comme elle sut y répondre par la sainteté de sa vie ! Toute jeune enfant, elle était douce, humble, modeste, obéissante et ornée des naïves vertus de son âge. Plus tard, comme elle sut bien garder intact le lis de sa virginité ! Comme elle dépassait toutes les filles, ses compagnes, par sa piété, par la réserve de sa tenue, son recueillement et la sainteté de toute sa conduite !
Puis, quand il plut à Dieu d’unir son sort à celui de Joachim, combien Anne fut une épouse prévenante, respectueuse, laborieuse, charitable et scrupuleusement fidèle à tous les devoirs de son état, vaquant à propos au travail et à la prière. Dieu lui refusa longtemps de devenir mère ; elle se soumit humblement à cette épreuve et l’utilisa pour sa sanctification. Mais à l’épreuve succéda une grande joie, car de Joachim et d’Anne, déjà vieux, naquit miraculeusement celle qui devait être la Mère du Sauveur et, dans l’ordre de la grâce, la Mère du genre humain. C’est sans doute un grand honneur pour sainte Anne, que d’avoir donné naissance à la Mère de Dieu ; mais il lui revient beaucoup plus de gloire d’avoir formé le cœur de Marie à la vertu et à l’innocence !
L’Église célébrera dans tous les âges la piété maternelle de sainte Anne, et la gloire de sa Fille rejaillira sur elle de génération en génération. Le culte de sainte Anne a subi diverses alternatives. Son corps fut transporté dans les Gaules, au premier siècle de l’ère chrétienne, et enfoui dans un souterrain de l’église d’Apt, en Provence, à l’époque des persécutions. À la fin du VIIIe siècle, il fut miraculeusement découvert et devint l’objet d’un pèlerinage. Mais c’est surtout au XVIIe siècle que le culte de sainte Anne acquit la popularité dont il jouit.
De tous les sanctuaires de sainte Anne, le plus célèbre est celui d’Auray, en Bretagne ; son origine est due à la miraculeuse découverte d’une vieille statue de la grande Sainte, accompagnée des circonstances les plus extraordinaires et suivies de prodiges sans nombre. Sainte-Anne d’Auray est encore aujourd’hui l’objet d’un pèlerinage national.
Joachim, de la tribu de Juda et de l’antique famille de David, était pasteur de brebis à Nazareth. Stolan, père de sainte Anne, lui donna sa pieuse fille en mariage. Les deux époux vécurent dans la crainte du Seigneur et dans la pratique des bonnes œuvres. Ils firent trois parts de leurs biens : l’une était destinée au temple et aux ministres de la religion ; ils répandaient la seconde dans le sein des pauvres ; la dernière servait aux besoins de la famille.
Cependant le bonheur n’était pas dans ce ménage : l’épouse de Joachim était stérile. Depuis vingt ans ils priaient Dieu de les délivrer d’un tel opprobre, lorsqu’ils se rendirent, suivant leur coutume, à la ville sainte pour la fête des Tabernacles. Les enfants d’Israël y venaient offrir des sacrifices au Seigneur, et le grand-prêtre Ruben immolait leurs victimes. Joachim se présenta à son tour. Il portait un agneau ; Anne le suivait, la tête voilée, le cœur plein de soupirs et de larmes. Le grand-prêtre, en les apercevant monter les degrés du temple, n’eut pour eux que des paroles de mépris et de reproche : « Vous est-il permis, leur dit-il, de présenter votre offrande au Seigneur, vous qu’Il n’a pas jugés dignes d’avoir une postérité ? Ne savez-vous pas qu’en Israël l’époux qui n’a pas la gloire d’être père est maudit de Dieu ? » Et en présence du peuple il repoussa leur offrande.
Joachim ne voulut point revenir à Nazareth avec les témoins de son opprobre. Leur présence eût augmenté sa douleur. Anne retourna seule dans sa demeure. Pour lui, il se retira dans une campagne voisine de Jérusalem, où des bergers gardaient ses troupeaux. Le calme silencieux de la vie pastorale, le spectacle touchant de la nature, apportèrent quelque soulagement à la blessure de son cœur. Qui n’a jamais senti que la solitude le rapproche de Dieu ?
Un jour qu’il se trouvait seul dans les champs, l’Ange Gabriel se tint debout devant lui. Joachim se prosterna, tremblant de peur : « Ne crains pas, dit le messager céleste, je suis l’Ange du Seigneur, et c’est Dieu Lui-même qui m’envoie. Il a prêté l’oreille à ta prière, tes aumônes sont montées en Sa présence. Anne, ton épouse, mettra au monde une fille ; vous la nommerez Marie et vous la consacrerez à Dieu dans le temps ; le Saint-Esprit habitera dans son âme dès le sein de sa mère et Il opérera en elle de grandes choses. » Après ces mots, l’Ange disparut.
Joachim vit bientôt se réaliser la prédiction de l’Archange. De son côté, il fut fidèle aux ordres du Seigneur : sa fille reçut le nom de Marie, et, à trois ans, il la confia aux pieuses femmes qui élevaient dans le temple de Jérusalem les jeunes filles consacrées au Seigneur. Elle y vivait depuis huit ans sous le regard de Dieu lorsque Joachim mourut chargé de mérites et de vertus. Anne, son épouse, le fit ensevelir dans la vallée de Josaphat, non loin du jardin de Gethsémani, où elle devait le rejoindre un an plus tard.
Source principale : Abbé L. Jaud -Vie des Saints…- (« Rév. x gpm »).
Saints Anne et Joachim priez pour nous !

26.07.2026 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,44-52.
En ce temps-là, Jésus disait aux foules :
« Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ.

Ou encore : Le royaume des Cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines.
Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète la perle. »

Le royaume des Cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons.
Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien.

Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes
et les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »

« Avez-vous compris tout cela ? » Ils lui répondent : « Oui ».
Jésus ajouta : « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint John Henry Newman (1801-1890)
cardinal, théologien, fondateur de l’Oratoire en Angleterre, docteur de l’Église
Sermon « The Invisible World » PPS, vol. 4, n°13
Les paraboles du Royaume
Tel est le Royaume caché de Dieu : de même qu’il est maintenant caché, ainsi sera-t-il révélé au moment voulu. Les hommes croient être les maîtres du monde et pouvoir faire ce qu’ils veulent… Actuellement, en apparence « tout reste pareil depuis le commencement », et les railleurs demandent : « Où est donc la promesse de sa venue ? » (2P 3,4) Mais au temps marqué, il y aura une « manifestation des enfants de Dieu », et les saints cachés « resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père » (Rm 8,19; Mt 13,43). Quand les anges sont apparus aux bergers, ce fut une apparition soudaine… La nuit semblait pareille à toute autre nuit, comme la nuit où Jacob a eu sa vision semblait pareille à tout autre nuit (Gn 28,11s). Les bergers veillaient sur leurs troupeaux, ils regardaient la nuit s’écouler, les étoiles suivaient leur course, c’était minuit ; ils ne pensaient pas à pareille chose quand l’ange leur est apparu. Telles sont la puissance et la vertu cachées dans le visible ; elles sont manifestées quand Dieu le veut… Qui pourrait concevoir deux ou trois mois avant le printemps que la face de la nature qui semblait morte puisse redevenir si splendide et si variée ?… Il en est de même pour ce printemps éternel qu’attendent tous les chrétiens ; il viendra, même s’il tarde. Attendons-le, car « il viendra sûrement, il ne tardera pas à venir » (He 10,37). C’est pourquoi nous disons chaque jour : « Que ton Règne vienne », ce qui veut dire : « Seigneur, montre-toi, manifeste-toi, toi qui es assis au milieu des chérubins. Resplendis ; réveille ta vaillance et viens à notre secours » (Ps 79,2-3). La terre que nous voyons ne nous satisfait pas ; elle n’est qu’un commencement, elle n’est qu’une promesse d’un au-delà. Même dans sa plus grande splendeur, couverte de toutes ses fleurs, quand elle montre de la façon la plus saisissante ce qu’elle cache, cela ne nous suffit pas. Nous savons qu’il y a en elle plus de choses que nous n’en voyons… Ce que nous voyons n’est que l’écorce extérieure d’un royaume éternel. C’est sur ce royaume que nous fixons les yeux de notre foi.

LECTURES :
Premier livre des Rois 3,5.7-12.
En ces jours-là, à Gabaon, pendant la nuit, le Seigneur apparut en songe à Salomon. Dieu lui dit : « Demande ce que je dois te donner. » Salomon répondit :
« Ainsi donc, Seigneur mon Dieu, c’est toi qui m’as fait roi, moi, ton serviteur, à la place de David, mon père ; or, je suis un tout jeune homme, ne sachant comment se comporter,
et me voilà au milieu du peuple que tu as élu ; c’est un peuple nombreux, si nombreux qu’on ne peut ni l’évaluer ni le compter.
Donne à ton serviteur un cœur attentif pour qu’il sache gouverner ton peuple et discerner le bien et le mal ; sans cela, comment gouverner ton peuple, qui est si important ? »
Cette demande de Salomon plut au Seigneur, qui lui dit :
« Puisque c’est cela que tu as demandé, et non pas de longs jours, ni la richesse, ni la mort de tes ennemis, mais puisque tu as demandé le discernement, l’art d’être attentif et de gouverner,
je fais ce que tu as demandé : je te donne un cœur intelligent et sage, tel que personne n’en a eu avant toi et que personne n’en aura après toi. »

Psaume 119(118),57.72.76-77.127-128.129-130.
R/ De quel amour j’aime ta loi, Seigneur ! (Ps 118, 97a)
Mon partage, Seigneur, je l’ai dit,
c’est d’observer tes paroles.
Mon bonheur, c’est la loi de ta bouche,
plus qu’un monceau d’or ou d’argent.
Que j’aie pour consolation ton amour
selon tes promesses à ton serviteur !
Que vienne à moi ta tendresse, et je vivrai :
ta loi fait mon plaisir.
Aussi j’aime tes volontés,
plus que l’or le plus précieux.
Je me règle sur chacun de tes préceptes,
je hais tout chemin de mensonge.
Quelle merveille, tes exigences,
aussi mon âme les garde !
Déchiffrer ta parole illumine
et les simples comprennent.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,28-30.
Frères, nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu’ils sont appelés selon le dessein de son amour.
Ceux que, d’avance, il connaissait, il les a aussi destinés d’avance à être configurés à l’image de son Fils, pour que ce Fils soit le premier-né d’une multitude de frères.
Ceux qu’il avait destinés d’avance, il les a aussi appelés ; ceux qu’il a appelés, il en a fait des justes ; et ceux qu’il a rendus justes, il leur a donné sa gloire.
