Blog

09.02.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,53-56. 

En ce temps-là, après la traversée, abordant à Génésareth, ils accostèrent.
Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus :
ils parcoururent toute la région, et se mirent à apporter les malades sur des brancards là où l’on apprenait que Jésus se trouvait.
Et dans tous les endroits où il se rendait, dans les villages, les villes ou les campagnes, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582)

carmélite, docteur de l’Église

Le Chemin de la perfection, ch. 34 (trad. Seuil 1961, p. 201 ; cf OC, Cerf 1995, p. 833)

« Tous ceux qui le touchaient étaient sauvés »

Quand Jésus était en ce monde, le simple contact de ses vêtements guérissait les malades. Pourquoi douter, si nous avons la foi, qu’il ne fasse encore des miracles en notre faveur quand il est si intimement uni à nous dans la communion eucharistique ? Pourquoi ne nous donnera-t-il pas ce que nous lui demandons puisqu’il est dans sa propre maison ? Sa Majesté n’a pas coutume de mal payer l’hospitalité qu’on lui donne en notre âme, si on lui fait bon accueil. Éprouvez-vous de la peine de ne pas contempler notre Seigneur avec les yeux du corps ? Dites-vous que ce n’est pas ce qui vous convient actuellement… Mais dès que notre Seigneur voit qu’une âme va profiter de sa présence, il se découvre à elle. Elle ne le verra pas, certes, des yeux du corps, mais il se manifestera à elle par de grands sentiments intérieurs ou par bien d’autres moyens. Restez donc avec lui de bon cœur. Ne perdez pas une occasion aussi favorable pour traiter de vos intérêts que l’heure qui suit la communion.

LECTURES :

Premier livre des Rois 8,1-7.9-13. 

En ces jours-là, Salomon rassembla auprès de lui à Jérusalem les anciens d’Israël et tous les chefs des tribus, les chefs de famille des fils d’Israël, pour aller chercher l’arche de l’Alliance du Seigneur dans la Cité de David, c’est-à-dire à Sion.
Tous les hommes d’Israël se rassemblèrent auprès du roi Salomon au septième mois, durant la fête des Tentes.
Quand tous les anciens d’Israël furent arrivés, les prêtres se chargèrent de l’Arche.
Ils emportèrent l’arche du Seigneur et la tente de la Rencontre avec tous les objets sacrés qui s’y trouvaient ; ce sont les prêtres et les lévites qui les transportèrent.
Le roi Salomon et, avec lui, toute la communauté d’Israël qu’il avait convoquée auprès de lui devant l’Arche offrirent en sacrifice des moutons et des bœufs : il y en avait un si grand nombre qu’on ne pouvait ni le compter ni l’évaluer.
Puis les prêtres transportèrent l’Arche à sa place, dans la Chambre sainte que l’on appelle le Saint des saints, sous les ailes des kéroubim.
Ceux-ci, en effet, étendaient leurs ailes au-dessus de l’emplacement de l’Arche : ils protégeaient l’Arche et ses barres.
Dans l’Arche, il n’y avait rien, sinon les deux tables de pierre que Moïse y avait placées au mont Horeb, quand le Seigneur avait conclu alliance avec les fils d’Israël, à leur sortie du pays d’Égypte.
Quand les prêtres sortirent du sanctuaire, la nuée remplit la maison du Seigneur,
et, à cause d’elle, les prêtres durent interrompre le service divin : la gloire du Seigneur remplissait la maison du Seigneur !
Alors Salomon s’écria : « Le Seigneur déclare demeurer dans la nuée obscure.
Et maintenant, je t’ai construit, Seigneur, une maison somptueuse, un lieu où tu habiteras éternellement. »

Psaume 132(131),1a.2b.4a.5a.6-7.9-10. 

R/ Monte, Seigneur, vers le lieu de ton repos, toi, et l’arche de ta force ! (Ps 131, 8)

Souviens-toi, Seigneur, de David,
de sa promesse au Puissant de Jacob :
«J’interdirai tout sommeil à mes yeux
avant d’avoir trouvé un lieu pour le Seigneur. »

Voici qu’on nous l’annonce à Éphrata, 
nous l’avons trouvée près de Yagar.
Entrons dans la demeure de Dieu, 
prosternons-nous aux pieds de son trône.

Que tes prêtres soient vêtus de justice, 
que tes fidèles crient de joie !
Pour l’amour de David, ton serviteur, 
ne repousse pas la face de ton messie.

08.02.2026 – ANGÉLUS À ROME

Angélus : «La joie en Jésus, véritable goût de la vie»

Dans son exhortation précédant la prière mariale de l’Angélus, ce dimanche 8 février, Léon XIV a invité les fidèles à raviver la joie par «des gestes concrets d’ouverture et d’attention aux autres». Il les a également encouragés à résister «à toutes les voies qui nous font perdre notre saveur», afin de devenir et rester des disciples du Christ en étant sel et lumière du monde.

Françoise Niamien – Cité du Vatican

Depuis l’une des fenêtres des appartements pontificaux et face aux fidèles réunis place Saint-Pierre, le Pape a axé son exhortation sur la suite du Sermon sur la montagne. Après avoir proclamé les Béatitudes, Jésus s’adresse à ceux qui les vivent, en disant que grâce à eux, la terre n’est plus la même et le monde n’est plus dans les ténèbres. «Vous êtes le sel de la terre. […] Vous êtes la lumière du monde» (Mt 5, 13-14).

«Cette joie émane d’un style de vie»

Partant de cette métaphore qui se focalise sur deux images fortes -le sel et la lumière-, Léon XIV a tout d’abord indiqué que «c’est la joie véritable qui donne du goût à la vie et révèle ce qui n’existait pas auparavant». Cette joie, soutient-il «émane d’un style de vie, d’une manière d’habiter la terre et de vivre ensemble qui doit être désirée et choisie. C’est la vie qui resplendit en Jésus, la saveur nouvelle de ses gestes et de ses paroles». Et le Pape de poursuivre: «Après l’avoir rencontré, tout ce qui s’éloigne de sa pauvreté d’esprit, de sa douceur et de sa simplicité de cœur, de sa faim et de sa soif de justice, qui activent la miséricorde et la paix comme dynamiques de transformation et de réconciliation, semble insipide et terne».

La justice, la lumière du monde

Être lumière du monde nous engage à vivre dans la justice et la vérité. Occasion pour l’évêque de Rome de rappeler les gestes concrets énumérés par le prophète Isaïe qui mettent fin à l’injustice: «Partager son pain avec celui qui a faim, accueillir chez soi les pauvres et les sans-abris, vêtir celui que nous voyons nu, sans négliger ses voisins et les membres de sa famille (cf. Is 58, 7)». Alors ainsi, poursuit le prophète, «ta lumière éclatera comme l’aurore, ta blessure se guérira rapidement» (v. 8). «D’un côté, la lumière, celle qu’on ne peut cacher, car elle est grande comme le soleil qui chasse les ténèbres chaque matin; de l’autre, une blessure qui brûlait auparavant et qui guérit maintenant», a encore fait remarquer l’évêque de Rome.

«Dieu ne nous rejettera jamais»

Le Souverain pontife a en outre invité le peuple de Dieu «à raviver cette joie par des gestes concrets d’ouverture et d’attention aux autres», mais surtout «à résister à toute voie qui nous fera perdre notre saveur». Et Léon XIV de rappeler que «Jésus lui-même a été tenté, dans le désert, par d’autres voies: faire-valoir son identité, l’exhiber, avoir le monde à ses pieds», néanmoins, «il a rejeté les voies qui lui auraient fait perdre sa véritable saveur, celle que nous retrouvons chaque dimanche dans le pain rompu: la vie donnée, l’amour qui ne fait pas de bruit».

Poursuivant son exhortation, le Saint-Père a insisté sur cette mise en garde de Jésus «à ne pas renoncer à la joie», car dit-il «le sel qui a perdu sa saveur, n’est plus bon à rien qu’à être jeté dehors et foulé aux pieds par les gens». Toutefois, s’il arrivait de perdre cette saveur, «Jésus nous annonce cependant un Dieu qui ne nous rejettera jamais, un Père qui garde notre nom, notre unicité. Chaque blessure, même profonde, guérira en accueillant la parole des Béatitudes et en nous remettant à marcher sur le chemin de l’Évangile», a rassuré le Souverain pontife.

«Laissons-nous nourrir et éclairer par la communion avec Jésus. Sans aucune ostentation, nous serons alors comme une ville sur une montagne, non seulement visible, mais aussi chaleureuse et accueillante: la cité de Dieu où, au fond, tous désirent habiter et trouver la paix. Tournons notre regard et notre prière vers Marie, Porte du ciel, afin qu’elle nous aide à devenir et à rester disciples de son fils», a ainsi conclu Léon XIV.

Source : VATICANNEWS, le 8 février 2026

La Mère du Messie annoncée dans l’Ancien Testament

La Mère du Messie annoncée dans l’Ancien Testament

Les livres de l’Ancien Testament décrivent l’histoire du salut, où lentement se prépara la venue du Christ dans le monde. Ces documents des premiers âges, selon l’intelligence qu’en a l’Église à la lumière de la révélation parfaite qui devait suivre, mettent peu à peu en une lumière toujours plus claire la figure d’une femme : la Mère du Rédempteur.

C’est elle qu’on devine déjà prophétiquement présentée sous cette lumière dans la promesse, qui est faite à nos premiers parents tombés dans le péché, de la victoire sur le serpent (cf. Gen. 3, 15). Pareillement, c’est elle, la Vierge qui concevra et mettra au monde un Fils dont le nom sera Emmanuel (cf. Is. 7, 14; cf. Mich. 5, 2-3; Mt. 1, 22-23).

Elle est au premier rang de ces humbles et de ces pauvres du Seigneur qui attendent le salut avec confiance et reçoivent de lui le salut. Et enfin, avec elle, fille sublime de Sion, après la longue attente de la promesse, les temps s’accomplissent et une nouvelle économie s’instaure lorsque le Fils de Dieu prend d’elle la nature humaine pour libérer l’homme du péché par les mystères de sa chair.

Lumen Gentium Chapitre VIII §4 Concile Vatican II

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

08.02.2026 – SAINT DU JOUR

Ste Joséphine Bakhita

Sainte Joséphine Bakhita

Esclave soudanaise puis 

Sœur Canossienne

 

Joséphine (Giuseppina) Bakhitanaît au Soudan en 1869, dans une famille nombreuse : elle eut 4 sœurs et 3 frères. 

Alors qu’elle n’avait que 9 ans, elle fut enlevée par des négriers : vendue à plusieurs reprises sur les marchés africains, elle connut les atrocités d’un esclavage qui laissa dans son corps les signes profonds de la cruauté humaine : on a dénombré jusqu’à 144 cicatrices des sévices subis. 

En 1883, Joséphine fut acquise par le consul d’Italie à Khartoum, Calisto Legnani. Dès lors sa vie commença à changer radicalement : elle trouva en lui quelqu’un de bon, qui la prit en affection au point de l’emmener avec lui en Italie. Quelques temps après elle fut confiée à une famille amie du consul qui prit grand soin d’elle.

Baptisée le 9 janvier 1890, elle fit part de son désir de se donner totalement au Seigneur : « Si vous saviez quelle grande joie c’est de connaître Dieu » aimait-elle répéter. 

Le 8 décembre 1896, Bakhita (qui signifie « Heureuse ») fit ses premiers vœux chez les Sœurs Canossiennes. Ce jour-là elle rédigea cette prière : 

« Ô Seigneur, si je pouvais voler là-bas, auprès de mes gens et prêcher à tous et à grands cris Ta Bonté, combien d’âmes je pourrai Te conquérir ! Tout d’abord ma mère et mon père, mes frères, ma sœur encore esclave… tous les pauvres noirs de l’Afrique… Fais, ô Jésus, qu’eux aussi Te connaissent et T’aiment ». 

En 1902 Sr. Bakhita rejoint la communauté que la congrégation a ouverte à Schio, une petite ville de province de Vicenza. Elle y reste, presque sans interruption, jusqu’en 1947, année de sa mort, en faisant avec grande générosité les travaux les plus ordinaires : cuisine, buanderie, réception.

Sœur Joséphine vécut 51 ans de vie religieuse, se laissant conduire par l’obéissance dans son travail humble et caché mais riche d’authentique charité et de prière. Toutes ses consœurs remarqueront sa patience, sa joie et son intelligence. 

Pendant la guerre 1940-45 la ville de Schio est la cible de plusieurs bombardements. Aux Sœurs qui l’invitent à se réfugier dans le souterrain de la maison, elle dit : « Non, je n’ai pas peur, je suis dans les mains de Dieu. Il m’a libérée des mains des lions, des tigres et des panthères, ne voulez-vous pas qu’il me sauve aussi des bombes ? »

Elle assure d’ailleurs qu’aucune bombe ne tombera sur l’école des religieuses ou sur les maisons de Schio. En effet, la ville n’est pas touchée.

Elle accepte avec une joyeuse sérénité la maladie qui rend sa respiration difficile et sa marche pénible. À une religieuse qui l’assiste, elle confie : « Je m’en vais lentement, lentement, pas à pas vers l’éternité. Jésus est mon capitaine et moi, je suis son assistante. Je dois porter les valises. L’une contient mes dettes, l’autre, plus lourde, les mérites infinis de Jésus. Que ferai-je devant le tribunal de Dieu ? Je couvrirai mes dettes avec les mérites de Jésus et je dirai au Père Éternel : maintenant juge ce que tu vois… Au ciel j’irai avec Jésus et j’obtiendrai beaucoup de grâces. Je viendrai te visiter dans tes rêves si le Patron me le permet. Au paradis j’aurai du pouvoir et j’obtiendrai pour tous beaucoup de grâces… »

La « Mère Noire – Madre Moretta (en italien)  » – ainsi l’appelaient affectueusement les gens qui la connaissaient – s’éteint le 8 février 1947. 

Le procès pour la cause de canonisation commença douze ans après sa mort, et le 1er décembre 1978, l’Église publia le décret sur l’héroïcité de ses vertus. 

Giuseppina Bakhita a été béatifiée le 17 mai 1992 et canonisée, par le même Pape, saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), le 1er octobre 2000.

Pour un approfondissement biographique, lire :

>>> Jean Paul II nous parle de Joséphine Bakhita

Sources principales : afriquespoir.com/saintsdafrique; vatican.va (« Rév. x gpm »).  

Sainte Joséphine Bakhita priez pour nous !

08.02.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,13-16. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens.
Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée.


Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.
De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179)

abbesse bénédictine et docteur de l’Église

Le Livre des Œuvres divines, chap. 6 (in “Hildegarde de Bingen, Prophète et docteur pour le troisième millénaire” ; trad. P. Dumoulin ; Éditions des Béatitudes ; 2012 ; p. 204-205 ; rev.)

Les vrais croyants illuminent le monde

Dans l’épanchement de leur cœur, les vrais fidèles considèrent la grandeur de la toute-puissance divine, ils constatent l’instabilité de leur esprit et la débilité de leur cœur, ils tempèrent ainsi tous leurs actes, afin de ne pas perdre pied en dépassant la juste mesure dans les nécessités supérieures ou inférieures, comme Paul le recommande à ses fidèles : « Agissez en tout sans murmures ni contestations, afin de vous rendre irréprochables et purs, enfants de Dieu sans tache au sein d’une génération dévoyée et pervertie, d’un monde où vous brillez comme des foyers de lumière en lui présentant la Parole de Vie. » (Ph 2,14-16) L’homme est comme à un carrefour : s’il cherche dans la lumière le salut qui vient de Dieu, il l’obtiendra ; s’il choisit le mal, il suivra le diable pour le châtiment. L’homme doit en effet, supporter sa nature et toutes ses œuvres sans murmures, sans les déformations du péché, sans contestations, se conduisant comme un vrai croyant. S’il aime le bien et déteste le mal, il n’exposera jamais au risque sa libération au jour du jugement dernier où il sera séparé de toutes les créatures qui ont dévié du bien en embrassant le mal. Ceux qui agissent ainsi, en cherchant à ne blesser personne, vivent en fils de Dieu, dans la simplicité de leurs œuvres bonnes, ils évitent les murmures et les contestations, les émotions négatives, qui sont le lot du monde ordinaire. Insensibles aux pièges de la séduction, ils encouragent l’estime de ceux qui se félicitent de leur courage au sein d’une génération dévoyée et pervertie. Dans la perfection de leur vraie foi, ils brillent comme ces astres dont la mission est d’illuminer le monde, ainsi qu’en a décidé le Créateur de l’univers. Par une doctrine qui s’incarne dans la vie, ils convertiront bien des hommes à Dieu : c’est de cette manière que le Fils de Dieu, sans péché, a donné à tous la lumière.

LECTURES :

Livre d’Isaïe 58,7-10. 

Ainsi parle le Seigneur :
Partage ton pain avec celui qui a faim, accueille chez toi les pauvres sans abri, couvre celui que tu verras sans vêtement, ne te dérobe pas à ton semblable.
Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront vite. Devant toi marchera ta justice, et la gloire du Seigneur fermera la marche.
Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. » Si tu fais disparaître de chez toi le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante,
si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi.

Psaume 112(111),4-5.6-7.8a.9. 

R/ Lumière des cœurs droits, le juste s’est levé dans les ténèbres. (Ps 111, 4)

Lumière des cœurs droits, il s’est levé dans les ténèbres, 
homme de justice, de tendresse et de pitié.
L’homme de bien a pitié, il partage ; 
il mène ses affaires avec droiture.

Cet homme jamais ne tombera ; 
toujours on fera mémoire du juste.
Il ne craint pas l’annonce d’un malheur : 
le cœur ferme, il s’appuie sur le Seigneur.

Son cœur est confiant, il ne craint pas.
à pleines mains, il donne au pauvre ; 
à jamais se maintiendra sa justice, 
sa puissance grandira, et sa gloire !

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 2,1-5. 

Frères, quand je suis venu chez vous, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige du langage ou de la sagesse.
Parmi vous, je n’ai rien voulu connaître d’autre que Jésus Christ, ce Messie crucifié.
Et c’est dans la faiblesse, craintif et tout tremblant, que je me suis présenté à vous.
Mon langage, ma proclamation de l’Évangile, n’avaient rien d’un langage de sagesse qui veut convaincre ; mais c’est l’Esprit et sa puissance qui se manifestaient,
pour que votre foi repose, non pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.