Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,38-42.
En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut. Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. » Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses.
Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Augustin (354-430)
évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
« Une femme appelée Marthe le reçut dans sa maison »
Dans l’éternité, nous serons attablés. Je n’oserais pas le dire, si le Seigneur ne l’avait promis. Il promet une grande récompense à ses serviteurs, car il leur dit : « Il les fera mettre à table et, passant de l’un à l’autre, il les servira » (Lc 12,37). (…) Grande est la promesse donc, et heureux son accomplissement. Agissons de manière à le mériter ; puissions-nous être aidés de manière à parvenir au lieu où le Seigneur nous servira à table. Que sera ce repas, si ce n’est un repos ? et que veut dire « Il nous servira » sinon qu’il nous rassasiera ? De quelle nourriture et de quelle boisson ? Assurément, de la vérité elle-même. (…) Tu ne crois pas que Dieu puisse te nourrir ainsi, alors que c’est déjà de cette façon que ton œil se rassasie de la lumière ? Que beaucoup voient la lumière, elle brille abondamment ; que peu la voient, elle brille avec la même intensité. Elle répand le réconfort, mais elle ne peut pas faire défaut ; on en use sans la diminuer. (…) Pourquoi ne le comprenez-vous pas encore ? Parce que vous vous occupez de beaucoup de choses. Le travail de Marthe vous occupe ; bien plus : il nous occupe tous. Car qui est dispensé de ce travail d’assistance ? (…) C’est pourquoi, très chers, je vous prie et je vous exhorte (…) : cette vie, désirons-la ensemble. Allons tous ensemble vers elle en courant, pour y demeurer en arrivant. L’heure vient et cette heure sera sans fin, quand le Seigneur nous fera mettre à table pour nous servir. Que nous servira-t-il sinon lui-même ? Pourquoi chercher ce que vous mangerez ? — c’est le Seigneur lui-même (…) « La seule chose qu’au Seigneur je demande, la chose que je cherche, c’est d’habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, de savourer la douceur du Seigneur » (Ps 27,4) (…) N’ayons donc pas le goût des nourritures de ce monde (…) : elles passeront. Si tu veux remplir l’office de Marthe en t’occupant d’elles, que ce soit avec modération et miséricorde. (…) Le travail passe, le repos viendra, mais on n’arrive au repos que par le travail. Le navire passe, on arrive à la patrie, mais on n’arrive à la patrie que par le navire. Mais je suis sûr que nous ne ferons pas naufrage, car nous sommes portés sur le bois de la croix.
LECTURES :
Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 1,13-24.
Frères, vous avez entendu parler du comportement que j’avais autrefois dans le judaïsme : je menais une persécution effrénée contre l’Église de Dieu, et je cherchais à la détruire. J’allais plus loin dans le judaïsme que la plupart de mes frères de race qui avaient mon âge, et, plus que les autres, je défendais avec une ardeur jalouse les traditions de mes pères. Mais Dieu m’avait mis à part dès le sein de ma mère ; dans sa grâce, il m’a appelé ; et il a trouvé bon de révéler en moi son Fils, pour que je l’annonce parmi les nations païennes. Aussitôt, sans prendre l’avis de personne, sans même monter à Jérusalem pour y rencontrer ceux qui étaient Apôtres avant moi, je suis parti pour l’Arabie et, de là, je suis retourné à Damas. Puis, trois ans après, je suis monté à Jérusalem pour faire la connaissance de Pierre, et je suis resté quinze jours auprès de lui. Je n’ai vu aucun des autres Apôtres sauf Jacques, le frère du Seigneur. En vous écrivant cela, – je le déclare devant Dieu – je ne mens pas. Ensuite, je me suis rendu dans les régions de Syrie et de Cilicie. Mais pour les Églises de Judée qui sont dans le Christ, mon visage restait inconnu ; elles avaient simplement entendu dire : « Celui qui nous persécutait naguère annonce aujourd’hui la foi qu’il cherchait alors à détruire. » Et l’on rendait gloire à Dieu à mon sujet.
Psaume 139(138),1-3.13-14ab.14cd-15.
R/ Conduis-moi, Seigneur, sur le chemin d’éternité. (Ps 138, 24b)
Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais ! Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ; de très loin, tu pénètres mes pensées. Que je marche ou me repose, tu le vois, tous mes chemins te sont familiers.
C’est toi qui as créé mes reins, qui m’as tissé dans le sein de ma mère. Je reconnais devant toi le prodige, l’être étonnant que je suis.
Étonnantes sont tes œuvres toute mon âme le sait. Mes os n’étaient pas cachés pour toi quand j’étais façonné dans le secret, modelé aux entrailles de la terre.
Le plus ancien sanctuaire marial des États-Unis : Notre-Dame de La Leche en Floride
Depuis plus de quatre siècles, d’innombrables parents et familles viennent en pèlerinage dans une petite chapelle de la ville de St. Augustine, en Floride, venant confier à la Vierge Marie leurs espoirs les plus chers, leurs craintes et leurs prières. Fondé en 1609, c’est le plus ancien sanctuaire marial des États-Unis. Pourtant, son attrait ne vient pas seulement de son ancienneté, mais dans les innombrables récits de foi, de guérison et de prières exaucées qui continuent de se dérouler entre ses murs. Pour beaucoup, c’est un lieu où les larmes font place à l’espérance et où les cœurs en quête de réconfort reprennent confiance en la Providence divine. Le titre « Notre-Dame de La Leche » se traduit par « Notre-Dame du Lait et du Bon Accouchement ». Il représente la Sainte Vierge Marie allaitant l’Enfant Jésus, offrant une image magnifique et profondément humaine de la maternité. Depuis des siècles, les Catholiques invoquent Marie par ce titre pour recevoir la grâce d’avoir un enfant, une grossesse normale, un accouchement sans complications et pour la bonne santé des nouveaux-nés. Les futures mères, les couples aux prises avec l’infertilité et les familles confrontées à des circonstances difficiles continuent de se rendre au sanctuaire, confiant leurs intentions à la Mère de Dieu. L’histoire du sanctuaire est indissociable de celle du Catholicisme en Amérique. St. Augustine abrite la première paroisse catholique établie sur le territoire de ce qui allait devenir les États-Unis, dont l’origine remonte à 1565. Le sanctuaire d’origine a été détruit et reconstruit au fil des siècles. La chapelle actuelle a été reconstruite entre 1914 et 1915. Malgré les guerres, les catastrophes naturelles et les changements de l’époque, la dévotion à Notre-Dame de La Leche a perduré. Reconnaissant son importance nationale, la Conférence des évêques catholiques des États-Unis a élevé le site au rang de sanctuaire national en 2019. Deux ans plus tard, en 2021, l’image de Notre-Dame de la Leche a été couronnée de façon canonique, soulignant ainsi son importance au sein de la vie de l’Église. Les visiteurs laissent souvent derrière eux des lettres, des photographies et des témoignages relatant des grossesses après des années d’infertilité, des accouchements sans complication après des problèmes médicaux et des familles réconfortées après des épreuves difficiles. Même si toutes les prières ne sont pas exaucées de la manière espérée, les pèlerins parlent souvent d’une paix retrouvée, d’une foi renouvelée et d’une conscience plus profonde de la présence de Dieu.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Sainte Faustine Kowalska « Apôtre de la Miséricorde Divine »
Faustine Kowalska, apôtre de la Miséricorde Divine, compte aujourd’hui parmi les Saints les plus célèbres de l’Église. Par son intermédiaire, le Seigneur Jésus transmet au monde entier Son grand message de la Miséricorde Divine et montre un modèle de perfection chrétienne fondée sur la confiance en Dieu et sur une attitude miséricordieuse envers le prochain.
Faustine naît le 25 août 1905, troisième des dix enfants de Marianna et Stanisław Kowalski, agriculteurs dans le village de Głogowiec. Au baptême, dans l’église paroissiale de Świnice Warckie, elle reçoit le prénom d’Hélène. Depuis son enfance, elle se distingua par l’amour de la prière, l’assiduité, l’obéissance et par une grande sensibilité à la misère des hommes.
À neuf ans, elle fait sa Première Communion qu’elle a profondément vécue, consciente de la présence de l’Hôte Divin dans son âme. Elle fréquente l’école pendant moins de trois ans. Adolescente, elle quitte la maison familiale pour gagner sa vie et pour aider ses parents comme servante dans des familles aisées à Aleksandrów, Łódź et Ostrówek.
Elle a senti la vocation dans son âme dès l’âge de sept ans, mais ses parents n’étant pas d’accord pour qu’elle entre dans les ordres, elle a essayé d’étouffer cette voix intérieure. Cependant, exhortée par la vision du Christ souffrant, elle est partie pour Varsovie où, le 1er août 1925, elle a rejoint la Congrégation des Sœurs de Notre Dame de la Miséricorde.
Devenue sœur Marie-Faustine, elle a passé au couvent treize ans, en remplissant les fonctions de cuisinière, de jardinière et de sœur portière dans plusieurs maisons de la Congrégation, le plus souvent à Płock, Wilno et Cracovie.
Rien ne trahissait à l’extérieur sa vie mystique d’une extrême richesse. C’est avec zèle qu’elle remplissait toutes ses tâches, elle observait fidèlement les règles, recueillie et silencieuse, mais en même temps naturelle, pleine d’un amour bienveillant et désintéressé. Sa vie, très ordinaire, monotone et grise en apparence, cachait la profondeur extraordinaire de l’union à Dieu.
Sa spiritualité reposait sur la Miséricorde Divine à laquelle elle réfléchissait et qu’elle contemplait dans la parole de Dieu et dans l’aspect quotidien de sa vie. La connaissance et la contemplation du mystère de la Miséricorde Divine développaient chez elle une attitude de confiance d’enfant face à Dieu et de miséricorde envers les autres.
« Ô mon Jésus, chacun de Tes saints reflète en sa personne l’une de tes vertus, moi, je désire refléter Ton Cœur compatissant et plein de miséricorde, je veux le glorifier. Que Ta miséricorde, ô Jésus, soit imprimée dans mon cœur et dans mon âme, tel un sceau, ce sera là mon emblème en cette vie et en l’autre » (P.J. 1242). Sœur Marie Faustine était une fidèle fille de l’Église qu’elle aimait comme une Mère et comme le Corps Mystique de Jésus Christ. Consciente de son rôle au sein de cette l’Église, elle a collaboré avec la Miséricorde Divine dans l’œuvre du salut des âmes égarées. Sur le souhait et en suivant l’exemple du Seigneur Jésus, elle a sacrifié sa vie en holocauste. Dans sa vie spirituelle, elle se distinguait aussi par son amour de l’Eucharistie et par sa dévotion profonde pour Notre Dame de la Miséricorde.
Les années passées au couvent abondaient en grâces extraordinaires : révélations, visions, stigmates cachés, participation à la Passion du Seigneur, don de bilocation, de pénétrer le cœur des autres, de la prophétie, ou bien le don rarissime de fiançailles et d’épousailles mystiques. Le vif contact avec Dieu, Notre Dame, les anges, les saints, les âmes au purgatoire – tout cet univers surnaturel – lui apparaissait comme étant non moins réel et vrai que celui qu’elle percevait par ses sens. Malgré cette abondance de grâces extraordinaires accordées, elle savait que celles-ci ne décidaient pas de l’essence de la sainteté. « Ce ne sont ni les grâces, ni les apparitions, ni les ravissements, ni aucun don accordé qui la rendent parfaite, mais l’union intérieure de mon âme avec Dieu. Ces dons ne sont que des ornements de l’âme, mais ils ne constituent ni le contenu, ni la perfection. Ma sainteté et ma perfection consistent en une étroite union de ma volonté avec celle de Dieu » (P.J. 1107).
Sœur Marie-Faustine a été élue par le Seigneur Jésus secrétaire et apôtre de sa Miséricorde pour transmettre au monde entier son grand message. « Dans l’Ancien Testament, lui dit-Il, j’ai envoyé à mon peuple des prophètes et avec eux la foudre. Aujourd’hui, je t’envoie vers toute l’humanité avec ma miséricorde. Je ne veux pas punir l’humanité endolorie, mais je désire la guérir en l’étreignant sur mon cœur miséricordieux » (P.J. 1588).
La mission de sœur Marie Faustine consistait en trois tâches :
1) rendre proche et annoncer au monde entier la vérité révélée dans les Écritures Saintes sur l’amour miséricordieux de Dieu envers tout homme.
2) implorer la Miséricorde Divine pour le monde entier, en particulier pour les pécheurs, notamment par la pratique des formes nouvelles, annoncées par le Seigneur Jésus, du culte de la Miséricorde Divine, qui sont les suivantes :
> le tableau du Christ avec l’inscription Jésus, j’ai confiance en Toi,
> la Fête de la Miséricorde Divine le premier dimanche après Pâques,
Le Seigneur Jésus liait à ces formes du culte, ainsi qu’à la propagation de la dévotion à la Miséricorde, de grandes promesses à condition de se fier à Dieu et de pratiquer un amour actif envers le prochain.
3) la troisième tâche que comportait la mission de sœur Marie-Faustine consistait à inspirer le mouvement apostolique de la Miséricorde, qui est chargé de propager et d’obtenir par la prière la Miséricorde Divine pour le monde et qui tend à la perfection sur le chemin montré par sœur Faustine. Ce chemin est celui d’une confiance d’enfant en Dieu, laquelle s’exprime dans l’accomplissement de Sa volonté et dans une attitude de miséricorde envers les autres. À l’heure actuelle, ce mouvement au sein de l’Église concerne des millions de personnes à travers le monde, à savoir : des congrégations, des instituts laïques, des prêtres, des confréries, des associations, différentes communautés d’apôtres de la Miséricorde Divine et des particuliers qui se chargent, à titre individuel, des tâches transmises par le Seigneur Jésus par l’intermédiaire de sœur Marie-Faustine.
Le message de sœur Faustine a été noté dans son Petit Journal(>>> « Petit Journal » de Sœur Faustine en PDF) qu’elle rédigea par la volonté du Seigneur Jésus et de ses confesseurs. Elle y a fidèlement noté tous les souhaits de Jésus, de même qu’elle a décrit l’union intime de son âme avec Dieu. « Secrétaire de mon plus profond mystère, disait le Seigneur Jésus à sœur Faustine, ton devoir est d’écrire tout ce que je te fais connaître à propos de ma miséricorde au profit des âmes qui en lisant ces écrits seront consolés et auront le courage de s’approcher de moi (P.J. 1693). Cet ouvrage nous rend proche d’une manière extraordinaire le mystère de la Miséricorde Divine. Il enchante non seulement les gens simples, mais aussi les scientifiques qui y découvrent une source supplémentaire de recherche théologique. Le Petit Journal a été traduit en plusieurs langues, entre autres en anglais, allemand, italien, espagnol, français, portugais, russe, hongrois, tchèque et slovaque.
Ravagée par la maladie et par de nombreuses souffrances qu’elle a supportées en tant que sacrifice bénévole pour les pécheurs, entièrement épanouie spirituellement et unie à Dieu, sœur Marie-Faustine est morte à Cracovie le 5 octobre 1938, âgée à peine de 33 ans. La gloire de la sainteté de sa vie a crû rapidement avec la propagation de la dévotion pour la Miséricorde Divine et au fur et à mesure des grâces obtenues par son intercession. De 1965 à 1967, à Cracovie s’est déroulé le procès diocésain sur sa vie et ses vertus et en 1968, à Rome, a été ouvert le procès de béatification, clos en décembre 1992.
Marie-Faustine Kowalska a été béatifiée le 18 avril 1993 et canonisée le 30 avril 2000, sur la place Saint-Pierre de Rome, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) qui institua, au cours de la célébration, la Fête de la Miséricorde Divine (le premier dimanche après Pâques).
Les reliques de sainte Faustine reposent au sanctuaire de la Miséricorde Divine de Cracovie-Łagiewniki ; une partie est dispersée dans le monde entier.
Le chapelet de la miséricorde divine a été enseigné par le Christ lui-même à Sœur Faustine Kowalska, lors d’une de ses nombreuses apparitions dont il la gratifia. Il lui demanda d’être l’apôtre de sa miséricorde. Voici entre autre ce que le Christ a déclaré : « Récite chaque jour et sans cesse ce chapelet que je t’ai enseigné… Quiconque le récitera, obtiendra à l’heure de la mort une grande grâce de ma miséricorde. » « Tu feras de grandes choses si tu t’abandonnes entièrement à ma volonté en disant : Qu’il en soit non pas comme je veux, mais selon Ta volonté, ô Dieu. Sache que ces paroles prononcées du fond du chœur transportent l’âme en un instant au sommet de la sainteté » « Ma fille, à chaque fois que tu entendras l’horloge sonner trois heures, plonge-toi toute entière en ma Miséricorde, adore-la et glorifie-la. […] A cette heure là, tu peux tout obtenir pour toi et pour les autres »
« En cette heure, je ne saurais rien refuser à l’âme qui me prie par ma Passion. C’est une heure de grande miséricorde pour le monde entier »
Voici comment réciter le chapelet :
> Au début, sur la croix, réciter 1 Notre Père, 1 Je vous salue Marie et 1 Je crois en Dieu.
> « Père Eternel, je t’offre le Corps et le Sang, l’Âme et la Divinité de ton Fils bien aimé, Notre Seigneur Jésus Christ, en réparation de nos péchés et de ceux du monde entier. »
> Sur les petits grains du chapelet, dire « Par sa douloureuse Passion, Sois miséricordieux pour nous et pour le monde entier »
A la fin du chapelet, on dit 3 fois : « Dieu Saint, Saint Fort, Saint Immortel, Prends pitié de nous et du monde entier » Puis on ajoute 3 fois : « Jésus, j’ai confiance en toi ! » On termine avec le signe de croix.
NB : On peut également, si notre chapelet est destiné à un pécheur, réciter « avec un cœur repentant et avec foi », la prière suivante : « Ô Sang et Eau, qui avez jailli du Cœur de Jésus comme source de miséricorde pour nous, j’ai confiance en vous ».
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,25-37.
En ce temps-là, voici qu’un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? » L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. » Jésus lui dit : « Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. » Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? » Jésus reprit la parole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté. Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion. Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.” Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? » Le docteur de la Loi répondit : « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395)
moine et évêque
Homélie 15 sur le Cantique des Cantiques ; PG 44, 1085-1087 (trad. Canevet, Cerf 1992, p. 194)
Le bon Samaritain
« C’est là mon bien-aimé, c’est là mon ami, filles de Jérusalem » (Ct 5,16). L’Épouse du Cantique montre celui qu’elle cherchait en disant : « Voici celui que je cherche, celui qui pour devenir notre frère est monté du pays de Juda. Il est devenu l’ami de celui qui était tombé aux mains des brigands : il a guéri ses plaies avec de l’huile, du vin et des pansements ; il l’a fait monter sur sa propre monture ; il l’a fait reposer dans l’hôtellerie ; il a donné deux pièces d’argent pour son entretien ; il a promis de donner à son retour ce qui aurait été dépensé en plus pour accomplir ses ordres ». Chacun de ces détails a une signification bien évidente. Le docteur de la Loi tentait le Seigneur et voulait se montrer au-dessus des autres ; dans son orgueil il faisait fi de toute égalité avec les autres, disant : « Qui est mon prochain ? » Le Verbe alors lui expose, sous forme d’un récit, toute l’histoire sainte de la miséricorde : il raconte la descente de l’homme, l’embuscade des brigands, l’enlèvement du vêtement incorruptible, les blessures du péché, l’envahissement par la mort de la moitié de notre nature (puisque notre âme est restée immortelle), le passage inutile de la Loi (puisque ni le prêtre ni le lévite n’ont soigné les plaies de celui qui était tombé aux mains des brigands). « Il était en effet impossible que le sang des taureaux et des boucs efface le péché » (He 10,4) ; seul pouvait le faire celui qui a revêtu toute la nature humaine — des Juifs, des Samaritains, des Grecs — en un mot, de toute l’humanité. Avec son corps, qui est la monture, il s’est rendu dans le lieu de la misère de l’homme. Il a guéri ses plaies, l’a fait reposer sur sa propre monture, et il a fait pour lui de sa miséricorde une hôtellerie, où tous ceux qui peinent et ploient sous le fardeau trouvent le repos (Mt 11,28).
LECTURES :
Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 1,6-12.
Frères, je m’étonne que vous abandonniez si vite celui qui vous a appelés par la grâce du Christ, et que vous passiez à un Évangile différent. Ce n’en est pas un autre : il y a seulement des gens qui jettent le trouble parmi vous et qui veulent changer l’Évangile du Christ. Pourtant, si nous-mêmes, ou si un ange du ciel vous annonçait un Évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème ! Nous l’avons déjà dit, et je le répète encore : si quelqu’un vous annonce un Évangile différent de celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! Maintenant, est-ce par des hommes ou par Dieu que je veux me faire approuver ? Est-ce donc à des hommes que je cherche à plaire ? Si j’en étais encore à plaire à des hommes, je ne serais pas serviteur du Christ. Frères, je tiens à ce que vous le sachiez, l’Évangile que j’ai proclamé n’est pas une invention humaine. Ce n’est pas non plus d’un homme que je l’ai reçu ou appris, mais par révélation de Jésus Christ.
Psaume 111(110),1-2.7-8.9.10c.
R/ Le Seigneur garde toujours mémoire de son alliance. (Ps 110, 5b)
De tout cœur je rendrai grâce au Seigneur dans l’assemblée, parmi les justes. Grandes sont les œuvres du Seigneur ; tous ceux qui les aiment s’en instruisent.
Justesse et sûreté, les œuvres de ses mains, sécurité, toutes ses lois, établies pour toujours et à jamais, accomplies avec droiture et sûreté !
Il apporte la délivrance à son peuple ; son alliance est promulguée pour toujours : saint et redoutable est son nom. À jamais se maintiendra sa louange.