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Le curé d’Ars connaît le secret d’une âme

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Le curé d’Ars connaît le secret d’une âme

Saint Jean-Marie Vianney (1786 – 1859) fut pendant plus de quarante ans le curé du petit village d’Ars-sur-Formans. Il eut les plus grandes difficultés à mener ses études jusqu’au sacerdoce. Rien ne laissait présager que ce modeste prêtre attirerait bientôt des foules venues de toute la France pour se confesser à lui. Dès les années 1830, des milliers de pèlerins font plusieurs jours de voyage pour recevoir son absolution. De nombreux témoins lui attribuent un discernement exceptionnel des consciences et le don de prophétie. Au confessionnal, il n’était pas rare qu’il ait connaissance de faits intimes ignorés de tous. Ce don peu spectaculaire est toujours mis au service de la conversion : non pour révéler des secrets, mais pour ouvrir les âmes à la miséricorde du Christ.

Les raisons d’y croire

  • Dès la fin des années 1830, les foules se pressent à Ars afin de se confesser à l’abbé Vianney. Il faut souvent attendre plusieurs jours avant d’accéder au prêtre. Celui-ci ne tolère aucun passe-droit et ne tient compte d’aucune recommandation qui servirait de coupe-file. Ni la fortune ni la naissance n’y font rien : chacun doit attendre son tour. Ce pauvre prêtre, réputé ignorant et vivant lui-même dans la pauvreté, attire d’une façon surnaturelle la France entière vers lui.
  • Pourtant, sans raison apparente, il lui arrive parfois, lorsqu’il vient à l’église, de faire signe à telle ou telle personne qu’il ne connaît absolument pas de passer avant les autres pour la confession. Il arrive que ces personnes protestent, disant ne pas vouloir resquiller. Il leur répond alors qu’elles ne peuvent pas attendre et qu’elles doivent rentrer chez elles au plus vite. Au confessionnal, il leur précise en des termes sibyllins qu’elles comprendront ensuite la raison de cette urgence : un malheur à empêcher, un drame soudain chez elles, une maladie grave qui va les clouer au lit… Ces prédictions se révèlent toujours exactes. En d’autres cas, il repère de grands pécheurs qui risqueraient de se raviser s’ils attendaient trop longtemps. L’abbé Vianney, comme Padre Pio au siècle suivant, dira que ces inspirations lui viennent de son ange gardien, qui lui indique les personnes vraiment pressées.
  • C’est ainsi qu’un jour, dans les années 1840, il donne la priorité à une dame en grand deuil, venue de Lyon et qu’il n’a jamais vue. En passant près d’elle, il lui dit : « Ne pleurez pas. Il est sauvé. » Un instant plus tard, au confessionnal, cette dame lui explique que, veuve depuis peu, elle désespère du salut de son mari. Criblé de dettes, celui-ci s’est jeté dans le Rhône. On lui a refusé des obsèques religieuses, selon l’usage de l’époque, qui interdit l’accès à l’église aux suicidés. La veuve et ses proches sont persuadés de la damnation de cet homme qui, outre le fait de s’être suicidé, s’affirmait anticlérical et ne pratiquait jamais. Sa damnation était en effet une hypothèse très plausible, contre laquelle peu de prêtres, à l’époque, auraient osé s’élever.
  • L’étonnant est que le curé d’Ars ne plaisante pas avec le risque de se damner, dont il brandit souvent la menace. Quand on le lui reproche, il répond qu’il aime mieux pousser les âmes vers le Ciel un peu brutalement que les laisser se perdre par une indulgence déplacée. Il n’est donc pas un laxiste persuadé que nous irons tous au paradis, ce qui n’est d’ailleurs pas dans les mœurs du temps. On comprend ainsi que ces propos ne correspondent pas à ses inclinations naturelles.
  • Comme la veuve peine à y croire, l’abbé Vianney a cette formule magnifique : « Entre le pont et l’eau, il y avait place pour le repentir et pour le pardon. » Dire cela réclame une grande audace, tant cette affirmation va à rebours de ce que l’on enseigne alors, et même de ce dont il est convaincu.
  • Cependant, devant les doutes de la veuve, il lui révèle des détails personnels que nul, à part elle, ne peut connaître : « Vous souvenez-vous que, chaque vendredi soir, votre mari rentrait chez vous avec des fleurs, qu’il vous offrait ? Il savait que vous les déposeriez aux pieds de la Sainte Vierge et c’est à elle, ainsi, qu’il les offrait en réalité sans le dire. C’est ce qui l’a sauvé, car elle a intercédé pour lui au tribunal de Dieu et lui a obtenu des grâces de conversion au dernier instant. »
  • L’abbé Vianney ajoute qu’il faudra beaucoup prier pour l’âme du défunt, car celui-ci est malgré tout condamné à un long purgatoire.
  • Cette anecdote, rapidement connue, puisque les gens racontaient les grâces spéciales dont ils avaient bénéficié, est authentique. Comme dans bien d’autres cas, le curé d’Ars ne pouvait qu’ignorer les détails qu’il évoquait. Ceux-ci lui étaient révélés par l’ange gardien de la pénitente, témoin des scènes en question.
  • Il y a un équilibre étonnant entre l’annonce de la miséricorde divine, si abondamment offerte au pécheur repentant, fût-ce à l’ultime seconde, et le rappel d’une justice céleste dont on ne parle plus guère aujourd’hui, mais qui était très souvent évoquée au XIXe siècle. Le tempérament de l’abbé Vianney ne le poussant pas à l’indulgence, on peut penser qu’il parlait là directement in persona Christi (« à la place du Christ »), privilège du prêtre au confessionnal comme à l’autel.
  • Si cet épisode n’est pas le plus spectaculaire de la vie du curé d’Ars, il illustre particulièrement bien la grandeur du sacerdoce, qui lui arrachait ce cri : « Si l’on savait ce que c’est que le prêtre, on en mourrait ! »

Auteur :

Spécialiste de l’histoire de l’Église, postulateur d’une cause de béatification, journaliste pour de nombreux médias catholiques, Anne Bernet est l’auteur de plus d’une quarantaine d’ouvrages, pour la plupart consacrés à la sainteté.

Source : 1000 raisons de croire

Jean-Marie Vianney, l’apôtre de la confiance en Marie

Jean-Marie Vianney, l’apôtre de la confiance en Marie

L’abbé Jacques Pagnoux (1), dans l’introduction de son livre, intitulé L’Apôtre de la confiance en Marie publié à l’occasion du centenaire de la mort du saint Curé d’Ars, a écrit en 1959 :

« Parmi les traits imitables de la prodigieuse sainteté de Jean-Marie Vianney, il en est un qui semble digne d’un relief particulier : sa dévotion mariale. Il nous a laissé l’exemple de sa vie de prêtre et de curé, toute jalonnée de dates mariales et dans laquelle s’affirme et resplendit l’emprise maternelle de Marie sur l’âme de ce saint et la consécration totale qu’il lui fit de sa personne et de son œuvre. Serait-il exagéré de voir dans cette consécration la clé de sa sainteté personnelle et de sa fécondité apostolique »

Comme pour confirmer cette thèse, Mgr Suenens, alors évêque auxiliaire à Malines, dans la recommandation de ce livre, félicitait l’auteur en ces termes :

« Vous avez mis en relief, dans votre beau livre, un aspect moins connu de l’incomparable pêcheur d’hommes que fut le Curé d’Ars : son union vécue à Marie. Le Curé d’Ars a vécu, sans l’expliciter en formules savantes, cette médiation de Marie qui ouvre l’âme au souffle de l’Esprit. Il a suivi d’instinct la route royale, celle qui mène à coup sûr et en peu de temps au terme, c’est-à-dire à l’épanouissement de la vie du Christ dans les âmes… D’un élan, il va vers la Mère et vers le fils ; il va par la Mère vers le Fils ».

www.laportelatine.org

(1) Le père Jacques Pagnoux a été Père du Foyer de Charité de Dakar pendant de longues années

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

04.08.2026 – SAINT DU JOUR

Saint Jean-Marie Vianney
Curé d’Ars
Extraits de la Catéchèse de Benoît XVI 
5 août 2009, Saint Jean-Marie Vianney, curé d’Ars 

Chers frères et sœurs,   […]

Jean-Marie Vianney naît dans le petit village de Dardilly le 8 mai 1786, dans une famille de paysans, pauvre en biens matériels, mais riche d’humanité et de foi. Baptisé, comme le voulait le bon usage à l’époque, le jour même de sa naissance, il consacra les années de l’enfance et de l’adolescence aux travaux dans les champs et à paître les animaux, si bien qu’à l’âge de dix-sept ans, il était encore analphabète. Mais il connaissait par cœur les prières que lui avait enseignées sa pieuse mère et il se nourrissait du sentiment religieux que l’on respirait chez lui. Les biographes racontent que, dès sa prime jeunesse, il essaya de se conformer à la divine volonté même dans les tâches les plus humbles. 

Il nourrissait dans son âme le désir de devenir prêtre, mais il ne lui fut pas facile de le satisfaire. Il parvint en effet à l’ordination sacerdotale après de nombreuses adversités et incompréhensions, grâce à l’aide de sages prêtres, qui ne s’arrêtèrent pas à considérer ses limites humaines, mais surent regarder au-delà, devinant l’horizon de sainteté qui se profilait chez ce jeune homme véritablement singulier. 

Ainsi, le 23 juin 1815, il fut ordonné diacre et le 13 août suivant, prêtre. Enfin, à l’âge de 29 ans, après de nombreuses incertitudes, un certain nombre d’échecs et beaucoup de larmes, il put monter à l’autel du Seigneur et réaliser le rêve de sa vie. 

Le saint curé d’Ars manifesta toujours une très haute considération du don reçu. Il affirmait: « Oh! Quelle grande chose que le sacerdoce! On ne le comprendra bien qu’une fois au Ciel… si on le comprenait sur la terre, on mourrait, non d’effroi mais d’amour! » (Abbé Monnin, Esprit du Curé d’Ars, p. 113). En outre, dans son enfance, il avait confié à sa mère: « Si j’étais prêtre, je voudrais conquérir beaucoup d’âmes » (Abbé Monnin, Procès de l’ordinaire, p. 1064). Et il en fut ainsi. Dans le service pastoral, aussi simple qu’extraordinairement fécond, ce curé anonyme d’un village isolé du sud de la France parvint si bien à s’identifier à son ministère, qu’il devint, également de manière visible et universellement reconnaissable, alter Christus, image du Bon Pasteur, qui à la différence du mercenaire, donne la vie pour ses brebis (cf. Jn 10, 11). 

A l’exemple du Bon Pasteur, il a donné la vie au cours des décennies de son service sacerdotal. Son existence fut une catéchèse vivante, qui trouvait une efficacité toute particulière lorsque les personnes le voyaient célébrer la Messe, s’arrêter en adoration devant le tabernacle ou passer de longues heures dans le confessionnal.

Au centre de toute sa vie, il y avait donc l’Eucharistie, qu’il célébrait et adorait avec dévotion et respect. Une autre caractéristique fondamentale de cette extraordinaire figure sacerdotale, était le ministère assidu des confessions. Il reconnaissait dans la pratique du sacrement de la pénitence l’accomplissement logique et naturel de l’apostolat sacerdotal, en obéissance au mandat du Christ : « Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis, ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (cf. Jn 20, 23). 

Saint Jean-Marie Vianney se distingua donc comme un confesseur et maître spirituel excellent et inlassable. En passant « d’un même mouvement intérieur, de l’autel au confessionnal », où il passait une grande partie de la journée, il cherchait par tous les moyens, par la prédication et par le conseil persuasif, à faire redécouvrir aux paroissiens la signification et la beauté de la pénitence sacramentelle, en la montrant comme une exigence intime de la Présence eucharistique.

Les méthodes pastorales de Jean-Marie Vianney pourraient apparaître peu adaptées aux conditions sociales et culturelles actuelles. Comment en effet un prêtre d’aujourd’hui pourrait-il l’imiter, dans un monde qui a tant changé? S’il est vrai que les temps changent et que de nombreux charismes sont typiques de la personne, et donc inimitables, il y a toutefois un style de vie et un élan de fond que nous sommes tous appelés à cultiver. A bien y regarder, ce qui a rendu saint le curé d’Ars a été son humble fidélité à la mission à laquelle Dieu l’avait appelé; cela a été son abandon constant, empli de confiance, entre les mains de la Providence divine. Il a réussi à toucher le cœur des personnes non en vertu de ses dons humains, ni en s’appuyant exclusivement sur un effort, même louable, de la volonté, il a conquis les âmes, même les plus réfractaires, en leur communiquant ce qu’il vivait de manière intime, à savoir son amitié avec le Christ. […]

Les Pères du Concile œcuménique Vatican II avaient bien présents à l’esprit cette « soif de vérité » qui brûle dans le cœur de tout homme, lorsqu’ils affirmèrent que c’est aux prêtres, « comme éducateurs de la foi », qu’il revient de former « une authentique communauté chrétienne » capable de « frayer la route à tous les hommes vers le Christ » et d’exercer « une véritable maternité » à leur égard, en indiquant ou en facilitant à celui qui ne croit pas « un chemin vers le Christ et son Église » et « pour réveiller les fidèles, les nourrir, leur donner des forces pour le combat spirituel » (cf. Presbyterorum ordinis, n. 6). 

L’enseignement que continue de nous transmettre le saint curé d’Ars à cet égard est que, à la base de cet engagement pastoral, le prêtre doit placer une union personnelle intime avec le Christ, qu’il faut cultiver et accroître jour après jour. C’est seulement s’il est amoureux du Christ que le prêtre pourra enseigner à tous cette union, cette amitié intime avec le divin Maître, qu’il pourra toucher les cœurs des personnes et les ouvrir à l’amour miséricordieux du Seigneur. C’est seulement ainsi, par conséquent, qu’il pourra transmettre enthousiasme et vitalité spirituelle aux communautés que le Seigneur lui confie. Prions pour que, par l’intercession de saint Jean-Marie Vianney, Dieu fasse don à son Église de saints prêtres, et pour que croisse chez les fidèles le désir de soutenir et d’aider leur ministère. 

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Saint Jean-Marie Vianney priez pour nous !

04.08.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 15,1-2.10-14. 

Alors des pharisiens et des scribes venus de Jérusalem s’approchent de Jésus et lui disent :
« Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? En effet, ils ne se lavent pas les mains avant de manger. »
Jésus appela la foule et lui dit : « Écoutez et comprenez bien !
Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l’homme impur ; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui rend l’homme impur. »
Alors les disciples s’approchèrent et lui dirent : « Sais-tu que les pharisiens ont été scandalisés en entendant cette parole ? »

Il répondit : « Toute plante que mon Père du ciel n’a pas plantée sera arrachée.
Laissez-les ! Ce sont des aveugles qui guident des aveugles. Si un aveugle guide un aveugle, tous les deux tomberont dans un trou. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean de la Croix (1542-1591)

carme, docteur de l’Église

Avis et maximes (161-168 in trad. Seuil 1945, p. 1202)

« Dieu, crée pour moi un cœur pur » (Ps 50,12)

La pureté du cœur correspond au degré d’amour et de grâce de Dieu ; aussi quand notre Sauveur appelle bienheureux ceux qui ont le cœur pur (Mt 5,8), il parle de ceux qui sont remplis d’amour, car la béatitude nous est donnée selon le degré de notre amour. Celui qui aime vraiment Dieu ne rougit point devant le monde de ce qu’il fait pour Dieu, et il ne le cache pas avec confusion, alors même que le monde entier viendrait à le condamner. Celui qui aime vraiment Dieu regarde comme un gain et une récompense la perte de toutes les choses créées, et la perte de lui-même par amour pour Dieu… Celui qui travaille pour Dieu avec un amour pur, non seulement ne s’inquiète pas d’être vu des hommes, mais n’agit même pas pour être vu de Dieu… C’est une grande chose que de s’exercer beaucoup dans le saint amour, car l’âme arrivée à la perfection et à la consommation de l’amour, ne tarde pas, soit en cette vie, soit en l’autre, à voir la face de Dieu. Celui qui a le cœur pur profite également de l’élévation et de l’abaissement pour devenir toujours plus pur, tandis que le cœur impur ne s’en sert que pour produire encore des fruits d’impureté. Le cœur puise en toutes choses une connaissance de Dieu savoureuse, chaste, pure, spirituelle, pleine de joie et d’amour.

LECTURES :

Livre de Jérémie 30,1-2.12-15.18-22. 

Parole du Seigneur adressée à Jérémie :
« Ainsi parle le Seigneur, le Dieu d’Israël : Écris dans un livre toutes les paroles que je t’ai dites.
Ainsi parle le Seigneur : Sion, incurable est ta blessure, et profonde, ta plaie.
Nul ne défend ta cause pour qu’on soigne ton ulcère ; pas de remède pour le cicatriser.
Tous tes amants t’ont oubliée, aucun ne te recherche. Oui, comme un ennemi je t’ai blessée – sévère correction ! Sur la masse de tes fautes, tes péchés n’ont cessé de s’accroître.
Qu’as-tu à crier à cause de ta blessure ? Ta peine est incurable. Sur la masse de tes fautes, tes péchés n’ont cessé de s’accroître : c’est pourquoi je t’ai infligé cela.
Ainsi parle le Seigneur : Voici que je vais restaurer les tentes de Jacob, pour ses demeures j’aurai de la compassion ; la ville sera rebâtie sur ses ruines, la citadelle sera rétablie en sa juste place.
Les actions de grâce en jailliront avec des cris de joie. Bien loin de diminuer ses fils, je les multiplierai ; bien loin de les abaisser, je les glorifierai.
Ils seront comme autrefois, leur communauté se maintiendra devant moi, car je punirai tous ses oppresseurs.
Jacob aura pour maître l’un des siens, un chef qui sera issu de lui. Je lui permettrai d’approcher et il aura accès auprès de moi. Qui donc, en effet, a jamais osé de lui-même s’approcher de moi ? – oracle du Seigneur.
Vous serez mon peuple, et moi, je serai votre Dieu.

Psaume 102(101),16-18.19-21.29.22-23. 

Les nations craindront le nom du Seigneur, 
et tous les rois de la terre, sa gloire :
quand le Seigneur rebâtira Sion, 
quand il apparaîtra dans sa gloire,
il se tournera vers la prière du spolié,
il n’aura pas méprisé sa prière.

Que cela soit écrit pour l’âge à venir, 
et le peuple à nouveau créé chantera son Dieu :
« Des hauteurs, son sanctuaire, le Seigneur s’est penché ; 
du ciel, il regarde la terre
pour entendre la plainte des captifs 
et libérer ceux qui devaient mourir. »

Les fils de tes serviteurs trouveront un séjour, 
et devant toi se maintiendra leur descendance.
On publiera dans Sion le nom du Seigneur 
et sa louange dans tout Jérusalem,
au rassemblement des royaumes et des peuples 
qui viendront servir le Seigneur.

Quand saint Pierre Damien évoque Marie

Quand saint Pierre Damien évoque Marie

« Il appartient à la Vierge Marie d’avoir conçu le Christ en son sein, mais c’est le partage de tous les élus de le porter avec amour dans leur cœur.

Certes, la conception du Christ dans le sein de Marie a été une grande merveille, mais ce n’est pas une moindre merveille que de le voir devenir l’hôte de notre poitrine.

Ici encore, mes frères, considérons quelle est notre dignité et notre ressemblance avec Marie. La Vierge a conçu le Christ dans ses entrailles de chair, et nous le portons dans celles de notre cœur. Marie a nourri le Christ en donnant à ses lèvres le lait de son sein, et nous pouvons lui offrir le repas varié des bonnes actions qui font ses délices. »

Saint Pierre Damien

Sermon 45, sur la nativité de la bienheureuse Vierge Marie

francais.magnificat.net

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie