Marie se laisse toucher par nos prières persévérantes
Le cœur rempli de gratitude, la brésilienne Mariana Miguel Cagni a partagé un miracle qui a ravivé l’espoir et la joie dans sa famille, un véritable signe de l’amour protecteur de Notre-Dame de Rocío, sainte patronne du Paraná, très vénérée au Brésil :
« Pour moi, Notre-Dame de Rocío est comme une étreinte maternelle. Elle m’instruit, m’accueille, me soutient et incarne un amour éternel. Je suis mariée à Rodrigo, mère de Giovanni, atteint de paralysie cérébrale, et de Guilherme, âgé de 13 ans.
Parmi tous les miracles que nous avons reçus, le plus grand a été l’acquisition de notre propre maison. Nous avions vécu quinze ans dans un appartement loué, rencontrant de nombreuses difficultés, notamment liées aux soins de Giovanni. En 2021, j’ai fait un rêve où la Vierge Marie m’a remis une clé de maison. Malgré nos difficultés financières, nous étions allés visiter une maison recommandée par un ami. C’était exactement celle dont nous avions rêvé.
Grâce à de nombreuses prières et à une foi inébranlable, nous avons obtenu l’accord de la Caixa Econômica Federal (une banque brésilienne) et, en décembre de la même année, nous avons enfin emménagé.
Aujourd’hui, je n’ai plus besoin de porter mon fils dans les escaliers et je vis avec la certitude que la Vierge Marie intercède pour nous. C’est la grâce la plus touchante qui soit. »
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Anna Katharina Emmerick naît le 8 septembre 1774, dans la communauté d’agriculteurs de Flamschen près de Coesfeld (Allemagne).
Elle grandit au sein d’une famille de neuf frères et sœurs. Dès sa plus tendre enfance elle dut aider aux travaux domestiques et agricoles. Elle ne fréquenta que quelques temps l’école, mais elle possédait une bonne instruction dans le domaine religieux. Très rapidement ses parents s’aperçurent de sa vocation à la prière et à la vie religieuse.
Elle travailla trois ans dans une grande ferme des environs, puis apprit la couture et retourna vivre chez ses parents. Elle demanda ensuite à être admise dans divers monastères, mais elle fut refusée car elle ne possédait pas de don particulier. Toutefois, les clarisses de Münster l’acceptèrent à la condition qu’elle apprenne à jouer de l’orgue. Ses parents l’autorisèrent alors à aller vivre dans la famille de l’organiste Söntgen de Coesfeld pour faire son apprentissage ; mais elle n’eut jamais la possibilité d’apprendre l’orgue, car la pauvreté de la famille la poussa à travailler afin de les aider à vivre.
En 1802, elle réussit finalement à entrer au monastère d’Agnetenberg, près de Dülmen, avec son amie Klara Söntgen. Elle prononça ses vœux l’année suivante, participant à la vie monastique avec ferveur, toujours prête à accomplir les travaux les plus durs que personne ne voulait faire. Mais, de 1802 à 1811, elle tomba fréquemment malade et dut supporter de grandes douleurs.
En 1811, le monastère d’Agnetenberg fut fermé, elle devint alors domestique chez l’abbé Lambert, un prêtre qui avait fui la Révolution française et qui vivait à Dülmen. Mais elle tomba à nouveau malade et ne quitta plus son lit. Elle fit alors venir sa plus jeune sœur qui, sous sa direction, s’occupait de la maison.
C’est au cours de cette période qu’elle reçut les stigmates. Ce fait ne pouvait pas rester caché ; le docteur Franz Wesener l’examina et en resta profondément impressionné, devenant son ami fidèle au cours des années qui suivirent.
Une caractéristique de sa personnalité était l’amour qu’elle éprouvait pour son prochain. Elle cherchait toujours à aider les autres, même sans pouvoir se lever de son lit, où elle cousait des vêtements pour les enfants pauvres. De nombreuses personnalités, qui participaient au mouvement de renouveau de l’Église au début du XIX siècle, cherchèrent à la rencontrer.
La rencontre avec Clemens Brentano (poète et écrivain allemand) fut particulièrement significative. A partir de 1818, il lui rendit visite chaque jour pendant cinq ans, dessinant ses visions qu’il publia ensuite. Au cours de l’été 1823, la santé d’Anna Katharina déclina et, la mort approchant, elle décida d’unir sa souffrance à celle de Jésus, en l’offrant pour la rédemption des hommes.
Elle meurt le 9 février 1824.
La vie d’Anna Katharina fut caractérisée par une profonde union avec le Christ ; les stigmates qu’elle portait en furent la preuve. Elle éprouva également une profonde dévotion à l’égard de Marie. À travers la foi et l’amour elle servit l’œuvre de la rédemption, disant à ce propos : « J’ai toujours considéré le service au prochain comme la plus haute vertu. Dans ma jeunesse, j’ai prié Dieu afin qu’il veuille bien me donner la force de servir mon prochain et d’être utile. A présent je sais qu’il a exaucé ma prière. »
Anna Katharina Emmerick a été béatifiée le 3 octobre 2004, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,53-56.
En ce temps-là, après la traversée, abordant à Génésareth, ils accostèrent. Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus : ils parcoururent toute la région, et se mirent à apporter les malades sur des brancards là où l’on apprenait que Jésus se trouvait. Et dans tous les endroits où il se rendait, dans les villages, les villes ou les campagnes, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582)
carmélite, docteur de l’Église
Le Chemin de la perfection, ch. 34 (trad. Seuil 1961, p. 201 ; cf OC, Cerf 1995, p. 833)
« Tous ceux qui le touchaient étaient sauvés »
Quand Jésus était en ce monde, le simple contact de ses vêtements guérissait les malades. Pourquoi douter, si nous avons la foi, qu’il ne fasse encore des miracles en notre faveur quand il est si intimement uni à nous dans la communion eucharistique ? Pourquoi ne nous donnera-t-il pas ce que nous lui demandons puisqu’il est dans sa propre maison ? Sa Majesté n’a pas coutume de mal payer l’hospitalité qu’on lui donne en notre âme, si on lui fait bon accueil. Éprouvez-vous de la peine de ne pas contempler notre Seigneur avec les yeux du corps ? Dites-vous que ce n’est pas ce qui vous convient actuellement… Mais dès que notre Seigneur voit qu’une âme va profiter de sa présence, il se découvre à elle. Elle ne le verra pas, certes, des yeux du corps, mais il se manifestera à elle par de grands sentiments intérieurs ou par bien d’autres moyens. Restez donc avec lui de bon cœur. Ne perdez pas une occasion aussi favorable pour traiter de vos intérêts que l’heure qui suit la communion.
LECTURES :
Premier livre des Rois 8,1-7.9-13.
En ces jours-là, Salomon rassembla auprès de lui à Jérusalem les anciens d’Israël et tous les chefs des tribus, les chefs de famille des fils d’Israël, pour aller chercher l’arche de l’Alliance du Seigneur dans la Cité de David, c’est-à-dire à Sion. Tous les hommes d’Israël se rassemblèrent auprès du roi Salomon au septième mois, durant la fête des Tentes. Quand tous les anciens d’Israël furent arrivés, les prêtres se chargèrent de l’Arche. Ils emportèrent l’arche du Seigneur et la tente de la Rencontre avec tous les objets sacrés qui s’y trouvaient ; ce sont les prêtres et les lévites qui les transportèrent. Le roi Salomon et, avec lui, toute la communauté d’Israël qu’il avait convoquée auprès de lui devant l’Arche offrirent en sacrifice des moutons et des bœufs : il y en avait un si grand nombre qu’on ne pouvait ni le compter ni l’évaluer. Puis les prêtres transportèrent l’Arche à sa place, dans la Chambre sainte que l’on appelle le Saint des saints, sous les ailes des kéroubim. Ceux-ci, en effet, étendaient leurs ailes au-dessus de l’emplacement de l’Arche : ils protégeaient l’Arche et ses barres. Dans l’Arche, il n’y avait rien, sinon les deux tables de pierre que Moïse y avait placées au mont Horeb, quand le Seigneur avait conclu alliance avec les fils d’Israël, à leur sortie du pays d’Égypte. Quand les prêtres sortirent du sanctuaire, la nuée remplit la maison du Seigneur, et, à cause d’elle, les prêtres durent interrompre le service divin : la gloire du Seigneur remplissait la maison du Seigneur ! Alors Salomon s’écria : « Le Seigneur déclare demeurer dans la nuée obscure. Et maintenant, je t’ai construit, Seigneur, une maison somptueuse, un lieu où tu habiteras éternellement. »
Psaume 132(131),1a.2b.4a.5a.6-7.9-10.
R/ Monte, Seigneur, vers le lieu de ton repos, toi, et l’arche de ta force ! (Ps 131, 8)
Souviens-toi, Seigneur, de David, de sa promesse au Puissant de Jacob : «J’interdirai tout sommeil à mes yeux avant d’avoir trouvé un lieu pour le Seigneur. »
Voici qu’on nous l’annonce à Éphrata, nous l’avons trouvée près de Yagar. Entrons dans la demeure de Dieu, prosternons-nous aux pieds de son trône.
Que tes prêtres soient vêtus de justice, que tes fidèles crient de joie ! Pour l’amour de David, ton serviteur, ne repousse pas la face de ton messie.
Angélus : «La joie en Jésus, véritable goût de la vie»
Dans son exhortation précédant la prière mariale de l’Angélus, ce dimanche 8 février, Léon XIV a invité les fidèles à raviver la joie par «des gestes concrets d’ouverture et d’attention aux autres». Il les a également encouragés à résister «à toutes les voies qui nous font perdre notre saveur», afin de devenir et rester des disciples du Christ en étant sel et lumière du monde.
Françoise Niamien – Cité du Vatican
Depuis l’une des fenêtres des appartements pontificaux et face aux fidèles réunis place Saint-Pierre, le Pape a axé son exhortation sur la suite du Sermon sur la montagne. Après avoir proclamé les Béatitudes, Jésus s’adresse à ceux qui les vivent, en disant que grâce à eux, la terre n’est plus la même et le monde n’est plus dans les ténèbres. «Vous êtes le sel de la terre. […] Vous êtes la lumière du monde» (Mt 5, 13-14).
«Cette joie émane d’un style de vie»
Partant de cette métaphore qui se focalise sur deux images fortes -le sel et la lumière-, Léon XIV a tout d’abord indiqué que «c’est la joie véritable qui donne du goût à la vie et révèle ce qui n’existait pas auparavant». Cette joie, soutient-il «émane d’un style de vie, d’une manière d’habiter la terre et de vivre ensemble qui doit être désirée et choisie. C’est la vie qui resplendit en Jésus, la saveur nouvelle de ses gestes et de ses paroles». Et le Pape de poursuivre: «Après l’avoir rencontré, tout ce qui s’éloigne de sa pauvreté d’esprit, de sa douceur et de sa simplicité de cœur, de sa faim et de sa soif de justice, qui activent la miséricorde et la paix comme dynamiques de transformation et de réconciliation, semble insipide et terne».
La justice, la lumière du monde
Être lumière du monde nous engage à vivre dans la justice et la vérité. Occasion pour l’évêque de Rome de rappeler les gestes concrets énumérés par le prophète Isaïe qui mettent fin à l’injustice: «Partager son pain avec celui qui a faim, accueillir chez soi les pauvres et les sans-abris, vêtir celui que nous voyons nu, sans négliger ses voisins et les membres de sa famille (cf. Is 58, 7)». Alors ainsi, poursuit le prophète, «ta lumière éclatera comme l’aurore, ta blessure se guérira rapidement» (v. 8). «D’un côté, la lumière, celle qu’on ne peut cacher, car elle est grande comme le soleil qui chasse les ténèbres chaque matin; de l’autre, une blessure qui brûlait auparavant et qui guérit maintenant», a encore fait remarquer l’évêque de Rome.
«Dieu ne nous rejettera jamais»
Le Souverain pontife a en outre invité le peuple de Dieu «à raviver cette joie par des gestes concrets d’ouverture et d’attention aux autres», mais surtout «à résister à toute voie qui nous fera perdre notre saveur». Et Léon XIV de rappeler que «Jésus lui-même a été tenté, dans le désert, par d’autres voies: faire-valoir son identité, l’exhiber, avoir le monde à ses pieds», néanmoins, «il a rejeté les voies qui lui auraient fait perdre sa véritable saveur, celle que nous retrouvons chaque dimanche dans le pain rompu: la vie donnée, l’amour qui ne fait pas de bruit».
Poursuivant son exhortation, le Saint-Père a insisté sur cette mise en garde de Jésus «à ne pas renoncer à la joie», car dit-il «le sel qui a perdu sa saveur, n’est plus bon à rien qu’à être jeté dehors et foulé aux pieds par les gens». Toutefois, s’il arrivait de perdre cette saveur, «Jésus nous annonce cependant un Dieu qui ne nous rejettera jamais, un Père qui garde notre nom, notre unicité. Chaque blessure, même profonde, guérira en accueillant la parole des Béatitudes et en nous remettant à marcher sur le chemin de l’Évangile», a rassuré le Souverain pontife.
«Laissons-nous nourrir et éclairer par la communion avec Jésus. Sans aucune ostentation, nous serons alors comme une ville sur une montagne, non seulement visible, mais aussi chaleureuse et accueillante: la cité de Dieu où, au fond, tous désirent habiter et trouver la paix. Tournons notre regard et notre prière vers Marie, Porte du ciel, afin qu’elle nous aide à devenir et à rester disciples de son fils», a ainsi conclu Léon XIV.
La Mère du Messie annoncée dans l’Ancien Testament
Les livres de l’Ancien Testament décrivent l’histoire du salut, où lentement se prépara la venue du Christ dans le monde. Ces documents des premiers âges, selon l’intelligence qu’en a l’Église à la lumière de la révélation parfaite qui devait suivre, mettent peu à peu en une lumière toujours plus claire la figure d’une femme : la Mère du Rédempteur.
C’est elle qu’on devine déjà prophétiquement présentée sous cette lumière dans la promesse, qui est faite à nos premiers parents tombés dans le péché, de la victoire sur le serpent (cf. Gen. 3, 15). Pareillement, c’est elle, la Vierge qui concevra et mettra au monde un Fils dont le nom sera Emmanuel (cf. Is. 7, 14; cf. Mich. 5, 2-3; Mt. 1, 22-23).
Elle est au premier rang de ces humbles et de ces pauvres du Seigneur qui attendent le salut avec confiance et reçoivent de lui le salut. Et enfin, avec elle, fille sublime de Sion, après la longue attente de la promesse, les temps s’accomplissent et une nouvelle économie s’instaure lorsque le Fils de Dieu prend d’elle la nature humaine pour libérer l’homme du péché par les mystères de sa chair.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.