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01.04.2026 – SAINT DU JOUR

St Hugues

Saint Hugues
Évêque de Grenoble 
(1053-1132)

Hugues naît à Châteauneuf-sur-Isère, près de Valence, en Dauphiné. Pendant que sa mère le portait dans son sein, elle eut un songe où il lui semblait mettre au monde un bel enfant que saint Pierre, accompagné d’autres saints, emportait dans le Ciel et présentait devant le trône de Dieu. Cette vision fut pour ses parents un présage de hautes et saintes destinées ; aussi soignèrent-ils son éducation et n’hésitèrent-ils pas à favoriser sa vocation ecclésiastique. 

Choisi, jeune encore, par l’évêque de Valence, pour être chanoine de sa cathédrale, il se vit, à vingt-sept ans, obligé d’accepter le siège épiscopal de Grenoble, devenu vacant. Il voulut recevoir l’onction épiscopale des mains de saint Grégoire VII (Ildebrando Aldobrandeschi di Soana, 1073-1085) qui, connaissant à l’avance son mérite et ses vertus, lui dévoila toute son âme et lui inspira un zèle ardent pour la liberté de l’Église et pour la sanctification du clergé. 

Hugues trouva son évêché dans le plus lamentable état; tous les abus de l’époque y régnaient en maîtres. Le nouveau Pontife fit d’incroyables efforts pour raviver la foi et relever les mœurs ; ses efforts étant infructueux, il résolut de quitter sa charge et se réfugia au monastère de la Chaise-Dieu; mais bientôt le Pape, instruit de ce qui se passait, lui ordonna de retourner à son évêché et de préférer le salut des âmes à son repos personnel. 

C’est dans les années suivantes que saint Bruno vint fonder dans son diocèse l’admirable institution de la Chartreuse. Hugues allait souvent dans cet ermitage et vivait avec les Chartreux comme le dernier d’entre eux ; son attrait pour la solitude était si fort, qu’il ne pouvait se décider à quitter cette austère retraite, et Bruno se voyait obligé de lui dire : « Allez à votre troupeau; il a besoin de vous ; donnez-lui ce que vous lui devez. » 

Cependant Hugues, par la puissance de sa sainteté, opérait un grand bien dans les âmes ; ses prédications véhémentes remuaient les foules et touchaient les cœurs ; au confessionnal, il pleurait souvent avec ses pénitents et les excitait à une plus grande contrition. Après quelques années d’épiscopat, son diocèse avait changé de face.

Parmi ses hautes vertus, on remarqua particulièrement sa modestie et sa charité. Dur pour lui-même, il se montrait prodigue pour les pauvres et alla jusqu’à vendre pour eux son anneau et son calice. Toujours il se montra d’une énergie indomptable pour la défense des intérêts de l’Église ; il restera toujours comme l’un des beaux modèles de noble indépendance et de fier courage. Son exemple apprend aussi que si le salut des âmes est une chose inestimable, il ne s’opère souvent qu’au prix d’une longue persévérance et d’une grande abnégation.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.

Saint Hugues priez pour nous !

01.04.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 26,14-25. 

En ce temps-là, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres
et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui remirent trente pièces d’argent.
Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.
Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus : « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? »
Il leur dit : « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : “Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.” »
Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque.
Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze.
Pendant le repas, il déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. »
Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour : « Serait-ce moi, Seigneur ? »
Prenant la parole, il dit : « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer.

Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »
Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942)

carmélite, martyre, copatronne de l’Europe

La Prière de l’Église (trad. de l’allemand L. et E. Zwiauer; Éds de l’Orante, 1955; p. 19-22)

« Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas pascal ? »

Nous savons par les récits évangéliques que le Christ a prié comme un juif croyant et fidèle à la Loi. (…) Il prononça les vieilles prières de bénédiction, que l’on récite encore aujourd’hui, pour le pain, le vin et les fruits de la terre, comme en témoignent les récits de la dernière Cène, toute consacrée à l’accomplissement d’une des plus saintes obligations religieuses : le solennel repas de la Pâque, qui commémorait la délivrance de la servitude d’Égypte. Peut-être est-ce là que nous est donnée la vision la plus profonde de la prière du Christ, et comme la clef qui nous introduit dans la prière de toute l’Église. (…)   La bénédiction et le partage du pain et du vin faisaient partie du rite du repas pascal. Mais l’un et l’autre reçoivent ici un sens entièrement nouveau. Là prend naissance la vie de l’Église. Sans doute est-ce seulement à la Pentecôte qu’elle naît comme communauté spirituelle et visible. Mais ici, à la Cène, s’accomplit la greffe du sarment sur le cep qui rend possible l’effusion de l’Esprit. Les anciennes prières de bénédiction sont devenues dans la bouche du Christ paroles créatrices de vie. Les fruits de la terre sont devenus sa chair et son sang, remplis de sa vie. (…) La Pâque de l’ancienne Alliance est devenue la Pâque de l’Alliance nouvelle.

LECTURES :

Livre d’Isaïe 50,4-9a. 

Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute.
Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé.
J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.
Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.
Il est proche, Celui qui me justifie. Quelqu’un veut-il plaider contre moi ? Comparaissons ensemble ! Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ? Qu’il s’avance vers moi !
Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ; qui donc me condamnera ?

Psaume 69(68),8-10.21-22.31.33-34. 

R/ Dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi ; c’est l’heure de ta grâce. (Ps 68, 14cb)

C’est pour toi que j’endure l’insulte, 
que la honte me couvre le visage :
Je suis un étranger pour mes frères, 
un inconnu pour les fils de ma mère.
L’amour de ta maison m’a perdu ; 
on t’insulte, et l’insulte retombe sur moi.

L’insulte m’a broyé le cœur, 
le mal est incurable ; 
j’espérais un secours, mais en vain, 
des consolateurs, je n’en ai pas trouvé.
À mon pain, ils ont mêlé du poison ; 
quand j’avais soif, ils m’ont donné du vinaigre.

Et je louerai le nom de Dieu par un cantique, 
je vais le magnifier, lui rendre grâce.
Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête : 
« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
Car le Seigneur écoute les humbles,
il n’oublie pas les siens emprisonnés.

La Croisade australienne du Rosaire des hommes

La Croisade australienne du Rosaire des hommes

Bravant le froid et la pluie battante, plus d’une centaine d’hommes venus de toute l’Australie se sont rendus à l’église Our Lady of Mercy à Penrose Park pour se nourrir spirituellement en vue de l’année à venir lors de la conférence inaugurale de la Croisade des hommes australiens, le 17 janvier 2026.

Organisée par l’Australian Men’s Rosary Crusade et les Chevaliers du Précieux Sang, la conférence « Triumph of Her Heart » (Le triomphe de son cœur) a débuté par une messe célébrée par le sous-prieur du sanctuaire Notre-Dame de la Miséricorde, le père Joseph Maria Bukley, suivie de moments de formation, de repas et de fraternité.

Dans son discours, Hugo Bos, conférencier international invité et fondateur de la Civitas Christiana Foundation, a exploré le message de Notre Dame de Fatima et a expliqué la conception de l’Église selon laquelle un châtiment est un appel aimant à la conversion, à la miséricorde et au salut.

La dévotion du premier samedi en réparation au Cœur immaculé de la Bienheureuse Vierge Marie était au cœur de l’événement.

Le curé de l’église Padre Pio à Glenmore Park, le père Johnson Joseph Malayil CRS, a été invité à parler de la manière dont les hommes peuvent vivre cette dévotion dans leur vie quotidienne. La journée s’est terminée par l’exposition du Saint-Sacrement, une heure sainte, et la bénédiction, ainsi que la prière du rosaire.

La Croisade australienne du Rosaire des hommes est un mouvement d’hommes qui offrent publiquement réparation et repentance à Dieu le « premier samedi » de chaque mois en l’honneur de Notre Dame de Fatima et de ses requêtes.

Mathew De Sousa, 22 janvier 2026

TheCatholicWeekly

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

31.03.2026 – SAINT DU JOUR

Saint Jonas de Kiev
 Métropolite de Moscou

Jonas, métropolite de Moscou et thaumaturge de toute la Russie, naît dans la ville de Galich, dans une pieuse famille chrétienne ; le père s’appelait Théodore. 

Le jeune homme reçut la tonsure monastique dans un des monastères de Galich alors qu’il n’avait que 12 ans. De là, il partit pour le monastère Simonov de Moscou, où il accomplit diverses tâches durant nombre d’années. 
Un jour, saint Photius, métropolite de Moscou, visita le monastère Simonov. Après le Moleben , il bénit l’archimandrite et les frères, et souhaita bénir les moines qui étaient dans les divers services du monastère. 
Lorsqu’il parvint à la boulangerie, il vit Jonas dormant, épuisé par son travail. Saint Photius ne le réveilla pas mais il bénit le moine endormi et prédit à ceux présents que ce moine serait un grand hiérarque de l’Église Russe, et qu’il guiderait nombre de gens sur le chemin du Salut. La prédiction de saint Photius s’accomplit. Nombre d’années plus tard, Jonas devint évêque de Ryazan et Murom. 

Photius mourut en 1431. Cinq ans après sa mort, Jonas fut choisi comme métropolite de toute la Russie, pour sa vie vertueuse et sainte. Le métropolite nouvellement élu fit le voyage de Constantinople afin d’être confirmé comme métropolite par le patriarche Joseph 2 (1416-1439). Peu avant cela, Isidore, un Bulgare, avait déjà été établi comme métropolite. Ayant effectué un bref séjour à Kiev et Moscou, Isidore vint au Concile de Florence (1438), où il embrassa le catholicisme-romain.  
Un concile des hiérarques russes et du clergé déposa le métropolite Isidore, et il fut forcé de fuir en secret vers Rome, où il mourut en 1462. 

Jonas fut unanimement choisi comme métropolite de toute la Russie. Il fut consacré par les hiérarques russes à Moscou, avec la bénédiction du patriarche Grégoire III de Constantinople (1445-1450). C’était la première fois que les évêques russes consacraient leur propre métropolite (15 décembre 1448). C’est avec un zèle pastoral qu’il guida son troupeau vers la vertu et la piété, répandant la foi orthodoxe par la parole et les actes. 

En 1451, les Tatars firent une progression inattendue vers Moscou; ils brûlèrent la région avoisinante et préparèrent un assaut sur la ville. Le métropolite Jonas mena une procession le long des murs de la ville, suppliant Dieu dans les larmes, afin qu’Il sauve la ville et le peuple. Voyant que le moine Antoine du monastère Chudov était mourant, lui qui était connu pour sa vie vertueuse, Jonas dit : « Mon fils et mon frère Antoine ! Prie le Dieu Miséricordieux et la Toute-Pure Mère de Dieu pour la délivrance de la ville et de tous les chrétiens orthodoxes. » L’humble Antoine répondit, “Grand hiérarque ! Nous rendons grâce à Dieu et à Sa Toute-Pure Mère. Elle a entendu votre prière et a prié son Fils. La ville et tous les chrétiens orthodoxes seront sauvés par vos prières. L’ennemi s’enfuira bientôt. Le Seigneur a obtenu que moi seul soit tué par l’ennemi.” À peine avait-il dit cela, qu’une flèche ennemi frappait l’Ancien. 
La prédiction du moine Antoine se réalisa le 2 juillet, lors d’une fête de la Mère de Dieu. La confusion éclata parmi les Tatars, et ils s’enfuirent dans la peur et la terreur. Dans sa cour, Jonas bâtit une église en l’honneur de la Mère de Dieu, pour commémorer la délivrance de Moscou de ses ennemis.

Jonas meurt en 1461, et des guérisons miraculeuses commencent à avoir lieu sur sa tombe. 
En 1472, les reliques incorrompues du métropolite Jonas furent découvertes et placées dans la cathédrale de la Dormition du Kremlin. 
Un Concile de l’Église Russe en 1547 établit la commémoration de saint Jonas, métropolite de Moscou. 
En 1596, le patriarche Job ajouta saint Jonas à la synaxe des hiérarques de Moscou.

Saint Jonas de Kiev priez pour nous !

Jonas, métropolite de Kiev et de toute la Russie, icône du xviie siècle