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08.10.2026 – SAINTE DU JOUR

Sainte Pélagie
Vierge et martyre à Antioche
(† v. 302)

 Nous avons le récit de sa mort grâce à saint Jean Chrysostome. Au début de la persécution de Dioclétien vers 302, les policiers se présentent au domicile de Pélagie qui n’a que 15 ans. 

Elle est seule et ils viennent l’emmener car elle est chrétienne. Devant leur attitude dont elle sait que cela risque de se terminer par un viol avant d’être menée au tribunal, « Pélagie – écrit saint Jean Chrysostome – imagina une ruse si habile que les soldats n’en sont pas encore revenus. D’un air calme et gai, feignant d’avoir changé d’avis, elle les prie de la laisser se retirer un moment, juste le temps de revêtir la parure qui convient à une nouvelle épousée. Ils n’y voient aucun inconvénient. Quant à elle elle sort posément de la chambre, monte en courant sur le toit de la maison et se précipite dans le vide. C’est ainsi que Pélagie déroba son corps à la souillure, qu’elle délivra son âme pour lui permettre de monter au ciel et qu’elle abandonna sa dépouille mortelle à un ennemi désormais inoffensif.» 

Pour un approfondissement :
>>> Homélie N. 1 de Jean Chrysostome

Sainte Pélagie priez pour nous !

08.10.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,5-13. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Imaginez que l’un de vous ait un ami et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander : “Mon ami, prête-moi trois pains,
car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir.”
Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond : “Ne viens pas m’importuner ! La porte est déjà fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose.”
Eh bien ! je vous le dis : même s’il ne se lève pas pour donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu’il lui faut.
Moi, je vous dis : Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira.

En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira.
Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson ?
ou lui donnera un scorpion quand il demande un œuf ?
Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Raban Maur (v. 784-856)

abbé bénédictin et évêque

Trois livres à Bonose, livre 3,4 ; PL 112, 1306 (trad. Orval)

« Il lui donnera tout ce qu’il lui faut »

Tu ne dois pas manquer de confiance en Dieu ni désespérer de sa miséricorde… Chante au Seigneur ces paroles du prophète : « Comme les yeux des serviteurs vers les mains de leurs maîtres, comme les yeux d’une servante vers les mains de sa maîtresse, ainsi nos yeux vers le Seigneur notre Dieu jusqu’à ce qu’il nous prenne en pitié. Pitié pour nous, Seigneur, pitié pour nous, car nous sommes saturés de mépris » (Ps 122,2-3)… Si nous sommes saturés de mépris à cause du grand nombre de nos péchés, nos yeux doivent cependant rester tournés vers le Seigneur notre Dieu jusqu’à ce qu’il nous prenne en pitié, et nous ne devons pas cesser de le supplier jusqu’à ce qu’il nous donne le pardon de nos fautes. En effet, il appartient à l’âme constante et tenace de ne jamais se détourner de la persévérance dans la prière par désespoir d’être exaucée, mais de persister inlassablement dans cette prière jusqu’à ce que Dieu lui fasse miséricorde. Pour que tu n’en viennes pas à penser que tu offenses le Seigneur en persistant par tes prières alors que tu ne mérites pas d’être écouté, rappelle-toi la parabole de l’Évangile. Tu y découvriras que ceux qui prient Dieu avec une persévérance importune ne lui sont pas désagréables, car il est dit : « Si ce n’est pas par amitié qu’il donne à son ami, il se lèvera cependant à cause de son importunité, et il lui donnera ce dont il a besoin ». Comprends donc que c’est le diable qui nous suggère de désespérer d’être exaucés, afin que nous soit retirée cette espérance en la bonté de Dieu, qui est l’ancre de notre salut, le fondement de notre vie, le guide sur le chemin qui mène au ciel. L’apôtre Paul le dit : « Nous sommes sauvés par l’espérance » (Rm 8,24).

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 3,1-5. 

Galates stupides, qui donc vous a ensorcelés ? À vos yeux, pourtant, Jésus Christ a été présenté crucifié.
Je n’ai qu’une question à vous poser : l’Esprit Saint, l’avez-vous reçu pour avoir pratiqué la Loi, ou pour avoir écouté le message de la foi ?
Comment pouvez-vous être aussi fous ? Après avoir commencé par l’Esprit, allez-vous, maintenant, finir par la chair ?
Auriez-vous vécu de si grandes choses en vain ? Si encore ce n’était qu’en vain !
Celui qui vous fait don de l’Esprit et qui réalise des miracles parmi vous, le fait-il parce que vous pratiquez la Loi, ou parce que vous écoutez le message de la foi ?

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,69-70.71-72.73-75. 

R/ Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, car il a visité son peuple. (cf. Lc 1, 68)

Il a fait surgir la force qui nous sauve
dans la maison de David, son serviteur,
comme il l’avait dit par la bouche des saints, 
par ses prophètes, depuis les temps anciens :

salut qui nous arrache à l’ennemi, 
à la main de tous nos oppresseurs,
amour qu’il montre envers nos pères, 
mémoire de son alliance sainte,

serment juré à notre père Abraham 
de nous rendre sans crainte,
afin que, délivrés de la main des ennemis,
nous le servions dans la justice et la sainteté, 
en sa présence, tout au long de nos jours.

07.10.2026 – AUDIENCE GÉNÉRALE À ROME

Audience générale: l’Église n’est ni «au-dessus» ni «à côté» du monde, mais enracinée

«L’Église chemine dans l’histoire au milieu des peuples et des cultures», a fait savoir le Pape, lors de l’audience générale de ce mercredi, devant 32 000 fidèles. Poursuivant sa catéchèse sur la Constitution pastorale Gaudium et spes, l’un des grands textes du Concile Vatican II, Léon XIV a médité sur la mission de l’Église, qui est, a-t-il dit, d’aider les personnes à s’interroger sur les questions fondamentales de la vie et de contribuer à l’édification de la cité terrestre.

Augustine Asta – Cité du Vatican

Sur une place Saint-Pierre comble, et sous un ciel gris en ce mois d’automne, le Pape Léon XIV a poursuivi lors de l’audience générale de ce mercredi 7 octobre sa réflexion sur la Constitution conciliaire Gaudium et spes. Abordant le quatrième chapitre de la première partie, consacré à la mission de l’Église dans le monde contemporain, le Saint-Père a fait remarquer que le Concile rappelle que «l’Église n’est ni “au-dessus” ni “à côté” du monde, mais qu’elle y est comme enracinée». Ajoutant ensuite en citant saint Augustin, «Mundus reconciliatus Ecclesia»: «l’Église est un monde déjà réconcilié avec Dieu; nous sommes des pèlerins sur terre et nous partageons avec ce monde sa fragilité et sa beauté.»

«L’Église habite le monde comme signe de l’incarnation de Dieu»

Tout «comme le Fils de Dieu s’est incarné pour donner la vie au monde et le réconcilier avec le Père», a-t-il affirmé, de même «l’Église habite le monde comme signe de l’incarnation de Dieu pour manifester son dessein de faire de nous tous ses enfants au sein d’une seule et grande famille humaine». C’est pourquoi a continué l’évêque de Rome, «l’Église chemine dans l’histoire au milieu des peuples et des cultures», et «cette imbrication de vie avec les peuples lui fait comprendre de plus en plus que sa mission revêt une portée historique et implique une responsabilité vis-à-vis de la manière dont se tissent les relations sociales», a-t-il insisté, citant cette fois-ci son encyclique Magnifica humanitas.

La mission de l’Église

Continuant sa catéchèse, le Successeur de Pierre a soutenu que la première mission de l’Église est d’aider les personnes à s’interroger sur les questions fondamentales de la vie: «Celles qui concernent notre origine et notre destin, ainsi que celles qui portent sur le sens de l’amour et de la souffrance.»

“La logique du profit à tout prix et la manipulation de l’information risquent d’exercer une pression indue pour que les personnes se conforment à un mode de vie centré sur la consommation de biens matériels, mais notre cœur est fait pour regarder vers le ciel.”

La mission de l’Église, a-t-il poursuivi, se réalise également en contribuant à la construction de la cité terrestre, comme le rappelle les Pères du Concile. Cependant, a noté le Pape, «ses méthodes et sa finalité ne sont pas avant tout d’ordre politique, mais consistent dans le témoignage de la foi et de la charité, ainsi que dans l’engagement en faveur de la justice, de la paix et de la fraternité.» En promouvant le bien commun, «le croyant ne peut accepter l’oppression des petits et des pauvres, ni les structures inéquitables qui perpétuent des conditions de dépendance et d’injustice». «Ce que l’Église, désire par-dessus tout, c’est de pouvoir se développer librement, à l’avantage de tous, sous tout régime qui reconnaît les droits fondamentaux de la personne, de la famille, et les impératifs du bien commun», a expliqué le Successeur  de Pierre.

Le rôle des baptisés et la vision de l’Évangile

S’attardant toujours sur la mission évangélique, Léon XIV, a insisté sur le fait que pour l’accomplir efficacement, il est nécessaire que «chaque baptisé s’engage à coopérer avec la grâce de l’Esprit-Saint, afin que sa foi soit vivante et s’exprime par des comportements cohérents». Gaudium et spesréserve, a-t-il précisé, «une mention particulière à la mission des fidèles laïcs qui, en vertu de leur baptême, sont appelés à animer le monde par l’esprit chrétien et la vision de l’Évangile».

Selon le Pape, l’Église est toujours attentive à ce qui se passe et se développe dans la société. Mais, a-t-il prévenu, il revient à tout le Peuple de Dieu, en particulier aux pasteurs et aux théologiens, de discerner ce qui, dans les «cultures de notre temps, mérite d’être pris en considération», en ayant toujours pour «critère suprême de discernement la Parole de Dieu et la Tradition de l’Église». Cela, de l’avis du Saint-Père, «exige un esprit équilibré et libre de toute mode culturelle, capable de porter un regard positif sur le monde tout en restant ferme dans la sauvegarde et la présentation du message évangélique dans son intégralité.» En effet, «ce n’est certainement pas en édulcorant les contenus et en baissant les exigences que l’on peut rendre le christianisme attirant», a-t-il continué, reprenant ainsi les propos de son discours le 28 mai dernier à la séance plénière du dicastère pour l’Évangélisation – Section fondamentales de l’évangélisation – .

Tendre vers la sainteté

Poursuivant sa réflexion, le Pape a détaillé que «l’Église, tout en cheminant dans l’histoire, tend vers un but unique: que vienne le règne de Dieu et que s’établisse le salut du genre humain.» Ajoutant aussi qu’elle «tend vers ce but avant tout par la sainteté personnelle et l’amour fraternel». «Sans cette marque de sainteté, notre parole fera difficilement son chemin dans le cœur de l’homme de ce temps. Elle risque d’être vaine et inféconde», a-t-il encore lancé citant son prédécesseur Paul VI.

Léon XIV a conclu sa catéchèse, en souhaitant que nous puissions nous rendre «dociles à l’action du Saint-Esprit, afin qu’il nous aide à vivre dans la sainteté et la charité, pour que le monde puisse croire et espérer.»

Source : VATICANNEWS, le 7 octobre 2026

« Allons rendre grâce à Dieu : notre armée est victorieuse »

« Allons rendre grâce à Dieu : notre armée est victorieuse »

Au XVIème siècle, l’Empire Ottoman en expansion continue menace l’Europe occidentale. Dans ce contexte difficile, le pape Pie V réussit finalement à établir en mai 1571 « la Sainte-Ligue », alliance de l’Espagne, Venise et Malte, qu’il consacre en la Basilique Saint-Pierre. Une flotte imposante est réunie, qui est confiée à don Juan d’Autriche, frère de Philippe II d’Espagne. Afin d’implorer la protection céleste sur la flotte, saint Pie V ordonne un jubilé solennel, un jeûne et la prière publique du Rosaire. La bataille décisive a lieu le 7 octobre 1571, dans le golfe de Lépante, à la sortie du détroit de Corinthe. Elle met aux prises 213 galères espagnoles et vénitiennes et quelque 300 vaisseaux turcs. Cent mille hommes environ combattent dans chaque camp.  La flotte chrétienne remporte une victoire complète, grâce à de l’artillerie lourde embarquée. Presque toutes les galères ennemies sont prises ou coulées.  L’amiral turc Ali Pacha est décapité. Quinze mille captifs chrétiens sont libérés. A peine un tiers de la flotte turque peut repartir, brisant ainsi la légende de l’invincibilité de la flotte musulmane. Le soir de la bataille, le pape Pie V va brusquement de son bureau à la fenêtre, où il semble contempler un spectacle. Puis il se retourne et dit aux prélats qui l’entourent : «  Allons rendre grâce à Dieu : notre armée est victorieuse ». C’était le 7 octobre, un peu avant 5 heures du soir, mais la nouvelle de la victoire ne devait parvenir à Rome que 19 jours plus tard, le 26 octobre, confirmant ainsi la révélation faite au souverain pontife. Après Lépante, Pie V ajouta aux Litanies de la très Sainte Vierge, une invocation supplémentaire : « Secours des chrétiens, priez pour nous », et il ordonna l’institution de la fête de Notre-Dame des Victoires que Grégoire XIII fera ensuite célébrer, sous le nom de fête du Rosaire, chaque premier dimanche d’octobre dans toutes les églises. Au sein du peuple catholique, la victoire de Lépante contribua ainsi au rapide essor de la dévotion du Rosaire.

Abbé J. Olivier

SalveRegina.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie