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14.08.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 19,3-12. 

En ce temps-là, des pharisiens s’approchèrent de Jésus pour le mettre à l’épreuve ; ils lui demandèrent : « Est-il permis à un homme de renvoyer sa femme pour n’importe quel motif ? »
Il répondit : « N’avez-vous pas lu ceci ? Dès le commencement, le Créateur les fit homme et femme,
et dit : ‘À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair.’
Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »

Les pharisiens lui répliquent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d’un acte de divorce avant la répudiation ? »
Jésus leur répond : « C’est en raison de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n’en était pas ainsi.
Or je vous le dis : si quelqu’un renvoie sa femme – sauf en cas d’union illégitime – et qu’il en épouse une autre, il est adultère. »
Ses disciples lui disent : « Si telle est la situation de l’homme par rapport à sa femme, mieux vaut ne pas se marier. »
Il leur répondit : « Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné.
Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables ; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes ; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du royaume des Cieux. Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne ! »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Benoît XVI

pape de 2005 à 2013

Encyclique « Deus caritas est », § 9-11

« Tous deux ne feront plus qu’un »

Dans la Bible, la relation de Dieu avec Israël est illustrée par les métaphores des fiançailles et du mariage ; et par conséquent, l’idolâtrie est adultère et prostitution… Mais l’amour-eros de Dieu pour l’homme est en même temps totalement l’amour-agapè. Non seulement parce qu’il est donné absolument gratuitement, sans aucun mérite préalable, mais encore parce qu’il est un amour qui pardonne… Dans la Bible, donc, nous nous trouvons d’une part devant une image strictement métaphysique de Dieu : Dieu est en absolu la source originaire de tout être ; mais ce principe créateur de toutes choses, la raison primordiale, est d’autre part quelqu’un qui aime avec toute la passion d’un véritable amour. De la sorte, l’amour-eros est ennobli au plus haut point, mais, en même temps, il est ainsi purifié jusqu’à se fondre avec l’amour-agapè… La première nouveauté de la foi biblique consiste dans cette image de Dieu ; la deuxième, qui lui est essentiellement liée, nous la trouvons dans l’image de l’homme. Le récit biblique de la création parle de la solitude du premier homme, Adam, aux côtés duquel Dieu veut placer une aide… L’idée que l’homme serait en quelque sorte incomplet de par sa constitution, à la recherche, dans l’autre, de la partie qui manque à son intégrité, à savoir l’idée que c’est seulement dans la communion avec l’autre sexe qu’il peut devenir « complet », est sans aucun doute présente. Le récit biblique se conclut ainsi sur une prophétie concernant Adam : « À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme et tous deux ne feront plus qu’un » (Gn 2,24). Deux aspects sont ici importants : l’eros est comme enraciné dans la nature même de l’homme ; Adam est en recherche et il « quitte son père et sa mère » pour trouver sa femme ; c’est seulement ensemble qu’ils représentent la totalité de l’humanité, qu’ils deviennent « une seule chair ». Le deuxième aspect n’est pas moins important : selon une orientation qui a son origine dans la création, l’eros renvoie l’homme au mariage, à un lien caractérisé par l’unicité et le définitif ; ainsi, et seulement ainsi, se réalise sa destinée profonde. À l’image du Dieu du monothéisme, correspond le mariage monogamique. Le mariage fondé sur un amour exclusif et définitif devient l’icône de la relation de Dieu avec son peuple et réciproquement : la façon dont Dieu aime devient la mesure de l’amour humain.

LECTURES :

Livre d’Ézéchiel 16,1-15.60.63. 

La parole du Seigneur me fut adressée :
« Fils d’homme, fais connaître à Jérusalem ses abominations.
Tu diras : Ainsi parle le Seigneur Dieu à Jérusalem : Par tes origines et ta naissance, tu es du pays de Canaan. Ton père était un Amorite, et ta mère, une Hittite.
À ta naissance, le jour où tu es née, on ne t’a pas coupé le cordon, on ne t’a pas plongée dans l’eau pour te nettoyer, on ne t’a pas frottée de sel, ni enveloppée de langes.
Aucun regard de pitié pour toi, personne pour te donner le moindre de ces soins, par compassion. On t’a jetée en plein champ, avec dégoût, le jour de ta naissance.
Je suis passé près de toi, et je t’ai vue te débattre dans ton sang. Quand tu étais dans ton sang, je t’ai dit : “Je veux que tu vives !”
Je t’ai fait croître comme l’herbe des champs. Tu as poussé, tu as grandi, tu es devenue femme, ta poitrine s’est formée, ta chevelure s’est développée. Mais tu étais complètement nue.
Je suis passé près de toi, et je t’ai vue : tu avais atteint l’âge des amours. J’étendis sur toi le pan de mon manteau et je couvris ta nudité. Je me suis engagé envers toi par serment, je suis entré en alliance avec toi – oracle du Seigneur Dieu – et tu as été à moi.
Je t’ai plongée dans l’eau, je t’ai nettoyée de ton sang, je t’ai parfumée avec de l’huile.
Je t’ai revêtue d’habits chamarrés, je t’ai chaussée de souliers en cuir fin, je t’ai donné une ceinture de lin précieux, je t’ai couverte de soie.
Je t’ai parée de joyaux : des bracelets à tes poignets, un collier à ton cou,
un anneau à ton nez, des boucles à tes oreilles, et sur ta tête un diadème magnifique.
Tu étais parée d’or et d’argent, vêtue de lin précieux, de soie et d’étoffes chamarrées. La fleur de farine, le miel et l’huile étaient ta nourriture. Tu devins de plus en plus belle et digne de la royauté.
Ta renommée se répandit parmi les nations, à cause de ta beauté, car elle était parfaite, grâce à ma splendeur dont je t’avais revêtue – oracle du Seigneur Dieu.
Mais tu t’es fiée à ta beauté, tu t’es prostituée en usant de ta renommée, tu as prodigué tes faveurs à tout passant : tu as été à n’importe qui.
Cependant, moi, je me ressouviendrai de mon alliance, celle que j’ai conclue avec toi au temps de ta jeunesse, et j’établirai pour toi une alliance éternelle.
Ainsi tu te souviendras, tu seras couverte de honte. Dans ton déshonneur, tu n’oseras pas ouvrir la bouche quand je te pardonnerai tout ce que tu as fait – oracle du Seigneur Dieu. »

Livre d’Isaïe 12,2.4bcde-5a.5bc-6. 

R/ Seigneur, tu reviens de ta fureur et tu me consoles. (Is 12, 1)

Voici le Dieu qui me sauve : 
j’ai confiance, je n’ai plus de crainte. 
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;
il est pour moi le salut.

« Rendez grâce au Seigneur,
proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ! »
Redites-le : « Sublime est son nom ! »
Jouez pour le Seigneur !

Il montre sa magnificence,
et toute la terre le sait.
Jubilez, criez de joie, habitants de Sion, 
car il est grand au milieu de toi, 
le Saint d’Israël !

16.08.2026 – HOMÉLIE DU 20ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE – MATTHIEU 15, 21-28

Des miettes aux chiens

Homélie du Fr. Laurent Mathelot

Lectures: Évangile selon saint Matthieu 15, 21 – 28

En Orient, traiter quelqu’un de « chien » – animal rituellement impur – est sans doute une des pires insultes. Qualifier les Cananéens de « petits chiens », comme Jésus le fait ici, est une offense grave, d’autant qu’elle se réfère à la haine ancestrale des Hébreux envers ce peuple qu’ils ont chassé de la Terre promise pour s’y installer. Cette femme cananéenne, dont on nous dit par ailleurs que sa descendance est possédée par un démon, représente la plus éloignée des intouchables pour un Juif contemporain de Jésus. Elle est l’archétype de la personne profane, exclue du sacré. Pourtant, elle appelle Jésus « Seigneur, fils de David » et elle se prosterne devant lui.

L’Évangile selon saint Matthieu est le plus judaïsant des quatre. L’analyse du vocabulaire et du texte permet de comprendre qu’il s’adresse à un auditoire judéo-chrétien, de Juifs convertis au christianisme : il cite massivement l’Ancien Testament, est truffé de tournures sémitiques et montre une connaissance très fine des débats pharisiens et des légendes juives. Au fond, cet Évangile s’adresse à l’auditoire le plus réticent à l’universalisation de la mission du Christ accomplissant les prophéties d’Israël. D’où la nécessité de développer une pédagogie. Elle se fait en deux temps.

D’abord, Jésus réaffirme qu’il situe pleinement sa mission dans le seul cadre du Salut d’Israël. Mais la femme insiste, supplie, mendie. Alors, dans un second temps, admiratif de sa foi, il l’exauce. Ainsi on comprendrait la virulence des propos prêtés à Jésus comme une figure de style mise en œuvre par Matthieu pour bouleverser son auditoire – et aussi nous-mêmes aujourd’hui : il n’y a pas d’humain trop profane, trop étranger, trop païen que Jésus ne puisse sauver, s’il a la foi.

Mais on pourrait envisager aussi une lecture plus littérale du texte : une lecture qui comprendrait que Jésus ait effectivement été très réticent à ce stade de sa mission à l’étendre au-delà des brebis perdues de la maison d’Israël.

Le Jésus historique n’a que très épisodiquement rencontré des païens. Il a fort peu quitté son pays, il n’a prêché qu’à ses compatriotes juifs, comme le souligne cette parole rapportée par Matthieu (10, 5) : « Ne prenez pas le chemin des païens et n’entrez pas dans une ville de Samaritains ; allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël ». Ce n’est véritablement qu’à la toute fin de l’Évangile (28, 19), alors qu’il apparaît Ressuscité, que Jésus proclame : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples ».

La réticence de Jésus affirmerait alors la nécessité de comprendre que sa mission se vit au sein de l’espérance d’un peuple, dans des conditions religieuses, culturelles et historiques particulièrement définies. Et surtout qu’on ne peut pleinement la comprendre qu’à la lumière de sa Résurrection, véritable accomplissement des Écritures juives.

Et puis d’un coup, il fait volte-face. C’est la seule fois, dans tout l’Évangile où l’on voit Jésus se raviser. Comme si la rencontre avec la Cananéenne constituait un moment charnière de sa mission, le moment où Jésus reconnaît qu’elle doive s’étendre au-delà de la maison d’Israël, le moment où il s’offre au monde qui mendie le Salut.

Certes c’est sa foi qui sauve la Cananéenne. Mais la réticence de Jésus, le fait que cette foi a dû s’imposer, a dû pour le moins se montrer vindicative, démontre la nécessité, pour le Salut, d’une foi concrètement combative.

Cet Évangile est non seulement un enseignement sur l’ouverture du christianisme au monde, il est aussi une leçon spirituelle qui incite tout qui se pense misérablement exclu du Salut à se battre, à même le revendiquer face à Dieu. Personne n’est trop profane, trop pécheur, trop païen pour que Jésus ne désire le sauver.

Fr. Laurent Mathelot

Source : RESURGENCE.BE, le 12 août 2026

16.08.2026 – HOMÉLIE DU 20ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE – MATTHIEU 15,21-28

Bonne nouvelle pour tous

Homélie par l’Abbé Jean Compazieu


Textes bibliques : Lire


Les lectures bibliques de ce dimanche nous annoncent une bonne nouvelle : le salut de Dieu est offert à tous les hommes ; il ne se limite pas aux bons croyants de son peuple ; il est pour tous, y compris pour les étrangers.

C’est ce message que nous trouvons dans le livre d’Isaïe, bien avant la venue du Christ : « Les étrangers qui se sont attachés au Seigneur pour l’honorer, pour aimer son nom, pour devenir ses serviteurs… je les conduirai sur ma montagne sainte. » N’oublions pas que dans le monde de la Bible, la montagne c’est le lieu de la rencontre avec Dieu. S’il n’y a qu’un seul Dieu, le salut ne concerne pas seulement ses enfants mais aussi tous les autres peuples. C’est ce que nous rappelait le pape François quand il nous demandait d’ouvrir les portes et d’aller au-devant de ceux qui sont loin, jusque dans les « périphéries ». La Parole de Dieu doit être annoncée à tous.

Le psaume 66 vient prolonger cette lecture d’Isaïe : tous les étrangers sont invités à se joindre à la grande action de grâce du peuple d’Israël : « Que tous les peuples te rendent grâce. Qu’ils te rendent grâce tous ensemble. » C’est une louange qui se veut universelle.

Avec la lettre de saint Paul, nous sommes en plein dans l’accomplissement de ce projet de Dieu. L’apôtre saint Paul s’adresse à des chrétiens d’origine païenne. Leur accueil dans la communauté chrétienne ne s’est pas passé sans de nombreuses tensions. Mais ces étrangers sont de plus en plus nombreux à se convertir au Christ. Le fait que l’Évangile soit reçu par des païens montre à lui seul que Dieu appelle tous les hommes. Il veut faire miséricorde à tous car il veut que tous soient sauvés.
A la suite de Paul et de tous les grands témoins de la foi, nous sommes envoyés vers ceux qui ne fréquentent pas nos assemblées. L’Église d’aujourd’hui doit ouvrir ses yeux, ses oreilles et son cœur aux appels du monde entier. La bonne nouvelle de Jésus Christ est pour tous.

L’Évangile nous montre qu’avec Jésus cette bonne nouvelle est en train de se réaliser. Lui-même vient de se heurter à l’incroyance des siens. Il se retire dans la région de Tyr et Sidon, en terre païenne ; et c’est là qu’a lieu la rencontre avec la Cananéenne. Sa race, son pays, son passé, tout la rend étrangère et lointaine. Et pourtant, cette païenne va faire preuve de droiture, d’humilité, de disponibilité, d’humour et surtout d’une foi étonnante qui va faire l’admiration de Jésus. Nous l’avons entendu : « Au moins les petits chiens mangent les miettes qui tombent sous la table de leur maître. » C’est une leçon extraordinaire pour les juifs et pour les disciples.

Nous venons de fêter l’Assomption ; nous pouvons nous poser la question : qu’y a-t-il de commun entre Marie et cette païenne anonyme et méprisée ? Apparemment rien… sauf la foi. Marie et la cananéenne se rejoignent en Jésus Christ. La foi de la cananéenne est une ouverture du cœur, une grande confiance en celui qu’elle implore. Quand tout est désespéré, une mère espère encore. La foi d’une maman étrangère ouvre le cœur de Jésus aux païens.

Comme la Cananéenne, nous supplions le Christ : « Aie pitié de nous, aie pitié de notre monde qui est tourmenté par les injustices, les violences, la misère… Beaucoup sont victimes de fausses accusations qui ne visent qu’à les enfoncer. Le Christ continue à nous envoyer pour témoigner de son amour auprès de tous les blessés de la vie, les malades, les exclus, les prisonniers.
Il nous envoie pour porter la guérison autour de nous. Le remède qu’il nous donne c’est bien plus que des miettes : c’est le don de sa Parole et de son Corps, c’est le don de son Esprit saint.

Les textes bibliques de ce dimanche nous invitent à changer notre regard sur ceux qui ne sont pas de notre bord. Un jour, Jésus a dit : « aimez-vous les uns les autres COMME je vous ai aimés (autant que je vous ai aimés). Cet amour du Christ est universel et sans limite. Tous les peuples du monde entier sont invités à acclamer le Seigneur pour cet amour sans frontière. C’est de cela que nous avons à témoigner par nos paroles, nos gestes d’accueil, de partage et de solidarité

Nous faisons nôtre la prière de ce chant : « Allez-vous en sur les places et sur les parvis… Allez-vous en sur les places y chercher tous mes amis ». Amen

Abbé Jean Compazieu

Source : DIMANCHEPROCHAIN.ORG, le 9 août 2026

13.08.1917 – APPARITION À FATIMA

Le 13 août 1917, les trois jeunes bergers de Fátima n’ont pas pu se rendre sur le lieu prévu car ils ont été arrêtés et emprisonnés par les autorités locales. Une foule d’environ 18 000 personnes les a attendus en vain à la Cova da Iria, assistant toutefois à des phénomènes lumineux inexpliqués.

L’Arrestation des Enfants

  • Les enfants (Lucie, François et Jacinthe) ont étés retenus par l’administrateur civil d’Ourém.
  • Les autorités voulaient leur faire avouer ou abandonner le secret reçu le 13 juillet.
  • Malgré les menaces, les enfants ont refusé de renier leurs dires et ont récité le chapelet avec les prisonniers. 

La Réaction de la Foule

  • Des milliers de pèlerins se sont massés près du chêne des apparitions malgré l’absence des voyants.
  • La foule a témoigné de signes dans le ciel, comme de petits nuages blancs et des éclairs.
  • L’apparition prévue ce jour-là s’est finalement déroulée quelques jours plus tard, le 19 août, à Valinhos.

Le 13 août 1917, aucune apparition mariale n’a eu lieu à la Cova da Iria car les trois enfants étaient emprisonnés à Ourém. Cependant, la foule restée sur place a été témoin de plusieurs phénomènes physiques inexpliqués.

Les Phénomènes Observés par la Foule

  • Un coup de tonnerre retentissant a retenti près du chêne vert à l’heure habituelle.
  • Un éclair brillant a illuminé le ciel pur.
  • Un petit nuage blanc, très délicat, s’est formé au-dessus de l’arbre puis s’est élevé.
  • La lumière du soleil a faibli et l’atmosphère a changé de couleur.
  • Les visages, les vêtements et les arbres ont pris des teintes de l’arc-en-ciel.

Le Report de l’Apparition

  • La Vierge Marie ne s’est pas manifestée à la foule sans la présence des voyants.
  • L’apparition manquée du 13 août a été « rattrapée » le dimanche 19 août 1917.
  • Ce jour-là, la Vierge est apparue aux enfants à Valinhos, un lieu proche de leur village. 

Les Menaces Précises Subies par les Enfants en Prison

L’administrateur civil d’Ourém, Artur de Oliveira Santos, un anticlérical convaincu, a utilisé la terreur psychologique pour forcer les enfants à avouer que l’histoire des apparitions était une invention :

  • La menace de la mort par le feu : L’administrateur a fait préparer une marmite d’huile bouillante. Il a menacé de jeter les enfants dedans les uns après les autres s’ils ne révélaient pas les secrets.
  • L’isolement tactique : Jacinthe (7 ans) a été emmenée en premier, sous prétexte d’être exécutée. L’administrateur est revenu dire à François (9 ans) puis à Lucie (10 ans) que leur sœur/cousine était morte carbonisée et qu’ils allaient subir le même sort. 
  • L’enfermement avec des criminels : Avant les interrogatoires, ils ont été jetés dans la prison publique d’Ourém au milieu de détenus de droit commun pour les intimider.

Les Demandes de la Vierge lors du Rapport du 19 Août

Après leur libération, les enfants se trouvaient à Valinhos le dimanche 19 août lorsque la Vierge Marie leur est apparue pour compenser le rendez-vous manqué du 13 août. Ses demandes furent les suivantes : 

  • La continuation de la prière : Elle a fermement insisté pour qu’ils continuent à venir à la Cova da Iria le 13 de chaque mois et à réciter le chapelet tous les jours.
  • La création de processions : Elle a demandé que l’argent laissé par les pèlerins à la Cova da Iria serve à fabriquer deux brancards de procession pour la fête de Notre-Dame du Rosaire.
  • La construction d’une chapelle : Le reste de l’argent devait être utilisé pour aider à construire une chapelle sur le lieu des apparitions (l’actuelle Chapelle des Apparitions).
  • Le sacrifice pour les pécheurs : Elle a prononcé cette phrase mémorable : « Priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs, car beaucoup d’âmes vont en enfer parce qu’elles n’ont personne qui se sacrifie et prie pour elles. » 
Statue de la Sainte Vierge à Valinhos

Les Témoignages des Scientifiques sur l’Apparition Manquée du 13 Août

Bien que les enfants n’aient pas été là le 13 août, la foule présente a observé des anomalies atmosphériques majeures. Plusieurs intellectuels et scientifiques sceptiques, venus initialement pour dénoncer une supercherie, ont consigné des faits troublants :

  • Les variations de la lumière solaire : Des témoins scientifiques ont noté que la lumière du soleil a brusquement faibli au milieu de la journée sans qu’aucun nuage ne cache l’astre, au point que l’on pouvait voir les étoiles dans le ciel.
  • Le spectre de couleurs : Des observateurs rigoureux ont décrit un phénomène de réfraction de la lumière qui a coloré l’atmosphère, les arbres et la foule en nuances successives d’indigo, de jaune et de rouge.
  • Le nuage stationnaire : Des rapports de l’époque mentionnent la formation d’un nuage de vapeur blanche très précis, qui est descendu vers le chêne vert, est resté immobile quelques minutes, puis s’est élevé verticalement avant de se dissiper.