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22.12.2025 – SAINTE DU JOUR

Sainte Françoise-Xavière Cabrini
(1850-1917)
Vierge et fondatrice :
« Missionnaires du Sacré-Cœur »
Née et baptisée le 15 juillet 1850 à Sant’Angelo Lodigiano, en Lombardie, treizième enfant d’une famille de cultivateurs, la petite Marie-Françoise, de santé si frêle, ne semblait guère vouée à traverser trente fois l’océan et à établir des fondations qui essaimeraient jusqu’en Australie et en Chine.
Françoise Cabrini embrassa la profession d’institutrice. Plusieurs tentatives pour se faire religieuse échouèrent à cause de sa santé précaire ; elle désirait aussi ardemment devenir missionnaire. Le curé de Codogno, qui connaissait sa force d’âme, la fit venir à l’âge de vingt-quatre ans dans la Maison de la Providencepour remettre de l’ordre dans ce couvent où quelques orphelines recevaient leur formation.
Un jour, l’évêque de Lodi dit à Françoise : « Je sais que vous voulez être missionnaire. Je ne connais pas d’institution qui réponde à votre désir. Fondez-en une ! » Sœur Cabrini réfléchit un instant et répondit fermement : « Je chercherai une maison. » Elle posa à Codogno les bases de l’Institut des Sœurs Missionnaires du Sacré-Coeur. La prière était l’âme de leur action ; l’oraison remplissait quatre heures du jour, une cinquième s’ajoutait pour la fondatrice qui se levait une heure plus tôt que ses sœurs.
En sept ans, Mère Cabrini accomplit l’objectif désiré : l’établissement de sa congrégation à Rome et son approbation par le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903).
De Rome, son institut s’étendit rapidement. Françoise-Xavière croyait que la Chine l’appelait, mais le Pape lui demanda d’envoyer ses sœurs en Amérique pour aider les cinquante mille émigrés italiens qui attendaient un support matériel, spirituel et moral. Le Saint-Père lui dit : « Non pas l’est, mais l’ouest. Allez aux États-Unis où vous trouverez un large champ d’apostolat. » En effet, sans racines et sans foyer, les émigrés dépérissaient sur le plan religieux et social.
Francesca Saverio Cabrini arriva en Amérique le 31 mars 1889. Sa communauté prit bientôt un développement extraordinaire : hôpitaux, écoles, orphelinats surgirent à New-York, Brooklyn, Scranton, New Jersey, Philadelphia, New Orleans, Chicago, Denver, Seattle et Californie.
Elle fonda une école supérieure féminine à Buenos-Aires. Cette vaillante ouvrière de l’Évangile se dépensa aussi en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Au retour de ses voyages en Europe, Mère Cabrini ramenait des milliers de sœurs pour ses hôpitaux, ses écoles et ses orphelinats.
« Travaillons, travaillons, disait-elle toujours à ses Filles, car nous avons une éternité pour nous reposer. Travaillons simplement et bien, et le Seigneur est Celui qui fera tout. » Elle établit soixante-sept maisons en huit pays. Humble devant la prospérité de son œuvre, elle répondait aux témoignages d’admiration : « Est-ce nous qui faisons cela ou bien est-ce Notre-Seigneur ? » Son inébranlable confiance dans le Cœur de Jésus fut largement récompensée.
Celle qui s’était souvent écrié : « Ou aimer ou mourir ! » fit de sa mort un acte de pur amour de Dieu. Elle expira le 22 décembre 1917, à Chicago, dans l’état d’Illinois. Son corps fut transporté à New-York, dans la chapelle de l’école qui porte son nom. C’est là que ses restes sont encore vénérés.
Francesca Saverio Cabrini a été béatifiée, en 1938, par le pape Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939) et canonisée le 7 juillet 1946 par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) qui l’a aussi constituée la Patronne céleste de tous les immigrants.
©Evangelizo.org
Sainte Françoise-Xavière Cabrini priez pour nous !

22.12.2025 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,46-56.

En ce temps-là, Marie rendit grâce au Seigneur en disant :
« Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !

Sa miséricorde s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur,
il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères,
en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. »
Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Ludolphe de Saxe (v. 1300-1378)
dominicain puis chartreux à Strasbourg
La Vie de Jésus Christ (trad. Au commencement, Parole et Silence 2004, p. 81s rev.)
« Il a jeté les yeux sur l’humilité de sa servante » (Lc 1,48)
La conception de notre Seigneur a été figurée par le buisson ardent qui brûlait sans perdre sa verdeur (Ex 3,2), comme Marie a conçu son divin fils sans perdre sa virginité. Le Seigneur, qui demeurait dans ce buisson ardent, a habité aussi dans le sein de Marie. De même qu’il était descendu dans ce buisson pour délivrer son peuple en le tirant de l’Égypte, de même il est descendu en Marie pour racheter les hommes, en les arrachant à l’enfer. Le choix que Dieu a fait de Marie parmi toutes les femmes pour se revêtir de notre chair, a été figuré par la toison de Gédéon (Jg 6,36s). En effet, de même que cette toison a reçu seule la rosée céleste pendant que toutes les terres voisines restaient sèches, de même aussi Marie seule a été remplie de cette rosée divine dont aucune autre créature n’a été trouvée digne dans le monde entier… La Vierge Marie est cette toison dont Jésus Christ s’est formé une tunique. La toison de Gédéon a reçu la rosée du ciel sans qu’elle soit endommagée, et Marie a conçu l’Homme-Dieu sans que sa virginité soit altérée… O Jésus, Fils du Dieu vivant, toi qui, par la volonté du Père céleste et avec la coopération de l’Esprit Saint, es sorti du sein de ton Père comme le fleuve sourd hors du Paradis de délices, toi qui, visitant les profondeurs de nos vallées et regardant l’humilité de ta servante, es descendu dans le sein d’une vierge où, par une conception ineffable, tu as revêtu ta chair mortelle. Je te supplie, Jésus miséricordieux, par les mérites de cette Vierge ta mère, de répandre ta grâce sur moi, serviteur très indigne, afin que je te désire ardemment, que par cet amour, je te conçoive en mon cœur, et qu’avec le secours de cette même grâce, je produis les fruits salutaires des bonnes œuvres. Amen.

LECTURES :
Premier livre de Samuel 1,24-28.
En ces jours-là, lorsque Samuel fut sevré, Anne, sa mère, le conduisit à la Maison du Seigneur, à Silo ; l’enfant était encore tout jeune. Anne avait pris avec elle un taureau de trois ans, un sac de farine et une outre de vin.
On offrit le taureau en sacrifice, et on amena l’enfant au prêtre Éli.
Anne lui dit alors : « Écoute-moi, mon seigneur, je t’en prie ! Aussi vrai que tu es vivant, je suis cette femme qui se tenait ici près de toi pour prier le Seigneur.
C’est pour obtenir cet enfant que je priais, et le Seigneur me l’a donné en réponse à ma demande.
À mon tour je le donne au Seigneur pour qu’il en dispose. Il demeurera à la disposition du Seigneur tous les jours de sa vie. » Alors ils se prosternèrent devant le Seigneur.

Premier livre de Samuel 2,1.4-5ab.6-7.8abcd.
R/ Mon cœur exulte à cause du Seigneur : c’est lui qui me sauve. (1 S 2, 1a)
Mon cœur exulte à cause du Seigneur ;
mon front s’est relevé grâce à mon Dieu !
Face à mes ennemis, s’ouvre ma bouche :
oui, je me réjouis de ton salut !
L’arc des forts est brisé,
mais le faible se revêt de vigueur.
Les plus comblés s’embauchent pour du pain,
et les affamés se reposent.
Le Seigneur fait mourir et vivre ;
il fait descendre à l’abîme et en ramène.
Le Seigneur rend pauvre et riche ;
il abaisse et il élève.
De la poussière, il relève le faible,
il retire le malheureux de la cendre
pour qu’il siège parmi les princes,
et reçoive un trône de gloire.

21.12.2025 – MESSE À NOTRE-DAME DE PARIS
Léon XIV bénit les «Bambinelli»

Léon XIV bénit les «Bambinelli»
C’est une tradition qui remonte à 1969, pendant le temps de l’Avent, le Pape bénit les santons représentant l’Enfant Jésus, que les familles de Rome placeront dans leur crèche la nuit de Noël. Ce dimanche, Léon XIV leur a demandé de prier pour que tous les enfants du monde puissent vivre dans la paix.
Vatican News
À l’issue de la prière mariale de l’Angélus, le Pape a béni les «Bambinelli» apportés place Saint-Pierre par les près de 1 500 enfants et jeunes des oratoires et des paroisses du diocèse de Rome, dont Léon XIV est l’évêque. Exceptionnellement cette année, la bénédiction a eu lieu le quatrième dimanche de l’Avent, et non le troisième comme le veut la tradition, en raison du Jubilé des détenus qui s’est achevé le weekend dernier.
Les statuettes de l’Enfant Jésus seront placées, lors de la nuit de Noël, dans les crèches des familles installées dans leurs foyers depuis le 8 décembre, jour de l’Immaculée Conception, selon la tradition romaine.
À cette occasion, Léon XIV a invité ce dimanche midi les enfants, jeunes et moins jeunes, à prier, devant la crèche, pour «que tous les enfants du monde puissent vivre dans la paix». «Et sur les Bambinelli et toutes les expressions de notre foi dans l’Enfant Jésus, que le Père, le Fils et le Saint-Esprit vous bénissent toujours» a déclaré le Pape.

Les Romains réunis place Saint-Pierre brandissent leur «bambinelli» pour recevoir la bénédiction du Saint-Père. (@Vatican Media)
Une tradition qui a plus de 50 ans
La bénédiction des «Bambinelli» est une tradition qui remonte à Paul VI. C’est lors du troisième dimanche de l’Avent, appelé «Domenica Gaudete» de l’année 1969 que le Pape Montini a béni pour la première fois à l’Angélus ces statuettes de l’Enfant Jésus destinées à être placées dans les crèches des enfants de Rome. Depuis lors, le rendez-vous traditionnel se répète chaque année, avec la participation non seulement des enfants, mais aussi des catéchistes, des prêtres et des familles du diocèse.
Ces dernières années, la coutume s’est également étendue à de nombreuses régions d’Italie et du monde, impliquant des centaines de communautés et de diocèses où les évêques et les prêtres choisissent le troisième dimanche de l’Avent pour accueillir les familles, les animateurs et les religieux des Églises locales et vivre ensemble un moment de célébration et de prière avec la bénédiction des «Bambinelli».
Source : VATICANNEWS, le 21 décembre 2025
La Confrérie du Rosaire : une armée pour le monde (I)

La Confrérie du Rosaire : une armée pour le monde (I)
En 1897, le pape Léon XIII a écrit une encyclique sur la Confrérie du Saint Rosaire, également connue sous le nom de Confrérie du Rosaire.
Le Saint-Père a souligné la tendance moderne à former des associations : « La tendance naturelle de l’homme à s’associer n’a jamais été aussi forte, ni aussi sincèrement et généralement suivie qu’à notre époque. »
Il est répréhensible que les gens s’associent à des fins malveillantes sous diverses formes, a-t-il déclaré. « Il est toutefois très gratifiant de constater que les associations pieuses deviennent de plus en plus populaires parmi les Catholiques également. » Léon XIII a déclaré que les prières « acquièrent leur plus grande efficacité pour obtenir l’aide de Dieu lorsqu’elles sont offertes publiquement, par un grand nombre de personnes, constamment et à l’unanimité, de manière à former comme un seul chœur de supplication ».
Le Saint-Père a souligné que « tout comme par la récitation de l’Office divin, les prêtres offrent une supplication publique, constante et très efficace, la supplication offerte par les membres de cette confrérie dans la récitation du Rosaire, ou “psautier de Notre-Dame”, comme l’ont appelé certains papes, est également, d’une certaine manière, publique, constante et universelle ». En son temps, Saint Cyprien avait affirmé : « Notre prière est publique et commune ; et lorsque nous prions, nous ne prions pas pour un seul, mais pour tout le peuple, car nous, tout le peuple, ne faisons qu’un. »
Faisant écho aux paroles de saint Cyprien, Léon XIII a déclaré que « les prières publiques sont bien plus excellentes et efficaces que les prières privées ».
Lorsque nous prions le Rosaire, nous sommes unis non seulement les uns aux autres, mais aussi aux anges. Léon XIII a écrit : « Les anges ont révélé chacun de ces mystères en temps voulu ; ils y ont joué un grand rôle ; ils y étaient constamment présents, avec des visages exprimant tantôt la joie, tantôt la tristesse, tantôt une exultation triomphante. »
Père Anthony Ho, 9 septembre 2025
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
21.12.2025 – CHAPELET À LOURDES
21.12.2025 – ANGÉLUS À ROME
Angélus: comme Joseph, faisons preuve de miséricorde et de foi à Noël
Depuis la fenêtre des appartements pontificaux, le Pape Léon XIV a livré, avant la prière de l’Angélus, une méditation sur la figure de saint Joseph. «Pitié et charité, miséricorde et abandon: telles sont les vertus de l’homme de Nazareth que la liturgie nous propose aujourd’hui, afin qu’elles nous accompagnent durant ces derniers jours de l’Avent» a-t-il déclaré.
Vatican News
En ce quatrième dimanche de l’Avent, le Pape a invité les fidèles à méditer sur la figure de saint Joseph. La liturgie le présente «au moment où Dieu lui révèle, dans un songe, sa mission» (cf. Mt 1, 18-24). L’Évangile du jour selon saint Mathieu décrit un homme «fragile et faillible, comme nous» souligne le Pape, «mais en même temps courageux et fort dans la foi».
«Homme juste», pieux Israélite observant la Loi et fréquentant la synagogue, Joseph de Nazareth fait également preuve de sensibilité et d’humanité. En témoigne sa réaction face à l’Ange qui lui relève le mystère qui s’accomplit en Marie. «Face à une situation difficile à comprendre et à accepter» explique le Saint-Père, «il ne choisit pas, à l’égard de sa future épouse, la voie du scandale et de la condamnation publique, mais celle, discrète et bienveillante, du la répudiation secrète» (cf. Mt 1, 19). En faisant cela, Joseph montre qu’il saisit le sens le plus profond de sa propre observance religieuse: celui de la miséricorde.
«La pureté et la noblesse de ses sentiments», a poursuivi le Souverain pontife, «deviennent cependant encore plus évidentes lorsque le Seigneur, dans un songe, lui révèle son plan de salut, lui indiquant le rôle inattendu qu’il devra y assumer: devenir l’époux de la Vierge, Mère du Messie». Joseph, «dans un grand acte de foi, abandonne le dernier bastion de ses certitudes et s’engage vers un avenir qui est désormais totalement entre les mains de Dieu».
«Pitié et charité, miséricorde et abandon: telles sont les vertus de l’homme de Nazareth que la liturgie nous propose aujourd’hui, afin qu’elles nous accompagnent durant ces derniers jours de l’Avent, vers la Sainte-Noël» a déclaré le Pape. Léon XIV a invité les fidèles à s’inspirer de Joseph et de ses attitudes «qui éduquent le cœur à la rencontre avec le Christ et avec nos frères, et qui peuvent nous aider à devenir, les uns pour les autres, une crèche accueillante, une maison hospitalière, un signe de la présence de Dieu».
Le Pape encourage chacun à ne pas manquer l’occasion, en ce temps de grâce, de mettre en pratique ces vertus: «en pardonnant, en encourageant, en apportant un peu d’espérance aux personnes avec lesquelles nous vivons et à celles que nous rencontrons; et en renouvelant dans la prière notre abandon filial au Seigneur et à sa Providence, en Lui confiant tout avec confiance».
«Que la Vierge Marie et saint Joseph, qui ont été les premiers, avec une grande foi et un grand amour, à accueillir Jésus, le Sauveur du monde, nous y aident» a conclu le Pape avant la récitation de l’Angélus.
Source : VATICANNEWS, le 21 décembre 2025
21.12.2025 – MESSE À LOURDES
21.12.2025 – LECTURE DE. L’ÉVANGILE DU 4ÈME DIMANCHE DE L’AVENT
Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’Évangile du 4e dimanche de l’Avent, année A: Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 1, 18-24.