Blog
05.05.2025 – CHAPELET À LOURDES
05.05.2025 – MESSE À LOURDES
Les apparitions de 1994 à Itapiranga au Brésil, reconnues dès 2009

Les apparitions de 1994 à Itapiranga au Brésil, reconnues dès 2009
A Itapiranga, en Amazonie, au Brésil, la Vierge Marie est apparue à Maria do Carmo et à son fils, Edson Glauber en 1994, le Christ, saint Joseph et saint Michel archange sont également apparus aux deux voyants. En 2009, l’évêque du lieu a reconnu le caractère surnaturel des apparitions.
Maria do Carmo est une mère de famille amazonienne. Edson Glauber est né le 27 octobre 1972, et au moment des premières apparitions, il a 21 ans et étudie les sciences économiques à l’université amazonienne. Les toutes premières apparitions ont eu lieu à Manaus, capitale de l’Amazonie, où vit la famille. Puis, la Vierge a demandé, à Edson et à sa mère de se rendre à Itapiranga, ville natale du père d’Edson. Ce lieu a été choisi car il était alors particulièrement déchristianisé et éloigné de Dieu. Maria do Carmo est morte le 8 novembre 2020, son fils Edson un an plus tard en 2021 d’une maladie fulgurante.
Notre Dame expliqua à Edson : « Je veux montrer à mes enfants, partout dans le monde, l’Amour que j’ai pour mon Fils Jésus et l’Amour que Jésus a pour moi, sa Mère. C’est pourquoi j’ai choisi une mère et un fils pour représenter cet Amour. » Voici quelques uns des principaux messages de la Vierge :
Lors de l’apparition du 7 mai 1994, la Sainte Vierge montre à Maria les âmes qui vont en Enfer, en particulier celles appartenant à des sectes, à la franc-maçonnerie, pratiquant l’occultisme ou la sorcellerie, la Vierge dit : « toutes ces âmes vont en enfer, car elles ont préféré les ténèbres à la lumière. »
Le 8 mai 1994, jour de la fête des mères, la Vierge apparaît pleurant, tenant un fœtus ensanglanté dans ses mains. Elle veut attirer l’attention des mères qui rejettent et tuent leurs enfants : « l’avortement est un péché grave ! Ceux qui pratiquent l’avortement doivent se confesser au prêtre, avec un profond repentir ; car dans ce cas, les mots ne suffisent pas ! Les mères qui ont commis cet acte doivent quotidiennement prier en réparation pour l’enfant tué. »
C’est aussi à Itapiranga que le Ciel a révélé au monde la dévotion aux trois Sacrés Cœurs de Jésus, Marie et Joseph. Cette dévotion a été montrée à Edson le 25 décembre 1996 au moyen d’une grande vision au cours de laquelle il vit le cœur très chaste de saint Joseph couronné de 12 lys; en son centre se trouvait le M de Marie surmonté d’une croix (comme sur la médaille miraculeuse), signe de son amour infini pour Jésus et Marie.
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
05.05.2025 – SAINT DU JOUR

St Nunzio Sulprizio
« Le petit saint boiteux »
(1817-1836)
Nunzio Sulprizio naît à Pescosansonesco (Pescara, Italie) le 13 avril 1817, dimanche “in albis”, de Domenico, un pauvre cordonnier, et Rosa Luciani, fileuse ; il est baptisé le jour même.
Domenico meurt en août 1820, à 26 ans, et Nunzio se retrouve orphelin à l’âge de 3 ans.
Ouvrier à Naples, et battu par son oncle, il portait une plaie infectée à la jambe. Mais, par sa patience, sa douceur joyeuse, sa présence aux autres, on l’appelait « le petit saint boiteux ».
Il a à peine 19 ans quand, le 5 mai 1836, Nunzio va voir Dieu pour toujours.
Autour de lui se répand un parfum de roses. Son corps, défait par la maladie, devient singulièrement beau et frais, on l’expose pendant cinq jours.
Dès le 9 juillet 1859, le Bx Pie IX (Giovanni Mastai Ferretti, 1846-1878) reconnaît l’héroïcité de ses vertus et le proclame vénérable.
Le 1er décembre 1963, devant tous les évêques du monde réunis au Concile Vatican II, saint Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978) éleva Nunzio Sulprizio à la gloire des autels, le proposant comme modèle des ouvriers, de tous les jeunes, même ceux d’aujourd’hui :
« Il vous dira que vous, jeunes, pouvez régénérer en vous-mêmes le monde dans lequel la Providence vous a appelés à vivre et qu’il vous appartient à vous, les premiers, de vous consacrer au salut d’une société qui a précisément besoin d’âmes fortes et intrépides. »
« À vous, travailleurs, disait encore saint Paul VI, ce collègue pauvre et souffrant apporte un message aux nombreux chapitres. Il dit avant tout que l’Église pense à vous, qu’elle vous estime et a confiance en vous, qu’elle voit dans votre condition la dignité de l’homme et du chrétien. Il dit encore combien le travail a souffert et qu’il a encore besoin de protection, d’assistance et d’aide pour être libre et humain et pour permettre à la vie son expansion légitime. […] Nunzio Sulprizio vous dira combien il est injuste de priver la vie du travailleur de son aliment supérieur et de son expression spirituelle qu’est la prière. »
Nunzio a été canonisé le 14 octobre 2018 par le pape François, à Rome.
Pour un approfondissement biographique :
>>> Bx Nunzio Sulprizio – orphelin –
St Nunzio Sulprizio priez pour nous !

05.05.2025 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,22-29.
Jésus avait rassasié cinq mille hommes, et ses disciples l’avaient vu marcher sur la mer. Le lendemain, la foule restée sur l’autre rive se rendit compte qu’il n’y avait eu là qu’une seule barque, et que Jésus n’y était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui.
Cependant, d’autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l’endroit où l’on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce.
Quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus.
L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés.
Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. »

Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? »
Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint John Henry Newman (1801-1890)
cardinal, théologien, fondateur de l’Oratoire en Angleterre
PPS IV,17 « Christ Manifested in Remembrance »
«— Rabbi, quand es-tu arrivé ici ?… — L’œuvre de Dieu c’est que vous croyiez »
Le Christ a refusé de rendre témoignage à lui-même, de dire qui il était et d’où il venait ; il a été parmi ses contemporains « comme celui qui sert » (Lc 22,27). Apparemment, ce n’était qu’après sa résurrection, et surtout après son ascension, quand l’Esprit Saint est descendu, que les apôtres ont compris qui avait été avec eux. Quand tout était fini ils l’ont su, mais non sur le moment. Or nous voyons ici, je crois, la manifestation d’un principe général qui se présente à nous souvent, à la fois dans l’Écriture et dans le monde : c’est que nous ne discernons pas la présence de Dieu au moment où elle est avec nous, mais seulement après, quand nous reportons nos regards vers ce qui s’est passé et qui n’est plus… Des événements nous arrivent, agréables ou pénibles ; nous n’en connaissons pas sur le moment la signification ; nous ne voyons pas en eux la main de Dieu. Si nous avons bien la foi, nous confessons ce que nous ne voyons pas, et nous prenons tout ce qui nous arrive comme venant de lui. Mais, que nous l’acceptions ou non dans un esprit de foi, il n’y a certainement pas d’autre moyen de l’accepter. Nous ne voyons rien. Nous ne voyons pas pourquoi telle chose arrive, ou à quoi elle tend. Un jour, Jacob s’est écrié : « Tout est contre moi ! » (Gn 42,36) ; certainement il semblait bien que ce soit ainsi… Et pourtant tous ses malheurs devaient tourner à bien. Considérez son fils Joseph, vendu par ses frères, emmené en Égypte, emprisonné, les fers entrant même dans son âme, et qui attendait que le Seigneur jette sur lui un regard de bienveillance. Plusieurs fois le texte sacré dit : « Le Seigneur était avec Joseph »… Après coup, il a compris ce qui sur le moment était si mystérieux, et il dit à ses frères : « Dieu m’a envoyé en avant de vous pour sauver vos vies. Ce n’est pas vous qui m’avez envoyé ici, c’est Dieu » (Gn 45,7). Merveilleuse providence, si silencieuse et pourtant si efficace, si constante et infaillible ! C’est ce qui déjoue le pouvoir de Satan ; il ne peut pas discerner la main de Dieu à l’œuvre dans le cours des événements.

LECTURES :
Livre des Actes des Apôtres 6,8-15.
En ces jours-là, Étienne, rempli de la grâce et de la puissance de Dieu, accomplissait parmi le peuple des prodiges et des signes éclatants.
Intervinrent alors certaines gens de la synagogue dite des Affranchis, ainsi que des Cyrénéens et des Alexandrins, et aussi des gens originaires de Cilicie et de la province d’Asie. Ils se mirent à discuter avec Étienne,
mais sans pouvoir résister à la sagesse et à l’Esprit qui le faisaient parler.
Alors ils soudoyèrent des hommes pour qu’ils disent : « Nous l’avons entendu prononcer des paroles blasphématoires contre Moïse et contre Dieu. »
Ils ameutèrent le peuple, les anciens et les scribes, et, s’étant saisis d’Étienne à l’improviste, ils l’amenèrent devant le Conseil suprême.
Ils produisirent de faux témoins, qui disaient : « Cet individu ne cesse de proférer des paroles contre le Lieu saint et contre la Loi.
Nous l’avons entendu affirmer que ce Jésus, le Nazaréen, détruirait le Lieu saint et changerait les coutumes que Moïse nous a transmises. »
Tous ceux qui siégeaient au Conseil suprême avaient les yeux fixés sur Étienne, et ils virent que son visage était comme celui d’un ange.

Psaume 119(118),23-24.26-27.29-30.
R/ Heureux ceux qui marchent suivant la loi du Seigneur ! (Ps 118, 1)
Lorsque des grands accusent ton serviteur,
je médite sur tes ordres.
Je trouve mon plaisir en tes exigences :
ce sont elles qui me conseillent.
J’énumère mes voies : tu me réponds ;
apprends-moi tes commandements.
Montre-moi la voie de tes préceptes,
que je médite sur tes merveilles.
Détourne-moi de la voie du mensonge,
fais-moi la grâce de ta loi.
J’ai choisi la voie de la fidélité,
je m’ajuste à tes décisions.

04.05.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE PARIS
04.05.2025 – CHAPELET À LOURDES
04.05.2025 – MESSE À LOURDES
Un évangile qui résonne particulièrement à la veille du conclave

Une Église audacieuse qui avance dans l’unité
L’homélie de l’abbé Christophe Cossementpour le 3ème dimanche de Pâques :
Il est heureux qu’en ces jours où on prépare l’élection du prochain pape nous entendions ce texte de l’Évangile, la finale de l’évangile selon saint Jean (Jn 21), où Jésus confie à Pierre de conduire ses brebis, ses agneaux bien-aimés. Dès le IIe siècle nous voyons que l’Église naissante rencontre des difficultés à garder l’unité, et une des communautés est indiquée comme référence à laquelle toutes doivent s’accorder : l’Église de Rome, parce qu’elle a été fondée par saint Pierre et saint Paul1. Ce principe d’unité autour de l’évêque de Rome s’est développé au long des siècles, et on s’est mis à appeler affectueusement celui-ci « pape », c’est-à-dire papa.
La façon d’exercer l’autorité qui permet de garder l’unité a varié au cours des temps, et changera encore. Ce qui compte, c’est que l’unité demeure et que l’Église ne s’éparpille pas en quantité de dénominations, de branches, de confessions, au gré des interprétations fragmentaires des Écritures.
Dans l’Évangile, nous voyons que cette autorité de Pierre est fondée sur l’amour du Christ. Jésus demande à Pierre : « m’aimes-tu ? » Dans le film Conclave, qui fait un tabac, on ne voit pas les cardinaux prier. Cela ne reflète pas la réalité, car c’est bien dans la prière, dans la proximité du cœur avec le Christ, que les cardinaux pourront élire celui qui, malgré ses faiblesses, répondra aujourd’hui à son Seigneur : « tu sais tout, tu sais que je t’aime. » Dans l’histoire, les cardinaux ont parfois été plus influencés par les intrigues que par la prière, et encore aujourd’hui on entend beaucoup d’analyses dans les médias sur un conflit entre conservateurs et progressistes qui fonctionne comme une intrigue. Alors prions afin que ce soit l’Esprit Saint qui l’emporte sur toutes les considérations, et que nous accueillions le prochain pape comme un don de Dieu à son Église.
Le récit des Actes des apôtres nous fait comprendre que la prière, l’intimité avec le Christ développe chez le disciple une audace qui vient de Dieu ; cette audace qui permet à Pierre de dire à tout le Grand Conseil réuni : « il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes ». Tous ces gens étaient remontés contre Pierre et Jean. Ils leur reprochaient de parler d’eux comme les meurtriers du Christ que Dieu avait ressuscité. Auparavant, d’autres, en entendant cela, s’étaient laissé toucher au cœur et avaient demandé aux apôtres : que devons-nous faire ? Et ils avaient accepté de se convertir et de recevoir le baptême (Ac 2,37). Mais les membres du Grand Conseil refusent la conversion et leur seule réaction est de vouloir faire taire les apôtres par tous les moyens. Heureuse Église qui, aujourd’hui encore, quand on veut la faire taire ou la forcer à dire ce qu’il est convenu d’entendre, répondra : il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes ! En réagissant ainsi, elle met son avenir dans les mains de Dieu ; son avenir, qui peut paraître incertain à vues humaines, devient assuré par la puissance et la miséricorde de Dieu. Que l’Esprit Saint nous aide à accueillir la foi et toutes les exigences de la foi, et aussi d’en parler sans peur. C’est Dieu qui nous appelle, qui nous transforme et qui seul peut nous combler, même et surtout lorsque nous prenons des chemins plus difficiles que ceux qui sont possibles si nous ne suivons par le Christ et que nous n’écoutons pas son Église. Soyez dans la joie du ciel !
1 « Avec cette Église, en raison de son origine plus excellente, (fondée par Pierre et Paul) doit nécessairement s’accorder toute Église, c’est-à-dire les fidèles de partout, — elle en qui toujours, au bénéfice de ces gens de partout, a été conservée la Tradition qui vient des apôtres. » (Irénée de Lyon, Adversus Haereses, III,3,2)
Source : DONCHRISTOPHE.BE, le 4 mai 2025