Pour les intéressés/ées, nous vous prions de faire votre inscription sans tarder. En l’état, nous avons plus d’une vingtaine d’inscriptions. Il reste environ 10 places disponibles.
Neuvième congrégation générale au Vatican, le 3 mai 2025. (@VATICAN MEDIA)
131 cardinaux électeurs sont arrivés à Rome
En ce samedi 3 mai, plus de 177 cardinaux ont participé à la neuvième congrégation générale dans la salle du Synode. 131 électeurs sur les 133 qui entreront dans la chapelle Sixtine le 7 mai sont arrivés à Rome. Ils pourront s’installer dans la résidence Sainte-Marthe à partir du 6 mai au soir.
Vatican News
131 cardinaux électeurs, sur les 133 qui devraient entrer en conclave le mercredi 7 mai, sont arrivés à Rome. Parmi eux, 127 étaient présents à la neuvième congrégation générale, qui s’est tenue ce samedi matin, le 3 mai, de 9h à 12h30 dans la salle du Synode, et à laquelle ont participé un total de 177 cardinaux, selon les dernières informations fournies par Matteo Bruni, directeur de la Salle de presse du Saint-Siège.
La réunion, qui a débuté avec un temps de prière, a été marquée par 26 interventions au cours desquelles les cardinaux ont réfléchi à des questions centrales pour l’Église et son avenir. Parmi les thèmes abordés, a rapporté le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, «la communion dans l’Église et la fraternité dans le monde», «la collaboration et la solidarité entre les Églises», le «rôle de la Curie par rapport au Pape», «le service du l’Église et du Pape pour la paix» et la «valeur de l’éducation». Les cardinaux ont aussi exprimé leur souhait que le prochain Pape soit «prophétique» et que «l’Église ne s’enferme pas dans le cénacle, mais qu’elle sorte e apporte la lumière dans un monde qui a désespérément besoin d’espérance», rappelant ainsi l’importance du Jubilé en cours.
D’autres thèmes, déjà abordés lors des réunions précédentes, ont également fait l’objet de nouvelles discussions, tels que l’importance du dialogue œcuménique et de la mission ou encore de la synodalité et de la collégialité.
Les cardinaux Francis Prevost et Marcello Semeraro ont été tirés au sort pour assister le camerlingue, le cardinal Kevin Farrell, dans les congrégations particulières pour la gestion des affaires courantes. Ils font désormais partie d’une commission à laquelle participe depuis la cinquième congrégation générale le cardinal allemand Reinhard, également coordinateur du Conseil pour l’économie.
Les prochaines congrégations générales
Il n’y aura pas de congrégation générale ce dimanche, et tous les cardinaux qui le souhaitent pourront célébrer la messe dans leurs églises titulaires.
Répondant aux questions des journalistes, Matteo Bruni a indiqué que les travaux à la maison Sainte-Marthe pour accueillir les cardinaux ont atteint un stade avancé et seront terminés le lundi 5 mai. Il a ajouté que les cardinaux entreront dans la résidence à partir du mardi 6 mai au soir et jusqu’au mercredi 7 mai au matin, avant la messe Pro Eligendo Romani Pontifice prévue en la basilique Saint-Pierre à 10h.
Le lundi 5 mai, deux jours avant le conclave, deux nouvelles congrégations générales auront lieu, l’une le matin l’autre l’après-midi. Le point presse pour informer les journalistes sur le contenu de ces réunions pourra avoir lieu que le soir, après la fin de la deuxième session de la congrégation générale à 19 heures. Le mardi 6 mai, les cardinaux se réuniront en congrégation générale à 9 heures et tiendront une session dans l’après-midi, si nécessaire.
Le cardinal Giovanni Battista Re, doyen du collège des cardinaux, a rappelé que la basilique Saint-Pierre organise la récitation du chapelet, dédiée à la Vierge Marie, tous les samedis soirs à 21 heures durant tout le mois de mai.
Appel aux catholiques : réalisons ensemble la demande de Fatima afin d’obtenir un saint pape
Face aux enjeux des temps difficiles que nous vivons, en particulier l’unité de l’Église et la paix dans le monde, des millions de catholiques, clercs et laïques, souhaitent prier à juste raison pour que le Ciel nous envoie un saint pape, vicaire du Christ pieux et plein de zèle pour diriger l’Église dans la fidélité à son enseignement bimillénaire. Dans un magnifique élan de foi spontané, nous voyons ainsi organiser de toutes parts de multiples neuvaines et initiatives de prières différentes venant du cœur de chacun.
Mais est-ce uniquement cela que le Ciel attend pour renouveler son intervention de 1903 où un saint pape, Pie X, a été élu contre toute attente dans une période de troubles similaire ? Observons les circonstances :
On peut remarquer que ce conclave va démarrer quelques jours après le 1er samedi du mois de mai, et finira sans doute juste avant le 13 mai date anniversaire de la première apparition de Fatima. Ce conclave a également lieu en 2025, année du centenaire de la demande des 1ers samedis de Fatima.
Il n’y a là aucun « hasard ». Après la mort de sœur Lucie en 2005, Carlo Acutis a vu la voyante de Fatima en songe lui disant que « la pratique des 1ers samedis du mois pourrait changer la destinée du monde », et en 2010 Benoit XVI a rappelé que la mission prophétique de Fatima n’était pas terminée.
Si l’on veut prier efficacement pour avoir un saint pape et pour la paix il est donc primordial de se poser la question : que nous a demandé Notre Dame à Fatima ? La Sainte Mère de l’Église, a promis son triomphe et la paix à deux conditions : la consécration de la Russie à son Cœur Immaculé par le pape ET la pratique des 1ers samedis du mois dans toute l’Église. Cette deuxième demande, liée au chapelet, nous concerne tous mais est fortement oubliée. Il ne s’agit pas là d’une simple prière ou d’une dévotion parmi d’autres. Il s’agit de l’acte d’obéissance que le Ciel attend pour nous accorder la paix et dont sœur Lucie précisera en 1957 que « Dieu veut ce moyen et non un autre. »
Pour avoir un saint pape, il n’y a pas d’autres alternatives que de réaliser cette demande du Ciel et Notre-Dame l’a bien souligné : « Si l’on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d’âmes seront sauvées et on aura la paix. » Pourquoi le Ciel veut un acte d’obéissance ? Car l’obéissance, complément indispensable à la prière, est l’acte où on abandonne sa propre volonté au profit de celle de Dieu. C’est l’acte d’humilité et d’amour absolu vis-à-vis de Dieu.
Alors l’heure est venue de tous s’unir pour ce conclave en obéissant à la Sainte Vierge, La suppliant par le moyen qu’Elle veut de nous donner en retour un saint pape :
Le samedi 3 mai, commençons à réaliser massivement les 1ers samedis du mois de Fatima. ( Vous pouvez vous inscrire ici pour recevoir un pas-à-pas par email chaque mois).
Récitons ensuite tous les jours notre chapelet jusqu’au 13 mai comme pour la bataille de Lépante.
Signé : Régis de Lassus (Alliance 1ers samedis de Fatima), Isabelle Manceron (Chapelet Perpétuel), Thomas Delenda (Hozana/ Rosario), Jean Baptiste Maillard (Lights in the Dark), Yves de Lassus (Cap Fatima), Olivier Bonnassies (Marie de Nazareth), Philippe Darantière (ND de Chrétienté).
L’an dernier, L’initiative « Un Million de Roses pour Marie », lancée par Hozana, pour le mois de mai, mois de Marie, avait rencontré un succès formidable. Cette année, l’objectif est triplé !
Pour ce mois de mai, nous voulons lui offrir le plus beau cadeau qui soit : 3 millions de roses ! Ces roses « spirituelles » sont symbolisées par des dizaines de chapelet récitées avec l’application Rosario du 1er au 31 mai. En effet, la Vierge Marie nous demande cette prière à tant de reprises dans ses apparitions :
à Gietrzwald (Pologne, 1877) : « Je désire que vous récitiez le rosaire tous les jours. »
à Fatima (Portugal, 13 juin 1917) : « Priez le chapelet tous les jours pour obtenir la paix dans le monde et le salut de vos âmes »
à la rue du Bac (Paris, 18 juillet 1830) : « Récitez bien votre chapelet, c’est le trésor de la communauté ».
Pour cela, nous avons besoin de vous : priez des dizaines de chapelet avec vos proches sur Rosario, en cliquant sur ce lien.
À chaque dizaine que vous priez, vous offrez une fleur à la Vierge Marie.
Une fois l’objectif atteint, Hozana s’engage à rendre un hommage floral conséquent à Marie, dans un de ses sanctuaires, afin de matérialiser les dizaines spirituelles offertes par les priants pendant tout le mois de mai. Il a déjà eu lieu l’année passée, c’était très émouvant !
Association Hozana en collaboration avec Marie de Nazareth
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Selon la Lettre apostolique (reportée à la fin de cette composition hagiographique) du pape François, la fête liturgique a été fixée au 4 mai.
Thomas d’Olera (dans le siècle Tommaso Acerbis) naît en 1563 à Olera, petit village de la commune d’Alzano Lombardo (Bergame, Italie), au sein d’une ancienne famille noble.
« L’amour de Dieu, comme il l’écrivait, demeure dans les cœurs humbles ». La vie de Thomas d’Olera se reflète profondément dans ces paroles.
Encore adolescent, il partage avec ses parents les difficultés quotidiennes et le travail, d’abord en tant que berger, puis comme agriculteur.
En 1580 la vocation l’amène, à l’âge de 17 ans, à rejoindre l’Ordre des Frères capucins du couvent de Vérone. Après sa formation, il devint un infatigable prédicateur de l’Évangile et, surtout, un humble frère quêteur. Chaque jour il demande à tous, sans distinction, des offrandes et du pain pour les religieux et pour les pauvres. Il assure à chacun consolation et prières.
Le frère Tommaso resta dans la ville de Vérone jusqu’en 1605. Puis il fut transféré à Vicence où ses prédications donnèrent naissance à des vocations féminines. Il récolta également des fonds pour faire construire le monastère Saint Joseph.
En 1612 il fut envoyé à Rovereto, dans la région du Trentin-Haut-Adige où il fit construire le monastère Saint-Charles pour y abriter des Clarisses.
C’est à Padoue qu’il continue sa mission, à partir de 1618 en tant que gardien du couvent.
Au couvent de Conegliano, il exerça les fonctions de frère mendiant. Thomas ne néglige personne et parle de Dieu aux grands de ce monde, y compris rois et empereurs, et aux personnes d’humble condition.
Sa réputation de grand prédicateur lui vaut l’invitation de Léopold V, archiduc du Tyrol, pour être son guide spirituel. Il devint ensuite conseiller de nombreuses personnalités politiques et ecclésiastiques. Même s’il fréquentait de grands personnages, le Frère Tommaso resta humble et obéissant envers ses supérieurs. Il avait aussi un mode de vie très austère, rythmé par la prière et la pénitence.
En plus de ses nombreuses activités, il fit construire un sanctuaire marial à Volders (dans le Tyrol, Autriche) qui sera inauguré, après sa mort, en 1654.
Le frère Tommaso est mort en odeur de sainteté, dans son humble cellule, le 3 mai 1631 à Innsbruck.
Le procès en béatification a été ouvert en 1963 ; il a été déclaré vénérable le 23 octobre 1987 par saint Jean-Paul II.
Tommaso (Acerbis) d’Oleraa été béatifié le 21 septembre 2013, l’année du 450e anniversaire de sa naissance, dans la cathédrale Saint Alexandre de Bergame, par le délégué pontifical card. Angelo Amato s.d.b., Préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, qui lut la Lettre Apostolique du Pape François : « En accueillant le désir de notre frère François Beschi, évêque de Bergame, d’autres frères dans l’épiscopat et de nombreux fidèles, après avoir eu l’avis favorable de la Congrégation pour les Causes des Saints, avec notre autorité apostolique nous concédons que le vénérable Serviteur de Dieu Thomas d’Olera (dans le siècle Thomas Acerbis), religieux profès de l’Ordre des Frères Mineurs Capucins, qui par la contemplation du Christ crucifié, est devenu un témoin et un catéchiste plein de zèle de la très haute charité divine de la Sagesse, soit désormais appelé bienheureux et que nous puissions célébrer sa fête dans les lieux et selon les modalités prévues par le Droit, chaque année, le 4 mai».
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 21,1-19.
En ce temps-là, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment. Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre, avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), Nathanaël, de Cana de Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples. Simon-Pierre leur dit : « Je m’en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous aussi, nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, cette nuit-là, ils ne prirent rien. Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui. Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. » Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau. Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres. Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. » Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré. Jésus leur dit alors : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur. Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson. C’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples. Quand ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. » Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. » Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? » Il lui répond : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis. Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. » Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Sur ces mots, il lui dit : « Suis-moi. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)
pape et docteur de l’Église
Homélies sur l’Évangile, n°24 (trad. par les moines du Barroux; Le Barroux, Éd. Sainte-Madeleine; diff. Téqui, 2000; rev.)
« Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage »
Que symbolise la mer, sinon le monde présent, battu par les vagues tumultueuses des affaires et les remous d’une vie caduque ? Et que représente le rivage ferme, sinon la pérennité du repos éternel ? Les disciples peinent donc sur le lac puisqu’ils sont encore pris dans les flots de la vie mortelle, mais notre Rédempteur, après sa résurrection, se tient sur le rivage puisqu’il a déjà dépassé la condition d’une chair fragile. C’est comme s’il avait voulu se servir de ces choses pour parler à ses disciples du mystère de sa résurrection, en leur disant : « Je ne vous apparais plus sur la mer (Mt 14,25), car je ne suis plus parmi vous dans l’agitation des vagues ». C’est dans le même sens qu’en un autre endroit, il a dit à ces mêmes disciples après sa résurrection : « Je vous ai dit ces choses quand j’étais encore avec vous » (Lc 24,44). Il n’a dit pas cela parce qu’il n’était plus avec eux — son corps était présent et leur apparaissait — mais… sa chair immortelle distançait de loin leurs corps mortels : il disait ne plus être avec eux tout en étant au milieu d’eux. Dans le passage que nous lisons aujourd’hui, par l’emplacement de son corps il leur signifie la même chose : alors que ses disciples naviguent encore, il se montre désormais établi sur le rivage.
LECTURES :
Livre des Actes des Apôtres 5,27b-32.40b-41.
En ces jours-là, les Apôtres comparaissaient devant le Conseil suprême. Le grand prêtre les interrogea : « Nous vous avions formellement interdit d’enseigner au nom de celui-là, et voilà que vous remplissez Jérusalem de votre enseignement. Vous voulez donc faire retomber sur nous le sang de cet homme ! » En réponse, Pierre et les Apôtres déclarèrent : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous aviez exécuté en le suspendant au bois du supplice. C’est lui que Dieu, par sa main droite, a élevé, en faisant de lui le Prince et le Sauveur, pour accorder à Israël la conversion et le pardon des péchés. Quant à nous, nous sommes les témoins de tout cela, avec l’Esprit Saint, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent. »
ils rappelèrent alors les Apôtres et, après les avoir fait fouetter, ils leur interdirent de parler au nom de Jésus, puis ils les relâchèrent. Quant à eux, quittant le Conseil suprême, ils repartaient tout joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus.
Psaume 30(29),3-4.5-6ab.6cd.12.13.
Quand j’ai crié vers toi, Seigneur, mon Dieu, tu m’as guéri ; Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme et revivre quand je descendais à la fosse.
Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles, rendez grâce en rappelant son nom très saint. Sa colère ne dure qu’un instant, sa bonté, toute la vie.
Avec le soir, viennent les larmes, mais au matin, les cris de joie. Tu as changé mon deuil en une danse, mes habits funèbres en parure de joie.
Que mon cœur ne se taise pas, qu’il soit en fête pour toi, et que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce !
Livre de l’Apocalypse 5,11-14.
Moi, Jean, j’ai vu : et j’entendis la voix d’une multitude d’anges qui entouraient le Trône, les Vivants et les Anciens ; ils étaient des myriades de myriades, par milliers de milliers. Ils disaient d’une voix forte : « Il est digne, l’Agneau immolé, de recevoir puissance et richesse, sagesse et force, honneur, gloire et louange. » Toute créature dans le ciel et sur la terre, sous la terre et sur la mer, et tous les êtres qui s’y trouvent, je les entendis proclamer : « À celui qui siège sur le Trône, et à l’Agneau, la louange et l’honneur, la gloire et la souveraineté pour les siècles des siècles. » Et les quatre Vivants disaient : « Amen ! » ; et les Anciens, se jetant devant le Trône, se prosternèrent.
Le cardinal Ángel Fernández Artime a présidé la huitième messe des novemdiales. (@Vatican Media)
8e messe des novemdiales: François a invité à réveiller le monde
Lors de la huitième messe des novemdiales en suffrage du Pape, le cardinal Ángel Fernández Artime a invité à transformer l’enthousiasme des apôtres, auxquels Jésus ressuscité est apparu, en un «programme de vie». Leur «étonnement», qui contrastait avec «l’égarement» et le «découragement», devient un exemple pour ceux qui, aujourd’hui, ont un «grand besoin de rencontrer le Seigneur».
Edoardo Giribaldi – Cité du Vatican
Un nouveau «programme de vie», enraciné dans l’amour envers le Pape François et dans l’enthousiasme manifeste, dans l’émerveillement qui contraste avec la «perplexité» et le «découragement» initiaux des disciples devant le Ressuscité. Un exemple que tous les baptisés -et en particulier ceux qui embrassent la vie consacrée- sont appelés à témoigner aujourd’hui auprès de ceux qui «ont un grand besoin de rencontrer le Seigneur». C’est l’espérance que le cardinal Ángel Fernández Artime, ancien pro-préfet du Dicastère pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, a exprimé dans son homélie à l’occasion de la huitième et avant dernière messe des novemdiales en suffrage du Pape, présidée le 3 mai dans l’après-midi, dans la basilique Saint-Pierre.
La valorisation des femmes consacrées
Juste avant l’acte pénitentiel, sœur Mary T. Barron, OLA, Supérieure générale de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame des Apôtres et présidente de l’Union Internationale des Supérieures Générales (Uisg), a pris la parole. Au nom des femmes consacrées, elle a dressé un portrait chaleureux du Pape François: «un pasteur humble, compatissant, rempli d’un amour sans limites», capable de rappeler au monde que l’on peut embrasser la «fragilité», non pas comme une «limitation», mais comme une source de «grâce». Aux religieuses, elle a renouvelé l’invitation du Pape à se pencher dans le service, «comme le Christ s’est penché pour laver les pieds de ses disciples». D’une voix emplie de gratitude, elle a reconnu en François celui qui a su accueillir et valoriser les femmes consacrées, en les rendant «actives dans le cheminement synodal». «Nous promettons de poursuivre la mission», a conclu l’oblate, «en devenant des feux qui allume d’autres feux».
Un Souverain pontife capable de «secouer»
Ensuite, le père Mario Zanotti, secrétaire de l’Union des supérieurs généraux, a présenté les condoléances de tous les instituts religieux. «Le Pape François, a-t-il dit avec émotion, nous a laissé un grand héritage d’humanité, une humanité profondément chrétienne». Le prêtre italien a décrit un pontife «de proximité», capable d’écouter et, parfois, de «secouer», avec des paroles fortes, les «certitudes». Avec une fermeté évangélique, il a appelé à la cohérence avec les Saintes Écritures et avec le charisme des familles religieuses, indiquant son engagement envers la «pauvreté» comme signe commun, «un signe prophétique opposé au pouvoir et à l’argent».
Le besoin de rencontrer le Seigneur aujourd’hui
«Prier pour les morts est la plus grande œuvre de charité». C’est sur ces mots que s’est ouverte l’homélie du cardinal Fernández Artime, en référence à une citation de saint Alphonse Marie de Liguori, juxtaposée à celle de saint Jean-Marie Vianney, le curé d’Ars: «Prier pour les défunts signifie donc aimer ceux qui sont morts». Une introduction pleine de mémoire et d’amour, qui s’adressait également aux nombreux religieux et religieuses réunis pour la célébration. Le cardinal a rappelé l’affection des congrégations pour le Pape François et leur engagement constant dans la prière «pour son ministère», pour sa personne, «pour l’Église, pour le monde».
À partir du passage évangélique proclamé -la manifestation du Seigneur ressuscité aux disciples sur la mer de Galilée- le cardinal a évoqué les paroles de saint Athanase, selon lesquelles la présence du Christ ressuscité fait de la vie «une fête permanente». Et c’est précisément cette lumière transformatrice qui rend les disciples capables d’affronter sans crainte «l’emprisonnement», «les menaces», la persécution.
«Ne rien placer avant l’amour du Christ»
Le cardinal Artime a ensuite rappelé les paroles de saint Jean-Paul II, prononcées lors du Jubilé de la vie consacrée en 2000: un choix qui devient une «présence prophétique pour tout le peuple chrétien»,souvent vécu dans des conditions difficiles, mais donné sans réserve «au nom du Christ, au service des pauvres, des marginaux et des derniers». Tous les baptisés, a-t-il poursuivi, sont appelés à être des témoins du Seigneur, et la vocation de disciple est une impulsion à vivre radicalement la primauté de Dieu.
«Cette mission est particulièrement importante lorsque -comme dans de nombreuses régions du monde aujourd’hui- nous faisons l’expérience de l’absence de Dieu ou nous oublions trop facilement sa centralité. Nous pouvons alors assumer et faire nôtre le programme de saint Benoît, résumé dans la maxime « ne rien placer avant l’amour du Christ »».
Une présence dans l’échec
Le cardinal rappelle également un autre trait de la vie consacrée, souligné par Benoît XVI: celui de «sentinelles qui perçoivent et annoncent la vie nouvelle déjà présente dans notre histoire». Les hommes et les femmes consacrés, a poursuivi le cardinal, doivent devenir un «signe crédible et lumineux de l’Évangile et de ses paradoxes», en ne se conformant pas à la mentalité de l’époque, mais en se transformant et en renouvelant sans cesse leur «engagement».
Toujours dans l’Évangile, a observé le cardinal espagnol, le Seigneur «s’est rendu présent» alors que tout semblait «fini, échu», et il va à la rencontre des disciples qui, pleins de joie, le reconnaissent comme «le Seigneur».
Réveiller le monde
Enfin, le cardinal Artime a cité à nouveau le Pape François qui, l’année de la vie consacrée (30 novembre 2014 – 2 février 2016), avait invité les religieux à «réveiller le monde», avec un cœur et un esprit purs, capables de reconnaître les femmes et les hommes d’aujourd’hui -en particulier les plus pauvres, les derniers, les laissés-pour-compte- «parce qu’en eux se trouve le Seigneur».