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07.05.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,35-40. 

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif.
Mais je vous l’ai déjà dit : vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas.
Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors.
Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.
Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour.
Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Baudouin de Ford (?-v. 1190)

abbé cistercien, puis évêque

Le Sacrement de l’autel, II, 3 ; SC 93, t. 1 (trad. E. de Solms, o.s.b.; Éd. Cerf 1963; p. 255.257)

« Moi, je suis le pain de vie »

Le Christ dit : « Qui vient à moi n’aura plus faim, qui croit en moi n’aura plus soif ! » (…) Et le psalmiste dit : « Le pain raffermit le cœur de l’homme » et « le vin réjouit le cœur de l’homme » (103,15). Pour ceux qui croient en lui, le Christ est nourriture et breuvage, pain et vin. Pain qui fortifie et raffermit (…), breuvage et vin qui réjouit (…). Tout ce qui en nous est fort et solide, joyeux et allègre pour accomplir les commandements de Dieu, supporter la souffrance, exécuter l’obéissance et défendre la justice, tout cela est force de ce pain et joie de ce vin. Bienheureux ceux qui agissent fortement et joyeusement ! Et comme personne ne le peut de lui-même, bienheureux ceux qui désirent avidement pratiquer ce qui est juste et honnête, et être en toutes choses fortifiés et réjouis par celui qui a dit : « Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice » (Mt 5,6). Si le Christ est le pain et le breuvage qui assurent maintenant la force et la joie des justes, combien plus le sera-t-il au ciel, quand il se donnera aux justes sans mesure ? Remarquons-le, dans les paroles du Christ (…), cette nourriture qui demeure pour la vie éternelle est appelée pain du ciel, vrai pain, pain de Dieu, pain de vie (…). Pain de Dieu pour le distinguer du pain qui est fait et préparé par le boulanger (…) ; pain de vie, pour le distinguer de ce pain périssable qui n’est pas la vie et ne la donne pas, mais la conserve à peine, difficilement et pour un temps. Celui-là au contraire est la vie, donne la vie, conserve une vie qui ne doit rien à la mort.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 8,1b-8. 

Le jour de la mort d’Étienne, éclata une violente persécution contre l’Église de Jérusalem. Tous se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie, à l’exception des Apôtres.
Des hommes religieux ensevelirent Étienne et célébrèrent pour lui un grand deuil.
Quant à Saul, il ravageait l’Église, il pénétrait dans les maisons, pour en arracher hommes et femmes, et les jeter en prison.
Ceux qui s’étaient dispersés annonçaient la Bonne Nouvelle de la Parole là où ils passaient.
C’est ainsi que Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ.
Les foules, d’un même cœur, s’attachaient à ce que disait Philippe, car elles entendaient parler des signes qu’il accomplissait, ou même les voyaient.
Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits impurs, qui sortaient en poussant de grands cris. Beaucoup de paralysés et de boiteux furent guéris.
Et il y eut dans cette ville une grande joie.

Psaume 66(65),1-3a.4-5.6-7a. 

R/ Acclamez Dieu, toute la terre ! (Ps 65, 1)

Acclamez Dieu, toute la terre ;
fêtez la gloire de son nom, 
glorifiez-le en célébrant sa louange.
Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables ! »

Toute la terre se prosterne devant toi, 
elle chante pour toi, elle chante pour ton nom.
Venez et voyez les hauts faits de Dieu, 
ses exploits redoutables pour les fils des hommes.

Il changea la mer en terre ferme : 
ils passèrent le fleuve à pied sec. 
De là, cette joie qu’il nous donne.
Il règne à jamais par sa puissance.

Honorer Marie, c’est toujours honorer Jésus

© Shutterstock/Renata Sedmakova
© Shutterstock/Renata Sedmakova

Honorer Marie, c’est toujours honorer Jésus

Toutes les grâces de Marie  – son immaculée conception, sa maternité virginale, sa virginité perpétuelle et même sa glorieuse assomption – mettent en évidence le fait que Jésus est le Fils de Dieu.

Toutes les grâces de Marie, tous ses privilèges, ne sont que l’écrin qui met en évidence la perle : Jésus est Dieu. Si bien que, honorer Marie, c’est toujours honorer Jésus.

Pour la promulgation du dogme de l’Immaculée Conception en 1854, le bienheureux Pie IX écrivait :

« Comme le Fils unique a dans le ciel un Père, que les séraphins proclament trois fois saint, il convenait absolument qu’il eût sur la terre une Mère en qui l’éclat de sa sainteté n’eût jamais été flétri. »

L’homme pécheur balbutie devant un si grand miracle, il ne sait que dire :

Le péché originel, qui nous frappe tous, n’est-il pas transmis avec la nature même que nous recevons de nos pères ? Cette nature n’est-elle pas déchue ? Comment Marie pouvait-elle être soustraite à une telle hérédité ?

Le Concile Vatican II nous éclaire sur ce mystère : Marie, dit-il, a été « rachetée de façon éminente en considération des mérites de son Fils et, indemne de toute tache de péché, ayant été comme pétrie par l’Esprit Saint, [elle a été] forméecomme une nouvelle créature. »

Mgr Raymond Centène, évêque de Vannes, homélie du 7 décembre 2012

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

06.05.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Pierre Nolasque († 1256)
Prêtre et fondateur de l’Ordre :

« Notre-Dame de la Merci »

Pierre Nolasque naquit d’une illustre famille, près de Carcassonne, en France, à la fin du XIIe siècle (± 1189). Il excella, toute sa vie, dans la pratique de la charité à l’égard du prochain. À peine adolescent il perdit ses parents.

L’hérésie des Albigeois ravageait alors le Midi de la France. Pour s’y soustraire, il vendit son patrimoine, et se retira en Espagne, où il était appelé par le roi Jacques d’Aragon. Il se rendit ensuite à Barcelone, et y consacra toute sa fortune au rachat des captifs enlevés sur mer par les Sarrasins. Mais le sacrifice de ses biens ne suffisait pas à sa charité. Il voulait encore se vendre lui-même pour délivrer ses frères et se charger de leurs chaînes. Une nuit qu’il priait en songeant à la délivrance des captifs, la Sainte Vierge lui apparut et lui recommanda d’établir, en son honneur, un Ordre religieux consacré à cette œuvre de charité. Il s’empressa d’obéir à cet avertissement céleste, d’autant plus que le roi et Raymond de Pennafort avaient reçu en même temps la même révélation. 

Il fonda l’ordre de « Notre-Dame de la Merci » pour la rédemption des captifs. Le caractère particulier de cet ordre, consiste en ce qu’il joignait aux trois vœux ordinaires de religion un quatrième vœu : celui de se livrer en gage aux païens, s’il en était besoin, pour la délivrance des chrétiens.

À cet exemple héroïque de charité il joignait celui de toutes les vertus. Favorisé du don de prophétie, il prédit au roi d’Aragon la conquête du royaume de Valence sur les Maures. Il était soutenu par de fréquentes apparitions de son ange gardien et de la Vierge Mère de Dieu. 

Enfin, accablé par l’âge, le travail et la pénitence, il reçut l’avertissement de sa mort prochaine. Lorsqu’on lui eut administré les derniers sacrements, il exhorta encore ses frères à la charité envers les captifs. Puis, en disant ces paroles : « Le Seigneur a envoyé la rédemption à son peuple », il rendit son âme à Dieu, au milieu de la nuit de Noël, l’an 1256.

Saint Pierre Nolasque priez pour nous !

06.05.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,30-35. 

En ce temps-là, la foule dit à Jésus : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ?
Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : ‘Il leur a donné à manger le pain venu du ciel.’ »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel.
Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »
Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. »
Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Vincent de Paul (1581-1660)

prêtre, fondateur de communautés religieuses

Conférence du 22 octobre 1646 (Entretiens aux Filles de la Charité, Tome IX, éd. Gabalda, p. 298, rev.)

Aller vers le Pain de Vie

Allez à la sainte communion chaque fois que la bonté de Dieu vous le permet. — Mais je n’y ai point de goût. — Oh ! n’importe, ne manquez pas d’y aller. C’est Dieu qui vous appelle. Il n’y a pas de remède plus efficace contre les maladies de nos âmes. C’est là qu’il faut aller se fortifier ; c’est là qu’il faut aller dire ses peines, car là est le vrai médecin qui sait les remèdes convenables ; c’est là qu’il faut aller étudier l’amour, le support mutuel, la cordialité, l’exemple du prochain et toutes les autres vertus qui nous sont nécessaires. Allez donc là, mes filles, quand Jésus Christ vous y appelle, et ne regardez pas si vous y êtes portées par un goût sensible, car votre ennemi essayera de tout son pouvoir de vous empêcher d’en approcher, afin de vous frustrer des grâces que Dieu veut vous y donner pour vous faire entrer dans la pratique des divines vertus de son Fils.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 7,51-60.8,1a. 

En ces jours-là, Étienne disait au peuple, aux anciens et aux scribes : « Vous qui avez la nuque raide, vous dont le cœur et les oreilles sont fermés à l’Alliance, depuis toujours vous résistez à l’Esprit Saint ; vous êtes bien comme vos pères !
Y a-t-il un prophète que vos pères n’aient pas persécuté ? Ils ont même tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, celui-là que maintenant vous venez de livrer et d’assassiner.
Vous qui aviez reçu la loi sur ordre des anges, vous ne l’avez pas observée. »
Ceux qui écoutaient ce discours avaient le cœur exaspéré et grinçaient des dents contre Étienne.
Mais lui, rempli de l’Esprit Saint, fixait le ciel du regard : il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu.
Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. »
Alors ils poussèrent de grands cris et se bouchèrent les oreilles. Tous ensemble, ils se précipitèrent sur lui,
l’entraînèrent hors de la ville et se mirent à le lapider. Les témoins avaient déposé leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme appelé Saul.
Étienne, pendant qu’on le lapidait, priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. »
Puis, se mettant à genoux, il s’écria d’une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Et, après cette parole, il s’endormit dans la mort.
Quant à Saul, il approuvait ce meurtre.

Psaume 31(30),3bc.4.6.7b.8a.17.20cd. 

R/ En tes mains, Seigneur, je remets mon esprit. (Ps 30, 6a)

Sois le rocher qui m’abrite,
la maison fortifiée qui me sauve.
Ma forteresse et mon roc, c’est toi : 
pour l’honneur de ton nom, tu me guides et me conduis.

En tes mains je remets mon esprit ;
tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.
Moi, je suis sûr du Seigneur.
Ton amour me fait danser de joie.

Sur ton serviteur, que s’illumine ta face ; 
sauve-moi par ton amour.
Tu combles, à la face du monde,
ceux qui ont en toi leur refuge.