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Quand la Sainte Vierge invite l’Humanité à venir à Lourdes

Quand la Sainte Vierge invite l’Humanité à venir à Lourdes

Quand la Sainte Vierge invite l’Humanité à venir à Lourdes, elle l’invite comme Bernadette à manger de l’herbe et à boire de la boue, c’est-à-dire à prendre dans les eaux de l’amour un bain de néant, à nous replonger dans ces eaux baptismales qui nous purifient jusqu’à l’âme, jusqu’à cette image sacrée de Lui-même en nous que Dieu seul connaît et en qui Il Se complaît. Dieu donne rendez-vous à Lourdes pour venir au secours de Sa miséricorde à toute la misère humaine. L’herbe et la boue ne sont que les symboles de cette chair précaire et souffrante dont le spectacle nous est offert dans sa pathétique majesté, et pour qu’il en émane une supplication je dirai officielle, une authentification du fumier de Job, une actualisation du Golgotha.

C’est à cette immense communion expiatoire que nous sommes invités. Venez et enivrez-vous, mes bien-aimés ! dit la Vierge dans le Cantique (5, I). Le Seigneur n’a-t-il pas dit que quand deux ou trois consentent en Son nom, Il est au milieu d’eux pour les exaucer. Que dire quand comme à Lourdes il ne s’agit pas de deux ou trois mais de multitudes immenses qui se sont donné rendez-vous en ce lieu saint pour autre chose que pour consentir ?

Lourdes est une Institution qui bientôt va compter un siècle. Dans les rapports de Dieu avec son Église, elle est devenue un organe. L’aménagement d’un contact. un sanctuaire de fixation (comme on dit abcès de fixation) qui tire du corps de l’Humanité tout ce qui y brûle de souffrance, d’espérance et de prière. Quelque chose de constitué pas seulement pour dire, mais pour montrer à Dieu qu’on n’a plus de recours qu’en Lui seul. Un endroit où l’on se met tous ensemble pour venir au secours de la miséricorde de Dieu, pour l’aider, comme dit l’Écriture, à sortir sa main droite de dessous son aisselle, et à l’étendre sur nous. Nous ne Te lâcherons pas que Tu ne nous aies bénis.

Paul Claudel Paru dans Marie en janvier-février 1954.

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

11.02.2026 – SAINT DU JOUR

St Pierre de Jésus Maldonado Lucero

Saint Pedro de Jésus Maldonado Lucero
Prêtre et martyr au Mexique

Pedro de Jésus Maldonado naît à Sacramento, Chihuahua, le 8 juin 1892. À l’âge de 17 ans, il répond à l’appel de Dieu et entre au séminaire de Chihuahua. De santé fragile, il souffre des mauvaises conditions sanitaires prévalant à l’époque dans cette institution.

En 1918, il est envoyé à El Paso, au Texas, pour y recevoir les Ordres; il est ordonné prêtre le 25 janvier 1918 dans la Cathédrale St. Patrick, par Jésus Schuler s.j., évêque de El Paso. 
Le Père Maldonado célèbre sa première Messe dans la paroisse Sagrada Familia de Chihuahua le 11 février, jour de la Fête de Notre-Dame de Lourdes. 

Le 1er janvier 1924, il est nommé curé de la paroisse Santa Isabel, où il suscite l’enthousiasme de ses paroissiens ; l’Adoration au Saint Sacrement, ainsi que d’autres pratiques religieuses, prirent de l’essor. Le Père Maldonado avait aussi encouragé ses ouailles à plus d’amour et de dévotion envers la Vierge Marie.

En 1926, le gouvernement mexicain entame une persécution à l’encontre de l’Église. Le culte public est suspendu ; les églises, séminaires et écoles religieuses sont fermées. L’État de Chihuahua est en partie épargné des hostilités, grâce aux mesures prudentes instituées par les autorités locales.
Avant 1931 il y a une nouvelle vague de persécution religieuse ; l’état de Chihuahua aussi est embrasé par la violence. Des prêtres sont persécutés et exilés. Des responsables et des enseignants catholiques sont forcés de signer des déclarations indiquant qu’ils renonçaient à leur Foi. Toute manifestation publique, visant à dénoncer l’action du gouvernement, était aussi interdite.

En 1934, le P. Maldonado, arrêté et expulsé d’El Paso, demande de réintégrer sa paroisse le plus tôt possible. 

Revenu au Mexique en 1936 à Boquilla del Rio, une ville situé près de Santa Isabel, il  réside là bas en compagnie d’une famille catholique qui avait transformé une partie de sa maison en lieu où célébrer la Messe.

Le 10 février 1937, Mercredi des cendres, Pedro de Jésus confessait des gens lorsqu’un groupe d’hommes ivres et armés part à sa recherche à travers la ville. 
Bien que des fidèles tentent de le cacher, le Père fut capturé. Ses ravisseurs le firent marcher pieds nus jusqu’au centre de la ville. Tout au long du trajet, le prisonnier récita le rosaire à voix haute, accompagné par ses paroissiens qui marchèrent et prièrent à ses côtés.
Lorsque le groupe arriva à l’hôtel de ville, un fonctionnaire municipal attrapa le Père Maldonado par les cheveux et le frappa d’un coup de poing. Un leader politique dégaine son pistolet et vise le Père Maldonado qui s’effondre.
Voyant qu’il vivait toujours, ses persécuteurs le frappèrent avec la crosse de leurs fusils et le trainèrent jusqu’au deuxième étage du bâtiment, l’abandonnant, inconscient. Découvert par un groupe de femmes on l’amena à l’hôpital où on lui donna l’extrême-onction. 

Le Père Maldonado est mort en martyr, le 11 février 1937, et son sacrifice n’a pas été vain. Le 26 avril 1937, le gouverneur de Chihuahua signe, en effet, une requête autorisant la reprise du culte public dans son État. 
Le 1er mai, les cloches de la Cathédrale sonnèrent à nouveau, appelant les fidèles à la Messe. Le jour du premier anniversaire de la mort du père Maldonado, le culte public avait repris partout dans l’État de Chihuahua. Le gouvernement venait de mettre un terme à toutes persécutions à l’encontre des Catholiques.

Pedro de Jesus Maldonado Lucero, victime de la ‘Guerre Cristera’ a été reconnu comme un authentique martyr de la foi et, comme tel, a été béatifié le 22 novembre 1992 et canonisé, avec 24 autres martyrs mexicains, le 21 mai 2000, à Rome, par saint Jean-Paul II (Karol Józef  Wojtyła, 1978-2005)

Canonisés le 21 mai 2000 :

Prêtres : Cristóbal Magallanes Jara, Agustín Caloca Cortés, Román Adame Rosales, Rodrigo Aguilar Alemán, Julio Álvarez Mendoza, Luis Batis Sainz, Mateo Correa Magallanes, Atilano Cruz Alvarado, Miguel de la Mora, Pedro Esqueda Ramírez, Margarito Flores García, José Isabel Flores Varela, David Galván Bermúdez, Pedro de Jesús Maldonado Lucero, Jesús Méndez Montoya, Justino Orona Madrigal, José María Robles Hurtado, Toribio Romo González, Jenaro Sánchez Delgadillo, Sabas Reyes Salazar, David Uribe Velasco, Tranquilino Ubiarco  Robles.

Laïcs : Salvador Lara Puente, Manuel Morales, David Roldán Lara.

Source principale : reflexionchretienne.e-monsite.com (« Rév. x gpm »).

Saint Pedro de Jésus Maldonado Lucero priez pour nous !

11.02.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 7,14-23. 

En ce temps-là, appelant de nouveau la foule, Jésus lui disait : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien.
Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. »
[…]

Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l’interrogeaient sur cette parabole.
Alors il leur dit : « Êtes-vous donc sans intelligence, vous aussi ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans l’homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur,
parce que cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé ? » C’est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments.
Il leur dit encore : « Ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur.
Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres,
adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure.
Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Cyrille de Jérusalem (313-350)

évêque de Jérusalem et docteur de l’Église

Catéchèse baptismale n°2,1-2 (Les catéchèses, coll. Les pères dans la foi n° 53-54 ; trad. J. Bouvet ; Éd. Migne 1993 ; p. 41-42 ; rev.)

Le mal vient du dedans du cœur de l’homme

Le Mal délibéré est un fruit de la préméditation ; or, nous péchons indubitablement avec préméditation, le Prophète, quelque part, l’affirme clairement : « Je t’ai plantée, vigne féconde, toute entière authentique ; comment as-tu passé à l’amertume, vigne d’origine étrangère ? » (Jr 2,21). Bon plant, mauvais fruit : le mal vient de la préméditation. Le planteur n’est pas coupable, mais la vigne sera consumée par le feu, puisque, plantée pour donner du bon fruit, elle en a volontairement porté du mauvais. « Dieu en effet a fait l’homme droit », selon l’Écclésiaste, « et d’eux-mêmes, les hommes ont cherché quantité de subterfuges » (Qo 7,29). « Nous sommes en effet son ouvrage, créés en vue des bonnes œuvres » (Ep 2,10), dit l’Apôtre. Donc, le Créateur, qui est bon, a créé en vue d’œuvres bonnes, mais la créature suivant un choix à elle s’est tournée vers le mal. C’est donc, nous l’avons dit, un mal terrible que le péché. Il n’est pourtant pas sans remède : terrible pour celui qui s’y fixe, il est aisé à guérir pour qui, par la pénitence, s’en sépare. (…) Mais, dira-t-on, qu’est-ce donc que le péché ? est-ce un animal ? est-ce un démon ? quelle est sa source ? Ce n’est pas, ô homme, un ennemi qui t’attaque de l’extérieur, mais une production mauvaise qui grandit à partir de toi. Regarde avec des yeux francs et il n’y a pas de concupiscence. Garde ce qui t’appartient et ne prends pas ce qui est aux autres, et voici l’avarice par terre. Pense au jugement, alors ni la fornication ni l’adultère ni le meurtre ni aucune sorte de désobéissance ne prévaudra chez toi. Mais quand tu oublies Dieu, alors tu te mets à penser au mal et à commettre l’iniquité.

LECTURES :

Premier livre des Rois 10,1-10. 

La reine de Saba avait entendu parler de la renommée de Salomon, qui faisait honneur au nom du Seigneur. Elle vint donc pour le mettre à l’épreuve en lui proposant des énigmes.
Elle arriva à Jérusalem avec une escorte imposante : des chameaux chargés d’aromates et d’une énorme quantité d’or et de pierres précieuses. Quand elle fut parvenue auprès de Salomon, elle lui exposa les questions qu’elle avait préparées,
mais Salomon trouva réponse à tout et ne fut arrêté par aucune difficulté.
Lorsque la reine de Saba vit toute la sagesse de Salomon, le palais qu’il avait construit,
les plats servis à sa table, le logement de ses officiers, la tenue du service et l’habillement des serviteurs, ses sommeliers, les holocaustes qu’il offrait à la maison du Seigneur,
elle en eut le souffle coupé, et elle dit au roi : « Ce que j’ai entendu dire dans mon pays sur toi et sur ta sagesse, c’était donc vrai !
Je ne voulais pas croire ce qu’on disait, avant de venir et de voir de mes yeux ; mais voilà qu’on ne m’en avait pas appris la moitié ! Tu surpasses en sagesse et en magnificence la renommée qui était venue jusqu’à moi.
Heureux tes gens, heureux tes serviteurs que voici, eux qui se tiennent continuellement devant toi et qui entendent ta sagesse !
Béni soit le Seigneur ton Dieu, qui t’a montré sa bienveillance en te plaçant sur le trône d’Israël. Parce que le Seigneur aime Israël pour toujours, il t’a établi roi pour exercer le droit et la justice. »
Elle fit présent au roi de cent vingt lingots d’or, d’une grande quantité d’aromates et de pierres précieuses ; il n’est plus jamais venu une quantité d’aromates pareille à celle que la reine de Saba avait donnée au roi Salomon.

Salomon et la reine de Saba par Piero della Francesca (vers 1460), détail des fresques de la chapelle Bacci de la basilique San Francesco d’Arezzo

Psaume 37(36),5-6.30-31.39-40ac. 

R/ Les lèvres du juste redisent la sagesse. (Ps 36, 30a)

Dirige ton chemin vers le Seigneur, 
fais-lui confiance, et lui, il agira.
Il fera lever comme le jour ta justice, 
et ton droit comme le plein midi.

Les lèvres du juste redisent la sagesse et sa bouche énonce le droit.
La loi de son Dieu est dans son cœur ; il va, sans craindre les faux pas.
Le Seigneur est le salut pour les justes, 
leur abri au temps de la détresse.

Le Seigneur les aide et les délivre,
car ils cherchent en lui leur refuge.