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08.01.2026 – SAINT DU JOUR

St Laurent Justinien

Saint Laurent Justinien
Patriarche de Venise 
(1381-1455)

Lorenzo Giustiniani naît à Venise. On remarqua en lui, dès son enfance, une docilité peu commune. Sa pieuse mère le grondait quelques fois pour le prémunir contre l’orgueil, le tenir dans l’humilité et le porter à ce qu’il y avait de plus parfait. Il répondait alors qu’il tâcherait de mieux faire, et qu’il ne désirait rien tant que de devenir un saint. Une vision de la sagesse éternelle le porta vers la vocation religieuse ; il s’y essaya d’abord par la pénitence, coucha sur le bois ou la terre nue, et brisa son corps par les macérations. Laurent ne tarda pas à s’enfuir chez les chanoines réguliers de Saint-Georges-d’Alga, où il prit l’habit.

Ses premiers pas dans la vie religieuse montrèrent en lui le modèle de tous ses frères : jamais de récréations non nécessaires, jamais de feu, jamais de boisson en dehors des repas, fort peu de nourriture, de sévères disciplines : c’était là sa règle. 

Quand, par une grande chaleur, on lui proposait de boire : « Si nous ne pouvons supporter la soif, disait-il, comment supporterons-nous le feu du purgatoire ? » Il dut subir une opération par le fer et par le feu ; aucune plainte ne sortit de sa bouche : « Allons, disait-il au chirurgien dont la main tremblait, coupez hardiment ; cela ne vaut pas les ongles de fer avec lesquels on déchirait les martyrs. » 

« Allons quêter des mépris, disait-il à son compagnon de quête, lorsqu’il y avait quelque avanie à souffrir ; nous n’avons rien fait, si nous n’avons renoncé au monde. » À un frère qui se lamentait parce que le grenier de la communauté avait brûlé : « Pourquoi donc, dit-il, avons-nous fait le vœu de pauvreté ? Cet incendie est une grâce de Dieu pour nous ! »

Il ne célébrait jamais la Sainte Messe sans larmes, et souvent il y était favorisé de ravissements. Ses vertus l’élevèrent d’abord aux fonctions de général de son ordre, puis au patriarcat de Venise, malgré ses supplications et ses larmes. Il parut aussi admirable pontife qu’il avait été saint religieux ; son zèle lui attira des injures qu’il reçut avec joie ; sa charité le faisait bénir de tous les pauvres ; sa ponctualité ne laissait jamais attendre personne, sa bonté agréait tout le monde : il était regardé de tous comme un ange sur la terre. Après de longs travaux, il sentit sa fin prochaine : « Un chrétien, dit-il, après saint Martin, doit mourir sur la cendre et le cilice. »

Saint Laurent Justinien priez pour nous !

08.01.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 4,14-22a. 

En ce temps-là, lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région.
Il enseignait dans les synagogues, et tout le monde faisait son éloge.
Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture.
On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit :


‘L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés,
annoncer une année favorable accordée par le Seigneur.’


Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui.
Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. »
Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Ambroise (v. 340-397)

évêque de Milan et docteur de l’Église

Commentaire du Psaume 1, 33 ; CSEL 64, 28-30 (trad. cf Orval)

« Cette parole de l’Écriture que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit »

Abreuve-toi d’abord à l’Ancien Testament pour boire ensuite au Nouveau. Si tu ne bois pas au premier, tu ne pourras pas te désaltérer au second. Bois au premier pour apaiser ta soif, au second pour l’étancher complètement… Bois à la coupe de l’Ancien Testament et du Nouveau, car dans les deux c’est le Christ que tu bois. Apaise ta soif avec le Christ, car il est la vigne, il est le rocher qui a fait jaillir l’eau, il est la source de la vie. Bois le Christ, car il est « le fleuve dont le cours réjouit la cité de Dieu », il est la paix, et « de son sein jaillissent des fleuves d’eau vive ». Bois le Christ pour te désaltérer du sang de ta rédemption et du Verbe de Dieu. L’Ancien Testament est sa parole, le Nouveau l’est aussi. On boit la Sainte Écriture et on la mange ; alors le Verbe éternel, la Parole de Dieu, descend dans les veines de l’esprit et dans la vie de l’âme : « Ce n’est pas seulement de pain que vit l’homme, mais de toute parole de Dieu ». Désaltère-toi donc de ce Verbe, mais selon l’ordre qui convient : bois-le d’abord dans l’Ancien Testament, et puis, sans tarder, dans le Nouveau. Il dit lui-même, comme avec insistance : « Peuple qui marche dans les ténèbres, regarde cette grande lumière ; toi qui habites un pays de mort, une lumière se lève sur toi ». Bois donc sans plus attendre, et une grande lumière t’éclairera : non plus la lumière quotidienne du jour, du soleil ou de la lune, mais cette lumière qui repousse l’ombre de la mort. (Références bibliques : Jn 15,1; 1Co 10,4; Ps 36,10; 45,5; Ep 2,14; Jn 7,38; Dt 8,3; Mt 4,4; Is 9,1 LXX; Mt 4,16; Lc 1,79)

LECTURES :

Première lettre de saint Jean 4,19-21.5,1-4. 

Bien-aimés, nous aimons parce que Dieu lui-même nous a aimés le premier.


Si quelqu’un dit : « J’aime Dieu », alors qu’il a de la haine contre son frère, c’est un menteur. En effet, celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, est incapable d’aimer Dieu, qu’il ne voit pas.

Et voici le commandement que nous tenons de lui : celui qui aime Dieu, qu’il aime aussi son frère.
Celui qui croit que Jésus est le Christ, celui-là est né de Dieu ; celui qui aime le Père qui a engendré aime aussi le Fils qui est né de lui.
Voici comment nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu : lorsque nous aimons Dieu et que nous accomplissons ses commandements.
Car tel est l’amour de Dieu : garder ses commandements ; et ses commandements ne sont pas un fardeau,
puisque tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde. Or la victoire remportée sur le monde, c’est notre foi.

Psaume 72(71),1-2.14.15bc.17. 

R/ Tous les rois se prosterneront devant lui, tous les pays le serviront. (Ps 71, 11)

Dieu, donne au roi tes pouvoirs, 
à ce fils de roi ta justice.
Qu’il gouverne ton peuple avec justice, 
qu’il fasse droit aux malheureux !

Il les rachète à l’oppression, à la violence ; 
leur sang est d’un grand prix à ses yeux.
On priera sans relâche pour lui ;
tous les jours, on le bénira.

Que son nom dure toujours ; 
sous le soleil, que subsiste son nom !
En lui, que soient bénies toutes les familles de la terre ; 
que tous les pays le disent bienheureux !

À l’heure de la Circoncision Marie tressaillit de douleur et de joie

À l’heure de la Circoncision, Marie tressaillit de douleur et de joie

Alors qu’on s’apprêtait à procéder au rituel, arrivèrent Zacharie, Élisabeth et leur petit Jean déjà âgé de six mois. Ce fut une grande joie pour Marie de les revoir. Élisabeth installa à la hâte son petit Jean comme elle put. Sans prendre garde elle le mit sur le siège réservé au prophète Élie.

Seule Marie releva ce détail et en jubila intérieurement. Elle se souvint du Cantique que son père Zacharie avait chanté : « Et toi petit enfant, tu marcheras devant le Seigneur pour préparer ses voies… » Ainsi Jean était bien cet Élie qui devait venir et Jésus le Messie d’Israël. Tout s’accomplissait selon le plan mystérieux du Très-Haut. Puis on procéda à l’ablation du prépuce et à l’imposition du Nom. Marie tressaillit de douleur et de joie quand le scalpel du prêtre opéra avec virtuosité sur le garçon nouveau-né.

C’était la première fois que Jésus versait son sang. C’était la première fois que sa mère, impuissante, compatissait. Né d’une femme, né sous la Loi, ce petit Israélite, circoncis désormais, allait racheter le monde au prix de son sang.

Père Guillaume de Menthière – septembre 2013 Association Marie de Nazareth InMarie de Nazareth, Récit 

Lectures de la messe du jour

Prions :


Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie