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20.09.2026 – HOMÉLIE DU 25ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE – MATTHIEU 20, 1-16a

Se lever tôt

Homélie par le Fr. Laurent Mathelot

Lectures : MATTHIEU 20, 1-16a

A quoi bon être une personne intègre, si Dieu récompense pareillement ceux qui se convertissent à la dernière minute ? A quoi bon mener une vie droite, faire l’effort de toujours pardonner si le premier à entrer au paradis – le bon larron – est un criminel qui se repend à l’instant de mourir ? A quoi bon s’imposer la difficile morale de l’Église, prendre soin de son âme, s’il suffit de professer finalement sa foi pour être sauvé ? Pourquoi être un catholique intègre alors que le Christ proclame que les voleurs et les prostituées nous précéderont dans le royaume des cieux (Mt 21, 31-32) ? Voilà les questions qu’aborde la parabole des ouvriers de la dernière heure que nous venons de lire.

Paradoxalement, ce que j’aime dans la religion catholique, c’est qu’elle est à mon sens la plus exigeante personnellement. Nous sommes la religion de l’incarnation, ce qui nous oblige à incarner le message que nous professons. Oui, notre vie spirituelle, au-delà des joies qu’elle procure, est un constant travail d’ébouage de notre âme, une lutte permanente contre nos mauvais penchants, un travail incessant de purification de nos pensées. Et c’est, pour ma part, exaltant. La spiritualité est un sport de combat, avec ses triomphes, avec ses blessures, avec son hygiène de vie et son difficile entraînement. Nous sommes appelés à être des pratiquants de la foi et à en devenir champions.

Mais si on laisse tomber l’orgueil qui nous donnerait à penser que nous serions meilleurs que les autres, que reste-t-il ? Pourquoi nous obliger à boire la honte que nous avons de certains de nos comportements ou pensées ? Pourquoi désirer être une personne intègre dans un monde qui promeut si souvent la transgression, tout en décriant les valeurs chrétiennes ? Pourquoi les ouvriers de la première heure ont-il trimé, si ceux de la dernière heure reçoivent le même salaire ? Car la parabole dit vrai : à la fin, tous ceux qui professeront la foi hériteront du même royaume des cieux. Avez-vous la réponse ?

La réponse est : pour recevoir Dieu maintenant. Nous voulons être des champions de la foi, mais nous ne battons pas seulement pour des lauriers, des podiums, des victoires finales. Nous nous entraînons à trouver Dieu. Les ouvriers de la première heure avaient déjà gagné bien plus que la récompense promise pour leur journée : ils avaient trouvé Dieu et eu le privilège d’être engagés par lui ! Certes le paradis, le salaire final d’une vie qui touche à la vraie foi, est une merveille. Comment penser autrement l’éternité avec Dieu ? Mais le rencontrer ici sur terre, avoir le privilège de collaborer à son œuvre, est tout aussi merveilleux. L’incarnation est là pour nous dire que Dieu n’est pas moins présent dans notre monde qu’au ciel.

Voilà donc la raison pour laquelle nous consentons à des efforts parfois coûteux. Il faut en effet de la volonté et du courage pour affronter les ténèbres de son âme. Il faut être une personne tenace pour ne pas renoncer face aux blessures, s’avouer vaincu par le découragement. Il faut être une personne humble pour admettre ses faiblesses et vouloir progresser. Mais c’est la pédagogie des champions. C’est, par excellence, la voie radicale pour trouver Dieu sur terre ; goûter déjà de cette plénitude qui nous est promise au ciel ; vivre déjà ici-bas des relations d’amour pur.

Frères et sœurs, quand le Christ dit que le royaume des cieux s’est approché, par lui, tout près de nous (Mt 4, 17), il signifie qu’il nous est possible, dès ici-bas, de vivre en parfaite communion avec Dieu comme nous le vivrons au ciel. Et puisque désormais c’est par l’Esprit-Saint qu’il nous est donné de vivre cette proximité avec le Christ, il s’agit en effet de constamment purifier notre esprit de ce qui l’obscurcit pour que surgisse, en nos vies, sa lumière divine qui est l’amour parfait.

Soyons des athlètes spirituels qui n’ont peur ni des efforts, ni du travail difficile sur soi, ni même d’entreprendre tôt, de grandes choses semblant hors d’atteinte. La parabole des ouvriers de la première heure développe une pédagogie de l’effort spirituel et du dépassement de soi pour Dieu lui-même, et non pour la simple perspective d’un bonheur final, d’une récompense ultérieure. Le bonheur divin est à cueillir dès maintenant, dans l’action quotidienne pour un monde meilleur, à commencer par notre monde intérieur.

Le paradis que nous espérons dans l’au-delà – être pour toujours en présence de Dieu – est accessible dès ici-bas, dès la première heure avec le Christ. C’est ce que son incarnation révèle : le ciel touche la terre.

Frères et sœurs, nous ne nous battons pas tant pour une auréole finale, que pour notre rayonnement présent. Le bonheur divin est accessible dès ici-bas, dès la première heure où nous œuvrons pour Dieu. Amen.

Fr. Laurent Mathelot

Source : RESURGENCE.BE, le 16 septembre 2026

20.09.2026 – HOMÉLIE DU 25ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE – MATTHIEU 20,1-16a

« C’est pas juste »

Homélie de l’Abbé Jean Compazieu

Textes bibliques : lire


Ces textes bibliques que nous venons d’écouter sont porteurs d’espérance. Ils nous disent l’amour gratuit de Dieu qui nous est offert à tous, sans mérite de notre part. Même quand tout va mal, il est là. C’est ce qui est annoncé par le prophète Isaïe dans la première lecture. Il s’adresse à un peuple très éprouvé par de longues années d’exil. Dieu l’invite à se nourrir de sa Parole dans un festin où tout est donné gratuitement.

Le Seigneur se veut proche de tous. Mais il faut le chercher, l’invoquer et le désirer. Il appelle les pécheurs que nous sommes à convertir leur pensée et leur conduite. Nous sommes tous invités à revenir vers Dieu qui est riche en pardon et en miséricorde. Sa sainteté et sa transcendance le placent à une immense distance entre le ciel et la terre. C’est le péché qui a creusé cet écart entre l’homme et le Dieu trois fois saint. Mais Dieu ne cesse de faire le premier pas vers nous. Son amour nous est toujours offert. Il nous rapproche ainsi de ses pensées et de ses chemins.

L’apôtre Paul a lui aussi bénéficié de cette miséricorde du Seigneur. Depuis qu’il a été saisi par le ressuscité sur le chemin de Damas, sa vie n’a d’autre horizon que de diffuser la bonne nouvelle. Par sa vie, il rend gloire au Christ en le servant. Au moment où il écrit sa lettre, Paul est en prison. Il sait qu’il va être condamné à mort. Il affirme que pour lui, ce serait un bien, car il serait pour toujours avec le Seigneur. Mais si, en restant dans ce monde, il peut se rendre utile aux communautés chrétiennes, il est prêt à travailler pour elles. Il nous apprend à renoncer à notre manière de penser pour nous ajuster à celle de Dieu.

Dans l’Évangile, nous lisons la parabole des ouvriers de la 11ème heure. Il y aura toujours quelqu’un pour dire : « Je ne suis pas d’accord ; il n’est pas normal que les ouvriers de la 11èmeheure soient payés comme ceux de la première ». C’est vrai, mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit dans l’Évangile de ce jour. Le vrai message est ailleurs.

On nous a appris qu’il faut faire beaucoup d’efforts pour chercher Dieu, le rencontrer, le « mériter » et ainsi pouvoir accéder à son Royaume. Aujourd’hui, l’évangile voudrait nous aider à corriger notre manière de voir les choses. Ici, c’est le Maître du domaine c’est-à-dire Dieu qui fait le premier pas vers l’homme. Lui-même sort cinq fois pour embaucher des ouvriers pour sa vigne. C’est Dieu qui, le premier, se met à la recherche de l’homme. Il le fait inlassablement sans jamais se décourager.

L’important c’est d’entendre cet appel que le Seigneur nous adresse inlassablement tout au long des jours et des années : « Allez, vous aussi, à ma vigne. » Cette vigne, c’est un symbole très fort que nous retrouvons tout au long de la Bible. Pour l’Évangile, c’est le Royaume de Dieu. Jésus en est le cep et nous sommes les sarments. Il faut absolument que cette vigne produise du fruit. C’est en vue de cette mission que Dieu appelle des ouvriers. Travailler à la vigne du Seigneur c’est témoigner de l’espérance qui nous anime. Nous sommes envoyés vers ceux et celles qui nous entourent, en particulier vers ceux qui sont blessés par les épreuves de la vie, la violence, la maladie, les catastrophes naturelles.

Travailler à la vigne du Seigneur, c’est tout faire pour redonner joie et espérance à ceux qui en manquent, c’est être artisan de paix, d’unité et de réconciliation, c’est tout faire pour que nos communautés deviennent plus vivantes et plus fraternelles. 
À travers notre accueil, nos paroles et nos actes, ceux qui nous entourent doivent pouvoir découvrir quelque chose de la bonté de Dieu. Ils sont nombreux ceux et celles qui doutent et qui cherchent un sens à leur vie. Ils ont besoin de rencontrer sur leur route de vrais témoins de la foi.

En réponse à cet engagement, le Christ nous promet « ce qui est juste. » Dans notre esprit, il s’agit d’un salaire proportionnel au travail accompli. Celui qui travaille plus doit gagner plus. Mais la justice de Dieu n’a rien à voir avec cette conception distributive. Elle est fondée sur l’amour, un amour sans limite qui dépasse tout ce que nous pouvons imaginer. Le salaire qu’il promet, c’est d’être avec Jésus dans son Royaume. De ce fait, il est forcément le même pour tous. Il ne faudrait pas croire qu’en raison de nos mérites, nous avons des droits sur Dieu. Dieu ne nous donne pas en fonction de nos mérites mais en fonction de son amour qui sans limite.

En célébrant l’Eucharistie, nous demandons au Seigneur de nous ajuster à cet amour qu’il ne cesse de nous porter. Qu’il nous apprenne à regarder les autres comme des frères et des sœurs. Il n’y a pas de premiers ou de derniers. Nous sommes tous appelés à la même table de famille, tous enfants du même Père. Amen.

Abbé Jean Compazieu

Source : DIMANCHEPROCHAIN.ORG, le 13 septembre 2026

Un survivante du séisme au Venezuela : « La médaille miraculeuse m’a sauvé » (1)

Un survivante du séisme au Venezuela : « La médaille miraculeuse m’a sauvé » (1)

À Playa Grande, un quartier de la ville de La Guaira, au Venezuela, Kamar Galíndez se trouvait au dernier étage du Chipi’s Beach Hotel, s’apprêtant à commencer sa séance quotidienne de sport à la salle de gym, sans se douter que sa vie était sur le point de basculer à jamais.

C’était le mercredi 24 juin 2026, jour de la fête de saint Jean-Baptiste et jour férié national commémorant l’anniversaire de la bataille décisive de Carabobo. À 18h05, l’atmosphère paisible créée par la vue imprenable sur l’océan depuis le sommet de l’hôtel a été brisée par la violence tonitruante de deux tremblements de terre consécutifs qui ont pris tout le monde par surprise, semant l’angoisse et la confusion.

S’adressant à ACI Prensa, le service hispanophone partenaire d’EWTN News, M. Galíndez, avocat âgé de 53 ans, a raconté comment les lourds appareils de musculation se sont mis à se déplacer d’un côté à l’autre, un peu comme un palet de hockey sur table. « Le sol s’est fendu, et j’ai immédiatement vu la moitié du bâtiment basculer vers l’avant tandis que la partie où je me trouvais s’effondrait à la verticale ; j’ai senti que mes pieds ne reposaient plus sur rien, et l’instant d’après, j’étais coincé sous les décombres », a-t-il raconté.

M. Galíndez a raconté que la seule chose qu’il avait réussi à faire était de se mettre à l’abri contre un mur voisin. Alors qu’il sentait le bâtiment s’effondrer, ce qui lui est venu à l’esprit, c’est l’image du Seigneur Jésus telle qu’il est apparu pour la première fois à sainte Faustine Kowalska le 22 février 1931. « Je me souviens avoir pensé au Christ miséricordieux et avoir prié : “Seigneur, aie pitié” », a-t-il déclaré, au bord des larmes. « L’instant d’après, j’ai senti le bâtiment s’effondrer, car avec ces secousses violentes, je n’arrêtais pas de dire : “Ça va s’effondrer”, et bien sûr, c’est ce qui s’est passé. »

M. Galíndez n’a jamais perdu connaissance. Il dit  avoir ressenti chaque secousse, mais que « face au choc et à la peur, les sensations physiques passent au second plan ». Une fois la confusion provoquée par l’effondrement retombée, il s’est rendu compte qu’il était en vie, bien que son corps fût complètement enseveli sous les décombres et coincé par une énorme poutre qui lui écrasait la poitrine.

Il ne parvenait pas à respirer correctement. Sa tête n’était pas ensevelie et, à travers cette immense montagne de tôle tordue, de briques et de terre, il pouvait apercevoir le ciel, encore éclairé par les derniers rayons du soleil couchant. Tout autour de lui, on entendait les cris désespérés d’autres personnes piégées sous les décombres.

Kamar Galíndez s’est essuyé le visage et a tenté de bouger pour se libérer. C’est alors qu’il s’est rendu compte que son bras gauche était cassé : « Beaucoup de désespoir, beaucoup de peur », se souvient-il avoir ressenti ; pourtant, au milieu de cette souffrance, il n’a pas hésité à se confier à la protection de Dieu. « Ensuite, j’ai prié pour rester calme. Ce que j’ai fait, c’est prier beaucoup : “OK, Dieu le Père, aide-moi à sortir d’ici. Garde-moi calme” ».

Il a fait signe pour demander de l’aide du mieux qu’il pouvait. Il a déclaré ne pas avoir la moindre idée du temps qu’il a passé sous les décombres, mais il sait que cela « lui a semblé une éternité ». Finalement, un homme qui avait escaladé la montagne de débris l’a aidé à se libérer.

Andrés Henríquez, le 9 juillet 2026

www.ncregister.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

17.09.2026 – SAINTE DU JOUR

Ste Hildegarde de Bingen

Sainte Hildegarde De Bingen
Abbesse 
(1098-1179)

Hildegarde était d’une noble famille germanique. Elle naît en 1098 en Rhénanie, probablement à Bermersheim, près d’Alzey, et meurt en 1179, à l’âge de 81 ans. 

Très jeune, on la confie au couvent de Disibodenberg, un monastère double, sur les bords du Rhin, où moines et moniales chantent la louange divine en des bâtiments mitoyens.

Devenue abbesse, elle s’en va fonder une autre communauté à Bingen puis une à Eibingen. Elle voyage, va où on l’appelle, prêche dans les cathédrales et les couvents, correspond avec toutes les têtes couronnées, les pontifes de son temps, saint Bernard et bien d’autres. Elle plaide pour une réforme radicale de l’Église.

Depuis sa petite enfance, elle est favorisée de visions exceptionnelles. Par obéissance, elle les couchera sur le papier. Ses récits apocalyptiques (au sens littéral de dévoilement des fins dernières) donnent de l’univers une vision étonnante de modernité où la science actuelle peut se reconnaître (création continue, énergie cachée dans la matière, magnétisme) mais qui peut aussi apaiser la soif actuelle de nos contemporains tentés par le « Nouvel Age ». « Le monde ne reste jamais dans un seul état », écrit-elle.

L’essentiel de sa pensée réside dans le combat entre le Christ et le prince de ce monde, au cœur d’un cosmos conçu comme une symphonie invisible. Dante lui emprunta sa vision de la Trinité.

Le Pape Benoît XVI a proclamé, dimanche 7 octobre 2012, sainte Hildegarde de Bingen et Saint Jean d’Avila (1499/1500-1569) Docteurs de l’Église. 

Pour approfondir, lire le Catéchèses du Pape Benoît XVI :
>>>  Sainte Hildegarde de Bingen (1) 
>>>  Sainte Hildegarde de Bingen (2)

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).    

Sainte Hildegarde De Bingen priez pour nous !

17.09.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 7,36-50. 

En ce temps-là, un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table.
Survint une femme de la ville, une pécheresse. Ayant appris que Jésus était attablé dans la maison du pharisien, elle avait apporté un flacon d’albâtre contenant un parfum.
Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, près de ses pieds, et elle se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et répandait sur eux le parfum.
En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse. »
Jésus, prenant la parole, lui dit : « Simon, j’ai quelque chose à te dire. – Parle, Maître. »
Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante.
Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait les lui rembourser, il en fit grâce à tous deux. Lequel des deux l’aimera davantage ? »
Simon répondit : « Je suppose que c’est celui à qui on a fait grâce de la plus grande dette. – Tu as raison », lui dit Jésus.
Il se tourna vers la femme et dit à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as pas versé de l’eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux.
Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis qu’elle est entrée, n’a pas cessé d’embrasser mes pieds.
Tu n’as pas fait d’onction sur ma tête ; elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds.

Voilà pourquoi je te le dis : ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. »
Il dit alors à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. »

Les convives se mirent à dire en eux-mêmes : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? »
Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Homélie attribuée à saint Macaire d’Égypte (?-390)

moine

Homélies spirituelles, 30, 9 (trad. Deseille,  coll. Spi. Or. n°40, Bellefontaine 1984, p. 284)

L’accueil du pharisien et l’accueil de la pécheresse

      Accueillons notre Dieu et Seigneur, le véritable médecin qui seul est capable de guérir notre âme en venant à nous, lui qui a tant peiné pour nous. Il frappe sans cesse à la porte de notre cœur pour que nous lui ouvrions, afin qu’il entre, qu’il repose dans notre âme, que nous lui lavions les pieds et les couvrions de parfum, et qu’il fasse chez nous sa demeure. En effet, Jésus blâme celui qui ne lui a pas lavé les pieds, et ailleurs il dit : « Voici que je me tiens à la porte ; si quelqu’un m’ouvre, j’entrerai chez lui » (Ap 3,20). C’est pour cela en effet qu’il a supporté tant de souffrances, livré son corps à la mort, et nous a rachetés de la servitude : c’est pour venir dans notre âme et y faire sa demeure.       C’est pour cela que le Seigneur dit à ceux qui lors du jugement seront à sa gauche et seront envoyés dans la géhenne : « J’étais étranger et vous ne m’avez pas accueilli ; j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire » (Mt 25,42s). Car sa nourriture, sa boisson, son vêtement, son toit, son repos, sont dans notre cœur. C’est pour cela qu’il frappe sans cesse, voulant entrer chez nous. Accueillons-le donc et introduisons-le au-dedans de nous, puisqu’il est aussi notre nourriture, notre boisson, notre vie éternelle.       Et toute âme qui ne l’accueille pas maintenant dans son intérieur, pour qu’il y trouve du repos, ou plutôt pour qu’elle se repose en lui, n’héritera pas du Royaume des cieux avec les saints et ne pourra pas entrer dans la cité céleste. Mais toi, Seigneur Jésus Christ, donne-nous d’y entrer, nous qui glorifions ton nom avec le Père et le Saint Esprit, dans les siècles. Amen.

LECTURES :

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 15,1-11. 

Frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée ; cet Évangile, vous l’avez reçu ; c’est en lui que vous tenez bon,
c’est par lui que vous serez sauvés si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé ; autrement, c’est pour rien que vous êtes devenus croyants.
Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures,
et il fut mis au tombeau ; il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures,
il est apparu à Pierre, puis aux Douze ;
ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois – la plupart sont encore vivants, et quelques-uns sont endormis dans la mort –,
ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres.
Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis.
Car moi, je suis le plus petit des Apôtres, je ne suis pas digne d’être appelé Apôtre, puisque j’ai persécuté l’Église de Dieu.
Mais ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu, et sa grâce, venant en moi, n’a pas été stérile. Je me suis donné de la peine plus que tous les autres ; à vrai dire, ce n’est pas moi, c’est la grâce de Dieu avec moi.
Bref, qu’il s’agisse de moi ou des autres, voilà ce que nous proclamons, voilà ce que vous croyez.

Psaume 118(117),1-2.16-17.28.21. 

R/ Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! (Ps 117, 1a)

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! 
Éternel est son amour !
Oui, que le dise Israël : 
Éternel est son amour !

« Le bras du Seigneur se lève, 
le bras du Seigneur est fort ! »
Non, je ne mourrai pas, je vivrai 
pour annoncer les actions du Seigneur.

Tu es mon Dieu, je te rends grâce, mon Dieu, je t’exalte !
Je te rends grâce car tu m’as exaucé : 
tu es pour moi le salut.