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Le Pape exhorte à plus d’attention à la réflexion sur le mariage et la famille 

Audience du Pape avec des professeurs et étudiants de l’Institut théologique pontifical Jean-Paul II pour les sciences du mariage et de la famille  (@Vatican Media)

Le Pape exhorte à plus d’attention à la réflexion sur le mariage et la famille 

Recevant vendredi 24 octobre les enseignants et étudiants de l’Institut théologique pontifical Jean-Paul II pour les sciences du mariage et de la famille en Salle Clémentine, Léon XIV les a invités «à approfondir le lien entre la famille et la doctrine sociale de l’Église». Mais aussi «à être attentifs dans leur réflexion sur la préparation au sacrement du mariage».


Françoise Niamien – Cité du Vatican

«Dans les différents contextes sociaux, économiques et culturels, les défis qui nous interpellent sont différents: partout et toujours, cependant, nous sommes appelés à soutenir, défendre et promouvoir la famille, avant tout par un style de vie cohérent avec l’Évangile», a indiqué le Pape Léon XIV aux deux cents enseignants et étudiants de l’institut dont la vocation est née de la vision prophétique de saint Jean-Paul II, dans le sillage du Synode de 1980 sur la famille, et qui constitue un corps académique unique réparti sur les différents continents, afin de répondre aux besoins de formation en étant le plus proche possible des couples et des familles.

La recherche et le témoignage commun de la vérité

Dans son discours, le Pape a rappelé que la mission et le cheminement de cet institut: «contribue à l’intelligence du magistère pontifical et à l’actualisation constante du dialogue entre la vie familiale, le monde du travail et la justice sociale, en abordant des questions d’actualité brûlantes, telles que la paix, le soin de la vie et de la santé, le développement humain intégral, l’emploi des jeunes, la durabilité économique, l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, autant de facteurs qui influencent le choix de se marier et d’avoir des enfants». «En ce sens, votre mission spécifique concerne la recherche et le témoignage commun de la vérité», a affirmé le Saint-Père qui estime qu’en accomplissant cette tâche, «la théologie est appelée à se confronter aux différentes disciplines qui étudient le mariage et la famille, sans se contenter de dire la vérité à leur sujet, mais en la vivant dans la grâce du Saint-Esprit et à l’exemple du Christ, qui nous a révélé le Père par ses actions et ses paroles».

Occasion pour le Souverain pontife de leur rappeler que «la qualité de la vie sociale et politique d’un pays se mesure  à la manière dont il permet aux familles de bien vivre, d’avoir du temps pour elles-mêmes, en cultivant les liens qui les unissent». Dans une société qui exalte souvent la productivité et la rapidité au détriment des relations, il devient urgent de redonner du temps et de l’espace à l’amour que l’on apprend dans la famille, où s’entremêlent les premières expériences de confiance, de don et de pardon, qui constituent le tissu de la vie sociale.

«La vie humaine un don être accueillie avec respect, soin et gratitude»

Poursuivant, le Pape  Léon XIV s’est souvenu «avec émotion» des paroles de son prédécesseur, le Pape François, lorsqu’il s’est adressé avec tendresse aux femmes qui attendent un enfant, leur demandant de préserver la joie de mettre au monde une nouvelle vie (cf. Amoris laetitia, 171). «Ses paroles renferment une vérité simple et profonde: la vie humaine est un don et doit toujours être accueillie avec respect, soin et gratitude» a-t-il soutenu.

C’est pourquoi, «face à la réalité de tant de mères qui vivent leur grossesse dans la solitude ou la marginalité, je me sens le devoir de rappeler que la communauté civile et les communautés ecclésiales doivent s’engager avec constance pour redonner à la maternité toute sa dignité» a-t-il relevé. «À cette fin, des initiatives concrètes sont nécessaires: des politiques qui garantissent des conditions de vie et de travail adéquates; des initiatives éducatives et culturelles qui reconnaissent la beauté de procréer ensemble; une pastorale qui accompagne les femmes et les hommes avec proximité et écoute».

Approfondir le lien entre la famille et la doctrine sociale de l’Église

«Votre contribution au développement de la doctrine sociale sur la famille correspond à la mission confiée à votre Institut par le Pape François dans la lettre Summa familiae cura, où il écrivait: « La place centrale occupée par la famille dans les parcours de conversion pastorale de nos communautés et de transformation missionnaire de l’Église exige que, même au niveau de la formation académique, la réflexion sur le mariage et la famille ne perde jamais de vue la perspective pastorale et l’attention aux blessures de l’humanité »».

De ce fait, l’évêque de Rome a exhorté les membres de l’institut «àapprofondir le lien entre la famille et la doctrine sociale de l’Église». Léon XIV estime que ce cheminement pourrait se dérouler dans deux directions complémentaires: «celle d’insérer l’étude de la famille comme chapitre incontournable du patrimoine de sagesse que l’Église propose sur la vie sociale et, réciproquement, celle d’enrichir ce patrimoine avec les expériences et les dynamiques familiales, afin de mieux comprendre les principes mêmes de l’enseignement social de l’Église».

Aux yeux du Saint-Père, «cette attention permettrait de développer l’intuition, rappelée par le Concile Vatican II et réaffirmée à plusieurs reprises par mes prédécesseurs, de voir dans la famille la première cellule de la société en tant qu’école originelle et fondamentale d’humanité».

Une attention dans la préparation des sacrements

«Dans le domaine pastoral, nous ne pouvons ignorer la tendance, dans de nombreuses régions du monde, à ne pas apprécier, voire à rejeter le mariage», a encore fait remarquer le Souverain pontife, exhortant enseignants et étudiants de l’Institut à être attentifs, dans leur réflexion sur la préparation au sacrement du mariage, à l’action de la grâce de Dieu dans le cœur de chaque homme et de chaque femme. Il les a ensuite encouragés à poursuivre leur recherche théologique et pastorale en s’enracinant dans le dialogue priant avec le Seigneur, afin de trouver le courage d’inventer de nouveaux mots qui pourront toucher profondément la conscience des jeunes. En effet, notre époque est marquée non seulement par des tensions et des idéologies qui troublent les cœurs, mais aussi par une recherche croissante de spiritualité, de vérité et de justice, surtout chez les jeunes.

En outre, le Saint-Père a invité à poursuivre le chemin synodal comme partie intégrante de la formation. «Dans une université internationale en particulier, il est nécessaire d’exercer l’écoute réciproque afin de mieux discerner comment grandir ensemble au service du mariage et de la famille. Puisez toujours dans la vocation baptismale, en mettant au centre la relation avec le Christ et l’accueil des frères, à commencer par les plus pauvres», a t-il conseillé.

Revenant au Document  final de la dernière Assemblée du Synode des évêques, qui affirme que «les familles représentent un lieu privilégié pour apprendre et expérimenter les pratiques essentielles d’une Église synodale», le Pape a fait savoir qu’en dépit des fractures et souffrances que les familles connaissent,«elles restent des lieux où l’on apprend à échanger le don de l’amour, de la confiance, du pardon, de la réconciliation et de la compréhension».

Source : VATICANNEWS, le 24 octobre 2026

Béatification de 11 prêtres martyrs sous le nazisme et le communisme

Les neuf martyrs salésiens dans les camps de concentration d’Auschwitz et de Dachau entre 1941 et 1942. 

Béatification de 11 prêtres martyrs sous le nazisme et le communisme

Il s’agit de neuf salésiens polonais, morts dans les camps de concentration d’Auschwitz et de Dachau, et de deux prêtres diocésains tués par haine de la foi pendant le régime communiste tchécoslovaque. Des décrets ont été promulgués pour quatre nouveaux vénérables: une religieuse cistercienne espagnole, un prêtre dominicain espagnol, un prêtre sarde et un frère carmélite ligure.

Tiziana Campisi – Cité du Vatican

L’Église comptera onze nouveaux bienheureux. Lors de l’audience accordée vendredi 24 octobre, au cardinal Marcello Semeraro, préfet du dicastère des Causes des saints, Léon XIV a autorisé la promulgation des décrets concernant le martyre de 9 salésiens polonais, tués entre 1941 et 1942, en haine de la foi, dans les camps de concentration d’Auschwitz et de Dachau, et de deux prêtres diocésains de l’ancienne Tchécoslovaquie assassinés entre 1951 et 1952, suite à la persécution menée contre l’Église catholique par le régime communiste qui s’était installé dans le pays après la Seconde Guerre mondiale.

Ont également été promulgués les décrets reconnaissant les vertus héroïques de quatre serviteurs de Dieu qui deviennent ainsi vénérables: Maria Evangelista Quintero Malfaz, religieuse cistercienne; Angelo Angioni, prêtre diocésain, fondateur de l’Institut missionnaire du Cœur immaculé de Marie; José Merino Andrés, prêtre dominicain; Joachim de la Reine de la Paix, frère de l’Ordre des Carmes déchaux.

Martyrs dans les camps de concentration nazis

Les salésiens Jan Świerc, Ignacy Antonowicz, Ignacy Dobiasz, Karol Golda, Franciszek Harazim, Ludwik Mroczek, Włodzimierz Szembek, Kazimierz Wojciechowski et Franciszek Miśka, religieux engagés dans des activités pastorales et éducatives, ont été victimes de la persécution nazie pendant l’occupation allemande de la Pologne, qui a commencé le 1er septembre 1939 et qui s’est déchaînée avec une violence particulière contre l’Église catholique.

Étrangers aux tensions politiques de l’époque, ils ont été arrêtés simplement parce qu’ils étaient prêtres catholiques. À leur égard transparaît la persécution particulière réservée au clergé polonais, persécuté et outragé. Dans les camps de concentration, les religieux ont offert un réconfort spirituel à leurs compagnons de captivité et, malgré les humiliations et les tortures subies, ils ont continué à manifester leur foi. Raillés et insultés dans leur ministère, ils ont été torturés et tués ou conduits à la mort par les conditions inhumaines de leur détention.

Conscients que leur ministère pastoral était considéré par les nazis comme une opposition au régime, ils ont poursuivi leur œuvre apostolique, restant fidèles à leur vocation et acceptant sereinement le risque d’être arrêtés, déportés puis tués.  

Les pères Jan Bula et Václav Drbola
Les pères Jan Bula et Václav Drbola

Martyrs sous le régime communiste tchécoslovaque      

Prêtres du diocèse de Brno, Jan Bula et Václav Drbola ont été tués à Jihlava, en haine de la foi. Tous deux, en raison de leur zèle pastoral, étaient considérés comme dangereux par le régime communiste qui s’était installé en Tchécoslovaquie en 1948 et qui avait lancé une persécution ouverte contre l’Église. Arrêté le 30 avril 1951, victime d’un complot de la police secrète d’État, Bula, bien qu’il fût en prison, a été accusé d’avoir inspiré l’attentat au cours duquel, le 2 juillet 1951, à Babice, plusieurs fonctionnaires communistes ont été tués. Jugé et condamné à mort, il a été pendu le 20 mai 1952 dans la prison de Jihlava. Drbola, arrêté par ruse le 17 juin 1951, également accusé de l’attentat de Babice alors qu’il était détenu dans la même prison, condamné à mort, a été exécuté le 3 août 1951.

Trompés et emprisonnés à la suite d’un piège tendu par de faux témoins, les deux prêtres ont subi des violences et des tortures qui ont conduit à une déformation des faits et à la signature forcée de faux aveux de culpabilité. Victimes de procès truqués, ils ont donc été condamnés à mort. Conscients des dangers qu’ils couraient dans le contexte dramatique d’hostilité envers l’Église et malgré la dureté de leur captivité et les tortures subies, ils ont accepté leur destin avec foi et confiance en la volonté de Dieu, comme en témoignent les lettres écrites avant leur exécution et le témoignage du prêtre appelé à confesser Jan Bula.

 Les quatre nouveaux Vénérables

Avec les décrets promulgués, quatre nouveaux vénérables sont désormais reconnus: Maria Evangelista Quintero Malfaz, qui vécut entre le XVIe et le XVIIe siècle. Originaire de Cigales, en Espagne, elle naquit le 6 janvier 1591 dans une famille de profonde foi chrétienne. Orpheline de père et de mère, elle suivit sa vocation religieuse et entra au monastère cistercien de Sainte-Anne de Valladolid. Exemplaire dans l’accomplissement des tâches qui lui sont confiées, elle a vécu des expériences mystiques qu’elle raconte par écrit, guidée par ses pères confesseurs Gaspar de la Figuera et Francisco de Vivar.

En 1632, après la fondation d’un monastère cistercien à Casarrubios del Monte, dans la province de Tolède, elle est envoyée dans la nouvelle communauté et en devient abbesse le 27 novembre 1634, encourageant la vie de prière et de contemplation. Elle continuait à vivre des expériences mystiques ayant laissé des marques visibles sur son corps, puis, en 1648, sa santé se détériora. Atteinte d’une grave maladie, elle rendit l’âme le 27 novembre de la même année.

Enterrée dans la salle capitulaire du monastère, cinq ans plus tard, à la suite d’une reconnaissance, ses restes mortels sont retrouvés intacts tandis que sa réputation de sainteté grandit. Le dialogue constant avec Dieu a été l’élément dominant de son cheminement spirituel qui l’a amenée à se percevoir comme une victime offerte avec le Christ pour la conversion de ses frères pécheurs. Elle a pratiqué avec ardeur les vertus théologales, confiante dans le Seigneur pour affronter les difficultés de la vie, et a supporté avec patience les adversités et la fragilité physique. Elle a également vécu la charité envers Dieu en s’engageant à accomplir sa volonté en toutes circonstances avec une grande humilité.

Maria Evangelista Quintero Malfaz, religieuse cistercienne
Maria Evangelista Quintero Malfaz, religieuse cistercienne

Angelo Angioni

Angelo Angioni, prêtre diocésain, est né le 14 janvier 1915 à Bortigali, en Sardaigne, dans une famille nombreuse. Après une enfance passée dans un climat caractérisé par une foi religieuse vivante, il est ordonné prêtre le 31 juillet 1938, après avoir fait ses études au séminaire. Exerçant pendant dix ans le ministère de vicaire puis de curé, il est nommé en 1948 recteur du séminaire diocésain d’Ozieri et s’engagea à constituer une communauté diocésaine de prêtres oblats, consacrés aux missions populaires et étrangères, à l’exemple du bienheureux Paolo Manna. Il arriva ainsi comme prêtre fidei donum à Rio Preto, où il a pu réaliser son idéal missionnaire, en s’engageant non seulement dans l’activité pastorale, mais aussi dans le domaine social et éducatif, en favorisant la création d’une école paroissiale et en lançant l’Institut missionnaire du Cœur immaculé de Marie, composé de prêtres, de diacres, de religieuses de vie contemplative et de laïcs.

Grâce à son initiative, des églises, des chapelles, des maisons de retraite, des résidences religieuses et des espaces pour les personnes âgées et les activités paroissiales sont construits. On lui doit également de nombreuses brochures d’information qu’il imprimait, grâce à l’imprimerie dont il avait doté l’Institut missionnaire qu’il avait fondé.

Parmi ses dernières activités apostoliques et missionnaires, citons la création d’un Institut des sciences religieuses. Son intense activité pastorale a été ralentie par deux accidents vasculaires cérébraux qui l’ont frappé en 2000 et en 2004, le laissant gravement affaibli. Sa vie terrestre s’est achevée le 15 septembre 2008. Son apostolat reflète son amour pour le Seigneur et son ardeur à le transmettre à ceux qui lui avaient été confiés dans le cadre de son ministère pastoral. Tout au long de sa vie, il a vécu dans la pauvreté selon l’exemple évangélique, ne possédant que le strict nécessaire.

Angelo Angioni, prêtre
Angelo Angioni, prêtre

José Merino Andrés

José Merino Andrés a mûri sa vocation en fréquentant la paroisse et l’Action catholique. Il est né à Madrid, en Espagne, le 23 avril 1905 et est entré au couvent dominicain de San Esteban, à Salamanque, le 22 juillet 1933. Six ans plus tard, il a été ordonné prêtre, puis affecté au couvent de La Felguera dans les Asturies, puis au couvent de Notre Dame d’Atocha, à Madrid. Il s’est engagé intensément dans la prédication de la Parole de Dieu et la célébration des sacrements et, en 1949, il a été envoyé au Mexique où il s’est consacré aux missions populaires. Rappelé dans son pays natal pour assumer la charge de maître des novices, il s’installa à Palencia et y entama la phase la plus longue et la plus féconde de son ministère sacerdotal, formant, entre 1950 et 1966, plus de 700 jeunes.

Malgré une santé de plus en plus fragile et précaire, il consacra ses dernières énergies à la prédication populaire. Il mourut le 6 décembre 1968. Religieux exemplaire, il s’est distingué dans les missions par sa prédication vibrante, spirituellement puissante, et par le temps qu’il consacrait à la prière. Dans son apostolat, il a toujours témoigné d’une espérance inébranlable et d’une confiance constante en la miséricorde divine, manifestant sa fervente dévotion à la Vierge Marie, pratiquant la charité envers son prochain et vivant toujours dans l’humilité et l’esprit de pauvreté, dans l’obéissance à ses supérieurs.

José Merino Andrés, religieux dominicain
José Merino Andrés, religieux dominicain

Joachim de la Reine de la Paix

De son vrai nom Leone Ramognino, Joachim de la Reine de la Paix est originaire de Sassello, dans la province de Savone, où il est né le 12 février 1890. Son prénom lui a été donné en l’honneur du Pape Léon XIII. Il grandit dans un milieu familial très religieux et était actif dans la paroisse. Il a exercé le métier de menuisier, puis a participé à la Première Guerre mondiale en tant que caporal-chef, se distinguant dans la construction de ponts et de canaux sur l’Isonzo et le Piave, ce qui lui valut le titre de l’ordre de Chevalier de Vittorio Veneto.

De retour à Sassello, il collabora avec le curé à la fondation du Cercle Saint Louis pour l’éducation des jeunes, devint membre actif de la Società di Mutuo Soccorso di Sant’Alfonso Maria de’ Liguori (Société d’entraide de Saint Alphonse Marie de Liguori), et coopèra à la fondation d’un groupe d’explorateurs catholiques dans son village. Il s’est efforcé de faire ériger le sanctuaire en l’honneur de la Reine de la Paix sur le mont Beigua et, en 1927, il en devient le gardien. Il y a vécu pendant environ dix ans comme ermite, mais reste disponible pour accueillir les pèlerins, et c’est dans ce lieu que mûrit sa vocation religieuse.

Joachim de la Reine de la Paix, religieux carme
Joachim de la Reine de la Paix, religieux carme

En 1951, il entra au couvent du Désert de Varazze des Carmélites déchaussées et continua à se consacrer au sanctuaire de la Reine de la Paix, où il est resté gardien jusqu’à sa mort, survenue à l’âge de 95 ans, le 25 août 1985. Il passait de nombreuses heures en prière et en recueillement devant le tabernacle, et nourrissait une profonde dévotion envers la Vierge Marie, considérant comme une grâce le fait d’être gardien d’un sanctuaire qui lui était dédié. Charitable envers tous, il était un exemple pour les jeunes novices, par son intense vie de prière, son sourire accueillant et sa gentillesse, et les gens l’appelaient «Ninu u santu».

Source : VATICANNEWS, le 24 octobre 2025

Scapulaires et chapelets pour maintenir les jeunes engagés dans la foi

Scapulaires et chapelets pour maintenir les jeunes engagés dans la foi

C’est un projet ambitieux : fournir des chapelets et des scapulaires à tous les enfants qui font leur première communion aux Etats-Unis. Mais c’est exactement ce que souhaite faire Andy Maggio, originaire du Delaware.

Ce paroissien de 88 ans de l’église Sainte-Anne à Bethany Beach croit en la puissance de ces deux objets de dévotion pour aider les jeunes à approfondir leur relation avec la Sainte Vierge et Dieu.

« En raison du contexte actuel, nous avons besoin de prier. Dieu existe et il est toujours à nos côtés », déclare-t-il. « Le simple fait de réciter le rosaire apporte la paix de l’esprit. Le scapulaire peut aider à protéger nos jeunes, ou n’importe qui d’autre, si quelque chose arrive. Ce ne sont pas seulement les mourants qui peuvent bénéficier des grâces du scapulaire. »

L’association à but non lucratif qu’il a créée a distribué plus de 575 000 chapelets et scapulaires depuis ses débuts dans la salle à manger d’Andy Maggio en 2018.

Le projet est devenu une organisation officielle 501 (c)(3), « Rosaries and Scapulars Initiative, Inc. », avec une solide équipe de bénévoles qui travaillent coude à coude pour placer les chapelets, les scapulaires, les images saintes et les cartes de prière dans de petits sachets bien rangés. Les sachets sont ensuite déposés dans des paniers dans les paroisses à la disposition de tous ceux qui souhaitent les prendre, ou envoyés par la poste à d’autres paroisses, maisons de retraite, écoles, universités, bases militaires, hôpitaux et maisons de retraite, ou à toute personne qui en fait la demande.

Jusqu’à présent, cette initiative ne s’adressait pas aux jeunes. « Les jeunes vivent à une époque de confusion » explique Andy Maggio. « Ils n’ont pas autant de valeurs communes que nous avions quand nous étions jeunes. »

« Nous avons besoin d’un renouveau du scapulaire », explique Joe Aquilla, bénévole de l’association. « Le scapulaire est un moyen de salut, et la Sainte Vierge elle-même dit : « Quiconque meurt en portant ce scapulaire échappera au feu éternel » » .

« Les scapulaires et les chapelets peuvent réaliser des miracles », affirme Chick Anderson, bénévole qui estime que c’est un moyen de maintenir les jeunes dans la foi.

Le père Joseph Dovari, vicaire de la paroisse où habite Andy Maggio, fait une analogie pertinente avec la technologie que les jeunes peuvent tout particulièrement apprécier. « Tout le monde a son téléphone portable, et notre Sainte Mère a son numéro de portable, qui est 53 Je vous salue Marie. Réciter le rosaire signifie que nous lui parlons et que, à travers elle, nous nous adressons à Jésus », explique le père Dovari. « Et avec le scapulaire, vous pensez continuellement à la Sainte Mère, et elle pense toujours à vous et vous aide à atteindre la vie éternelle. »

Cathy Rossi, pour The Dialog (adapté) – 6 août 2025

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

25.10.2025 – SAINT DU JOUR

Sts Crépin et Crépinien

Saints Crépin et Crépinien
Cordonniers et martyrs
(† v. 285)

Crépin et Crépinien étaient des cordonniers romains. Ils faisaient des chaussures pour les pauvres, et vinrent à Soissons annoncer l’Évangile. Ils ont été martyrisés sous l’empereur Maximien.
Crépin et Crépinien furent saisis comme chrétiens et conduits à l’empereur Maximien, qui était de passage dans le nord des Gaules : 
« D’où êtes-vous, leur demanda Maximien, et quelle religion professez-vous ?
“Nous sommes, répondirent-ils, de nobles romains qui avons émigré dans les Gaules pour y prêcher la foi chrétienne
Si vous persistez dans cette folie, leur dit l’empereur, je vous ferai périr d’une mort cruelle : si vous sacrifiez aux dieux, je vous comblerai de richesses et d’honneurs. 
Tu crois nous effrayer par tes menaces
, répondent les saints martyrs ; mais, pour nous, le Christ est la vie, et la mort est une grâce. Quant aux richesses et aux honneurs, nous les avons quittés volontairement ; garde-les pour tes amis. Si toi-même tu ne renonces pas à tes dieux, tu brûleras au fond de l’enfer.” »

Transporté de rage, Maximien abandonna les deux chrétiens à l’un des plus cruels exécuteurs des persécutions contre les chrétiens, nommé Rictiovarus, pour les torturer avec une violence extraordinaire. Rictiovarus leur fit enfoncer sous les ongles des roseaux pointus ; mais ces roseaux se retournèrent contre les bourreaux et en blessèrent plusieurs ; il les fit jeter ensuite, en plein hiver, avec des meules de moulin au cou, dans une rivière glacée, mais ils surnagèrent et ne sentirent pas le froid.

Ce fut ensuite le tour du supplice de la chaudière remplie de plomb fondu ; ce supplice fut inoffensif pour eux, comme les autres, mais une goutte jaillit sur l’œil du tortionnaire, qui en devint borgne. Sa fureur lui donna le courage de poursuivre, et les deux généreux martyrs furent jetés dans une autre chaudière bouillante, remplie d’un mélange de poix, de graisse et d’huile ; ils y entrèrent en chantant de pieux cantiques, et des anges vinrent les en faire sortir. 
Rictiovarus, fou de rage et sans doute saisi du démon, se jeta au milieu du brasier et s’y tordit dans le désespoir. Telle fut la fin de ce grand persécuteur, qui fit périr tant de chrétiens dans les Gaules.

Quant à Crépin et Crépinien, ils eurent la tête tranchée le lendemain. Le culte des saints Crépin et Crépinien est un de ceux qui sont restés les plus populaires ; des confréries furent établies sous leur vocable, de nombreuses églises bâties en leur honneur ; d’éclatants miracles furent obtenus par leur intercession.

©Evangelizo.org

Saints Crépin et Crépinien priez pour nous !

25.10.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,1-9.

Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient.
Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ?
Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même.
Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ?
Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. »


Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas.
Il dit alors à son vigneron : “Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?”
Mais le vigneron lui répondit : “Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier.
Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.” »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)

prêtre, curé d’Ars

Sermon pour le 7e dimanche après la Pentecôte (Sermons de Saint Jean Baptiste Marie Vianney, Curé d’Ars, t. 2; Éd. Ste Jeanne d’Arc, 1982; p. 312-313)

Cessez d’être un mauvais arbre, portez du fruit pour la vie éternelle !

Nous voyons que notre divin Sauveur nous compare (…) à un figuier que le père de famille a planté dans sa vigne ; il le taille, il le cultive avec soi dans l’espérance qu’il rapportera du fruit ; mais, voyant qu’il n’en porte point, quoiqu’il n’en porte pas de mauvais, il l’arrache et le jette au feu (…). Dites-moi, n’est-ce pas bien nous montrer que Jésus-Christ ne donnera son paradis qu’à ceux qui l’ont mérité par leurs bonnes œuvres ? Voyez Jésus-Christ, qui est notre modèle : a-t-il été un instant de sa vie sans travailler à faire de bonnes œuvres, à convertir les âmes à son Père, et à souffrir ? Et nous, tout misérables que nous sommes, nous voudrions qu’il ne nous en coûtât rien ? (…) Si vous n’avez rien fait, ou si ce que vous avez fait est perdu pour quelque vue humaine, commencez de suite, afin qu’à la mort, vous puissiez vous trouver encore quelque chose à présenter à Jésus-Christ pour qu’il vous donne la vie éternelle. – Mais, me direz-vous, peut-être, je n’ai fait que du mal pendant toute ma vie ; je ne suis qu’un mauvais arbre qui ne peut plus porter de bon fruit. – Mes frères, cela se peut encore, et je vais vous l’apprendre. Changez cet arbre de terre, arrosez-le avec d’autre eau, fumez-le avec d’autres engrais, et vous verrez que vous porterez du bon fruit, quoique vous en ayez porté de bien mauvais jusqu’à présent. (…) Faites de vous-mêmes comme la terre, qui, avant le déluge, tirait de son sein l’eau pour s’arroser elle-même (Gn 2,6), sans avoir recours aux nuées du ciel, pour lui donner la fécondité. De même, mes frères, tirez de votre propre cœur cette eau salutaire qui en changera les dispositions. Vous l’aviez arrosé avec l’eau bourbeuse de vos passions ; eh bien ! à présent, arrosez-le avec les larmes du repentir, de la douleur et de l’amour, et vous verrez que vous cesserez d’être un mauvais arbre, pour en devenir un qui portera du fruit pour la vie éternelle.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,1-11. 

Ainsi, pour ceux qui sont dans le Christ Jésus, il n’y a plus de condamnation.
Car la loi de l’Esprit qui donne la vie dans le Christ Jésus t’a libéré de la loi du péché et de la mort.
En effet, quand Dieu a envoyé son propre Fils dans une condition charnelle semblable à celle des pécheurs pour vaincre le péché, il a fait ce que la loi de Moïse ne pouvait pas faire à cause de la faiblesse humaine : il a condamné le péché dans l’homme charnel.
Il voulait ainsi que l’exigence de la Loi s’accomplisse en nous, dont la conduite n’est pas selon la chair mais selon l’Esprit.
En effet, ceux qui se conforment à la chair tendent vers ce qui est charnel ; ceux qui se conforment à l’Esprit tendent vers ce qui est spirituel ;
et la chair tend vers la mort, mais l’Esprit tend vers la vie et la paix.
Car la tendance de la chair est ennemie de Dieu, elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, elle n’en est même pas capable.
Ceux qui sont sous l’emprise de la chair ne peuvent pas plaire à Dieu.
Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas.
Mais si le Christ est en vous, le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché, mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes.
Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.

Psaume 24(23),1-2.3-4ab.5-6. 

R/ Voici le peuple de ceux qui cherchent ta face, Seigneur. (Ps 23, 6)

Au Seigneur, le monde et sa richesse, 
la terre et tous ses habitants !
C’est lui qui l’a fondée sur les mers 
et la garde inébranlable sur les flots.

Qui peut gravir la montagne du Seigneur 
et se tenir dans le lieu saint ?
L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.

Il obtient, du Seigneur, la bénédiction, 
et de Dieu son Sauveur, la justice.
Voici le peuple de ceux qui le cherchent ! 
Voici Jacob qui recherche ta face !

24.10.2025 – Jubilé des équipes synodales et des organes de participation : rencontre avec le pape Léon XIV

Le Pape en dialogue avec les participants au Jubilé des équipes synodales

Léon XIV a rencontré les membres des équipes synodales et des organes de participation venus à Rome pour leur pèlerinage jubilaire du 24 au 26 octobre. Le Saint-Père a écouté les présentations sur le processus synodal à partir des réalités ecclésiales continentales. Il a également exprimé l’espoir que l’Église continue à grandir dans la communion grâce à l’esprit de synodalité.

Vatican News

Le Pape Léon XIV a accueilli un peu plus de deux mille membres des équipes synodales et des organes de participation (conseils presbytéraux, conseils pastoraux, conseils financiers, entre autres) représentant les sphères diocésaines et éparchiales, nationales et ecclésiales du monde entier. Leur rencontre vendredi 24 octobre dans la salle Paul VI a lancé leur pèlerinage jubilaire de trois jours. L’audience avec le Pape Léon XIV a marqué un moment important de la phase de mise en œuvre des orientations qui ont émergé dans le document final de la XVIe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques.

Construire une Église plus synodale

Le Jubilé marque également le premier moment collectif de cette mise en œuvre, visant à traduire les orientations du Document final, en choix pastoraux et structurels cohérents avec la nature synodale de l’Église. L’audience avec le Pape a été l’occasion de reconnaître le précieux service rendu par ces groupes pour le développement d’une Église plus synodale dans l’horizon de l’espérance du Jubilé.

Le Pape Léon XIV qui, en tant qu’évêque à Chiclayo au Pérou, puis en tant que préfet du dicastère pour les Évêques, très impliqué dans le Synode sur la synodalité, a écouté attentivement les participants, répartis par continent. Avant l’arrivée du Saint-Père, ces derniers ont tenu une série de discussions sur leur travail de promotion d’une Église plus synodale à la lumière du Jubilé axé sur l’espérance, poursuivant le processus de discernement spirituel et de prise de décision en écoutant le Saint-Esprit et s’écoutant les uns les autres. Le processus synodal s’est concentré sur le fait de «marcher ensemble» à travers des réunions régulières, le dialogue et la consultation mutuelle afin de discerner les décisions pastorales et d’aborder les questions auxquelles sont confrontées les communautés ecclésiales en vue de répondre de manière appropriée aux contextes locaux.

L’Afrique

Le Pape a écouté les présentations sur le processus synodal à partir des réalités ecclésiales de chaque continent. Concernant l’Afrique, il a rappelé que la mission est essentielle à l’Église synodale: être une Église à l’écoute, missionnaire, qui témoigne du Christ et construit des ponts entre les cultures et les religions. Il a loué les dons de l’Afrique que sont la jeunesse, la famille et la vitalité, et a exhorté l’Église à embrasser la diversité, à promouvoir la paix, l’unité et le soin de la création, soulignant également que chaque réalité locale doit être comprise et respectée, et qu’il existe de nombreuses façons d’être Église sans imposer un modèle unique de vie ecclésiale.

L’Océanie

Après avoir entendu un rapport sur l’Océanie, le Souverain pontife a exprimé l’espoir que l’Église continue de grandir dans la communion grâce à l’esprit de synodalité. Il a souligné l’urgence d’une action concrète pour faire face aux problèmes du monde tels que le changement climatique, la pauvreté et l’injustice, appelant l’Église à faire entendre courageusement sa voix et à mettre en pratique l’appel du Pape François exprimé dans Laudato Si’, à prendre activement soin de la création et de l’humanité.

Les Amériques

En ce qui concerne les Amériques, Léon XIV a reconnu les divisions entre les pays et au sein des sociétés, ainsi que la nécessité de la synodalité, de l’écoute et du dialogue dans l’Église et la société. Il a souligné que la formation continue des prêtres, des évêques et des laïcs est essentielle à ce processus afin de maintenir l’harmonie et la communion au sein de l’Église.

Le Moyen-Orient et l’Asie

En ce qui concerne le Moyen-Orient, le Pape a souligné à quel point la région a besoin d’espérance, louant la foi, le courage et la résilience de ses chrétiens, de ceux qui restent dans leur pays d’origine, et de ceux de la diaspora, de véritables signes de la présence du Saint-Esprit. Il a également exprimé sa profonde gratitude et son admiration pour l’Église en Asie, reconnaissant sa persévérance à vivre la synodalité au milieu des défis linguistiques, culturels et économiques, et son témoignage de foi dans des contextes largement non chrétiens.

Source : VATICANNEWS, le 24 octobre 2025