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26.10.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 18,9-14. 

En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici :
« Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).
Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : ‘Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain.
Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’


Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : ‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’
Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Nersès Snorhali (1102-1173)

patriarche arménien

Deuxième partie, § 659-665 ; SC 203 (Jésus Fils Unique du Père, trad. I. Kéchichian, éd. du Cerf, 1973 ; p. 168-169)

Justifie-moi avec le Publicain !

Le Pharisien de la Loi, En sa prière au Temple, Mettait en avant le bien qu’il avait accompli Devant tes yeux qui voient tout. L’âme insensée s’enorgueillissait En se comparant au genre humain lointain Et au proche Publicain Qui, en même temps que lui, priait. Non seulement il n’obtint pas ce qu’il demandait À cause de sa langue grandiloquente, Mais encore ses œuvres antérieures de justice, Il les perdit à cause de son discours vaniteux. Mais alors, que ferai-je à mon âme Qui aime le vice totalement, Très négligente pour les bonnes actions, Active pour amasser les mauvaises ? Car je n’accomplis pas les bonnes actions Pour lesquelles s’est glorifié le Pharisien ; Et je suis bien supérieur à lui Dans le vice de la gloriole et de l’orgueil. Mais donne la voix du Publicain À mon âme guérie, chef des Publicains, Pour clamer avec ses propres mots : « Mon Dieu, pardonne-moi mes péchés ! » Justifie-moi avec lui, Comme Tu l’as fait pour lui par une seule parole ; Humilie mon esprit au-dedans, Pour que je sois exalté par ta grâce.

LECTURES :

Livre de l’Ecclésiastique 35,15b-17.20-22a. 

Le Seigneur est un juge qui se montre impartial envers les personnes.
Il ne défavorise pas le pauvre, il écoute la prière de l’opprimé.
Il ne méprise pas la supplication de l’orphelin, ni la plainte répétée de la veuve.
Celui dont le service est agréable à Dieu sera bien accueilli, sa supplication parviendra jusqu’au ciel.
La prière du pauvre traverse les nuées ; tant qu’elle n’a pas atteint son but, il demeure inconsolable. Il persévère tant que le Très-Haut n’a pas jeté les yeux sur lui,
ni prononcé la sentence en faveur des justes et rendu justice.

Psaume 34(33),2-3.16.18.19.23. 

R/ Un pauvre crie ; le Seigneur entend. (Ps 33, 7a)

Je bénirai le Seigneur en tout temps, 
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur : 
que les pauvres m’entendent et soient en fête !

Le Seigneur regarde les justes, 
il écoute, attentif à leurs cris.
Le Seigneur entend ceux qui l’appellent : 
de toutes leurs angoisses, il les délivre.

Il est proche du cœur brisé, 
il sauve l’esprit abattu.
Le Seigneur rachètera ses serviteurs : 
pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 4,6-8.16-18. 

Bien-aimé, je suis déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu.
J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi.
Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice : le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour sa Manifestation glorieuse.
La première fois que j’ai présenté ma défense, personne ne m’a soutenu : tous m’ont abandonné. Que cela ne soit pas retenu contre eux.
Le Seigneur, lui, m’a assisté. Il m’a rempli de force pour que, par moi, la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout et que toutes les nations l’entendent. J’ai été arraché à la gueule du lion ;
le Seigneur m’arrachera encore à tout ce qu’on fait pour me nuire. Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste. À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.

À Nantes, les Visitandines débordées de commandes de “sauvegardes” après le film Sacré-Cœur

Monastère de la Visitation de Nantes
Création de sauvegardes au couvent de la Visitation de Nantes.

Face à un engouement inédit depuis la sortie du film « Sacré Cœur » début octobre, les Visitandines de Nantes peinent à répondre à l’avalanche de commandes de leur « Sauvegarde du Sacré Cœur ». Héritières d’une tradition séculaire, ces religieuses voient dans ce regain de ferveur un signe providentiel, tandis qu’elles s’efforcent de conjuguer production intensive et vie de prière.

« Nous ne nous y attendions pas », reconnaît mère Marie-Jean, supérieure des Visitandines de Nantes. Dans ce couvent qui compte plus de 400 ans de vie consacrée à Dieu, les religieuses s’affairent autant qu’elles le peuvent à la confection d’un objet bien particulier : la Sauvegarde du Sacré-Cœur de Jésus. Depuis la diffusion au cinéma début octobre du film « Sacré-Cœur, son règne n’aura pas de fin », réalisé par Steven et Sabrina Gunnel, les Visitandines font face à un flux inédit de commandes. Au point, confesse mère Marie-Jean à Aleteia, de se trouver un peu sous l’eau.

« Cela ne s’arrête pas. Nous devons en réaliser environ 500 par semaine. Et ce n’est rien lorsque l’on regarde les piles de commandes qui arrivent ». Découpage de la feutrine, impression des planches de Cœur, piqûre à la machine… Les 14 moniales s’affairent dès qu’elles le peuvent à la fabrication, et tentent au mieux d’éviter les retards d’envoi. « C’est un crève-cœur de devoir faire attendre les commandes. Nous avons parfois beaucoup de demandes bouleversantes, de gens malades, en situation de détresse… Nous faisons tout pour faire au plus vite ».

Mais qu’est-ce donc que ce petit rectangle en feutrine rouge sur lequel se détache l’image du Sacré-Cœur ? Visuellement proche du scapulaire, cet objet de dévotion prend ses origines dans les apparitions du Christ à sainte Marguerite Marie. Jésus demanda à la sainte que son Cœur puisse être porté par chacun sur soi. « Nous avons dans nos archives des lettres, dans lesquelles Marguerite Marie demande à faire imprimer ce qu’on pourrait appeler des dessins ou des gravures du Cœur de Jésus, des grandes et des plus petites reproductions à porter sur soi », explique mère Marie-Jean.

Ce geste concret invite le fidèle à se rappeler l’amour du Cœur de Jésus, et à le laisser « nous transformer ». Aucune condition n’est nécessaire pour cela : « il faut simplement le faire avec foi, c’est une démarche spirituelle avant tout, que la sauvegarde soutient », poursuit mère Marie-Jean.

« Aime, adore, vénère ce Cœur ». Le Christ à sœur Marie-Anne Galipaud.

La diffusion des Sauvegardes ne débute pourtant que plus tard. En 1787, une lettre signée de la Supérieure de la Visitation d’Annecy, Mère Emmanuelle-Amédée de Compeys, appelle l’Ordre de la Visitation à un réveil de la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus à la suite de nouvelles révélations à une religieuse de leur ordre. Le Sacré-Cœur de Jésus n’en avait donc pas fini avec ses petites Visitandines ! Cette religieuse, identifiée comme sœur Marie-Anne Galipaud, reçoit elle aussi cinq révélations, similaires à celles de sainte Marguerite Marie qui l’a précédée. « À présent, mon Cœur est foulé aux pieds, bafoué, méprisé et oublié », lui dit le Seigneur. « Aime, adore, vénère ce Cœur. Fais ton possible pour le faire aimer, adorer, vénérer et vois si tu peux plonger tous les hommes dans cette ouverture sacrée ; mais, particulièrement, ranime, fortifie cette flamme dans mon petit peuple de la Visitation. Mais cet amour, je ne le veux pas en paroles, mais en imitation », demande encore le Christ.

Ni une, ni deux, le monastère de Nantes s’attelle à la tâche et fabrique une quantité impressionnante d’images en papier et en tissu. Alors que la tempête de la Révolution française gronde au loin, les demandes se font nombreuses : il ne fait plus bon être catholique, et se procurer cette petite image devient alors comme un geste vital. « C’est de là que vient le mot sauvegarde, car ce tissu devait permettre de sauver son cœur et sa foi en Jésus », détaille mère Marie-Jean.

Reprise en 2007

Avec le temps, la production finit par ralentir, puis, par s’arrêter. Ce n’est qu’en 2007 qu’un événement inattendu chamboule les sœurs : « Une personne est venue nous demander des sauvegardes, et là… Nous sommes restées sans voix. Nous ne savions plus vraiment de quoi il s’agissait ! » reconnaît mère Marie-Jean. « Nous avons eu un peu honte de ne pas pouvoir en donner… Alors en faisant nos recherches, quand nous avons découvert ce petit cœur en tissu coincé dans une archive, nous avons repris la production ». Depuis, 333.500 Sauvegardes ont été répandues en France et dans le monde. Avec le film, leur fabrication prend désormais une tout autre envergure. Au point que le couvent de Nantes réfléchit même à de nouvelles solutions. « Nous avons mis en place une adresse mail dédiée pour les commandes, car jusqu’ici cela n’était pas nécessaire. Nous nous occupons des commandes dès que nous pouvons, mais nous avons notre vie de prière et de contemplation, et celle-ci ne peut pas passer après », relève la supérieure de la communauté. Des projets pour déléguer une partie de la production à l’extérieur du couvent sont donc à l’étude.

Simple effet de mode ou tendance de fond ? Seul l’avenir le dira. Pour mère Marie-Jean et sa communauté, une chose est sûre : pas question de se défiler devant ce qui est pour elles une demande de la Providence. « Le Sacré-Cœur a Sa manière de faire », sourit la religieuse. « Nous n’avons pas d’autre but ni d’autre rôle que de répandre cette dévotion à Son amour. Pour le reste, Dieu mène la danse. Tout est dans Sa main. »

Source : ALETEIA.ORG, le 26 octobre 2025

Deux amis finissent par se ressembler

Deux amis finissent par se ressembler

Dans le parcours spirituel du Rosaire, fondé sur la contemplation incessante – en compagnie de Marie – du visage du Christ, on est appelé à poursuivre l’idéal exigeant de se conformer à Lui grâce à une fréquentation que nous pourrions dire « amicale ». Elle nous fait entrer de manière naturelle dans la vie du Christ et pour ainsi dire « respirer » ses sentiments.

Le bienheureux Bartolo Longo dit à ce propos :

« De même que deux amis qui se retrouvent souvent ensemble finissent par se ressembler même dans la manière de vivre, de même, nous aussi, en parlant familièrement avec Jésus et avec la Vierge, par la méditation des Mystères du Rosaire, et en formant ensemble une même vie par la Communion, nous pouvons devenir, autant que notre bassesse le permet, semblables à eux et apprendre par leurs exemples sublimes à vivre de manière humble, pauvre, cachée, patiente et parfaite ».

Jean-Paul II – Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, n°15 (octobre 2002)

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

25.10.2025 – AUDIENCE JUBILAIRE DU PAPE LÉON XIV

Audience jubilaire: «Devenir un peuple où les contraires s’unissent»

Lors de l’audience jubilaire de ce samedi 25 octobre, place Saint-Pierre, le Pape a souligné dans sa catéchèse, qu’espérer signifie aussi se laisser guider par la foi, comme l’enseigne Nicolas de Cues, cardinal du XVe siècle. «Il croyait en l’humanité et comprenait que Dieu est un mystère où ce qui est en tension trouve l’unité». Le diplomate pontifical allemand, «nous enseigne à faire de la place, à concilier les contraires, à espérer ce qui n’est pas encore visible», a dit Léon XIV.

Tiziana Campisi – Cité du Vatican

«Espérer, c’est ne pas savoir. Nous n’avons pas encore les réponses à toutes les questions. Mais nous avons Jésus. Suivons Jésus, et espérons ce que nous ne voyons pas encore. C’est aussi ce que nous enseigne l’Année Sainte», a expliqué Léon XIV aux pèlerins réunis sur la place Saint-Pierre pour l’audience jubilaire. «Comme les disciples de Jésus, nous devons maintenant apprendre à habiter un monde nouveau», à regarder chaque chose«à la lumière de la résurrection du Crucifié» et à avoir conscience qu’ainsi «nous sommes sauvés», dans cette «espérance»...

Cependant, bien que le Ressuscité ait «commencé à éduquer nos regards, et continue à le faire aujourd’huinous ne sommes pas habitués à voir les choses avec espoir». Mais «c’est avec les yeux de la foi qu’il faut se projeter vers l’avenir», a encouragé le Pape depuis le parvis de la basilique vaticane, après avoir salué les fidèles lors de son habituel tour en jeep blanche. L’amour a triomphé, «même si nous avons sous les yeux de nombreux contrastes et que nous voyons s’affronter de nombreux opposés».

Il y a des opposés à maintenir ensemble

Au XVe siècle, le cardinal allemand Nicolas de Cuse, «grand penseur et serviteur de l’unité», a vécu dans une réalité tout aussi «tourmentée». On peut apprendre de lui «qu’espérer, c’est aussi « ne pas savoir »», a indiqué le Souverain pontife, dressant ensuite le portrait du cardinal. Au cours de ses voyages, «en tant que diplomate du Pape», «il priait et réfléchissait», «c’est pourquoi ses écrits sont pleins de lumière».

Beaucoup de ses contemporains vivaient dans la peur; d’autres s’armaient en préparant de nouvelles croisades. Nicolas, en revanche, a choisi dès son plus jeune âge de fréquenter ceux qui avaient de l’espoir, ceux qui approfondissaient de nouvelles disciplines, ceux qui relisaient les classiques et revenaient aux sources. Il croyait en l’humanité. Il comprenait qu’il y avait des opposés à maintenir ensemble, que Dieu est un mystère dans lequel ce qui est en tension trouve l’unité. Nicolas savait qu’il ne savait pas et comprenait ainsi toujours mieux la réalité.

Le Pape et des pèlerins  lors de l'audience jubilaire
Le Pape et des pèlerins lors de l’audience jubilaire   (@Vatican Media)

La «savante ignorance» et l’espérance

Le cardinal Nicola Cusano enseigne alors à «faire de la place, à concilier les contraires, à espérer ce qui n’est pas encore visible», a souligné le Saint-Père, expliquant qu’il «parlait d’une ignorance savantesigne d’intelligence» et rappelant que dans certains écrits du cardinal, le protagoniste «est un personnage curieux: l’idiot», «une personne simple, qui n’a pas étudié et qui pose aux savants des questions élémentaires qui remettent en cause leurs certitudes». Il en va de même aujourd’hui dans l’Église, a fait remarquer le Souverain pontife.

«Combien de questions remettent en question notre enseignement! Les questions des jeunes, des pauvres, des femmes, et de ceux qui ont été réduits au silence ou condamnés parce qu’ils sont différents de la majorités». «Nous vivons une époque bénie: que de questions! L’Église deviendra experte en humanité si elle marche avec l’humanité et porte dans son cœur l’écho de ses questions», a dit le Pape.

Apprendre de Jésus

Face à cette prise de conscience, le Pape a invité à devenir «un peuple où les contraires s’unissent, à entrer comme des explorateurs dans le monde nouveau du Ressuscité», qui nous précède. C’est de Lui que l’Église et «toute l’humanité apprennent», a conclu Léon XIV, «en avançant pas à pas» sur un «chemin d’espérance».

Source : VATICANNEWS, le 25 octobre 2025

Lucia de Jesus : une vie dédiée à l’Église et au monde

Lucia de Jesus : une vie dédiée à l’Église et au monde

Le XIIIe Congrès de Spiritualité, organisé par les Instituts d’Inspiration Carmélite et Thérésienne, a compté sur les interventions du recteur du Sanctuaire de Fatima et du directeur du Département des Études, entre autres chercheurs et experts.

La vie et l’itinéraire spirituel de Sœur Lucia, en mettant l’accent sur sa profonde conscience ecclésiale et son rôle au sein de l’Église, ont fait l’objet de l’intervention du recteur du sanctuaire de Fatima, au XIIIe Congrès de spiritualité organisé par les Instituts d’inspiration carmélite et térésien, à la Domus Carmeli, à Fatima, entre le 17 et le 19 octobre.

« Sœur Lúcia, pèlerine et témoin de la Lumière, est au cœur de l’Église du XXe et XXIe siècle et est consciente de sa place et de sa mission au cœur de l’Église », a commencé par mentionner le père Carlos Cabecinhas, lors de la réunion qui avait pour thème « Lúcia de Jesus, pèlerine et témoin ».

En soulignant les images d’Église les plus fréquentes dans les écrits de Sœur Lucia ─ l’Église « Corps du Christ » et l’Église expérimentée en tant que Mère ─ le recteur du Sanctuaire a souligné que, pour la religieuse, l’Église était à la fois la maison où elle a vécu et le lieu de la mission.

« Pour Lucie, l’Église n’est pas seulement la hiérarchie ─ le Pape, les évêques et les prêtres ─ mais, en tant que Corps du Christ, elle est constituée de tous les baptisés », a-t-il souligné.

C’est lors de la deuxième apparition, en juin 1917, que Lucia a su que quelque chose de spécial lui était réservé. « La mission lui a été confiée par Dieu : contrairement à ses cousins Francisco et Jacinta, Lucia reste sur terre « un peu plus longtemps », parce que Jésus veut l’utiliser pour faire connaître et aimer la Vierge Marie », se souvient le prêtre Carlos Cabecinhas qui a mis en évidence l’accomplissement inlassable, par Lucia, de chercher par tous les moyens à sa disposition pour diffuser les demandes du Ciel.

Même consciente que l’interprétation du message de Fatima ne lui appartenait pas, mais à l’Église, Lucia n’a jamais cessé de collaborer avec humilité, obéissant à ses supérieurs et aux Papes. C’est ainsi qu’il a écrit dans le livre « Appels du Message de Fatima », cité par le recteur du Sanctuaire de Fatima : « L’interprétation du sens du message est entièrement libre à la Sainte Église, car c’est à elle qu’elle appartient et qui est compétente ; c’est pourquoi, humblement et de bonne volonté, je me soumets à tout ce qu’elle dit et veut corriger, modifier ou déclarer ».

Tout au long de sa vie, l’obéissance a été une marque indélébile de la spiritualité de Sœur Lucia. Il n’a jamais écrit de sa propre initiative, mais sur ordre des autorités ecclésiales. C’est par obéissance qu’il a rédigé ses Mémoires, le livre « Appels » et la troisième partie du Secret de Fatima, non sans une intense lutte intérieure.

Lucia a connu des périodes de silence imposé, de restrictions et d’incompréhension au sein de l’Église elle-même. Il a souffert des tensions internes de l’après-Concile Vatican II et de la désunion entre frères dans la foi. Mais en tout, il est resté fidèle, priant sans cesse « pour la paix de l’Église », « pour le Pape », « pour les prêtres » et « pour l’unité des chrétiens », a rappelé le père Carlos Cabecinhas.

Sans oublier l’union profonde de Lucia avec les papes et la sollicitude pour toute l’Église, le recteur du sanctuaire de Fatima a conclu en soulignant que « Lucia a pris pour mission d’être la lumière pour l’Église : s’offrir à Dieu pour se donner pour l’Église et pour le monde ».

En souffrant pour l’Église, en intercédant et en s’offrant pour elle, la religieuse a non seulement diffusé le message de Fatima, mais s’est transformée en lumière pour l’Église, comme le disent les auteurs François-Marie Léthel et Ângela Coelho, cités par le recteur du Sanctuaire.

« Dans les vicissitudes de sa longue vie, elle a vécu au cœur de l’Église et s’est laissée travailler par la grâce de Dieu, au point de devenir une véritable apôtre pour l’Église du message que le Ciel lui a confié ; un apôtre qui a su incarner ce message d’unité », a conclu le père Carlos Cabecinhas.

Lucia dans le collimateur des médias

Avec le thème « Lucia de Jésus, du village au cloître et du cloître au monde : lectures médiatiques sur une carmélite en temps de mondialisation », l’intervention du directeur du département d’études du sanctuaire de Fatima s’est portée sur la représentation médiatique de la voyante, pendant sa longue vie, mais aussi après la mort.

Marco Daniel Duarte a souligné comment Lúcia de Jesus, malgré la vie au couvent, a continuellement attiré l’attention des médias et de ceux qui voulaient avec elle confirmer ou infirmer les aspects de Fatima.

Parallèlement à cette analyse, le directeur du Département des études a mis en évidence les instrumentalisations que la figure de Lucia a subies au fil du temps, en particulier celles qui font de cette figure historique un drapeau pour la défense d’interprétations extravagantes du message de Fatima et de la pratique de l’Église actuelle.

En passant par la documentation de 1917 jusqu’à celle qui témoigne de l’action de Lucia tout au long de sa vie, Marco Daniel Duarte a souligné la pertinence publique continue de la voyante de Fatima.

Le programme de ce XIIIe Congrès de Spiritualité a également inclus les interventions « Interpellations de Lucie de Jésus à la famille carmélite et térésienne », par le père Miguel Marquez, supérieur général de l’Ordre des Carmélites déchaussées ; « La nouveauté spirituelle d’Ir. Lúcia dans la tradition carmélite », par les pères Joaquim Teixeira et Renato Pereira ; « Lúcia écrivain dans une famille charismatique d’écrivains », par l’enquêteur José Rui Teixeira, et « La force d’un « oui » », par sœur Ângela Coelho, religieuse de l’Alliance de Santa Maria.

Source : SANCTUAIRE DE FÁTIMA, le 19 octobre 2026