Blog

07.04.2026 – SAINT DU JOUR

St Jean-Baptiste de La Salle

Saint Jean-Baptiste de La Salle

Fondateur de l’Institut des

« Frères des Écoles Chrétiennes »

 

Jean-Baptiste de La Salle naît à Reims le 30 avril 1651. Il est le premier né de dix enfants de Louis de La Salle et de Moët de Brouillet. 

Destiné, par sa famille de juristes, à la prêtrise, dès l’âge de 11 ans, il reçut la tonsure et fut nommé chanoine de la Cathédrale de Reims à 15 ans. À la mort de ses parents, il dut assumer la gestion des affaires familiales ; il acheva ses études de théologie et fut ordonné prêtre le 9 avril 1678 à 27 ans. Deux ans plus tard, il fut reçu Docteur en Théologie. Il est promis à une belle carrière ecclésiastique.


En 1679, il rencontre Adrien Nyel venu à Reims pour y développer les écoles gratuites de garçons. Jean-Baptiste de La Salle le reçoit chez lui pour faciliter la réussite de cette mission à laquelle il est progressivement associé. 

En 1682, la famine sévit en France : ému par la condition des enfants pauvres, Jean-Baptiste de La Salle prit la décision de mettre ses talents et son éducation au service de ces enfants, « souvent laissés à eux-mêmes et mal élevés ». Pour être plus efficace, il renonça à la maison familiale et emménagea avec des professeurs, renonça à sa position de Chanoine et à sa fortune, puis il forma la communauté aujourd’hui appelée « Frères des Écoles Chrétiennes ».

Son entreprise rencontra de nombreuses oppositions tant au sein même de son Ordre qu’auprès des maîtres d’écoles l’accusant de concurrence illicite. 

Malgré tout, Jean-Baptiste et ses Frères réussirent, avec succès, à créer un réseau d’écoles de qualité, caractérisées par l’utilisation de la langue vernaculaire, par des groupes d’élèves réunis par niveau et résultats, par une instruction religieuse basée sur des thèmes originels, préparée par des professeurs ayant une vocation à la fois religieuse et missionnaire, et par l’implication des parents dans l’instruction.

De plus, il fut un précurseur en proposant des programmes pour former des professeurs laïques, des cours les dimanches pour les jeunes ouvriers, et l’une des premières institutions pour la prise en charge de jeunes délinquants.

Harassé par une vie faite d’austérités et de labeurs, il mourut à Saint Yon, près de Rouen, le 7 avril 1719, quelques semaines seulement avant son 68èmeanniversaire.

Jean-Baptiste de La Salle est le premier à avoir mis en place des centres de formation pour les professeurs, des écoles d’apprentissage pour les délinquants, des écoles techniques, et des écoles secondaires pour les langues modernes, les arts et les sciences.

Son œuvre s’est répandue très rapidement en France et, après sa mort, à travers le monde entier.

Jean-Baptiste de la Salle a été béatifié le 19 février 1888 et canonisé le 24 mai 1900 par le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903).

Le 15 mai 1950, en raison de sa vie et de ses écrits inspirés, il fut fait Saint Patron de tous ceux travaillant dans le domaine de l’éducation.

Jean-Baptiste de La Salle a montré comment enseigner et s’occuper des jeunes, comment faire face au manque et à la faiblesse avec compassion, comment soutenir, affirmer et guérir. Aujourd’hui, des écoles lasalliennes existent dans 86 pays autour du monde.

Pour un approfondissement biographique :

>>> Archives-lasalliennes.org/

Source principale : lasalle.org.

Saint Jean-Baptiste de La Salle priez pour nous !

07.04.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,11-18. 

En ce temps-là, Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau.
Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus.
Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. »
Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.
Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. »
Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître.
Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »
Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Maxime de Turin (?-v. 420)

évêque

CC Sermon 39a ; PL 57, 359 (trad. coll. Pères dans la foi, Migne 1996, p. 141 rev.)

« Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père »

Après la résurrection, Marie Madeleine a cherché le Seigneur au tombeau, a oublié sa promesse de revenir des enfers le troisième jour, l’a imaginé prisonnier de la terre… Une foi humble et ignorante cherche ce qu’elle ne sait pas, oublie ce qu’on lui apprend ; elle est prompte à vénérer, mais sa croyance est imparfaite. Elle se soucie des blessures que le Seigneur a portées dans sa chair, mais doute de la gloire de sa résurrection. Elle pleure parce qu’elle aime le Christ, elle s’afflige de n’avoir pas trouvé son corps ; elle imagine mort celui qui déjà régnait… On reproche donc à la bienheureuse Marie d’avoir été trop lente à croire (Lc 24,5s) ; tard elle avait reconnu le Seigneur. C’est pourquoi le Sauveur lui dit : « Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père »… C’est-à-dire, pourquoi désires-tu me toucher, toi qui, en me cherchant parmi les tombeaux, ne crois pas que je suis monté auprès de mon Père, toi qui, en me cherchant dans le séjour des morts, doutes que je sois retourné au ciel ; toi qui, en me cherchant parmi les morts, ne t’attends pas à me voir vivre auprès de Dieu, mon Père ? « Je ne suis pas encore monté vers le Père », dit-il, c’est-à-dire : pour toi je ne suis pas encore monté vers le Père, moi qui, d’après ta foi, suis toujours retenu au tombeau… Celui qui veut toucher le Seigneur doit d’abord, dans sa foi, le placer à la droite de Dieu ; son cœur, plutôt que de le chercher parmi les morts, doit le situer au ciel. Le Seigneur monte vers le Père, lui qui sait être toujours dans le Père… « Le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu » (Jn 1,1)… Saint Paul nous apprend comment chercher nous aussi le Sauveur dans le ciel, en disant : « Recherchez les choses d’en haut, là où se trouve le Christ, assis à la droite de Dieu ». Et pour nous faire oublier complètement la recherche terre à terre de Marie, il ajoute : « Songez aux choses d’en haut, non à celles de la terre » (Col 3,1-2). Ce n’est donc pas sur terre, ni sous terre, ni selon la chair, que nous devons chercher le Sauveur, si nous voulons le trouver et le toucher, mais dans la gloire de la majesté divine.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 2,36-41. 

Le jour de la Pentecôte, Pierre disait à la foule : « Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude : Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous aviez crucifié. »
Les auditeurs furent touchés au cœur ; ils dirent à Pierre et aux autres Apôtres : « Frères, que devons-nous faire ? »
Pierre leur répondit : « Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ pour le pardon de ses péchés ; vous recevrez alors le don du Saint-Esprit.
Car la promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin, aussi nombreux que le Seigneur notre Dieu les appellera. »
Par bien d’autres paroles encore, Pierre les adjurait et les exhortait en disant : « Détournez-vous de cette génération tortueuse, et vous serez sauvés. »
Alors, ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre furent baptisés. Ce jour-là, environ trois mille personnes se joignirent à eux.

Psaume 33(32),4-5.18-19.20.22. 

R/ Que ton amour, Seigneur, soit sur nous comme notre espoir est en toi ! (Ps 32, 22)

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ; 
il est fidèle en tout ce qu’il fait.
Il aime le bon droit et la justice ; 
la terre est remplie de son amour.

Dieu veille sur ceux qui le craignent, 
qui mettent leur espoir en son amour,
pour les délivrer de la mort, 
les garder en vie aux jours de famine.

Nous attendons notre vie du Seigneur : 
il est pour nous un appui, un bouclier.
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous 
comme notre espoir est en toi !

06.04.2026 – Regina Caeli du lundi de Pâques

Regina Caeli: la Pâque du Christ redonne une voix à l’espérance

«La Pâque du Seigneur est notre Pâque», le Pape Léon XIV a partagé cette conviction lors de sa méditation avant la prière du Regina Caeli ce lundi de Pâques devant des milliers de pèlerins réunis place Saint Pierre. La résurrection du Christ, a-t-il dit, introduit toute la création dans le temps du salut où, «le désespoir de la mort est supprimé pour toujours». 

Jean-Paul Kamba, SJ – Cité du Vatican

D’un même événement: le tombeau vide relaté dans l’évangile de ce lundi de Pâques, l’évêque de Rome note deux interprétations radicalement opposées. D’un côté, les femmes, premières messagères de la joie, qui rencontrent le Ressuscité. De l’autre, les gardes, corrompus par le Sanhédrin, pour propager la thèse du vol du cadavre. «L’une est source de vie nouvelle et éternelle, l’autre de mort certaine et définitive». Ce contraste, souligne-t-il, n’est pas seulement historique; il nous caractérise encore aujourd’hui et questionne notre propre honnêteté et la valeur de notre témoignage dans un monde où la vérité est «occulté par les fake news, … c’est-à-dire par des mensonges, des insinuations et des accusations sans fondement». Face aux obstacles de la désinformation qui brouillent les consciences, le Souverain pontife rappelle que la vérité chrétienne «ne reste pas cachée», mais se manifeste comme une force vivante qui vient illuminer les ténèbres.

«N’ayez pas peur ! Allez annoncer»

Aussi, poursuit-il, l’appel du Christ exhorte au courage de l’annonce de la bonne nouvelle: «N’ayez pas peur ! Allez annoncer». Annoncer la Pâque, dit Léon XIV, c’est affirmer que le Christ est lui-même la Bonne Nouvelle à témoigner au monde: la Pâque du Seigneur est notre Pâque, la Pâque de l’humanité, car cet homme, qui est mort pour nous, est le Fils de Dieu, qui a donné sa vie pour nous. Tout comme le Ressuscité, toujours vivant et présent, libère le passé d’une fin destructrice, de même l’annonce pascale rachète notre avenir du tombeau».

Une Espérance pour les Opprimés

En fêtant le jour nouveau que le Seigneur a fait pour nous,  indique le Saint Père, la liturgie célèbre l’entrée de toute la création dans le temps du salut où «le désespoir de la mort est supprimé pour toujours, au nom de Jésus». Le message pascal, explique-t-il , possède une dimension profondément sociale et humaine. Il doit rejoindre en priorité ceux que la méchanceté et la violence cherchent à faire taire: «Je pense aux peuples tourmentés par la guerre, aux chrétiens persécutés à cause de leur foi, aux enfants privés d’éducation».

Dans ces conditions, souligne le Pape, annoncer, en paroles et en actes, la Pâque du Christ, «c’est redonner une voix à l’espérance, qui serait autrement étouffée entre les mains des violents». La Bonne Nouvelle proclamée dans le monde agit, dès lors, comme un phare dans les zones de conflit et d’injustice.

Le Souverain pontife conclu sa méditation en faisant mémoire du Pape François «qui a rendu sa vie au Seigneur» le lundi de Pâques de l’année dernière. «Alors que nous faisons mémoire de son grand témoignage de foi et d’amour, prions ensemble la Vierge Marie, Siège de la sagesse, afin que nous puissions devenir des annonciateurs toujours plus lumineux de la vérité», a déclaré Léon XIV.

Source : VATICANNEWS, le 6 avril 2026

La coopération privilégiée de Marie à la Rédemption

La coopération privilégiée de Marie à la Rédemption

La bienheureuse Vierge, prédestinée de toute éternité, à l’intérieur du dessein d’incarnation du Verbe, pour être la Mère de Dieu, fut sur la terre, en vertu d’une disposition de la Providence divine, la vénérable Mère du divin Rédempteur, généreusement associée à son œuvre à un titre absolument unique, humble servante du Seigneur.

En concevant le Christ, en le mettant au monde, en le nourrissant, en le présentant dans le Temple à son Père, en souffrant avec son Fils qui mourrait sur la croix, elle apporta à l’œuvre du Sauveur une coopération absolument sans pareille par son obéissance, sa foi, son espérance, son ardente charité, pour que soit rendue aux âmes la vie surnaturelle. C’est pourquoi elle est devenue pour nous, dans l’Ordre de la grâce, notre Mère.

Lumen Gentium chapitre VIII §61 Concile Vatican II

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

06.04.2026 – SAINT DU JOUR

Saint Paul Lê bao Tinh
Prêtre et martyr
(*Trịnh Hà, Vietnam, 1793 – † Bay Mau, Viêt-Nam, 6 avril 1857)

Jeune catholique des missions du TonKin, Paul Lê bao Tinh, encore séminariste, fut jeté en prison et torturé à cause de sa foi.
Libéré, il fut ordonné prêtre, dirigea le séminaire, publia des recueils d’homélies et de catéchèse. Finalement, il fut de nouveau arrêté et passa en jugement. Il fut condamné et décapité à Bay Mau, Viêt-Nam, le 6 avril 1857. 

Paul Lê bao Tinh a été beatifié par Saint Pie X (Giuseppe Melchiorre Sarto, 1903-1914), le 2 mai 1909 et canonisé par saint Jean-Paul II (Karol Józef  Wojtyła, 1978-2005), le 19 juin 1988, parmi cent dix-sept martyrs du Viêt-Nam (Tonkin ou Annam), soit quatre-vingt-seize vietnamiens, onze Espagnols et dix missionnaires français.

On estime qu’entre 1857 et 1862 furent martyrisés cent quinze prêtres du Viêt-Nam, cent religieuses du pays, et plus de cinq mille fidèles. Des couvents, des églises et des écoles catholiques furent rasés, quelque quarante mille catholiques furent spoliés de leurs terres et exilés de leurs régions d’origine ; beaucoup moururent de faim dans le désert ou dans la jungle.

Source principale : foi-et-contemplation.net/ (« Rév. x gpm »).

Saint Paul Lê bao Tinh priez pour nous !