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06.04.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 28,8-15. 

En ce temps-là, quand les femmes eurent entendu les paroles de l’ange, vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples.
Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui.
Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »

Tandis qu’elles étaient en chemin, quelques-uns des gardes allèrent en ville annoncer aux grands prêtres tout ce qui s’était passé.
Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme
en disant : « Voici ce que vous direz : “Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.”
Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui. »
Les soldats prirent l’argent et suivirent les instructions. Et cette explication s’est propagée chez les Juifs jusqu’à aujourd’hui.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450)

évêque de Ravenne, docteur de l’Église

Sermon 76,2-3 ; CCL 24A, 465-467 (in Les Pères de l’Église commentent l’Évangile; Collection liturgique Mysteria sous la direction de Henri Delougne; Lundi de Pâques; trad. A.-M. Roguet; rev. Abbaye de Clervaux; Éd. Brepols 1991)

« Allez annoncer à mes frères…qu’ils me verront »

           L’ange avait dit aux femmes : « Vite, allez dire à ses disciples : ‘Il est ressuscité d’entre les morts ; il vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez’ » (Mt 28,7). En disant cela, l’ange ne s’adressait pas à Marie Madeleine et à l’autre Marie, mais, en ces deux femmes, c’est l’Église qu’il envoyait en mission, c’est l’Épouse que l’ange envoyait vers l’Époux.            Tandis qu’elles s’en vont, le Seigneur vient à leur rencontre et les salue en disant : « Je vous salue, réjouissez-vous » (…) Il avait dit à ses disciples : « Ne saluez personne en chemin » (Lc 10,4) ; comment se fait-il que sur le chemin il accoure à la rencontre de ces femmes et les salue si joyeusement ? Il n’attend pas d’être reconnu, il ne cherche pas à être identifié, il ne se laisse pas questionner, mais il s’empresse, plein d’élan, vers cette rencontre. (…) Voilà ce que fait la puissance de l’amour ; elle est plus forte que tout, elle déborde tout. En saluant l’Église, c’est lui-même que le Christ salue, car il l’a faite sienne, elle est devenue sa chair, elle est devenue son corps, comme l’atteste l’apôtre Paul : « Il est la tête du corps, c’est-à-dire l’Église » (Col 1,18). Oui, c’est bien l’Église en sa plénitude que personnifient ces deux femmes. (…)            Il trouve ces femmes déjà parvenues à la maturité de la foi : elles ont dominé leurs faiblesses et elles se hâtent vers le mystère, elles cherchent le Seigneur avec toute la ferveur de leur foi. C’est pourquoi elles méritent qu’il se donne à elles lorsqu’il va à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue, réjouissez- vous ». Il les laisse non seulement le toucher, mais le saisir à la mesure de leur amour. (…) Ces femmes sont, dans l’Église, les modèles des messagers de la Bonne Nouvelle.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 2,14.22b-33. 

Le jour de la Pentecôte, Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, éleva la voix et leur fit cette déclaration : « Vous, Juifs, et vous tous qui résidez à Jérusalem, sachez bien ceci, prêtez l’oreille à mes paroles.
Il s’agit de Jésus le Nazaréen, homme que Dieu a accrédité auprès de vous en accomplissant par lui des miracles, des prodiges et des signes au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes.
Cet homme, livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l’avez supprimé en le clouant sur le bois par la main des impies.
Mais Dieu l’a ressuscité en le délivrant des douleurs de la mort, car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir.
En effet, c’est de lui que parle David dans le psaume : ‘Je voyais le Seigneur devant moi sans relâche : il est à ma droite, je suis inébranlable.
C’est pourquoi mon cœur est en fête, et ma langue exulte de joie ; ma chair elle-même reposera dans l’espérance :
tu ne peux m’abandonner au séjour des morts ni laisser ton fidèle voir la corruption.
Tu m’as appris des chemins de vie, tu me rempliras d’allégresse par ta présence.’
Frères, il est permis de vous dire avec assurance, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son tombeau est encore aujourd’hui chez nous.
Comme il était prophète, il savait que Dieu lui avait juré de faire asseoir sur son trône un homme issu de lui.
Il a vu d’avance la résurrection du Christ, dont il a parlé ainsi : ‘Il n’a pas été abandonné à la mort, et sa chair n’a pas vu la corruption.’
Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins.
Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis, et il l’a répandu sur nous, ainsi que vous le voyez et l’entendez. »

Psaume 16(15),1-2a.5.7-8.9-10.11. 

R/ Garde- moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge. (Ps 15, 1)

Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.
J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Seigneur, mon partage et ma coupe : 
de toi dépend mon sort. »

Je bénis le Seigneur qui me conseille : 
même la nuit mon cœur m’avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.

Mon cœur exulte, mon âme est en fête, 
ma chair elle-même repose en confiance :
tu ne peux m’abandonner à la mort 
ni laisser ton ami voir la corruption.

Tu m’apprends le chemin de la vie : 
devant ta face, débordement de joie ! 
À ta droite, éternité de délices !

05.04.2026 – ANGÉLUS À ROME

Urbi et Orbi: «que ceux qui ont le pouvoir de déclencher des guerres choisissent la paix !»

Dans son message pascal avant sa traditionnelle bénédiction Urbi et Orbi, « à la ville et au monde », le Pape s’est adressé à un monde fracturé par les guerres et la violence, rappelant que la force par laquelle le Christ est ressuscité «repousse l’instinct de vengeance». En appelant à se convertir à la paix du Christ, le Saint-Père a annoncé une veillée de prière pour la paix le 11 avril prochain dans la basilique Saint-Pierre. 

Olivier Bonnel – Cité du Vatican

Le premier message pascal du Pape Léon XIV était très attendu depuis la loggia de la basilique Saint-Pierre, là où il y a onze mois le pape américain s’était présenté au monde avec ces premiers mots: «La paix soit avec vous!». «Pâques est une victoire : celle de la vie sur la mort, de la lumière sur les ténèbres, de l’amour sur la haine» a lancé le Souverain pontife aux fidèles. 

C’est bien Dieu lui-même qui est la puissance de résurrection de son fils, «Amour qui crée et donne la vie, Amour fidèle jusqu’à la fin, Amour qui pardonne et rachète». Cette victoire de la vie sur la mort nous interoge sur cette force, et le Pape d’expliquer combien cette force était opposée à la violence et à l’esprit de vengeance qui déchirent le monde. Cette force, « totalement non violente (…) est plus semblable encore à celle d’un cœur humain qui, blessé par une offense, repousse l’instinct de vengeance et, rempli de pitié, prie pour celui qui l’a offensé».

Choisir la paix

Le tombeau vide nous place face à notre liberté, a poursuivi Léon XIV, invitant à se laisser émerveiller par le Christ. Avant de lancer un appel vibrant et fort aux responsables qui alimentent les conflits aujourd’hui: «Que ceux qui ont des armes en main les déposent ! «Que ceux qui ont le pouvoir de déclencher des guerres choisissent la paix ! » Non pas une paix imposée par la force, mais par le dialogue ! Non pas avec la volonté de dominer l’autre, mais de le rencontrer !»

Le Pape a également déploré combien «nous nous habitions à la violence», regrettant un esprit de résignation qui mène à l’indifférence. «Indifférents à la mort de milliers de personnes. Indifférents aux répercussions de haines et de divisions que les conflits sèment. Indifférents aux conséquences économiques et sociales qu’ils engendrent et que chacun ressent pourtant». 

Abandonner la volonté de domination et de pouvoir

«La paix que Jésus nous donne n’est pas celle qui se limite à faire taire les armes, mais celle qui touche et transforme le cœur de chacun ! Convertissons-nous à la paix du Christ ! Faisons entendre le cri de paix qui jaillit du cœur !» a encore lancé le Pape depuis la loggia, annoncçant à ce titre avoir convoqué une veillée de prière pour la paix dans la basilique Saint-Pierre, le 11 avril prochain. 

Reprenant les mots de François qui avait, depuis Lampedusa (où il se rendra le 4 juillet prochain) dénoncé «la mondialisation de l’indifférence», Léon XIV a exhorté, en ce jour de fête, à abandonner «toute volonté de querelle, de domination et de pouvoir, et implorons le Seigneur pour qu’il accorde sa paix à ce monde endeuillé par les guerres et marqué par la haine et l’indifférence qui nous font nous sentir impuissants face au mal». 

Avant sa bénédiction apsotolique, le Saint-Père a adressé ses voeux aux fidèles en dix langues: l’italien, l’anglais, le français, l’espanol, le portugais, l’allemand, l’arabe, le chinois, le polonais et le latin. 

Source : VATICANNEWS, le 5 avril 2026

05.04.2026 – MESSE DE LA RÉSURRECTION À ROME PRÉSIDÉE PAR LE PAPE LÉON XIV

Messe de Pâques: «dans le Christ ressuscité, une nouvelle création est possible»

Devant les milliers de fidèles rassemblés place Saint-Pierre, le Pape a présidé ce dimanche la messe du jour de la Résurrection, rappelant combien l’annonce de la joie pascale embrassait toute l’histoire et nous invitait à «lever les yeux et ouvrir notre cœur». «Le pouvoir de la mort n’est pas la destinée ultime de notre vie» a aussi souligné le Saint-Père dans son homélie. 

Olivier Bonnel – Cité du Vatican

Sous un resplandissant soleil romain, les 45 000 fidèles venus ce dimanche de Pâques place Saint-Pierre ont pu écouter Léon XIV rappeler la joie de la résurrection du Christ pour le monde, après la lecture psalmodiée de l’évangile de Jean qui fait mémoire du tombeau vide (Jn, 20, 1-9). «Cette annonce pascale embrasse le mystère de notre vie, la destinée de l’histoire, et elle nous atteint jusque dans les abîmes de la mort, par lesquels nous nous sentons menacés et parfois submergés» a dit le Pape au début de son homélie. L’annonce joyeuse de la résurrection est une «plénitude de joie que rien ne peut détruire : la mort a été vaincue pour toujours, la mort n’a plus de pouvoir sur nous !»

L’évêque de Rome a déroulé sa réflexion en rappelant combien nous pouvions être limités pour accueillir cette joie. «Lorsque les soucis ou les rancœurs étouffent la joie de vivre, lorsque nous éprouvons de la tristesse ou de la fatigue, lorsque nous nous sentons trahis ou rejetés, lorsque nous devons faire face à notre faiblesse, à la souffrance, à la fatigue de chaque jour, alors nous avons l’impression de nous trouver dans un tunnel dont nous ne voyons pas la sortie».

La mort est autour de nous, sous de multiples facettes, a poursuivi Léon XIV:

“Mais aussi en dehors de nous, la mort est toujours à l’affût. Nous la voyons présente dans les injustices, dans les égoïsmes partisans, dans l’oppression des pauvres, dans le manque d’attention envers les plus fragiles. Nous la voyons dans la violence, dans les blessures du monde, dans le cri de douleur qui s’élève de toutes parts face aux abus qui écrasent les plus faibles, face à l’idolâtrie du profit qui pille les ressources de la terre, face à la violence de la guerre qui tue et détruit.”

«Les fissures de résurrection qui s’ouvrent dans les ténèbres »

Mais la réalité de la Pâques du Seigneur nous place dans une autre dynamique, a-t-il souligné, elle nous invite en effet à lever les yeux et ouvrir notre cœur, «elle continue de nourrir dans notre esprit et au fil de l’histoire la semence de la victoire promise». Cette réalité nous place aussi en mouvement, comme Marie de Magdala et comme les Apôtres, «pour nous faire découvrir que le tombeau de Jésus est vide, et qu’ainsi, dans toute mort que nous expérimentons, se trouve aussi de la place pour une vie nouvelle qui surgit».

En étant vivant, le Seigneur «ouvre notre cœur à l’espérance qui nous soutient par les fissures de résurrection qui s’ouvrent dans les ténèbres, a encore souligné le Pape, le pouvoir de la mort n’est pas la destinée ultime de notre vie. Nous sommes orientés une fois pour toutes vers la plénitude car, dans le Christ ressuscité, nous sommes nous aussi ressuscités».

Citant son prédécesseur François, qui affirmait dans sa première Exhortation apostolique, Evangelii gaudium que la résurrection du Christ «n’est pas un fait relevant du passé», Léon XIV a enfin rappelé que, «dans le Christ ressuscité, une nouvelle création est possible chaque jour». Pâques «est un nouveau départ, elle est la vie enfin rendue éternelle par la victoire de Dieu sur l’ancien Adversaire», a-t-il conclut, soulignant «que nous avons besoin aujourd’hui de ce chant d’espérance».

Source : VATICANNEWS, le 5 avril 2026

La Vierge Marie à l’aube du troisième jour

La Vierge Marie à l’aube du troisième jour

À l’aube du troisième jour, le sabbat terminé, Marie de Magdala, Marie mère de Jacques, et Salomé se mirent en route pour se rendre au tombeau de Jésus. Elles souhaitaient, par amour, rendre les derniers devoirs au corps sans vie du Seigneur, ce qu’elles n’avaient pas pu mener à bien le vendredi après-midi. Tout en marchant, elles se disaient entre elles : qui roulera pour nous la pierre qui ferme l’entrée du tombeau ? (Mc 16, 3). C’était en effet une sorte de meule, il avait fallu plusieurs hommes pour la mettre en place et fermer la tombe.

Il est à remarquer que les Évangiles ne mentionnent pas la très Sainte Vierge. Après avoir constaté sa présence au pied de la Croix, la personne de Notre Dame ne réapparaît qu’après l’Ascension, quand Saint Luc, au début des Actes des Apôtres, précise que Marie était présente au Cénacle de Jérusalem, avec les Apôtres, les autres femmes qui avaient suivi le Seigneur depuis la Galilée et plusieurs de ses proches (cf. Ac 1, 12-14).

Ce silence est éloquent. Marie, contrairement à tous les autres, croyait fermement en la parole de son Fils, qui avait prédit sa résurrection d’entre les morts le troisième jour. C’est pourquoi, depuis la plus haute antiquité, les Chrétiens ont toujours pensé qu’elle a veillé toute la nuit du samedi au dimanche, dans l’attente du moment où Jésus accomplirait sa promesse. Nous pouvons penser qu’avec l’aide de Jean – qui ne la quittait plus depuis qu’il l’avait reçue pour mère au pied de la croix – elle avait passé les heures précédentes à rassembler les disciples du Maître, s’attachant à fortifier en eux la foi et l’espérance, en particulier chez ceux qui avaient manqué de courage dans ces moments douloureux.

Tandis que se levait l’aube du nouveau jour – qui bientôt serait appelé dies dominica, jour du Seigneur – la Vierge priait de plus en plus. La foi et l’espérance de l’Église naissante étaient concentrées en elle. C’est du bon sens de penser que la première apparition du Seigneur ressuscité fut pour sa Mère : non pas pour qu’elle croie, mais comme récompense de sa fidélité et de son réconfort dans la douleur. Ensuite, au fil des heures, la nouvelle se répandit de bouche en bouche : d’abord parmi les disciples, informés par les femmes qui étaient allées au tombeau ; ensuite à des cercles de plus en plus larges.

opusdei.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

05.04.2026 – SAINT DU JOUR

St Vincent Ferrier

Saint Vincent Ferrier (Vicente Ferrer)
Missionnaire

 

Commémoration :
Martyrologium Romanum le 05 avril (dies natalis). 
Ordo Fratrum Praedicatorum le 05 mai.

Vincent naît le 23 janvier 1350 à Valence, en Espagne. Sa mère, avant sa naissance, eut révélation de son avenir. Inquiète, elle consulta un saint personnage et en reçut l’assurance que cet enfant prédestiné serait un grand saint, dont l’éloquente parole ferait fuir les loups et ramènerait au bercail les brebis égarées. 

Tout petit enfant, il réunissait ses camarades, leur parlait du bon Dieu et de la Sainte Vierge avec tant d’onction et d’amour, qu’ils en étaient touchés. 

Après avoir édifié quelques années le couvent des Dominicains de Valence, il fit ses premiers essais dans la prédication, et l’on accourut bientôt de loin pour l’entendre. Il puisait son éloquence dans les plaies sacrées du Sauveur et dans les lumières de l’oraison. Un jour qu’il devait prêcher devant un grand seigneur, il se prépara, contre son ordinaire, plus par l’étude que par la prière ; son sermon fut remarquable. Mais le lendemain, prêchant devant le même seigneur, après une longue préparation aux pieds du crucifix, il parla avec beaucoup plus de chaleur et d’onction. Le prince lui en demanda la raison : « Monseigneur, dit le Saint, c’est Vincent qui a prêché hier, et c’est Jésus-Christ qui a prêché aujourd’hui. »

Vincent avait quarante ans quand il entra pleinement dans sa vocation de missionnaire, après avoir été guéri d’une grave maladie par Notre-Seigneur. Un bâton d’une main, un crucifix de l’autre, il parcourut à pied presque toutes les provinces de l’Espagne, de la France et de l’Italie, instruisant, édifiant, convertissant les foules ; il alla jusqu’en Angleterre, en Écosse et en Irlande, répandre la semence de la parole divine. 

Les églises ne suffisant pas à contenir la foule de ses auditeurs, il prêchait ordinairement sur les places publiques et en pleine campagne. On compte que ce prédicateur tout divin convertit vingt-cinq mille juifs et autant de musulmans, et retira du vice plus de cent mille pécheurs. Dieu renouvela pour lui le miracle des premiers jours de l’Église : Vincent ne prêchait qu’en latin et en espagnol, et tous ses auditeurs, quels qu’ils fussent, le comprenaient dans leur langue. 

Son triomphe était la prédication des fins dernières ; il fut l’apôtre du jugement dernier, et les foules frémissaient dès qu’il répétait les paroles du prophète : « Levez-vous, morts, et venez au jugement. » 

Quand Vincent prêchait en quelque lieu, les marchands de disciplines, de cilices et autres instruments de mortification accouraient et ne pouvaient suffire à satisfaire les acheteurs. Tous les jours, après le sermon, son compagnon sonnait les miracles, et on apportait les malades en foule. Il mourut à Vannes (Bretagne) le 5 avril 1419.

Vicente Ferrer a été canonisé le 5 juin 1455, à Rome, par le pape Calixte III (Alonso de Borgia, 1455-1458).

Il est le saint patron des travailleurs de la construction en général, et plus particulièrement des constructeurs, fabricants de briques et de tuiles, poseurs de revêtements de sol.

Il est invoqué contre l’épilepsie et le mal de tête.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950 (« Rév. x gpm »).

Saint Vincent Ferrier priez pour nous !