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Nous serons tous jugés sur l’amour

Nous serons tous jugés sur l’amour

Moi, Julienne, femme laïque, amie des Servites, j’ai toujours été fascinée par leur vie évangélique et apostolique : témoigner de l’Évangile en communion fraternelle, vivre au service de Dieu et du prochain, les yeux fixés sur sainte Marie, Mère et Servante du Seigneur.

Le mystère du Royaume, le mystère de la mort, m’ont toujours interrogée. Quel sens donner à l’existence ? Vivre pour quoi ? J’étais si touchée par les réponses du Fils de l’homme au dernier jugement : « Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ». Je sentais le poids de ma responsabilité : le Seigneur est présent en chaque personne affamée, assoiffée, étrangère, nue, malade, emprisonnée ; il fallait le servir. Je me sentais coupable.

Je me souviens, un jour que j’étais angoissée, je demandai à mon oncle Alexis (1) : « Que pourrai-je dire au Seigneur au jour du Jugement dernier ? ». Il me répondit, avec calme : « Tu sais, la demande du Seigneur, à la fin, ne sera pas :  » Combien de fois as-tu commis tel péché ou fait telle omission… ?  » mais plutôt, simplement,  » Jusqu’à quel point as-tu aimé ? « . En dernier lieu, c’est sur l’amour que nous serons tous jugés ».

Ce fut pour moi une découverte. Sur la terre, j’étais appelée à aimer, simplement, à faire toute chose avec amour ! À partir de ce moment-là, je désirai à tout prix donner ma vie à Dieu, comme mon oncle, par amour, au service de la Vierge Marie, et j’avais tellement hâte de porter l’habit des Servites.

Sainte Julienne Falconieri (+ 1341) Elle fonda, avec son oncle Alexis, la branche féminine des Servites de MarieExtrait de : Lettre de Julienne de Florence

(1) Saint Alexis Falconieri, un des sept fondateurs des Servites de Marie

Source : une minute avec Marie

14.04.2026 – SAINT DU JOUR

St Pierre Gonzalez

Saint Pierre Gonzalez
Dominicain 
(1190-1246)

Pierre Gonzalez naît, l’an 1190, dans la ville d’Astorga, en Espagne, d’une famille distinguée. Son oncle, évêque de Palencia, charmé de ses talents, le pourvut d’un canonicat et le fit ensuite nommer doyen du Chapitre de sa cathédrale.

Le jour de sa prise de possession, Gonzalez, naturellement vaniteux, voulut traverser la ville sur un cheval superbement paré. C’est là que la Providence l’attendait : sa vanité se repaissait des applaudissements de la foule, quand le cheval se cabra, renversant dans la boue l’orgueilleux cavalier, au milieu des huées de la populace. Cette humiliation fut un coup de la grâce. Pierre se releva tout confus, et dit à haute voix : « Puisque le monde se moque de moi, je me moquerai de lui à mon tour. » Il tint parole. Dans la solitude, le jeûne et la prière, il dompta son orgueil et devint un modèle de pénitence et d’humilité.

Décidé à rompre entièrement avec le siècle, il se démit de sa dignité pour se faire humble enfant de Saint-Dominique et employer ses talents à gagner des âmes au Ciel. Il passait la plus grande partie des nuits à méditer, à prier, à étudier, et consacrait le jour à instruire les fidèles. Les libertins fondaient en larmes à ses sermons, et venaient à ses pieds avouer leurs désordres : il fut l’instrument d’une multitude de conversions.

Le roi d’Espagne Ferdinand III voulut attacher Gonzalez à sa personne et l’emmener partout avec lui, même à la guerre. Le saint religieux profita de la confiance du prince pour procurer la gloire de Dieu et il vint à bout de réformer bien des désordres, vivant toujours à la cour ou dans les camps, avec la même austérité et la même régularité que dans le cloître. Quelques seigneurs licencieux résolurent de le perdre et gagnèrent à prix d’argent une courtisane pour le séduire. Gonzalez, comprenant les intentions de la malheureuse, allume un grand feu et se place au milieu, enveloppé de son manteau. À la vue de ce prodige, la misérable tombe à genoux et se convertit sincèrement ; les seigneurs qui l’avaient gagnée en firent autant.

Cependant, malgré toutes les sollicitations du roi, Gonzalez quitta la cour : ayant assez fait pour les grands, il aspirait à instruire et à consoler les pauvres habitants des campagnes. Il passa le reste de sa vie à les évangéliser, avec un incroyable succès : les montagnes les plus escarpées, les lieux les plus inaccessibles, la grossièreté ou l’ignorance des populations enflammaient sa charité ; des miracles accompagnaient ses paroles et leur faisaient porter de merveilleux fruits, surtout parmi les marins espagnols. Un jour qu’il prêchait, le démon souleva un orage épouvantable, et la foule s’enfuyait déjà cherchant un abri, quand Gonzalez, par un grand signe de Croix, divisa les nuages, de sorte qu’il ne tomba pas une goutte d’eau. Il délivra très souvent par miracle des matelots qui avaient imploré son secours dans le danger.

Pierre Gonzalez connaissant, par révélation, sa fin prochaine, voulut se retirer à Compostelle, pour y mourir entre les bras de ses frères en religion ; mais il tomba gravement malade à Tuy où il prêchait le carême, et y mourut le jour de Pâques, l’an 1246, à l’âge de cinquante-six ans. Ses reliques reposent dans la cathédrale de cette localité.

Saint Pierre Gonzalez, connu en Espagne sous le nom de saint Elme, est représenté marchant sur les eaux et tenant une flamme. Cette flamme désigne le feu de saint Elme. Il est quelquefois représenté avec cette flamme sur le front. Il est le patron des marins.

Réf.: Frères des Écoles Chrétiennes, Vie des Saints, 1932, p. 164-165

Saint Pierre Gonzalez priez pour nous !

14.04.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 3,7b-15. 

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Il vous faut naître d’en haut.
Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. »

Nicodème reprit : « Comment cela peut-il se faire ? »
Jésus lui répondit : « Tu es un maître qui enseigne Israël et tu ne connais pas ces choses-là ?
Amen, amen, je te le dis : nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage.
Si vous ne croyez pas lorsque je vous parle des choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses du ciel ?
Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme.
De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,
afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Basile (v. 330-379)

moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l’Église

Traité du Saint Esprit, chap. IX ; PG 32, 107B-110C (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche H1 ; trad. Orval ; © 1971 Abbaye d’Orval)

Devenir une âme pleinement spirituelle

Vers l’Esprit se tournent tous ceux qui ont besoin de sanctification, vers lui s’élance le désir de tous ceux qui vivent selon la vertu et qui sont comme « rafraîchis » par son souffle, secourus dans la poursuite de la fin conforme à leur nature. (…) Se purifier de la laideur contractée par les vices, revenir à la beauté de sa nature, restituer pour ainsi dire à l’image royale sa forme primitive, par la pureté, c’est la seule manière de s’approcher de l’Esprit Saint. Et lui, comme le soleil s’emparant d’un œil très pur, te montrera en lui-même l’Image de l’Invisible ; tu verras dans la bienheureuse contemplation de l’Image l’ineffable beauté de l’Archétype. Par lui les cœurs s’élèvent, les faibles sont conduits par la main, les progressants deviennent parfaits. C’est lui qui illumine ceux qui sont purifiés de toute souillure et les rend « spirituels » par communion avec lui. Comme les corps limpides et transparents deviennent étincelants lorsqu’un rayon lumineux les frappe et par eux-mêmes diffusent un autre éclat, ainsi les âmes porteuses de l’Esprit, illuminés par l’Esprit, deviennent pleinement « spirituelles » et répandent la grâce sur les autres.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 4,32-37. 

La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme ; et personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais ils avaient tout en commun.
C’est avec une grande puissance que les Apôtres rendaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus, et une grâce abondante reposait sur eux tous.
Aucun d’entre eux n’était dans l’indigence, car tous ceux qui étaient propriétaires de domaines ou de maisons les vendaient,
et ils apportaient le montant de la vente pour le déposer aux pieds des Apôtres ; puis on le distribuait en fonction des besoins de chacun.
Il y avait un lévite originaire de Chypre, Joseph, surnommé Barnabé par les Apôtres, ce qui se traduit : « homme du réconfort ».
Il vendit un champ qu’il possédait et en apporta l’argent qu’il déposa aux pieds des Apôtres.

Psaume 93(92),1abc.1d-2.5. 

R/ Le Seigneur est roi ; il s’est vêtu de magnificence. (Ps 92, 1ab)

Le Seigneur est roi ;
il s’est vêtu de magnificence
le Seigneur a revêtu sa force.

Et la terre tient bon, inébranlable ;
dès l’origine ton trône tient bon, 
depuis toujours, tu es.

Tes volontés sont vraiment immuables : 
la sainteté emplit ta maison, 
Seigneur, pour la suite des temps.

13.04.2026 – Rencontre avec la communauté algérienne en la basilique Notre-Dame d’Afrique à Alger

Ce lundi 13 avril 2026 à 18h10 (UTC+2), le pape Léon XIV se rend à la basilique Notre-Dame d’Afrique à Alger. Il y rencontrera notamment les prêtres, les religieux et religieuses. Il s’adressera à la communauté algérienne devant des responsables chrétiens et des amis de l’Eglise catholique.

13.04.2026 – Visite du pape LéonXIV au monument aux martyrs Maqam Echahid (Alger)

Juste après son arrivée à l’aéroport d’Alger ce lundi 13 avril 2026, le pape Léon XIV se rend au monument aux martyrs Maqam Echahid. La visite à ce mémorial dédié aux combattants de la guerre d’indépendance est un passage obligé pour toutes les personnalités qui visitent le pays.