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21.12.2025 – HOMÉLIE DU 4ÈME DIMANCHE DE L’AVENT – MATTHIEU 1, 18-24

Montons à la rencontre de Dieu,
soyons confiants !

Homélie de l’Abbé Jean Compazieu


Textes bibliques : Lire


En ce 4ème dimanche de l’Avent, la liturgie nous propose deux récits de l’Annonciation ; nous avons tout d’abord celui de la 1ère lecture : nous sommes au 4ème siècle avant Jésus Christ ; la situation du peuple d’Israël est vraiment dramatique : il est menacé de partout par les armées étrangères. Face à ce danger, le jeune roi d’Israël n’a pas fait le bon choix. Il a abandonné le vrai Dieu pour se tourner vers les dieux païens et s’attirer leurs faveurs.

Mas ces dieux païens ne sont rien. C’est également vrai pour nous aujourd’hui. Nous pensons à ces dieux qui occupent une grande place dans notre vie et notre monde : ils s’appellent argent, richesses, recherche du profit, de la belle situation… Aujourd’hui, le prophète Isaïe invite le roi Acaz et chacun de nous à se tourner vers le seul vrai Dieu. C’est sur lui qu’il nous faut compter. En ce temps de l’Avent, nous sommes invités à retrouver le vrai sens de Noël. Il ne s’agit pas de courir après toujours plus de consommation mais d’accueillir Celui qui vient nous sauver.

Cette annonce de la venue du Sauveur, nous la retrouvons dans l’Évangile de ce dimanche : c’est le message de l’ange à Joseph ; il est invité à prendre chez lui Marie son épouse : “L’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint”. Ces paroles nous disent la mission que Dieu confie à Joseph : il est appelé à être le gardien de Marie et de Jésus ; le pape François ajoute que cette garde concerne aussi toute l’Église. Saint Joseph est désormais le protecteur mystique de toute l’Église.

Cette garde, joseph l’exerce avec discrétion et humilité, dans le silence. Les Évangiles ne nous rapportent aucune parole de lui. Mais ils témoignent de sa présence constante et de sa fidélité totale, même quand il ne comprend pas. Il accompagne chaque moment avec prévenance et avec amour. Il est auprès de Marie dans les moments sereins et dans les moments difficiles.

Joseph est donc le gardien de Marie, de Jésus et de toute l’Église. Tout cela n’est devenu possible que grâce à sa constante attention à Dieu : il est ouvert à ses signes et disponible à son projet. Joseph est le gardien parce qu’il sait écouter Dieu, il se laisse guider par sa volonté, il est attentif à ce qui l’entoure ; il sait prendre les décisions les plus sages. Comme lui, nous sommes tous appelés à garder le Christ dans notre vie.*

Nous ne pourrons vivre un vrai Noël que si nous prenons chez nous Marie, notre Mère. Avec elle, nous accueillons Jésus qui est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. C’est dans la prière et le recueillement que nous pourrons, nous aussi, nous ajuster à la volonté de Dieu et participer à son projet. Comme Joseph, nous apprenons à nous faire les serviteurs d’un projet qui nous dépasse. Comme lui, le Seigneur nous conduit sur des chemins que nous n’avions pas prévus. Mais les paroles qu’il nous adresse sont celles de la vie éternelle.

Dans la seconde lecture, saint Paul nous annonce précisément l’accomplissement de ce salut en Jésus. Il nous décrit toute la richesse du mystère déployé depuis sa naissance jusqu’à sa mort et sa résurrection. Lui-même a été choisi par le Christ pour être apôtre : sa mission a été d’annoncer le salut en Jésus Christ au milieu des nations païennes. Comme le prophète Isaïe, il a été affronté à l’incrédulité et à la persécution. Mais rien ni personne ne peut empêcher Dieu de vouloir sauver le monde. La fête de Noël nous rappelle que nous attendons la venue de celui qui unifiera en lui Dieu et l’homme. Ce temps de l’Avent nous est donné pour nous mettre en route vers Celui qui ne cesse de venir à nous.

Beaucoup ne connaissent pas et ne veulent pas entendre parler du vrai sens de Noël, de Jésus, de Marie, de la crèche. Mais le message de l’Évangile doit être annoncé partout dans le monde. Notre mission ‘est pas de faire croire mais de dire et de témoigner. Le Seigneur nous assure que l’Esprit Saint agit dans le cœur ce ceux et celles qu’il met sur notre route. Le cardinal Eyt, ancien archevêque de Bordeaux, disait que “nous ne sommes pas deux mille ans après Jésus Christ mais deux mille ans avec lui”. Aujourd’hui comme autrefois, nous pouvons toujours compter sur lui.

En célébrant cette Eucharistie, nous nous tournons vers celui qui vient à nous. À chaque messe, il rejoint les communautés réunies en son nom. Il est “Emmanuel”, Dieu avec nous. Il est Celui qui nous fait entrer dans l’alliance définitive entre Dieu et l’homme. Et il nous confie cette mission : faire triompher l’amour sur la haine, la tendresse sur l’indifférence. Alors, plus que jamais, nous le prions ensemble : « O Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre ! » Amen

Abbé Jean Compazieu

Source : DIMANCHE PROCHAIN.ORG, le 14 décembre 2025

Un ex animateur radio de Chicago parcourt le pays avec une statue de Marie (II)

Un ex animateur radio de Chicago parcourt le pays avec une statue de Marie (II)

« Nous sommes tous brisés, mais nous sommes aimés. » C’est ce qu’affirme Kevin Matthews, ancien animateur radio provocateur de Chicago aux États-Unis qui parcourt le pays avec une statue de Marie trouvée près d’une benne à ordures dans le Michigan et qui partage sa prise de conscience de l’amour de Dieu pour son peuple.

Ce n’est que plus tard, lorsqu’il a apporté la statue à une entreprise de pierres tombales recommandée par son pasteur, qu’il s’est mis à pleurer. L’artisan lui a proposé de rassembler les morceaux, de restaurer les mains et de la remettre à neuf. « C’est là que j’ai commencé à pleurer », a-t-il déclaré. « Elle me rappelait moi-même. C’est moi qui étais brisé. »

Kevin a fait réassembler le haut et le bas, mais la fissure est toujours visible et ses mains sont toujours manquantes. Même brisée, a déclaré Matthews, la statue l’a inspiré à renouer avec la foi catholique dans laquelle il a grandi et lui a inculqué une dévotion à Marie, à travers le rosaire et surtout sous son titre de Notre Dame de Fatima.

Il a écrit deux livres sur cette expérience et a fait voyager la statue à travers le pays. Début septembre, il venait de rentrer d’un voyage au Texas et partait le lendemain pour New York.

En 2019, la statue de Marie brisée a été le point central d’une procession le vendredi soir, partant de l’église St. John Cantius (saint Jean de Kenty) à Chicago, qui a attiré des milliers de personnes.

À l’époque, le père Joshua Caswell, chanoine régulier, aujourd’hui pasteur et supérieur des chanoines réguliers de St. Cantius, avait déclaré : « Ce jour-là, j’ai vu des personnes de toutes les couleurs et de toutes les croyances s’inspirer d’une statue qui se trouvait autrefois dans une benne à ordures. J’ai vu les personnes brisées, physiquement et spirituellement, connaître un renouveau ce soir-là. J’espère que ce n’est que le début pour notre ville, que nous pouvons avoir l’espoir que Dieu rétablira toutes choses et que nous avons une mère céleste qui nous aime. »

Aujourd’hui, Matthews affirme que Dieu est au premier plan dans sa vie. « Dieu est la chose la plus importante », dit-il. « Plus important que ma femme, mes enfants, ma vie, la radio… Dieu passe avant tout. »

Michelle Martin, 23 septembre 2025ChicagoCatholic.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

18.12.2025 – SAINTE DU JOUR

Bse Giulia Nemesia Valle

Bienheureuse Némésie (Julie) Valle

Nemesia (Giulia) Valle
Sœur de la Charité de Ste Jeanne-Antide Thouret

Fille d’Anselmo Valle et de Maria Cristina Dalbar, Giulia est le prénom qu’elle reçoit de ses parents le 26 juin 1847, jour de sa naissance à Aoste et de son baptême dans l’église collégiale S. Orso. 

Les premières années de sa vie se passent dans la sérénité d’une famille qui se réjouit de la naissance d’un autre enfant : Vincenzo. Le travail des parents : un atelier de mode tenu par la maman et les activités commerciales du père assurent à tous un réel bien-être. Mais quand elle a quatre ans, Giulia connaît l’épreuve de la mort de sa maman.

Quand elle a onze ans, pour compléter son instruction, Giulia est envoyée en France, à Besançon dans un pensionnat tenu par les Sœurs de la Charité. La séparation de la famille est une nouvelle souffrance pour elle, une nouvelle expérience de solitude qui l’oriente vers une profonde amitié avec « le Seigneur qui tient la place de la maman ».

Le 8 septembre 1866 son père l’accompagne à Vercelli, au monastère S. Margherita où se trouve un noviciat des sœurs de la Charité. Commence alors pour elle une nouvelle vie dans la paix, dans la joie malgré les larmes d’une séparation pas facile.

A la fin du noviciat, elle reçoit l’habit religieux et un nom nouveau : Nemesia. C’est le nom d’un martyr des premiers siècles. Elle en est contente et de ce nom, elle fait un programme de vie : témoigner de son amour pour Jésus jusqu’au bout, à n’importe quel prix, pour toujours.

Quand elle a quarante ans, elle est nommée supérieure de la communauté ; Sœur Nemesia est déconcertée mais une pensée l’encourage : être supérieure signifie servir ; elle pourra donc se dépenser sans mesure et, humblement, elle se met en route. Les lignes de son programme sont tracées :        

« Presser le pas sans regarder en arrière, en fixant son regard sur l’essentiel : Dieu Seul ! A lui la gloire, aux autres la joie, à moi le prix à payer, souffrir mais ne jamais faire souffrir. Être exigeante pour moi-même et toute charitable pour les sœurs : l’amour qui se donne est l’unique chose qui demeure. »

En effet, sa charité n’aura pas de limites. A Tortona on l’appelle notre ange.

Elle meurt, à l’âge de 69 ans, le 18 décembre 1916.

Sœur Nemesia Giulia Valle a été béatifiée le 25 avril 2004, par Saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Pour un approfondissement biographique, lire :

>>> Giulia Nemesia Valle 

©Evangelizo.org

Bienheureuse Némésie (Julie) Valle priez pour nous !

18.12.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 1,18-24. 

Voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret.
Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ;


elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
‘Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel’, qui se traduit : « Dieu-avec-nous »
Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse,

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean-Paul II (1920-2005)

pape

Exhortation apostolique « Redemptoris custos », 4 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’Ange du Seigneur lui avait prescrit »

Au début de son pèlerinage de foi, la foi de Marie rencontre la foi de Joseph. Si Élisabeth a dit de la Mère du Rédempteur : « Bienheureuse celle qui a cru » (Lc 1,45), on peut en un sens attribuer aussi cette béatitude à Joseph, car il a répondu affirmativement à la Parole de Dieu quand elle lui a été transmise en ce moment décisif. Joseph, il est vrai, n’a pas répondu à l’annonce de l’ange comme Marie, mais il « fit ce que l’Ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse ». Ce qu’il a fait est pure « obéissance de la foi » (Rm 1,5). On peut dire que ce qu’a fait Joseph l’unit d’une manière toute spéciale à la foi de Marie ; il a accepté comme une vérité venant de Dieu ce qu’elle avait déjà accepté lors de l’Annonciation. Le Concile Vatican II dit : « À Dieu qui révèle est due l’obéissance de la foi par laquelle l’homme s’en remet tout entier et librement à Dieu dans un complet hommage d’intelligence et de volonté à Dieu qui révèle et dans un assentiment volontaire à la révélation qu’il fait » (Dei Verbum, 5). Cette phrase, qui touche à l’essence même de la foi, s’applique parfaitement à Joseph de Nazareth. Il est devenu donc d’une façon singulière le dépositaire du mystère « tenu caché depuis les siècles en Dieu » (Ep 3,9), de même que Marie l’est devenue en ce moment décisif appelé par l’apôtre Paul « la plénitude du temps », lorsque « Dieu envoya son Fils, né d’une femme… afin de racheter les sujets de la Loi, pour leur conférer l’adoption filiale » (Ga 4,4-5)… Joseph est, avec Marie, le premier dépositaire de ce mystère divin… En ayant devant les yeux le texte des deux évangélistes Matthieu et Luc, on peut dire également que Joseph est le premier à participer à la foi de la Mère de Dieu et qu’ainsi il soutient son épouse dans la foi à l’Annonciation divine ; il est placé le premier par Dieu sur le chemin du pèlerinage de foi de Marie… Le chemin personnel de Joseph, son pèlerinage de foi, se conclura le premier… ; cependant, le chemin de foi de Joseph suit la même direction.

LECTURES :

Livre de Jérémie 23,5-8. 

Voici venir des jours – oracle du Seigneur–, où je susciterai pour David un Germe juste : il régnera en vrai roi, il agira avec intelligence, il exercera dans le pays le droit et la justice.
En ces jours-là, Juda sera sauvé, et Israël habitera en sécurité. Voici le nom qu’on lui donnera : « Le-Seigneur-est-notre-justice. »
C’est pourquoi, voici venir des jours – oracle du Seigneur – où, pour prêter serment, on ne dira plus : « Par le Seigneur vivant, qui a fait monter du pays d’Égypte les fils d’Israël »,
mais : « Par le Seigneur vivant, qui a fait monter du pays du nord les gens de la maison d’Israël, qui les a ramenés de tous les pays où il les avait chassés. » Car ils demeureront sur leur sol.

Psaume 72(71),1-2.12-13.18-19. 

R/ En ces jours-là fleurira la justice, grande paix jusqu’à la fin des temps. (Ps 71, 7)

Dieu, donne au roi tes pouvoirs, 
à ce fils de roi ta justice.
Qu’il gouverne ton peuple avec justice, 
qu’il fasse droit aux malheureux !

Il délivrera le pauvre qui appelle 
et le malheureux sans recours.
Il aura souci du faible et du pauvre, 
du pauvre dont il sauve la vie.

Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, 
lui seul fait des merveilles !
Béni soit à jamais son nom glorieux, 
toute la terre soit remplie de sa gloire ! Amen ! Amen !