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20.06.2026 – SAINT DU JOUR

St Gobain

PRÊTRE ET ERMITE († V. 670)

Vers 670, vivait un homme né en Irlande, qui se livra dès sa jeunesse à la pratique de la vertu et l’étude des saintes lettres. Cet homme était Saint Gobain, ordonné prêtre pour Saint Fursi, il vient à Laon visiter l’église Saint Marie (futur Cathédrale de Laon), dont le glorieux renon s’étendait au loin, il demeura un certain temps dans l’abbaye Saint Vincent de Laon.

Mais amoureux de la solitude, Gobain résolut de fuir le monde et de se retirer dans un désert.

Pour cela avec un bâton, il partit et s’enfonçât dans la vaste forêt de Voas (aujourd’hui foret de St Gobain), Vers le soir pris de fatigue, il s’arrête sur une colline, du nom de Mont Erème (c’est-à-dire Mont inculte).

Il planta son bâton dans le sol et se coucha sur les feuilles mortes, afin de se reposer et de reprendre sa route le lendemain.

Il s’éveilla à l’aube du jour, et s’apprêta à reprendre la route à la recherche d’un lieu solitaire pour construite un hermitage.

Mais au moment ou il voulu reprendre son bâton, une source abondante s’échappa du trou, formé par la pointe de son bâton

A la vue de ce miracle, Saint Gobain, reconnu que ce lieu était destiné de Dieu, et il résolut de si arrêter.

Il construit une cellule et un oratoire qu’il dédiât à Saint Pierre sur le terrain donné par le roi Clotaire III qui toute sa vie ne cessa d’honorer le Saint homme. Cet endroit pris le nom de Mont de l’ermitage, et garda  ce mon toute la vie du Saint. Plus tard on construisit à cette endroit l’église de Saint Gobain qui porte toujours le nom de Saint Pierre, on enferma cette source dans une crypte, ou chapelle souterraine parfaitement conservé (elle se visite encore de nos jours au journée du patrimoine et la source coule toujours).

Saint Gobain se livra à la prière, et à la conversion des peuples voisins, composés dit l’histoire de personnes barbares et farouches.

Mais ses prédications, au lieu de porter ces fruits qu’il en attendait, aigrirent ces hommes sauvages, et un jour le 20 juin 670, entrant dans a l’improviste dans la retraite du Saint, qui priait, ils lui tranchèrent la tête. Gobain fut enterré dans l’oratoire, future église. Des bruit se rependirent, que de nombreux miracles se faisait journellement, autour de son tombeau, ce qui attirent une immense foule de pèlerins pour faire des dévotions  au Saint.

Ce pèlerinage, donna naissance petit à petit à une petite ville au milieu de la foret qui pris le nom du Saint vénéré, c’est-à-dire Saint Gobain. Un prieuré d’hommes y fut construit puis le sir de Coucy il construisit un grand château fort. Le crâne du saint était encore présent il y a peu dans un magnifique reliquaire dans l’église de Saint Gobain, hélas volé il y a quelque année et jamais retrouvé. Le reste des reliques fut perdu aussi pendant les guerres.

Source: https://missionnotredamedeliesse.over-blog.com/article-histoire-de-saint-gobain-pretre-et-martyr-80311452.html

Saint Gobain priez pour nous !

20.06.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,24-34. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent.
C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ?
Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ?
Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ?
Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas.
Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux.
Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ?
Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?”
Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin.
Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît.

Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

tertiaire dominicaine, docteur de l’Église, copatronne de l’Europe

La Providence de la Miséricorde, chap. VII, n° 141 (Le dialogue, tome 2, trad. J. Hurtaud, éd. Téqui, 1976, p. 174-175)

Je sais bien, Moi, ce dont vous avez besoin !

[Sainte Catherine a entendu Dieu lui dire :] Comment l’homme peut-il refuser de croire que j’aurai soin de lui, lui que j’ai créé à mon image et ressemblance, quand il me voit nourrir et préserver le ver dans le bois sec, donner leur pâture aux bêtes des champs, aux poissons de la mer, aux oiseaux de l’air, à tous les êtres vivants qui sont sur terre ? Je fais luire mon soleil sur les plantes, et je répands sur elles la rosée qui féconde. N’est-ce pas pour son service que tout a été fait ? Ma bonté n’a rien créé sans penser à lui. De quelque côté qu’il se tourne, au spirituel comme au temporel, il ne trouve rien d’autre que l’abîme de feu de ma charité, servie par la grande et douce et parfaite providence. Mais il ne voit pas, parce qu’il s’est privé de la lumière, et qu’il ne veut pas voir. Dès lors il se scandalise de l’épreuve, il restreint sa charité envers le prochain, il se fait avare et s’inquiète du lendemain, comme si ma Vérité ne le lui avait pas défendu quand elle a dit : « Ne vous tourmentez pas pour le jour qui vient : à chaque jour suffit sa peine » (Mt 6,34) ! Il vous reprochait ainsi votre peu de confiance, en vous mettant sous les yeux ma providence et la brièveté du temps. Ne vous inquiétez pas pour demain, disait-il. C’est comme s’il avait dit : Ne vous donnez pas de souci pour ce que vous n’êtes pas sûr d’avoir : c’est assez de suffire au jour présent. Il vous enseignait à demander d’abord le royaume des cieux, c’est-à-dire la bonne et sainte vie. Quant à ces choses de rien, je sais bien, moi votre Père du ciel, que vous en avez besoin, puisque c’est pour vous que je les ai faites, puisque c’est pour vous que j’ai commandé à la terre de vous donner ses fruits.

LECTURES :

Deuxième livre des Chroniques 24,17-25. 

Après la mort de Joad, les princes de Juda vinrent se prosterner devant le roi, et alors le roi les écouta.
Les gens abandonnèrent la Maison du Seigneur, Dieu de leurs pères, pour servir les poteaux sacrés et les idoles. À cause de cette infidélité, la colère de Dieu s’abattit sur Juda et sur Jérusalem.
Pour les ramener à lui, Dieu envoya chez eux des prophètes. Ceux-ci transmirent le message, mais personne ne les écouta.
Dieu revêtit de son esprit Zacharie, le fils du prêtre Joad. Zacharie se présenta devant le peuple et lui dit : « Ainsi parle Dieu : Pourquoi transgressez-vous les commandements du Seigneur ? Cela fera votre malheur : puisque vous avez abandonné le Seigneur, le Seigneur vous abandonne. »
Ils s’ameutèrent alors contre lui et, par commandement du roi, le lapidèrent sur le parvis de la Maison du Seigneur.
Le roi Joas, en faisant mourir Zacharie, fils de Joad, oubliait la fidélité que Joad lui avait témoignée. Zacharie s’était écrié en mourant : « Que le Seigneur le voie, et qu’il fasse justice ! »
Or, à la fin de l’année, l’armée d’Aram monta contre le roi Joas et arriva en Juda et à Jérusalem. Ses hommes massacrèrent tous les princes du peuple et envoyèrent tout le butin au roi de Damas.
L’armée d’Aram ne comptait qu’un petit nombre d’hommes, et pourtant le Seigneur leur livra une armée très importante, parce que les gens de Juda avaient abandonné le Seigneur, Dieu de leurs pères ; et Joas reçut le châtiment qu’il méritait.
Lorsque les Araméens partirent, le laissant dans de grandes souffrances, ses serviteurs complotèrent contre lui parce qu’il avait répandu le sang du fils du prêtre Joad, et ils le tuèrent sur son lit. Il mourut, et on l’ensevelit dans la Cité de David, mais non pas dans les tombeaux des rois.

Mort de Zacharie Ben Joïada, fils du grand prêtre Jonas

Psaume 89(88),4-5.29-30.31-32.33-34

R/ Sans fin, je lui garderai mon amour. (Ps 88, 29a)

Avec mon élu, j’ai fait une alliance, 
j’ai juré à David, mon serviteur :
J’établirai ta dynastie pour toujours, 
je te bâtis un trône pour la suite des âges.

Sans fin je lui garderai mon amour, 
mon alliance avec lui sera fidèle. 
Je fonderai sa dynastie pour toujours, 
son trône aussi durable que les cieux. 

Si ses fils abandonnent ma loi 
et ne suivent pas mes volontés,
s’ils osent violer mes préceptes 
et ne gardent pas mes commandements,

je punirai leur faute en les frappant, 
et je châtierai leur révolte,
mais sans lui retirer mon amour, 
ni démentir ma fidélité.

« Quand le chemin devient difficile, regardons vers Marie notre Mère »

« Quand le chemin devient difficile, regardons vers Marie notre Mère »

Sur le chemin de l’existence, notre destination est Dieu, Amour infini et éternel, plénitude de vie, de paix, de joie, de tout bien. Le cœur humain est attiré par cette beauté et n’est pas heureux tant qu’il ne la trouve ; et il risque en effet de ne pas la trouver s’il se perd dans la forêt obscure du mal et du péché.

Mais voici la grâce : Dieu est venu à notre rencontre, Il a pris notre chair, faite de terre, et l’a emportée avec Lui, symboliquement « au ciel », c’est-à-dire en Dieu. C’est le mystère de Jésus Christ, incarné, mort et ressuscité pour notre salut ; et, inséparable de Lui, c’est aussi le mystère de Marie, la femme dont le Fils de Dieu a pris chair, et de l’Église, corps mystique du Christ. Il s’agit d’un mystère unique d’amour et donc de liberté. Comme Jésus a dit oui, Marie a dit oui, elle a cru à la parole du Seigneur. Et toute sa vie a été un pèlerinage d’espérance, avec le Fils de Dieu qui est son Fils, un pèlerinage qui, à travers la Croix et la Résurrection, l’a conduite dans la patrie, dans l’étreinte de Dieu.

C’est pourquoi, alors que nous cheminons, individuellement, en famille, en communauté, surtout lorsque les nuages s’amoncellent et que le chemin devient incertain et difficile, levons les yeux, regardons vers elle, notre Mère, et nous retrouverons l’espérance qui ne déçoit pas.

Pape Léon XIV

Extrait de l’Angelus du 15 août 2025

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

19.06.2026 – SAINT DU JOUR

St Romuald

Saint Romuald
Anachorète et « père des moines camaldules » 
(v. 952-1027) 

Romualdo naît à Ravenne, vers 952, d’une des plus illustres familles d’Italie. Sa jeunesse fut orageuse, mais bientôt la grâce, qui le poursuivait, triompha de ses résistances, et il racheta son passé par les plus effrayantes austérités. 

Après avoir vécu sept ans dans un monastère de Saint-Benoît, il se sentit inspiré de mener la vie solitaire, et alla habiter avec un saint homme qui lui faisait réciter chaque jour de mémoire tout le psautier. Quand il faisait quelque faute, l’ermite, toujours armé d’une baguette, lui donnait un rude coup sur l’oreille gauche. Romuald souffrait patiemment ; cependant un jour, s’apercevant qu’il perdait l’ouïe du côté gauche, il pria le rude vieillard de le frapper sur l’oreille droite. Ce fait suppose un grand progrès dans la vertu. 

Bientôt Romualdo devint le chef d’une foule de solitaires ; il réforma et fonda un grand nombre de monastères, et établit enfin l’Ordre des Camaldules.

Dieu éprouva sa vertu par les terribles assauts du démon, qui lui demandait à quoi servaient tant de prières et de pénitences. Les victoires du Saint rendaient son ennemi plus furieux, et plus d’une fois il fut battu et foulé aux pieds par des esprits malins revêtus des formes les plus fantastiques : « Quoi ! disait Romuald au démon, en se moquant de lui, tu as été chassé du Ciel et tu viens au désert montrer ta honte ! Va-t-en, bête immonde, vilain serpent ! » 

Romualdo jouissait à un haut degré du don des larmes ; il ne pouvait célébrer la Messe sans pleurer, et, pendant son oraison, vaincu par l’émotion et ravi en extase, il s’écriait : « Jésus, mon cher Jésus ! Ô doux miel, ineffable désir, délices des Saints, suavité des Anges ! » 

Arrivé à une extrême vieillesse, il se nourrissait chaque jour avec une grande sobriété, et, pendant le carême, se contentait d’une écuelle de légumes à son unique repas. Quelquefois il demandait certains mets afin de les voir, mais sans y toucher afin de se garder de tout excès de gourmandise : « Voilà un bon morceau bien apprêté, Romuald, disait-il ; tu le trouverais bien de ton goût, n’est-ce pas ? Eh bien ! Tu n’y toucheras pas. » 

Ce grand ascète, malgré ses austérités étonnantes, mourut à un âge avancé.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.

Saint Romuald priez pour nous !