23.08.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 16,13-20. 

En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? »
Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »
Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »

Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »

Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.
Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.

Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »
Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne que c’était lui le Christ.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

tertiaire dominicaine, docteur de l’Église, copatronne de l’Europe

Lettre 86 à Nicolas d’Osimo, n° 40 (trad. Cartier, Téqui, 1976, tome 1, p. 585-588 ; rev.)

Bâtir l’édifice de notre âme

Mon très cher et bien aimé Père dans le Christ Jésus, moi, Catherine, la servante et l’esclave des serviteurs de Jésus-Christ, je vous écris dans son précieux sang, avec le désir de vous voir une pierre ferme, fondé sur le doux Jésus, la pierre inébranlable. (…) Ô très cher Père, y a-t-il une chose meilleure et plus douce que de bâtir l’édifice de notre âme ? Oui, c’est une chose bien douce, d’avoir trouvé la pierre, l’architecte et l’ouvrier qu’il faut pour cet édifice. Oh ! le bon architecte, que le Père éternel, en qui reposent la sagesse, la science, la bonté infinies ! Notre Dieu est Celui qui est ; toutes les choses qui ont l’être le tiennent de lui ; c’est un maître qui fait tout ce qui est utile, et qui ne veut que notre sanctification. Tout ce qu’il donne ou permet est pour notre bien, pour nous purifier de nos péchés, ou pour augmenter en nous la grâce et la perfection. C’est donc un doux maître puisqu’il sait bien édifier, et qu’il nous donne ce dont nous avons besoin. (…) Nous avions perdu la grâce par le péché commis, et il est venu s’unir et se greffer sur notre nature ; il s’est donné tout à nous, car sa vertu est dans son Fils ; il l’a fait artiste aussi, en lui donnant sa puissance ; il l’a fait pierre, comme le dit saint Paul : « Notre pierre est le Christ » (1 Co 10,4). Il l’a fait le serviteur et l’ouvrier de l’édifice, car la charité, l’amour ineffable avec lequel il a donné sa vie et son sang, a préparé la chaux, et rien maintenant ne nous manquera. Réjouissons-nous donc et tressaillons d’allégresse, parce que nous avons un bon architecte, une pierre excellente et un ouvrier qui nous a cimentés avec son sang ; et son ouvrage est si fort, que ni le démon, ni les créatures, ni la grêle, ni la tempête, ni le vent ne pourront jamais renverser cet édifice, si nous n’y consentons.

LECTURES :

Livre d’Isaïe 22,19-23. 

Parole du Seigneur adressé à Shebna le gouverneur :
« Je vais te chasser de ton poste, t’expulser de ta place.
Et, ce jour-là, j’appellerai mon serviteur, Éliakim, fils d’Helcias.
Je le revêtirai de ta tunique, je le ceindrai de ton écharpe, je lui remettrai tes pouvoirs : il sera un père pour les habitants de Jérusalem et pour la maison de Juda.
Je mettrai sur son épaule la clef de la maison de David : s’il ouvre, personne ne fermera ; s’il ferme, personne n’ouvrira.
Je le planterai comme une cheville dans un endroit solide ; il sera un trône de gloire pour la maison de son père. »

Psaume 138(137),1-2a.2bc-3.6.8bc. 

De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce : 
tu as entendu les paroles de ma bouche. 
Je te chante en présence des anges,
vers ton temple sacré, je me prosterne.

Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où tu répondis à mon appel, 
tu fis grandir en mon âme la force.

Si haut que soit le Seigneur, il voit le plus humble ; 
de loin, il reconnaît l’orgueilleux.
Seigneur, éternel est ton amour :
n’arrête pas l’œuvre de tes mains.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 11,33-36. 

Quelle profondeur dans la richesse, la sagesse et la connaissance de Dieu ! Ses décisions sont insondables, ses chemins sont impénétrables !
Qui a connu la pensée du Seigneur ? Qui a été son conseiller ?
Qui lui a donné en premier et mériterait de recevoir en retour ?
Car tout est de lui, et par lui, et pour lui. À lui la gloire pour l’éternité ! Amen.

Marie reine du ciel

Célébrée le 22 août, la fête de la Bienheureuse Vierge Marie, Reine, prolonge la solennité de l’Assomption. Elle invite à contempler Marie couronnée au ciel, assise aux côtés du Christ, et souligne sa coopération unique au salut des hommes ainsi que son rôle de mère intercesseedure.

Origine et date

  • Instituée en 1954 par le pape Pie XII via l’encyclique Ad Caeli Reginam.
  • Fixée huit jours après l’Assomption (le 15 août) pour faire le lien entre la montée au ciel de Marie et sa royauté.

Signification spirituelle

  • Royauté d’amour : Marie est reine non par domination, mais par l’amour, la grâce et sa proximité totale avec le Christ.
  • Maternité universelle : Sa royauté s’exprime dans la compassion et l’intercession pour tous les êtres humains.
  • Association au salut : Elle a part à l’œuvre de la rédemption menée par son fils Jésus

Prière à Marie :

« Sainte Marie, Mère de Dieu et notre Reine,


nous nous confions à votre tendresse maternelle.


Vous qui régnez par l’amour et la compassion aux côtés de votre Fils,
tournez vos yeux miséricordieux vers nos familles et nos souffrances.


Guidez nos pas sur le chemin du bien et intercédez pour la paix dans le monde.


Amen. »

Un genre de miracle différent à Lourdes

Un genre de miracle différent à Lourdes

Une dame s’était inscrite en prévenant l’organisatrice : « Je viens à Lourdes pour remercier la Vierge et y mourir. » 

Une demande pareille, on ne sait jamais comment l’accueillir. Pour la comprendre, il faut remonter quelques mois en arrière. Sa petite-fille avait eu un cancer rare et grave. Soignée pendant plusieurs mois avec une propagation de métastases. En dernier ressort, un médecin propose aux parents de se rendre avec elle à Lourdes. Ils s’embarquent pour vivre le week end de Pâques à Lourdes. Ils vont à la grotte, à la messe, aux piscines, ils prient et vivent intensément ce temps de grâce.

Parallèlement, la grand-maman, chez elle en Suisse, demande à la Vierge de prendre sur elle le cancer de sa petite fille. Au retour de Lourdes, revenue à l’hôpital, les médecins constatent l’assèchement des métastases et la lente guérison de la jeune fille. Presque au même moment, elle, qui était en pleine forme, ressent de fortes douleurs abdominales. Le diagnostic tombe. Elle a un cancer avancé des poumons. Et c’est là qu’elle dit : « Je vais aller à Lourdes pour remercier la Vierge Marie, et pour y mourir. »

En pèlerinage, elle est venue à la messe d’ouverture le lundi, à la messe à la grotte, le mardi matin, à la réconciliation, l’après-midi. Dans la nuit, son état s’aggrave rapidement, elle est hospitalisée. La nuit suivante, j’appelle sa fille pour lui annoncer son décès. Elle me répond : « On est contents pour elle, c’est ce qu’elle voulait. »

Et aux obsèques, la petite-fille, en voie de guérison, qui aimait énormément sa grand-mère, jouait du piano dans l’église. Voilà ! Une fille qu’on disait condamnée s’en sort, sa grand-mère exaucée s’en va apaisée. Tel est, tels sont les miracles de Lourdes. Cela nous dépasse.

S.F

cath.ch/newsf

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

22.08.2026 – SAINT DU JOUR

St Symphorien d’Autun

Saint Symphorien
Martyr 
(† IIIe ou IV siècle)

Symphorien, né à Autun, appartenait à l’une des familles de cette ville les plus illustres par ses ancêtres, par ses richesses et par ses fonctions. Il resta pur au milieu des dangers de la jeunesse ; avec le rayonnement de la vertu, son beau front reflétait la noblesse et l’intelligence ; il était déjà l’ornement de la cité. 

Un jour que le peuple, en grande partie païen, célébrait la fête de la déesse Cybèle, Symphorien témoigna hautement son mépris pour ces démonstrations ridicules et refusa de joindre ses hommages à ceux de la foule. Il n’en fallait pas davantage pour être saisi et traîné devant les tribunaux :
 « Déclare ton nom et ta condition, lui dit le juge. 
– Je m’appelle Symphorien, et je suis chrétien.
– Pourquoi n’as-tu pas voulu adorer la déesse ?
– Je n’adore que le Dieu vivant; quant à votre déesse, donnez-moi un marteau, et je la briserai en mille pièces. 
– Si tu ne veux pas obéir à l’édit des empereurs, tu paieras ta révolte de ton sang.
– Dieu punit les méchants, mais Il récompense les justes en proportion de leurs mérites ; je n’ai donc point lieu de craindre tes supplices ; plus je souffrirai, plus ma couronne sera belle. »

Après une sanglante flagellation, le jeune martyr fut jeté dans un noir cachot ; quelques jours après, non seulement on ne le trouva pas amolli, mais il se montra plus ferme encore. Comme le juge l’exhortait à sacrifier aux idoles : 

« Ne perdez pas votre temps en discours vains et frivoles » lui dit Symphorien.
Le juge insistant, pour le flatter, sur les honneurs qui l’attendaient : « Les biens des chrétiens, dit-il, leurs honneurs, ne sont pas de ce monde; le monde passe comme une ombre ; Dieu seul donne le vrai bonheur.
– Obéis, dit le juge furieux, ou je te condamne à mort !
– Je crains Dieu seul ; vous avez pouvoir sur mon corps, mais vous ne pouvez rien sur mon âme. 
– Symphorien, vous êtes condamné à périr par le glaive ! » 

C’est alors qu’eut lieu une scène sublime. La mère du jeune martyr avait assisté à sa glorieuse confession de foi; elle voulait assister à son couronnement et suivit le cortège jusqu’aux murailles de la cité, près du lieu où devait s’accomplir le sacrifice. Là, du haut des remparts, cette femme, digne émule de la mère des Macchabées, fit entendre à son fils cette exhortation touchante : 
« Courage, mon fils, courage, la mort nous conduit à la vie. Regardez en haut, mon enfant, regardez Celui qui règne au Ciel ! »

Fortifié par ces paroles, le jeune chrétien livra sans hésiter sa tête au fer du bourreau.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.

Saint Symphorien priez pour nous !