03.10.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,17-24. 

En ce temps-là, les soixante-douze disciples que Jésus avait envoyés revinrent tout joyeux, en disant : « Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom. »
Jésus leur dit : « Je regardais Satan tomber du ciel comme l’éclair.
Voici que je vous ai donné le pouvoir d’écraser serpents et scorpions, et sur toute la puissance de l’Ennemi : absolument rien ne pourra vous nuire.
Toutefois, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »


À l’heure même, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint, et il dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
Tout m’a été remis par mon Père. Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ; et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »
Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)

prêtre, curé d’Ars

Sermon pour (Sermons de Saint Jean Baptiste Marie Vianney, Curé d’Ars, t. 2 ; Éd. Ste Jeanne d’Arc, 1982 ; p. 195.198.213)

Espérer le bonheur du Ciel

Mes frères, si la foi nous découvre partout Dieu présent, l’espérance nous fait faire tout ce que nous faisons dans la seule vue de plaire au bon Dieu, par la pensée heureuse d’une récompense éternelle. Puisque, mes frères, cette vertu adoucit tant nos maux, voyons tous ensemble en quoi consiste cette belle et précieuse vertu d’espérance. Si, mes frères, nous avons le bonheur de connaître par la foi, qu’il y a un Dieu qui est notre Créateur, notre Sauveur et notre souverain Bien, qui ne nous a créés que pour le connaître, l’aimer, le servir et le posséder ; l’espérance nous apprend que, quoique indignes de ce bonheur, nous pouvons l’espérer par les mérites de Jésus-Christ. Pour rendre, mes frères, nos actions dignes d’être récompensés, il faut trois choses, que voici : la foi, qui nous y fait voir Dieu présent ; l’espérance, qui nous les fait faire dans la seule vue de lui plaire, et l’amour, qui nous attache à lui comme à notre souverain Bien. Oui, mes frères, nous ne connaîtrons jamais le degré de gloire que chaque action nous procurera dans le ciel, si nous la faisons bien purement pour le bon Dieu ; les saints mêmes qui sont dans le ciel ne le comprennent pas. (…) Mais, me direz-vous, que veut dire ce mot : espérer ? Le voici, mes frères. C’est soupirer après quelque chose qui doit nous rendre heureux dans l’autre vie ; c’est désirer ardemment la délivrance des maux de cette vie, et désirer la possession de toutes sortes de biens capables de nous contenir pleinement. (…) Je dis qu’il faut que notre espérance soit universelle, c’est-à-dire, qu’il faut avoir recours au bon Dieu dans tout ce qui peut nous arriver.

LECTURES :

Livre de Job 42,1-3.5-6.12-17. 

Job s’adressa au Seigneur et dit :
« Je sais que tu peux tout et que nul projet pour toi n’est impossible.
“Quel est celui qui déforme tes plans sans rien y connaître ?” De fait, j’ai parlé, sans les comprendre, de merveilles hors de ma portée, dont je ne savais rien.
C’est par ouï-dire que je te connaissais, mais maintenant mes yeux t’ont vu.
C’est pourquoi je me rétracte et me repens sur la poussière et sur la cendre. »
Le Seigneur bénit la nouvelle situation de Job plus encore que l’ancienne. Job posséda quatorze mille moutons et six mille chameaux, mille paires de bœufs et mille ânesses.
Il eut encore sept fils et trois filles.
Il nomma la première Colombe, la deuxième Fleur-de-Laurier, et la troisième Ombre-du-regard.
On ne trouvait pas dans tout le pays de femmes aussi belles que les filles de Job. Leur père leur donna une part d’héritage avec leurs frères.
Après cela, Job vécut encore cent quarante ans, et il vit ses fils et les fils de ses fils : quatre générations.
Et Job mourut âgé, rassasié de jours.

Psaume 119(118),66.71.75.91.125.130. 

R/ Pour ton serviteur, que ton visage s’illumine, Seigneur ! (Ps 118, 135a)

Apprends-moi à bien saisir, à bien juger : 
je me fie à tes volontés.
C’est pour mon bien que j’ai souffert, 
ainsi, ai-je appris tes commandements.

Seigneur, je le sais, tes décisions sont justes ;
tu es fidèle quand tu m’éprouves.
Jusqu’à ce jour, le monde tient par tes décisions : 
toute chose est ta servante.

Je suis ton serviteur, éclaire-moi :
je connaîtrai tes exigences.
Déchiffrer ta parole illumine 
et les simples comprennent.

Il ne convenait pas que l’ange s’inclinât devant l’homme…

Il ne convenait pas que l’ange s’inclinât devant l’homme…

Premièrement, l’ange est supérieur à l’homme en dignité, du fait de sa nature spirituelle. Il est écrit en effet (Ps. CIII, 4) : « D’êtres spirituels (et incorruptibles), Dieu a fait ses anges. » Mais l’homme, lui, est d’une nature corruptible ; c’est pourquoi Abraham disait à Dieu (Gen. XIII, 27) : « Je parlerai à mon Seigneur, moi, cendre et poussière. ». Il ne convenait pas qu’une créature spirituelle et incorruptible rendît hommage à une créature corruptible. En second lieu, l’ange surpasse l’homme par sa familiarité avec Dieu. L’ange, en effet, appartient à la famille de Dieu ; il se tient auprès de lui. « Des milliers de milliers d’anges le servaient et dix milliers de centaines de milliers d’anges se tenaient en sa présence », est-il écrit au Livre de Daniel (VII, 10). Mais l’homme, lui, est comme étranger à Dieu, comme exilé loin de sa Face, par le péché, suivant cette parole du psalmiste (Ps. CIV, 8) : « Je me suis éloigné de mon Dieu par la fuite. ». Il convient donc que l’homme honore l’ange, à cause de sa proximité avec la majesté divine et de son intimité avec elle. En troisième lieu, l’ange est élevé au-dessus de l’homme, par la plénitude de la splendeur de sa grâce divine. Les anges, en effet, participent avec la plus grande plénitude à la lumière divine elle-même. « Peut-on dénombrer les soldats de Dieu ? », dit Job (XXV, 3), « et en est-il un seul sur lequel ne se lève sa lumière ? ». Aussi les anges apparaissent-ils toujours lumineux. Les hommes, eux, participent bien à cette lumière de la grâce, mais avec parcimonie et comme dans un clair-obscur. Il ne convenait donc pas que l’ange s’inclinât devant l’homme, jusqu’au jour où parut une créature humaine surpassant les anges, par sa plénitude de grâce, par sa familiarité avec Dieu et par sa dignité. Cette créature humaine fut la bienheureuse Vierge Marie. Pour reconnaître cette supériorité, l’ange lui témoigna sa vénération par ces paroles : « Je vous salue ».

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Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

02.10.2026 – SAINT DU JOUR

Les Saints Anges Gardiens

C’est une vérité de foi que les anges, tout bienheureux qu’ils sont, reçoivent une mission de Dieu auprès des hommes ; les paroles de Notre-Seigneur, l’enseignement des Docteurs et des saints, l’autorité de l’Église, ne nous permettent pas d’en douter. Si les démons, en légions innombrables, rôdent autour de nous comme des lions prêts à nous dévorer, selon la parole de saint Pierre, il est consolant pour nous de songer que Dieu nous a donné des défenseurs plus nombreux et plus puissants que les démons.

C’est au plus tard dès sa naissance que tout homme venant au monde est confié à la garde d’un esprit céleste ; les païens, les hérétiques, les pécheurs eux-mêmes, ne sont pas privés de ce bienfait de Dieu. Il est même certain que divers personnages, en raison de leur situation, comme les rois, les pontifes, ou en raison des vues spéciales de Dieu sur eux, comme nombre de saints, ont parfois plusieurs anges gardiens. Il semble indubitable que non seulement les individus, mais les sociétés et les institutions, sont confiées aussi spécialement à la garde des anges ; l’Église, les royaumes, les provinces, les diocèses, les paroisses, les familles, les ordres religieux, les communautés, ont leurs angéliques protecteurs.

Les anges nous préservent d’une foule de maux et de dangers, ils éloignent de nous les occasions du péché ; ils nous inspirent de saintes pensées et nous portent à la vertu, nous soutiennent dans les tentations, nous fortifient dans nos faiblesses, nous animent dans nos découragements, nous consolent dans nos afflictions. Ils combattent avec nous contre le démon et nous prémunissent contre ses pièges ; si nous tombons, par fragilité ou par malice, ils nous relèvent par le remords, par les pensées de la foi, par la crainte des jugements de Dieu, et nous procurent divers moyens de conversion : ils portent nos bonnes œuvres et nos prières à Dieu, réparent nos fautes, intercèdent pour nous auprès de la divine miséricorde, suspendent la vengeance céleste au-dessus de nos têtes ; enfin ils nous éclairent et nous soutiennent dans la maladie et à l’heure de la mort, nous assistent au jugement de Dieu, visitent les âmes du purgatoire. 

Saint Bernard résume nos devoirs en trois mots : « Quel respect, quel amour, quelle confiance de notre part ne méritent pas les anges ! Respect pour leur présence, amour à cause de leur bienveillance, confiance en leur protection. » Ajoutons un quatrième devoir, la docilité à leurs bonnes inspirations.

©Evangelizo.org

Les Saints Anges Gardiens priez pour nous !

02.10.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,1-5.10. 

À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? »
Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux,
et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.

Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux.
Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi.

Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Bernard (1091-1153)

moine cistercien et docteur de l’Église

12e sermon sur le psaume 90

« Je vais envoyer un ange devant toi pour te garder en chemin et te faire parvenir au lieu que je t’ai préparé » (Ex 23,20)

« Il donne mission à ses anges de te garder sur tous tes chemins » (Ps 90,11). Quel n’est pas le respect que cette parole doit susciter en toi, la ferveur qu’elle doit faire naître, la confiance qu’elle doit t’inspirer ! Le respect à cause de leur présence, la ferveur à cause de leur bienveillance, la confiance à cause de leur vigilance… Ils sont donc là, à tes côtés, non seulement avec toi, mais pour toi. Ils sont présents pour te protéger, pour te secourir. Que rendrais-tu au Seigneur pour tout ce qu’il t’a donné ? (Ps 115,3). C’est à lui seul qu’on doit rendre gloire et honneur pour ce secours ; c’est lui qui leur en a donné l’ordre. « Tout don parfait » (Jc 1,17) ne peut venir que de lui. Mais on ne peut pour autant manquer de reconnaissance à l’égard des anges, en raison de la si grande charité avec laquelle ils obéissent et du besoin si grand que nous avons de leur aide. Soyons donc pleins de respect et de reconnaissance pour une telle vigilance de leur part ; aimons-les en retour et honorons-les autant que nous le pouvons, autant que nous le devons… En Dieu aimons ses anges, dans la conscience qu’ils seront un jour nos cohéritiers et que d’ici là le Père dispose et ordonne qu’ils soient pour nous des guides et des éducateurs. Car « dès maintenant nous sommes enfants de Dieu » bien que cela ne paraisse pas encore clairement (1Jn 3,2), puisque nous sommes encore des enfants soumis à des intendants et à des éducateurs, et nous semblons pour le moment ne différer en rien de serviteurs. Pourtant si petits que nous soyons et si longue et dangereuse que soit la route qui nous reste à parcourir, qu’aurions-nous à craindre sous une si bonne garde ? … Les anges sont fidèles, ils sont sages, ils sont puissants ; qu’aurions-nous à craindre ? Suivons-les seulement, attachons-nous à eux, et nous demeurerons sous la protection du Dieu du ciel.

LECTURES :

Livre de l’Exode 23,20-23a. 

Ainsi parle le Seigneur : « Je vais envoyer un ange devant toi pour te garder en chemin et te faire parvenir au lieu que je t’ai préparé.
Respecte sa présence, écoute sa voix. Ne lui résiste pas : il ne te pardonnerait pas ta révolte, car mon nom est en lui.
Mais si tu écoutes parfaitement sa voix, si tu fais tout ce que je dirai, je serai l’ennemi de tes ennemis, et l’adversaire de tes adversaires.
Mon ange marchera devant toi. »

Psaume 91(90),1-2.3-4.5-6.10-11. 

R/ Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le cœur. (Ps 18b, 9ab)

Quand je me tiens sous l’abri du Très-Haut 
et repose à l’ombre du Puissant,
je dis au Seigneur : « Mon refuge, 
mon rempart, mon Dieu, dont je suis sûr ! »

C’est lui qui te sauve des filets du chasseur 
et de la peste maléfique ;
il te couvre et te protège. 
Tu trouves sous son aile un refuge : 
sa fidélité est une armure, un bouclier.

Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit, 
ni la flèche qui vole au grand jour,
ni la peste qui rôde dans le noir, 
ni le fléau qui frappe à midi.

Le malheur ne pourra te toucher, 
ni le danger, approcher de ta demeure :
il donne mission à ses anges 
de te garder sur tous tes chemins.