04.10.2026 – SAINT DU JOUR

St François d'Assise

St François d’Assise
Fondateur

 « Ordre des frères mineurs » (o.f.m.)

La vie de saint François d’Assise est la condamnation des sages du monde, qui regardent comme un scandale et une folie l’humilité de la croix. 

« Surgit au monde un soleil ». À travers ces paroles, dans la Divine Comédie (Paradis, chant XI), le plus grand poète italien Dante Alighieri évoque la naissance de François. 

 

François naît à Assise, en Ombrie, à la fin de 1181 ou au début de 1182. Sa mère voulait l’appeler Jean, mais son père – qui était marchand – de retour d’un voyage de France, le fit appeler François.

Sa naissance avait été marquée par une merveille : d’après un avis du Ciel, sa mère le mit au monde sur la paille d’une étable. Dieu voulait qu’il fût, dès le premier moment, l’imitateur de Celui qui eut pour berceau une crèche et est mort sur une croix. 

Les premières années de François se passèrent pourtant dans la dissipation ; il aimait la beauté des vêtements, recherchait l’éclat des fêtes, traitait comme un prince ses compagnons, avait la passion de la grandeur ; au milieu de ce mouvement frivole, il conserva toujours sa chasteté. 

Il avait une grande compassion pour les pauvres. Ayant refusé un jour l’aumône à un malheureux, il s’en repentit aussitôt et jura de ne plus refuser à quiconque lui demanderait au nom de Dieu. Après des hésitations, François finit par comprendre la volonté de Dieu sur lui et se voua à la pratique de cette parole qu’il a réalisée plus que tout autre saint : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive ! » (Lc 9,23).

Sa conversion fut accompagnée de plus d’un prodige : un crucifix lui adressa la parole ; un peu plus tard, il guérit plusieurs lépreux en baisant leurs plaies. Son père fit une guerre acharnée à cette vocation extraordinaire, qui avait fait de son fils, si plein d’espérance, un mendiant jugé fou par le monde. François se dépouilla de tous ses vêtements, ne gardant qu’un cilice, et les remit à son père en disant : « Désormais je pourrai dire avec plus de vérité : Notre Père, qui êtes aux cieux. » 

Un jour, il entendit, à l’évangile de la messe, ces paroles du sauveur : « N’emportez ni or ni argent, ni aucune monnaie dans votre bourse, ni sac, ni deux tuniques, ni souliers, ni bâtons. » (Mt 10,9-10). Dès lors, il commença cette vie tout angélique et tout apostolique dont il devait lever l’étendard sur le monde. On vit, à sa parole, des foules se convertir ; bientôt les disciples affluèrent sous sa conduite ; il fonda un ordre de religieux qui porta son nom, et un ordre de religieuses qui porte le nom de sainte Claire, la digne imitatrice de François. 

En 1224, dans l’ermitage de la Verna, François vit le Crucifié sous la forme d’un séraphin et de cette rencontre avec le séraphin crucifié, il reçut les stigmates ; il devint ainsi un avec le Christ crucifié : un don qui exprime donc son intime identification avec le Seigneur. 

La mort de François – son transitus – advint le soir du 3 octobre 1226, à la Portioncule. Après avoir béni ses fils spirituels, il mourut, étendu sur la terre nue. 

Deux années plus tard, le pape Grégoire IX (Ugolino dei Conti di Segni, 1227-1241) l’inscrivit dans l’album des saints. Peu de temps après, une grande basilique fut élevée en son honneur, à Assise, destination encore aujourd’hui de nombreux pèlerins, qui peuvent vénérer la tombe du saint et jouir de la vision des fresques de Giotto, le peintre qui a illustré de manière magnifique la vie de François. 

Pour approfondir, lire la Catéchèse du pape Benoît XVI 

 >>> Saint François d’Assise

©Evangelizo.org

Saint François d’Assise priez pour nous !

04.10.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 21,33-43. 

En ce temps-là,  Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage.
Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne.
Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième.
De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon.
Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils.”
Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !”
Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent.
Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? »
On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. »
Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : ‘La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux !’


Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Maxime de Turin (?-v. 420)

évêque

Sermon pour la fête de saint Cyprien ; CC Sermon 11, p.38 ; PL 57, 687 (trad. coll. Pères dans la foi, vol 65, Migne 1996, p.184 rev)

Produire du fruit

« La vigne du Seigneur Sabaot, dit le prophète, c’est la maison d’Israël » (Is 5,7). Or cette maison, c’est nous…, et puisque nous sommes Israël, nous sommes la vigne. Prenons donc bien garde que ne naisse pas de nos sarments, au lieu du raisin de la douceur, celui de la colère (Ap 14,19), pour qu’on ne nous dise pas… : « J’attendais de beaux raisins ; elle donna des raisins sauvages » (Is 5,4). Quelle terre ingrate ! Celle qui aurait dû offrir à son maître les fruits de la douceur l’a transpercé de ses épines aiguës. Ainsi ses ennemis, qui auraient dû accueillir le Sauveur avec toute la dévotion de leur foi, l’ont couronné des épines de la Passion. Pour eux cette couronne signifiait bien outrage et injure, mais aux yeux du Seigneur, c’était la couronne des vertus… Prenez garde, frères, que l’on ne dise pas à votre sujet : « Il attendait de beaux raisins, elle n’a donné que des épines sauvages » (Is 5,2)… Prenons garde que nos mauvaises actions n’écorchent la tête du Seigneur comme des ronces. Il y a des épines du cœur qui ont blessé même la parole de Dieu, comme le dit le Seigneur dans l’évangile quand il raconte que le grain du semeur est tombé parmi les épines, qui ont poussé et étouffé ce qui avait été semé (Mt 13,7)… Veillez donc à ce que votre vigne ne porte pas d’épines au lieu de raisins ; que votre vendange ne produise pas du vinaigre au lieu de vin. Quiconque fait la vendange sans en distribuer aux pauvres recueille du vinaigre au lieu de vin ; et celui qui engrange ses moissons sans en distribuer aux indigents ne met pas de côté le fruit de l’aumône, mais les chardons de l’avarice.

LECTURES :

Livre d’Isaïe 5,1-7. 

Je veux chanter pour mon ami le chant du bien-aimé à sa vigne. Mon ami avait une vigne sur un coteau fertile.
Il en retourna la terre, en retira les pierres, pour y mettre un plant de qualité. Au milieu, il bâtit une tour de garde et creusa aussi un pressoir. Il en attendait de beaux raisins, mais elle en donna de mauvais.
Et maintenant, habitants de Jérusalem, hommes de Juda, soyez donc juges entre moi et ma vigne !
Pouvais-je faire pour ma vigne plus que je n’ai fait ? J’attendais de beaux raisins, pourquoi en a-t-elle donné de mauvais ?
Eh bien, je vais vous apprendre ce que je ferai de ma vigne : enlever sa clôture pour qu’elle soit dévorée par les animaux, ouvrir une brèche dans son mur pour qu’elle soit piétinée.
J’en ferai une pente désolée ; elle ne sera ni taillée ni sarclée, il y poussera des épines et des ronces ; j’interdirai aux nuages d’y faire tomber la pluie.
La vigne du Seigneur de l’univers, c’est la maison d’Israël. Le plant qu’il chérissait, ce sont les hommes de Juda. Il en attendait le droit, et voici le crime ; il en attendait la justice, et voici les cris.

Psaume 80(79),9.12.13-14.15-16a.19-20. 

R/ La vigne du Seigneur de l’univers, c’est la maison d’Israël. (Is 5, 7a)

La vigne que tu as prise à l’Égypte, 
tu la replantes en chassant des nations.
elle étendait ses sarments jusqu’à la mer,
et ses rejets, jusqu’au Fleuve.

Pourquoi as-tu percé sa clôture ? 
Tous les passants y grappillent en chemin ;
le sanglier des forêts la ravage 
et les bêtes des champs la broutent.

Dieu de l’univers reviens ! 
Du haut des cieux, regarde et vois : 
visite cette vigne, protège-la,
celle qu’a plantée ta main puissante.

Jamais plus nous n’irons loin de toi : 
fais-nous vivre et invoquer ton nom !
Seigneur, Dieu de l’univers, fais-nous revenir ; 
que ton visage s’éclaire, et nous serons sauvés.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 4,6-9. 

Frères, ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce, pour faire connaître à Dieu vos demandes.
Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus.
Enfin, mes frères, tout ce qui est vrai et noble, tout ce qui est juste et pur, tout ce qui est digne d’être aimé et honoré, tout ce qui s’appelle vertu et qui mérite des éloges, tout cela, prenez-le en compte.
Ce que vous avez appris et reçu, ce que vous avez vu et entendu de moi, mettez-le en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous.

Un chapelet sur le thème du “baseball” offert au pape Léon XIV

Un chapelet sur le thème du “baseball” offert au pape Léon XIV

Kevin Workman, un responsable des ressources humaines âgé de 65 ans qui réside à New Haven, dans l’Indiana aux Etats-Unis, s’est converti au catholicisme en 1981. Lui et sa femme, Julie ont huit enfants et 19 petits-enfants. Il y a sept ans, Kevin a commencé à fabriquer des chapelets comme passe-temps, pour les offrir à sa paroisse, Saint Peter’s, située au sud-est de Fort Wayne. Il a ensuite élargi son activité en apprenant à fabriquer des chapelets en fil de fer et a fini par les vendre en ligne, où les supporters de l’équipe de Notre-Dame sont devenus certains de ses clients les plus fidèles. « Ils sont vendus dans tous les États du pays », explique M. Workman. Faire un profit financier n’a jamais été son but. « Le monde d’aujourd’hui a besoin de prières, et le chapelet est la prière la plus puissante », dit Kevin. « C’est devenu comme une mission, et celle-ci s’est développée par le biais d’opportunités et par la Providence. » Le 18 avril est arrivée la commande de sa vie. « Catholic Athletes for Christ » a chargé Kevin de créer un chapelet sur le thème des White Sox de Chicago, spécialement pour le Pape. Il n’en revenait pas et a immédiatement accepté cette mission, avec joie. Le 24 juin, sa création est arrivée au Vatican, par les mains de l’ancien receveur des White Sox de Chicago, A.J. Pierzynski. En plus du chapelet, Pierzynski a offert au pape — un supporter des White Sox — la balle de baseball ayant réussi le dernier “out” (retrait) de l’équipe adverse lors du premier match des World Series de 2005. Alors connu sous le nom de père Robert Prevost, le futur pape Léon avait assisté en personne à la victoire en 5-3 des White Sox face aux Astros de Houston. Quatre jours plus tard, le 26 octobre 2005, il a pu se réjouir du premier titre de champion des World Series de ses chers White Sox depuis 1917. Kevin avoue qu’il a « pleuré » de joie lorsqu’il a appris que le chapelet avait été remis au pape. « C’est la chose la plus importante qui me soit jamais arrivée dans mon petit monde », dit-il. Léon XIV était enthousiaste de recevoir cette balle de baseball. Il s’est exclamé : « C’est incroyable ! C’est vraiment cette balle-là ? » Et d’ajouter: « J’étais au deuxième match, moi aussi. Mais personne ne le sait. Ils ne m’ont pas vu ! » Avant de partir, Pierzynski a rappelé au pape que les White Sox ont connu un véritable renouveau après plusieurs saisons décevantes. « Il a souri et a eu cette phrase :  » Oui, je suis au courant. Je m’y intéresse, vous savez !  » »

John Knebels, July 11, 2026

Catholic Review

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

03.10.2026 – SAINT DU JOUR

Saint Denys l’Aréopagite
Disciple de saint Paul
Évêque d’Athènes (Ier s.)

Martyrologe Romain : commémoraison de saint Denys l’Aréopagite, qui donna son adhésion au Christ après le discours de l’Apôtre saint Paul devant l’Aréopage et fut établi premier évêque des Athéniens.

Denys l’aréopagite fut converti à la foi de J.-C. par l’apôtre saint Paul. On l’appelle aréopagite du quartier de la ville où il habitait. L’aréopage était le quartier de Mars, parce qu’il y avait un temple dédié à ce Dieu. Les Athéniens donnaient aux différentes parties de la ville le nom du dieu qui était honoré; ainsi celle-ci était appelée Aréopage parce que Ares est un des noms de Mars : ainsi le quartier où Pan était adoré se nommait Panopage, et ainsi des autres.. Or, l’Aréopage était le quartier le plus remarquable, puisque c’était celui de la noblesse et des écoles des arts libéraux. C’était donc là que demeurait Denys très grand philosophe, qui, à raison de sa science et de la connaissance parfaite qu’il avait des noms divins, était surnommé Théosophe, ami de Dieu.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Denys l’Aréopagite 

Autre approfondissement :
>>> Les Œuvres de Saint Denys l’Aréopagite

Sources principales : abbaye-saint-benoit.ch/; livres-mystiques.com/ ; vatican.va (« Rév. x gpm »).

Saint Denys l’Aréopagite priez pour nous !