Auteur : ndfatima
29.01.2026 – CHAPELET À LOURDES
01.02.2026 – INTÉGRALE DES LECTURES DU 4ÈME DIMANCHE ORDINAIRE
Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’intégralité des lectures du 4e dimanche du temps ordinaire, année A.
01.02.2026 – HOMÉLIE DU 4ÈME DIMANCHE ORDINAIRE – MATTHIEU 5, 1-12a

« Heureux êtes-vous si l’on vous insulte »
Évangile selon saint Matthieu 5, 1-12a
Homélie par le Fr. Laurent Mathelot
L’Évangile des Béatitudes est sans doute un des passages parmi les plus connus et les plus beaux de l’Écriture. Peut-être connaissez vous les huit par cœur ? « Heureux les pauvres de cœur … Heureux ceux qui pleurent … Heureux les doux, les miséricordieux, les cœurs purs … » – huit béatitudes comme autant d’états d’âmes qu’il nous convient d’avoir.
Cet Évangile est à la fois simple et complexe. C’est en effet un petit programme que beaucoup méditent pour inspirer leur existence, une petite règle de vie pour atteindre la bonté évangélique. Et il est important de souvent se rappeler qu’il convient d’être doux, miséricordieux et de garder son cœur pur – avec autrui, comme avec soi-même.
Mais à mesure que l’on médite cet Évangile des Béatitudes, on se rend compte de la véritable épaisseur du texte, de sa densité spirituelle, de la difficulté qu’il y a à incarner solidement les conseils qu’il prodigue : il s’agit de se maintenir dans la miséricorde et la simplicité de cœur, quoi qu’il advienne. Et force est de constater qu’il est parfois difficile de rester humble et doux, à mesure d’ailleurs qu’on nous insulte ou nous persécute.
« Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »
Est-ce à dire qu’il n’y a finalement de bonheur que dans l’au-delà, qu’en ce monde, il faudra souffrir et que la paix du cœur et de l’âme que nous cherchons tant n’arrivera qu’après notre mort ? Essentiellement, oui. On ne va pas se mentir, tout le discours du Christ pointe vers l’au-delà, vers le royaume des Cieux. Si nous fermons les yeux un instant et imaginons ce règne de Dieu, la béatitude qui nous est promise au ciel, c’est au fond logique de conclure que la plénitude de l’amour que nous espérons n’arrivera que dans le face à face final avec Dieu. Il est l’amour ultime et nous ne le verrons authentiquement qu’au-delà de la mort. Ainsi, il faudra encore souffrir, il faudra encore mourir, il y aura encore sans doute dans notre vie du trouble, de la violence et des larmes.
Le christianisme n’est pas un opium du peuple, un antidouleur spirituel, ni même un rempart contre la souffrance et la mort. Dans l’Évangile de Marc, le Christ est explicite : « Je vous le dis en vérité, personne n’aura quitté à cause de moi et à cause de la bonne nouvelle sa maison ou ses frères, ses sœurs (…) sans recevoir au centuple, dans le temps présent, des maisons, des frères, des sœurs (…) , avec des persécutions et, dans le monde à venir, la vie éternelle.» (Mc 10, 29-30). Le Christ lui-même a endossé le mépris, la déchéance humaine, la souffrance, les larmes et la mort. « Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi. » dit-il dans l’Évangile de Jean (15, 18).
Pourtant, dans les béatitudes, il parle au présent : « Heureux êtes-vous – dès à présent – si l’on vous insulte, si l’on vous persécute (…) Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse. » C’est ici que toute la profondeur du texte s’exprime : il ne s’agit pas de masochisme spirituel – plus vous souffrez, plus vous serez récompensés – ; il s’agit de goûter un bonheur qui vient, même dans la souffrance.
Il faut sans doute une grande force spirituelle pour maintenir son cœur dans la paix face à l’adversité. Il faut sans doute être une âme solide pour conserver, en toutes circonstances, la perspective du Royaume et du bonheur divin. Mais chaque fois que nous y arrivons, chaque fois que nous avons su conserver notre calme et notre bonté d’âme face au mépris, aux insultes ou aux persécutions, nous avons pu mesurer le bonheur d’une telle attitude. Heureux est-il en effet, celui qui parvient à rester doux et humble de cœur face aux situations alarmantes. Heureuse est-elle, celle qui reste debout et digne face à l’adversité.
A cet égard, Marie nous offre un exemple éclatant, merveilleusement chanté par le Stabat Mater : « La Mère se tenait debout, dans la douleur, en larmes près de la croix, tandis que son Fils était suspendu ». Debout dans la douleur …
Difficile de voir là le bonheur, me direz-vous. Mais je crois qu’il y a du bonheur à se maintenir debout en toutes circonstances. Un bonheur non éprouvé, ou si peu ressenti certes, mais un bonheur solide et profond : celui de la dignité de Dieu face au malheur, que nous parvenons à incarner et maintenir. Il y a déjà du bonheur à rester simplement debout et digne.
L’Évangile des Béatitudes est un texte rabâché dans l’Église et il ne le sera sans doute jamais assez. A l’issue de tous nos conflits, de tous nos énervements ou chaque fois que notre cœur aura crié vengeance, méditons à nouveau ce texte : « Heureux ceux qui pleurent, les doux, les miséricordieux, les cœurs purs … ». Et peut-être nous souviendrons-nous alors du bonheur subtil et profond qu’il y a à maintenir sa dignité alors qu’elle est attaquée.
Notre dignité est le signe de notre récompense dans les cieux. A mesure que nous la conserverons grande, notre récompense sera grande. « Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »

Source : RESURGENCE.BE, le 32 janvier 2026
01.02.2026 – HOMÉLIE DU 4ÈME DIMANCHE ORDINAIRE – MATTHIEU 5,1-12a

Heureux…
Pistes pour l’homélie par l’Abbé Jean Compazieu
Textes bibliques : Lire
Cet évangile nous parle de bonheur. C’est un sujet qui nous tient tous à cœur. Nous voulons tous être heureux. Des hommes et des femmes se battent pour de meilleures conditions de vie. En lisant cet évangile, je pensais à tous ceux et celles qui sont douloureusement éprouvés par la maladie, l’accident, les tensions familiales, les conflits de générations. Et puis, il y a aussi la solitude, le chômage et la précarité qui nous rendent bien fragiles devant l’avenir. Et pourtant, sur la montagne, Jésus ne voit que des gens heureux. Non ce n’est pas de la provocation ; il veut tout simplement nous inviter à chercher au-delà de l’apparence.
L’important, c’est en effet d’accueillir cet évangile comme une bonne nouvelle pour les petits, les pauvres, les exclus, tous ceux et celles qui sont accablés par toutes sortes de malheurs. Jésus les proclame heureux, non à cause de toutes ces souffrances qui leur sont tombées dessus, mais parce que le Royaume de Dieu est à eux. Grâce à lui, leur vie retrouve un sens nouveau et ils peuvent se remettre en marche. Cette rencontre avec le Christ devient pour chacun le point de départ d’une grande espérance. C’est une invitation pour nous à mettre toute notre confiance en Dieu. Lui seul peut nous combler de ses richesses. Ce cadeau nous est offert gratuitement sans mérite de notre part.
Le problème c’est que certains parmi ces pauvres n’ont plus la force de se lever. Leur cri de souffrance, nous devons l’entendre et le respecter. Jésus a accueilli les malades, les lépreux, les paralysés, les pécheurs. Il a pardonné, guéri, relevé. Aujourd’hui, il compte sur nous pour le porter à tous ceux et celles qui se trouvent sur notre route. Quand nous allons à leur rencontre, ce n’est pas seulement un geste d’amitié. Jésus est là, près de nous ou en nous. Avec lui, nos visites deviennent des « visitations ». C’est toujours un grand bonheur quand le Seigneur vient dans la vie de quelqu’un.
Cet évangile des béatitudes n’est pas une simple leçon de morale. Jésus voudrait nous apprendre à tout voir avec le cœur, et surtout avec le regard de Dieu. La nuit de Noël, nous avons entendu que « Marie méditait ces événements dans son cœur. » C’est un exemple que nous sommes tous invités à suivre. Même quand tout va mal, Dieu est là, et il a un projet d’amour sur nous. Si nous nous arrêtons au seul regard des médias, nous ne pouvons pas nous en rendre compte. Nous devons entendre l’appel du prophète Sophonie : « Cherchez le Seigneur, vous les humbles du pays… Cherchez la justice et la vérité. » Dieu construit son projet avec des petits et des humbles. En choisissant ce qui n’est rien, il exerce sa puissance de Créateur.
Cet évangile nous adresse donc un message de la plus haute importance. Autrefois, on nous a fait apprendre les commandements de Dieu et de l’Église ainsi qu’un certain nombre de prières. Mais la plupart d’entre nous n’avons pas eu à apprendre cet évangile des béatitudes. Et pourtant, c’est la clé de la bonne nouvelle. Il nous montre Jésus qui vient nous rejoindre au cœur de nos vies, de nos joies et de nos peines. Il ne cesse de nous ouvrir la porte pour le rencontrer. Il est le Chemin, la Vérité et la Vie. Personne ne va au Père sans le rencontrer. Et quand tout va mal, c’est lui qui nous porte.
Pour vraiment entrer dans le message de cet évangile, c’est vers le Christ qu’il nous faut regarder : il est le pauvre de cœur qui met toute sa confiance au Père et auquel il remet toute sa vie. Il est le bon berger qui prend soin de chacune de ses brebis et qui part à la recherche de celle qui est perdue. Il est le miséricordieux qui vient nous libérer et nous remettre debout. Il est Celui qui donne la paix non pas à la manière du monde mais en se donnant lui-même au nom de l’amour dont il est habité. Il est le juste totalement ajusté à l’amour de son Père. Il est celui qui pleure sur la tombe de son ami Lazare. C’est tout cela et bien plus que nous découvrons en nous tournant vers le Christ.
Jésus ne nous demande pas seulement d’être vertueux, ce qui est déjà pas mal. Ce qu’il veut par-dessus tout, c’est que nous soyons heureux en le suivant. Et il nous indique inlassablement le sentier pour y parvenir : il est notre guide, notre modèle de pauvreté, de douceur. Lui seul peut nous apprendre à vraiment vivre toutes les béatitudes. Alors, n’hésitons pas à nous approcher de lui. Une rencontre avec lui c’est la chance de notre vie. C’est en choisissant de le suivre que nous trouvons le vrai bonheur.
Alors oui, Seigneur, nous venons à toi. Tu es le chemin qui nous conduit vers la vraie vie, vers la joie d’être fils et filles de Dieu en toi. Tu nous demandes de te donner notre misère, nos déséquilibres, nos faiblesses. Tu es capable de prendre tout cela dans ton amour pour nous donner ta vie pour toujours. Nous voulons crier la joyeuse nouvelle :
« Au cœur de ce monde, le souffle de l’Esprit
Fait retentir le cri de la Bonne Nouvelle!
Au cœur de ce monde, le souffle de l’Esprit
Met à l’œuvre aujourd’hui des énergies nouvelles. »
Amen.

Source : DIMANCHEPROCHAIN.ORG, le 25 janvier 2026
29.01.2026 – PRIÈRE DU MILIEU DU JOUR AU SACRÉ-CŒUR DE MONTMARTRE
29.01.2026 – MESSE À LOURDES
29.01.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
29.01.2026 – SAINTE DU JOUR

Bienheureuse Bolesława Maria Lament
Vierge et fondatrice :
« Sœurs missionnaires de la Sainte-Famille »
Bolesława Maria Lament naît à Łowicz (Pologne) le 3 juillet 1862, première de huit enfants. Son père s’appelait Marcin Lament, sa mère Łucja Cyganowska.
Encore petite, elle eut la douleur d’assister à la mort de deux petites sœurs, Elena et Léocadia, ainsi que du petit frère Martin. Après avoir fréquenté l’école primaire et le collège, elle alla à Varsovie dans une école d’arts et métiers, où elle obtint le diplôme de tailleur. De retour à Łowicz elle ouvrit un atelier de couture avec sa sœur Stanisława. Pendant tout ce temps, elle vivait une vie intérieure intense, profondément marquée de spiritualité.
En 1884, elle décida d’entrer dans la Congrégation de la Famille de Marie, qui était en train de s’organiser à Varsovie, clandestinement à cause des persécutions tsaristes. C’était une sœur pleine de zèle ; elle se distinguait particulièrement dans la prière, le recueillement, le sérieux et la fidélité avec laquelle elle remplissait toutes ses tâches. Après le noviciat et les vœux simples, elle travailla comme maîtresse de couture, enseignante et éducatrice en différentes maisons de la Congrégation, disséminées dans l’empire russe.
Après neuf années, juste avant de prononcer les vœux solennels, elle eut une crise profonde : elle n’avait plus la certitude de sa vocation dans cette Congrégation, au point qu’elle la quitta pour rentrer chez elle à Łowicz, dans l’intention de rejoindre un monastère cloîtré, dès que possible ; mais sur le conseil de son confesseur, elle choisit plutôt les œuvres d’assistance auprès des sans-logis, activité qu’elle poursuivit à Varsovie, quand sa famille s’y transféra ; là, pour vivre, elle ouvrit avec sa petite sœur Maria un atelier de couture.
En 1894, une énième épidémie de choléra lui enleva son père, en lui ajoutant de nouvelles charges et responsabilités familiales ; elle prit chez elle sa mère et son frère Stephan âgé de treize ans, qui fréquentait le collège à Varsovie et désirait être prêtre. Mais en 1900, le jeune Stephan mourait à son tour ; devant son cercueil, Bolesława promit de revenir à la vie religieuse.
En octobre 1905, avec Leokodia Górczyńska et Łucja Czechowska, avec l’aide du père jésuite Félix Wierciński, Bolesława donna naissance à la Congrégation appelée « Société de la Sainte Famille », qui ensuite prit le nom de « Sœurs Missionnaires de la Sainte Famille », dont la première supérieure fut Bolesława.
À l’automne 1907, en compagnie des six sœurs de la communauté d’alors, Bolesława se déplaça à Saint-Pétersbourg, où elle déploya une large activité d’instruction et d’éducation, dédiée surtout aux jeunes, et dès 1913 elle pouvait étendre cette activité en Finlande, en ouvrant à Wyborg un collège pour jeunes filles.
Il y eut ensuite d’autres maisons dans l’archidiocèse de Vilnius et le diocèse de Pinsk ; en 1935, il y avait jusqu’à 33 maisons un peu partout en Pologne, et même une à Rome.
En 1935, mère Bolesława Maria Lament décida de renoncer à la charge de Supérieure Générale pour de graves motifs de santé et, en accord avec la nouvelle Supérieure, elle se retira à Białystok ; là, malgré son âge et sa pénible maladie, elle s’employa à ouvrir des écoles, des asiles, un hospice pour dames seules et une cantine pour les chômeurs.
En 1941, ce fut la paralysie complète : sa vie devint plus ascétique encore, tandis qu’elle communiquait de précieux conseils aux consœurs.
Elle mourut saintement à Białystok le 29 janvier 1946 à 84 ans ; sa dépouille fut transférée au couvent de Ratowo, et ensevelie dans la crypte de l’église Saint-Antoine.
La Congrégation des Sœurs Missionnaires de la Sainte Famillese répandit largement en Pologne, en Russie, en Zambie, en Lybie, aux Etats-Unis, à Rome.
Bolesława Maria Lament a été proclamée Bienheureuse le 5 juin 1991, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), durant son voyage apostolique en Pologne.
Source principale : nouvl.evangelisation.free.fr/ (« Rév. x gpm »).
Bienheureuse Bolesława Maria Lament priez pour nous !

29.01.2026 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 4,21-25.
En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « Est-ce que la lampe est apportée pour être mise sous le boisseau ou sous le lit ? N’est-ce pas pour être mise sur le lampadaire ?
Car rien n’est caché, sinon pour être manifesté ; rien n’a été gardé secret, sinon pour venir à la clarté.

Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »
Il leur disait encore : « Faites attention à ce que vous entendez ! La mesure que vous utilisez sera utilisée aussi pour vous, et il vous sera donné encore plus.
Car celui qui a, on lui donnera ; celui qui n’a pas, on lui enlèvera même ce qu’il a. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997)
fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
No Greater Love, p. 67 (trad. Il n’y a pas de plus grand amour, Lattès 1997, p.77 rev.)
Être la lumière du monde (Mt 5,14)
Il se peut que je sois incapable de garder mon attention pleinement fixée sur Dieu quand je travaille — mais Dieu ne me l’exige pas. Toutefois, je peux pleinement désirer et projeter d’accomplir mon travail avec Jésus et pour Jésus. C’est là une belle chose et c’est là ce que Dieu veut. Il veut que notre volonté et notre désir se rapportent à lui, à notre famille, à nos enfants, à nos frères, et aux pauvres. Chacun de nous reste seulement un petit instrument. Si tu observes les composants d’un appareil électrique, tu y verras un enchevêtrement de fils grands et petits, neufs et vieux, chers et pas chers. Si le courant ne passe pas à travers eux, il ne peut pas y avoir de lumière. Ces fils, ce sont toi et moi. Le courant, c’est Dieu. Nous avons le pouvoir de laisser passer le courant à travers nous, de le laisser nous utiliser, de le laisser produire la lumière du monde — ou de refuser d’être utilisés et de laisser les ténèbres s’étendre.

LECTURES :
Deuxième livre de Samuel 7,18-19.24-29.
Tu Lorsque le prophète Nathan eut transmis à David les promesses de Dieu, le roi David vint s’asseoir en présence du Seigneur. Il dit : « Qui suis-je donc, Seigneur, et qu’est-ce que ma maison, pour que tu m’aies conduit jusqu’ici ?
Mais cela ne te paraît pas encore suffisant, Seigneur, et tu adresses une parole à la maison de ton serviteur pour un avenir lointain. Est-ce là, Seigneur Dieu, la destinée de l’homme ?
Pour toi, tu as établi à jamais ton peuple Israël, et toi, Seigneur, tu es devenu son Dieu.
Maintenant donc, Seigneur Dieu, la parole que tu as dite au sujet de ton serviteur et de sa maison, tiens-la pour toujours, et agis selon ce que tu as dit.
Que ton nom soit exalté pour toujours ! Que l’on dise : “Le Seigneur de l’univers est le Dieu d’Israël”, et la maison de ton serviteur David sera stable en ta présence.
Oui, c’est toi, Seigneur de l’univers, Dieu d’Israël, qui as fait cette révélation à ton serviteur : “Je te bâtirai une maison.” C’est pourquoi ton serviteur ose t’adresser cette prière :
Seigneur, c’est toi qui es Dieu, tes paroles sont vérité, et tu as fait cette magnifique promesse à ton serviteur.
Daigne bénir la maison de ton serviteur, afin qu’elle soit pour toujours en ta présence. Car toi, Seigneur Dieu, tu as parlé, et par ta bénédiction la maison de ton serviteur sera bénie pour toujours. »

Psaume 132(131),1-2.3a.4a.5.11.12.13-14.
R/ Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. (Lc 1, 32)
Souviens-toi, Seigneur, de David
et de sa grande soumission
quand il fit au Seigneur un serment,
une promesse au Puissant de Jacob :
« Jamais je n’entrerai sous ma tente,
«J’interdirai tout sommeil à mes yeux
avant d’avoir trouvé un lieu pour le Seigneur,
une demeure pour le Puissant de Jacob. »
Le Seigneur l’a juré à David,
et jamais il ne reprendra sa parole :
« C’est un homme issu de toi
que je placerai sur ton trône.
« Si tes fils gardent mon alliance,
les volontés que je leur fais connaître,
leurs fils, eux aussi, à tout jamais,
siégeront sur le trône dressé pour toi. »
Car le Seigneur a fait choix de Sion ;
elle est le séjour qu’il désire :
« Voilà mon repos à tout jamais,
c’est le séjour que j’avais désiré. »
