28.04.2026 – SAINT DU JOUR

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort
Fondateur d’ordres religieux,
Docteur de la médiation de Marie

Louis-Marie Grignion de La Bacheleraie naît à Montfort-la-Cane, alors du diocèse de Saint-Malo, aujourd’hui de celui de Rennes, le 31 janvier 1673. Par esprit de religion et d’humilité, il abandonna plus tard le nom de sa famille, pour prendre celui du lieu de sa naissance et de son baptême. Sa première éducation fut pieuse et forte ; il la compléta chez les Jésuites de Rennes, où il acquit la réputation d’un saint Louis de Gonzague. 

La Providence le conduisit ensuite à Paris, pour y étudier en diverses maisons tenues par les Sulpiciens, et à Saint-Sulpice même. Dans ce séminaire, où il brilla par son intelligence et sa profonde piété, on ne comprit pas assez les vues de Dieu sur lui. Dieu le permit ainsi pour le former à l’amour de la Croix, dont il devait être l’apôtre passionné. C’est à l’école de Saint-Sulpice qu’il puisa toutefois son merveilleux amour de Marie et qu’il se prépara à devenir son apôtre et son docteur.

Jeune prêtre, ordonné en juin 1700, il fut d’abord aumônier à l’hôpital de Poitiers, où il opéra une réforme aussi prompte qu’étonnante. Ballotté ensuite pendant quelques temps par les persécutions que lui suscitaient les Jansénistes, il se rendit à Rome en vue de s’offrir au Pape pour les missions étrangères, et il reçut du Souverain Pontife l’ordre de travailler à l’évangélisation de la France. 

Dès lors, pendant dix ans, il va de missions en missions, dans plusieurs diocèses de l’Ouest, qu’il remue et transforme par sa parole puissante, par la flamme de son zèle et par ses miracles. Il alimente sa vie spirituelle dans une prière continuelle et dans des retraites prolongées, il est l’objet des visites fréquentes de la Sainte Vierge. Ses cantiques populaires complètent les fruits étonnants de sa prédication ; il plante partout la Croix ; il sème partout la dévotion au Rosaire : il prépare providentiellement les peuples de l’Ouest à leur résistance héroïque au flot destructeur de la Révolution, qui surgira en moins d’un siècle. 

Les cinq années d’avant sa mort en 1716 furent pour Louis-Marie des années d’activité intense. Il était constamment occupé à prêcher des missions et se rendait de l’une à l’autre à pied. Il trouva pourtant le temps d’écrire: le Traité de la Vraie Dévotion à la Sainte Vierge, Le Secret de Marie, les Règles des Filles de la Sagesse (ou de la Providence), et de nombreux cantiques qu’il utilisait dans ses missions en les faisant chanter sur des airs de danse de l’époque. Il entreprit deux longs voyages, l’un à Paris et l’autre à Rouen, pour essayer de trouver des recrues pour sa Compagnie de Marie dont il rêvait de plus en plus alors que sa vie tirait à sa fin. De temps à autre aussi il éprouvait le besoin de se retirer dans un endroit paisible et isolé, tel que la Forêt de Mervent ou son petit ermitage  de Saint-Eloi près de La Rochelle.

Ses missions ont exercé une grande influence, surtout en Vendée. On a dit que l’une des raisons pour lesquelles les habitants de cette région sont restés fortement opposés aux tendances antireligieuses et anticatholiques de la Révolution française 80 ans plus tard, était que leur foi avait été affermie par la prédication de saint Louis-Marie. Il eut pourtant beaucoup de difficulté à persuader d’autres prêtres de s’adjoindre à lui et de travailler avec lui comme membres de la Compagnie de Marie. Finalement, au cours de sa dernière année, deux prêtres, les Abbés René Mulot et Adrien Vatel, s’adjoignirent à lui, et il réunit aussi autour de lui un certain nombre de Frères qui l’aidaient dans sa tâche.

L’évêque de La Rochelle, Mgr. Étienne de Champflour, resta pour lui un grand ami, même si d’autres continuaient de s’opposer à lui et même attentaient à sa vie. Avec l’appui de l’évêque, il fonda des écoles charitables pour les enfants pauvres de La Rochelle, et invita Marie-Louise Trichet et Catherine Brunet, qui attendaient patiemment à Poitiers depuis dix ans, à venir l’aider. Elles firent enfin leur profession religieuse et c’est ainsi que naquit la congrégation des Filles de la Sagesse. Bientôt d’autres se joignirent à elles.

En avril 1716, épuisé par le travail et la maladie, Louis-Marie se rendit finalement à Saint-Laurent-sur-Sèvre pour commencer à prêcher la mission qui devait être la dernière. Il tomba malade au cours de la mission et mourut le 28 avril. 

Des milliers de personnes assistèrent à ses funérailles dans l’église paroissiale, et peu de temps après le bruit se répandit que des miracles avaient eu lieu à son tombeau. 

Louis-Marie Grignion de Montfortfut béatifié le 22 janvier 1888, par le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903), et canonisé le 20 juillet 1947, par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958). 

Les congrégations qu’il a données à l’Église, la Compagnie de Marie, les Filles de la Sagesse, et les Frères de Saint Gabriel (congrégation qui se développa à partir du groupe de Frères réunis par saint Louis-Marie), se sont développées et propagées, en France d’abord et ensuite dans le monde entier. Elles continuent de témoigner du charisme de saint Louis-Marie, et prolongent sa mission, qui est d’établir le Royaume de Dieu, le Règne de Jésus par Marie.

 

Pour un approfondissement biographique :

 >>> Famille Montfortaine 

Sources principales : montfort.org/ ; wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort priez pour nous !

28.04.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 10,22-30. 

On célébrait la fête de la dédicace du Temple à Jérusalem. C’était l’hiver.
Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon.
Les Juifs firent cercle autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous tenir en haleine ? Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement ! »
Jésus leur répondit : « Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage.
Mais vous, vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis.
Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent.


Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main.
Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père.


Le Père et moi, nous sommes UN. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997)

fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité

No Greater Love (trad. Pas de plus grand amour, Lattès 1997, p. 22 rev.)

« Mes brebis écoutent ma voix »

Tu jugeras difficile de prier si tu ne sais pas comment faire. Chacun de nous doit s’aider à prier : en premier lieu, en recourant au silence, car nous ne pouvons pas nous mettre en présence de Dieu si nous ne pratiquons pas le silence, intérieur comme extérieur. Faire silence au-dedans de nous n’est pas facile, mais c’est un effort indispensable. Seulement dans le silence nous trouverons une nouvelle puissance et la vraie unité. La puissance de Dieu deviendra la nôtre afin d’accomplir toutes choses comme il se doit ; il en ira de même pour l’unité de nos pensées avec ses pensées, de l’unité de nos prières avec ses prières, de l’unité de nos actions avec ses actions, de notre vie avec sa vie. L’unité est le fruit de la prière, de l’humilité, de l’amour. C’est dans le silence du cœur que Dieu parle ; si tu te places face à Dieu dans le silence et la prière, Dieu te parlera. Et tu sauras alors que tu n’es rien. Ce n’est que lorsque tu connais ton néant, ta vacuité, que Dieu peut te remplir de lui-même. Les âmes des grands priants sont des âmes de grand silence. Le silence nous fait voir chaque chose autrement. Nous avons besoin du silence pour toucher les âmes des autres. L’essentiel n’est pas ce que nous disons, mais ce que Dieu dit — ce qu’il nous dit, ce qu’il dit à travers nous. Dans un tel silence, il nous écoutera ; dans un tel silence, il parlera à notre âme, et nous entendrons sa voix.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 11,19-26. 

En ces jours-là, les frères dispersés par la tourmente qui se produisit lors de l’affaire d’Étienne allèrent jusqu’en Phénicie, puis à Chypre et Antioche, sans annoncer la Parole à personne d’autre qu’aux Juifs.
Parmi eux, il y en avait qui étaient originaires de Chypre et de Cyrène, et qui, en arrivant à Antioche, s’adressaient aussi aux gens de langue grecque pour leur annoncer la Bonne Nouvelle : Jésus est le Seigneur.
La main du Seigneur était avec eux : un grand nombre de gens devinrent croyants et se tournèrent vers le Seigneur.
La nouvelle parvint aux oreilles de l’Église de Jérusalem, et l’on envoya Barnabé jusqu’à Antioche.
À son arrivée, voyant la grâce de Dieu à l’œuvre, il fut dans la joie. Il les exhortait tous à rester d’un cœur ferme attachés au Seigneur.
C’était en effet un homme de bien, rempli d’Esprit Saint et de foi. Une foule considérable s’attacha au Seigneur.
Barnabé partit alors à Tarse chercher Saul.
L’ayant trouvé, il l’amena à Antioche. Pendant toute une année, ils participèrent aux assemblées de l’Église, ils instruisirent une foule considérable. Et c’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de « chrétiens ».

Psaume 87(86),1-3.4-5.6-7. 

R/ Dieu est avec nous. (Za 8, 23)

Elle est fondée sur les montagnes saintes.
Le Seigneur aime les portes de Sion 
plus que toutes les demeures de Jacob.
Pour ta gloire on parle de toi, ville de Dieu !

« Je cite l’Égypte et Babylone 
entre celles qui me connaissent. » 
Voyez Tyr, la Philistie, l’Éthiopie : 
chacune est née là-bas.

Mais on appelle Sion : « Ma mère ! » 
car en elle, tout homme est né. 
C’est lui, le Très-Haut, qui la maintient.

Au registre des peuples, le Seigneur écrit : 
« Chacun est né là-bas. »
Tous ensemble ils dansent, et ils chantent : 
« En toi, toutes nos sources ! »

Sa foi et sa dévotion à Marie l’ont aidée à transformer la tragédie en un chemin d’amour (II)

Sa foi et sa dévotion à Marie l’ont aidée à transformer la tragédie en un chemin d’amour (II)

Consciente que beaucoup souffrent en silence, Bridget qui vit à Melbourne en Australie a fondé, pendant la pandémie de COVID-19 et à la suite du décès de sa fille dans un accident de voiture (1), un réseau de soutien en ligne offrant un espace sûr où les gens peuvent partager leurs histoires et trouver un sens à leur propre deuil. Les réunions, dont le Christ est au centre, sont souvent animées par un directeur spirituel et accueillent des personnes de toutes confessions et horizons.

Bridget souligne qu’il ne s’agit pas d’un service de soutien psychologique, car tout le monde n’a pas besoin d’un psychologue, dit-elle. « Les gens ont juste besoin d’un espace d’écoute et de quelqu’un à leurs côtés. Il n’y a pas de jugement, pas de conseils, mais grâce à cette connexion, des relations se créent et la confiance s’installe. »

Bridget et son mari Craig, un Écossais converti à l’Église catholique maronite à laquelle appartient Bridget, ont ouvert un café communautaire avec un « mur de l’amour ». Autour des mots « parce que l’amour continue de vivre », les gens accrochent des photos de leurs proches ou prennent des polaroids d’eux-mêmes, de leurs amis ou de leur famille dans le café.

Bridget a rejoint la Légion de Marie et s’engage activement dans l’évangélisation et le travail apostolique pour Notre Dame.

Le deuil est l’expression la plus profonde de l’amour, dit-elle, une partie naturelle de l’expérience humaine, mais pas quelque chose que nous savons bien gérer. « Nous avons de bonnes intentions, mais nous ne savons pas trouver les mots justes pour apporter du réconfort. Trop souvent, nous ne disons rien. Nous devons apprendre à mieux gérer le deuil. »

Une partie de son apprentissage pour « mieux gérer le deuil » est passée par le pardon. Elle s’est liée d’amitié avec les parents du jeune conducteur qui a tué les enfants, reconnaissant leur propre douleur : ils ont perdu une fille atteinte de mucoviscidose, tout en devant faire face au chagrin causé par les actions de leur fils. Elle a également commencé, petit à petit, à correspondre avec le conducteur, qui s’est converti au catholicisme pendant son séjour en prison.

Mais surtout, elle vit chaque jour en sachant qu’elle retrouvera un jour sa fille. « Je sais qu’elle est près de moi. Sa chambre dégage un merveilleux parfum de roses. Lorsque nous prions, l’odeur des roses est encore plus forte », explique Bridget.

« Il y a une vie après la mort, c’est certain, et c’est ce qui me réconforte : savoir qu’elle est auprès du Seigneur et de ses cousins, et que je la reverrai. Si je ne pensais pas la revoir, je serais une personne très différente. »

(1) Cf Son histoire dans la Minute avec Marie du 26 avril

Lectures de la messe du jour

melbournecatholic.org

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

27.04.2026 – SAINTE DU JOUR

Ste Zita

Sainte Zita 

Vierge, servante
Patronne de Lucques 

 

Zita naît dans le village de Bozzanello, près de Lucques, en Toscane, en 1218. Ses parents étaient de pauvres et pieux laboureurs. 

Zita fut élevée par sa mère, une femme vertueuse et très modeste et, dès son plus jeune âge, était douce, modeste et docile à la volonté de Dieu. 

Lorsqu’elle eut douze ans, son père l’envoyait régulièrement vendre des fruits à Lucques ; sa gentillesse lui attira une clientèle bienveillante et fidèle dont la famille des Fatinelli qui était une des plus riches de Lucques. Zita avait dix-huit ans quand les Fatinelli proposèrent de la prendre à leur service.

Toute sa vie servante dans cette famille, elle y mena une vie édifiante par ses jeûnes, ses prières et sa bonté. Pendant longtemps, elle fut injustement dénigrée, surchargée, humiliée et parfois battue par ses maîtres ou les autres domestiques pour sa trop grande bonté. Mais ces brimades n’entamèrent jamais sa paix intérieure, l’amour porté à ses contempteurs ni le respect témoigné à ses employeurs. Par son attitude humble et réservée, Zita finit par surmonter la méchanceté de ses maîtres et des autres domestiques au point qu’on lui confia toutes les affaires de la maison. 

Sa foi et sa piété sans faille amenèrent même la famille à un éveil religieux. 

Zita s’éteignit paisiblement chez les Fatinelli le 27 avril 1278. On raconte qu’une étoile est apparue au dessus de son lit lorsqu’elle expira. Elle avait 60 ans et avait servi la famille pendant 48 ans.

Il s’opéra sur sa tombe de nombreux miracles dont 150 ont fait l’objet d’un examen critique et de procès verbaux. Exhumé en 1580, son corps a été retrouvé intact.

Canonisée en 1696 par le pape Innocent XII (Antonio Pignatelli, 1691-1700), elle est devenue la sainte patronne de la ville de Lucques avec, comme attributs, un trousseau de clefs suspendu à sa ceinture et une cruche. Elle est également la patronne des domestiques (cuisiniers, serveurs, serveuses, employés de maison…)

Son corps momifié est toujours exposé dans sa châsse-reliquaire placée dans la chapelle qui lui est dédiée dans la basilique San Frediano de Lucques. 

Pour un approfondissement biographique :

 >>> Sainte Zita de Lucques 

Sources principales : missel.free.fr/ ; wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Sainte Zita priez pour nous !

27.04.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 10,11-18. 

En ce temps-là, Jésus déclara : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis.
Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse.
Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui.
Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent,
comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis.

J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur.
Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau.
Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean Climaque (v. 575-v. 650)

moine au Mont Sinaï

L’Échelle sainte – Lettre au Pasteur, 2-4.9a.40.9b.28 (trad. Bellefontaine 1993, coll. Spiritualité orientale n°24, p. 313-319, rev.)

Pasteur à la suite du seul Pasteur

Le vrai pasteur est celui qui, par sa bonté, son zèle et sa prière, est capable de chercher et de remettre dans le bon chemin les brebis raisonnables qui se sont perdues. Le pilote est celui qui a obtenu, par la grâce de Dieu et par ses propres labeurs, une force spirituelle qui le rend capable d’arracher le vaisseau non seulement aux flots déchaînés, mais à l’abîme lui-même. Le médecin est celui qui a acquis la santé du corps et de l’âme et qui n’a besoin pour eux d’aucun remède. Un bon pilote sauve son vaisseau ; et un bon pasteur vivifie et guérit ses brebis malades. Quand les brebis sont au pâturage, que le pasteur ne cesse pas de se servir de la flûte de la parole, surtout quand le troupeau s’apprête à dormir. Car le loup ne craint rien tant que la flûte pastorale. Autant les brebis auront suivi fidèlement le pasteur et auront fait des progrès, autant celui-ci répondra pour elles devant le Maître de maison. C’est la charité qui fait connaître le vrai pasteur, puisque par charité le grand pasteur a voulu être crucifié.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 11,1-18. 

En ces jours-là, les Apôtres et les frères qui étaient en Judée avaient appris que les nations, elles aussi, avaient reçu la parole de Dieu.
Lorsque Pierre fut de retour à Jérusalem, ceux qui étaient juifs d’origine le prirent à partie,
en disant : « Tu es entré chez des hommes qui ne sont pas circoncis, et tu as mangé avec eux ! »
Alors Pierre reprit l’affaire depuis le commencement et leur exposa tout dans l’ordre, en disant :
« J’étais dans la ville de Jaffa, en train de prier, et voici la vision que j’ai eue dans une extase : c’était un objet qui descendait. On aurait dit une grande toile tenue aux quatre coins ; venant du ciel, elle se posa près de moi.
Fixant les yeux sur elle, je l’examinai et je vis les quadrupèdes de la terre, les bêtes sauvages, les reptiles et les oiseaux du ciel.
J’entendis une voix qui me disait : “Debout, Pierre, offre-les en sacrifice, et mange !”
Je répondis : “Certainement pas, Seigneur ! Jamais aucun aliment interdit ou impur n’est entré dans ma bouche.”
Une deuxième fois, du haut du ciel la voix répondit : “Ce que Dieu a déclaré pur, toi, ne le déclare pas interdit.”
Cela se produisit par trois fois, puis tout fut remonté au ciel.
Et voici qu’à l’instant même, devant la maison où j’étais, survinrent trois hommes qui m’étaient envoyés de Césarée.
L’Esprit me dit d’aller avec eux sans hésiter. Les six frères qui sont ici m’ont accompagné, et nous sommes entrés chez le centurion Corneille.
Il nous raconta comment il avait vu l’ange se tenir dans sa maison et dire : “Envoie quelqu’un à Jaffa pour chercher Simon surnommé Pierre.
Celui-ci t’adressera des paroles par lesquelles tu seras sauvé, toi et toute ta maison.”
Au moment où je prenais la parole, l’Esprit Saint descendit sur ceux qui étaient là, comme il était descendu sur nous au commencement.
Alors je me suis rappelé la parole que le Seigneur avait dite : “Jean a baptisé avec l’eau, mais vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés.”
Et si Dieu leur a fait le même don qu’à nous, parce qu’ils ont cru au Seigneur Jésus Christ, qui étais-je, moi, pour empêcher l’action de Dieu ? »
En entendant ces paroles, ils se calmèrent et ils rendirent gloire à Dieu, en disant : « Ainsi donc, même aux nations, Dieu a donné la conversion qui fait entrer dans la vie ! »

Psaume 42(41),2.3.43(42),3.4. 

R/ Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant. (Ps 41, 3ab)

Comme un cerf altéré 
cherche l’eau vive, 
ainsi mon âme te cherche 
toi, mon Dieu.

Mon âme a soif de Dieu, 
le Dieu vivant ; 
quand pourrai-je m’avancer, 
paraître face à Dieu ?

Envoie ta lumière et ta vérité : 
qu’elles guident mes pas 
et me conduisent à ta montagne sainte, 
jusqu’en ta demeure.

J’avancerai jusqu’à l’autel de Dieu, 
vers Dieu qui est toute ma joie ; 
je te rendrai grâce avec ma harpe, 
Dieu, mon Dieu !