29.03.2026 – HOMÉLIE DU DIMANCHE DES RAMEAUX ET DE LA PASSION DU CHRIST – MATTHIEU 26, 14-75.27, 1-66

Le Dieu utile

Homélie par le Fr. Laurent Mathelot

Si on réfléchit à la structure de la liturgie qui célèbre les Rameaux, où on passe de l’acclamation triomphale de Jésus à la passion : elle apparaît un peu comme une douche froide. En effet, les deux passages d’Évangile que nous venons de lire nous ont fait parcourir un chemin qui va de l’acclamation du Christ à son rejet, de « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » à « Crucifie-le ! Crucifie-le ! » éructé à Pilate. Ce que nous présentent les lectures de ce dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur, c’est un tragique retournement des foules, exaltées dans l’accueil, farouches dans le rejet.

Que s’est-il donc passé ? Et comment interpréter spirituellement ce passage ?

Vous le savez, depuis la prise de Jérusalem par Pompée en -63, la Judée est sous la férule de Rome. Cette occupation brutale est marquée par une tension extrême, qui culminera avec la Grande Révolte (66-73 apr. J.-C.), la destruction du Second Temple en 70 par Titus, et la répression brutale de la révolte de Bar Kokhba (132-135 apr. J.-C.), entraînant la dévastation de la région et la dispersion des Juifs. Du point de vue de Rome, le peuple hébreux est insoumis, révolté et ingouvernable. Ainsi le moindre mouvement de foule est-il brutalement réprimé, la peur étant celle d’un soulèvement de la population, qui effectivement aura lieu. A cet égard, les périodes de célébrations religieuses, comme ici la Pâque, alors que les pèlerins affluent par milliers vers Jérusalem, sont des rassemblements redoutés. L’occupant ne s’y est d’ailleurs pas trompé qui a construit une imposante forteresse, l’Antonia, surplombant le Temple. La peur d’un soulèvement est telle que Pilate, le procurateur romain, fait le déplacement de la côte où il réside habituellement à Jérusalem pour encadrer les troupes.

Face à un occupant fébrile, l’entrée triomphale de Jésus a tout pour inquiéter. Et Rome ne manquera pas d’appliquer à Jésus le sort qu’elle réserve à tous les trublions, tous les meneurs de foules qui se lèvent : les tuer brutalement pour décourager leurs disciples. On voit un schéma qui se dessine et qui est le propos spirituel des lectures d’aujourd’hui : quand la peur tue la foi, l’espérance d’un salut. C’est la peur du joug romain, alors que Jésus a été arrêté, qui fait se retourner les foules contre celui qu’elles ont acclamé comme Christ.

Réfléchissons à ces situations de la vie où une espérance particulièrement investie s’effondre. On pourrait penser au cas d’un couple qui se déchire après s’être éperdument aimés, quand les blessures l’emportent sur l’amour, à mesure d’ailleurs de cet amour. Mais ici le Christ n’a blessé personne, sinon l’ego des marchands du Temple. C’est un élément extérieur – la menace romaine – qui retourne l’opinion des foules contre lui. On serait sans doute plus proches à imaginer une situation où un mal frappe aveuglément alors qu’on a tant espéré, la guérison d’un être cher qu’on n’a pas obtenue, la vie d’un proche qu’on a perdue. Là, il se pourrait que s’opère un retournement, une révolte contre Dieu : à quoi bon espérer, prier si Dieu n’exauce pas ? Comment blâmer ceux qui s’éloignent de Dieu suite à une tragédie personnelle ?

C’est l’incapacité de Dieu qui retourne les foules contre lui. Il a été arrêté et il ne se sauve pas lui-même. En quoi pourrait-t-il encore nous sauver ? Au contraire, ne risquons-nous pas de sombrer avec lui ? Le Jésus qui performait des miracles est acclamé à son entrée à Jérusalem ; le Jésus entravé par Pilate affronte un mépris violent, à mesure d’ailleurs de l’espérance qu’il a inspirée. Dieu rendu impuissant suscite le rejet. Et c’est au fond la position athée qui rejette l’hypothèse d’un Dieu bon tant qu’il y a de la souffrance. Face à la maladie d’un proche, à la perte d’un être aimé, où donc est la puissance de Dieu, s’il nous écoute ? Ainsi Dieu, dès qu’il apparaît dramatiquement incapable et donc inutile, est-il voué à la mort. Ce qui avait emporté les foules à acclamer le Christ, c’est l’utilité qu’elles avaient perçue de ses miracles. Ce qui suscite son rejet, c’est l’inutilité dont il témoigne, une fois arrêté.

C’est l’utilitarisme affectant nos relations personnelles qui nous fait passer de l’enthousiasme au mépris, parfois violemment. Que ce soit entre nous ou avec Dieu, si l’amour que je porte est tributaire des signes d’amour que je reçois, si mes relations affectives sont de l’ordre du donnant-donnant, alors arrivera un moment, quand je n’aurai plus l’impression de recevoir de signes ou que les signes seront contraires, où tout s’effondrera. Le doute, la solitude de l’âme puis la peur s’installeront, tuant la foi et l’espérance que ces relations portaient.

Alors que nous montons vers Pâques et méditerons sur l’impuissance ultime du Christ en croix, creuset de son triomphe, voici l’heure du détachement, celui de s’affranchir de l’utilitarisme dans nos relations. En quoi mon enthousiasme pour Dieu est-il attaché à son utilité, aux soifs d’amour qu’il pourra assouvir, à la protection qu’il pourra me donner ? Mon amour pour Dieu, et pour les autres, dépend-il du bien qu’ils m’apportent, de la satisfaction que j’ai à les fréquenter ? Et si je perds ce sentiment d’utilité de la relation, mon amour s’éteint-il ?

A partir de ce moment, alors qu’aimer Jésus n’apporte visiblement plus rien d’utile et même comporte un risque, ne restent plus que les intimes, ceux qui portent au Christ un amour totalement désintéressé, qui l’aiment pour lui-même, fut-il méprisable aux yeux de tous. 

C’est alors que l’amour confine à l’inutile et même semble une cause perdue qu’il est le plus authentique. « En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? » (Mt 5, 46-47). La distinction que le Christ nous invite ici à opérer est entre l’amour et le sentiment d’amour. L’amour touche au divin quand il s’entend au-delà des sentiments, et même dans les sentiments blessés. Alors nous savons qu’il est désintéressé. Aimer Dieu dans le malheur, aimer autrui malgré qu’il nous blesse assure que nous avons une foi en l’amour qui résiste aux aléas du monde. Et ainsi une espérance à toute épreuve.

M’est-il possible d’aimer quelqu’un dont j’ai le sentiment qu’il ne m’apporte rien ? Répondre oui à cette question, c’est se savoir capable d’aimer Dieu, les autres et la vie pour eux-mêmes. AMEN.

Fr. Laurent Mathelot

Source: RESURGENCE. BE, le 25 mars 2026

29.03.2026 – HOMÉLIE DU DIMANCHE DES RAMEAUX ET DE LA PASSION DU CHRIST – MATTHIEU 26,14-75.27,1-66

Avec Jésus, passons de la mort à la vie

Homélie par l’Abbé Jean Compazieu


Textes bibliques : Lire


La liturgie de cette Semaine Sainte nous invite à relire et surtout revivre le récit de la Passion de Jésus. Cette année, nous le faisons dans l’Évangile de saint Matthieu le jour des Rameaux et celui de saint Jean le Vendredi Saint.

Le prophète Isaïe et saint Paul nous présentent Jésus comme le “serviteur” qui se laisse instruire. Lui, qui est la Parole de Dieu faite chair, a accepté de se taire. Il n’a pas résisté aux cris de ses ennemis. Lui, le Fils de Dieu, ne s’est pas dérobé aux outrages qui lui étaient destinés comme à un esclave.

L’humiliation de la Passion l’a rendu plus proche de tous les malheureux qui n’en peuvent plus. Nous pensons à tous ceux et celles qui sont réduits à la misère, ceux et celles qui sont abandonnés à leur triste sort. Et bien sûr, nous n’oublions pas les très nombreux chrétiens qui témoignent de leur foi jusqu’au martyre. Sur la croix, les bras étendus de Jésus rassemblent tous les humiliés de la terre.

Les premiers chrétiens ont reconnu en Jésus un martyr, un témoin de l’amour de Dieu plus fort que la mort. Défiguré par la violence des hommes, il est déjà transfiguré par le Père ; il est élevé dans la gloire. Désormais toute langue pourra proclamer : “Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.”

Nous allons vivre ensemble cette semaine sainte. Nous suivrons Jésus sur le chemin du Calvaire. Sa mort, le vendredi saint, n’est pas un point final. Elle est un « passage » de ce monde vers le Père. C’est ainsi que Jésus est venu nous ouvrir un chemin qui permet à toute l’humanité d’entrer dans la gloire du Père. Les uns avec les autres nous chanterons et nous proclamerons : « Souviens-toi de Jésus Christ ressuscité d’entre les morts. Il est notre salut, notre gloire éternelle. »

Abbé Jean Compazieu

Source : DIMANCHEPROCHAIN.ORG, le 22 mars 2026

Plus de puissance en Nazareth qu’au Calvaire

Plus de puissance en Nazareth qu’au Calvaire

S’il m’est permis de comparer ce qui est incomparable, il me semble que je trouve et adore une plus grande puissance en la naissance de Jésus qu’en sa souffrance, en la crèche qu’en la croix, en Nazareth qu’au Calvaire.

Car la puissance du Calvaire et de la Croix fait des enfants adoptifs de Dieu, mais l’œuvre et la puissance de Nazareth et de l’étable de Bethléem fait une Mère de Dieu au monde.

Et si le Fils de Dieu eût voulu être et souffrir au monde sans y prendre naissance d’une femme, il y aurait des enfants de Dieu, mais il n’y aurait point de Mère de Dieu ni en la terre, ni au ciel.

Cardinal Pierre de Bérulle. (1575-1629) Grandeur de Jésus, Discours XI

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

26.03.2026 – SAINT DU JOUR

Saint Liudger (Ludger) von Münster
Évêque (v. 745-809)

Ludger de Munster, contemporain de Charlemagne, naît à Utrecht (Pays Bas) vers 745, issu d’une noble famille de la Frise. 

Élevé par ses parents, Thiadgrim et Liafburg, dans la vertu et la piété, il ne tarda pas à donner des marques évidentes d’une vocation extraordinaire ; son enfance et sa jeunesse se passèrent dans un monastère où il reçut de saint Grégoire d’Utrecht les leçons de la science et de la sainteté. Sa vive intelligence pénétrait les questions les plus difficiles; les livres saints surtout faisaient ses plus chers délices; il y puisait cette onction suave qui devait plus tard caractériser sa parole apostolique et ramener tant d’âmes à Dieu. 
Saint Grégoire envoya son jeune disciple en Angleterre auprès du célèbre Alcuin, pour y compléter ses études. Simple diacre, il reçut la mission d’aller rétablir l’Église de Deventer, ruinée par les Saxons infidèles ; ce qu’il exécuta avec un tel succès qu’il y abolit les restes du paganisme.

Ordonné prêtre, il devint l’apôtre de la Frise et le digne émule de saint Wulfran. Ni les fatigues ni les persécutions ne purent l’arrêter : à la place des idoles renversées, il plantait la Croix et faisait entrer en masse ces populations barbares dans le sein de l’Église. 
Obligé de fuir la persécution du redoutable Witikind, le saint pasteur se réfugia au monastère du Mont-Cassin, en Italie. Il y étudia la règle de saint Benoît en compagnie de son frère saint Hildegrin, qui l’y avait suivi, et y continua sa mission par ses prières et par ses austérités. 

Charlemagne, vainqueur des Saxons, ayant demandé à l’infatigable apôtre le secours de sa parole, afin de conquérir à la foi ce peuple déjà conquis au royaume de France, Ludger accourut. Un nouveau diocèse est érigé, qui embrasse toute la Westphalie, et Ludger en est sacré évêque ; sa ville épiscopale prend, dans la suite, le nom de Munster, d’un monastère d’Augustins, qu’il avait fondé. Mais sa vertu avait trop d’éclat pour être à l’abri de la jalousie et de la calomnie. 
La frugalité de sa table, sa tendresse pour les pauvres, sa modestie, son humilité, ses austérités excessives déplurent aux hommes mondains, qui le décrièrent auprès du grand empereur des Francs, et l’accusèrent en même temps de dissiper les biens de l’Église par ses grandes charités.

Ludger fut mandé à la cour pour avoir à se justifier : appelé près du prince dans un moment où il récitait son bréviaire, le Saint voulut l’achever et se fit attendre. 
« Pourquoi, lui dit Charles, n’être pas venu tout d’abord ? » 
Prince, répond l’évêque, je priais Dieu; quand vous m’avez choisi pour évêque, vous m’avez recommandé de préférer toujours le service de ce Roi des rois à celui des hommes, même de l’empereur.” 
L’empereur, charmé de cette réponse n’en voulut pas entendre davantage : il renvoya avec honneur le pasteur vers ses ouailles, l’exhortant à montrer toujours la même ardeur dans le service du Seigneur et celui de son Église.

Dieu honora les travaux apostoliques de son humble serviteur par le don des miracles. Il rendit la vue à un aveugle en faisant le signe de la Croix sur ses yeux. Un autre aveugle ayant un jour demandé à lui parler : 
« Mon frère, que me voulez-vous », lui dit Ludger ? 
Faites, dit-il, que je voie, pour l’amour de Dieu !” 
« Que vous voyiez, pour l’amour de Dieu ? » reprit Ludger, s’étonnant de sa demande. Et à l’instant l’aveugle vit.

Il était sur le point de partir pour le Danemark et la Norvège, quand le Ciel mit un terme à sa course ici-bas, le 26 mars 809. Les reliques de saint Ludger sont conservées au monastère de Werden. À Munster on vénère deux de ses os.

Source principale : Frères des Écoles Chrétiennes, Vie des Saints, p. 133-134 (« Rév. x gpm »).

Saint Liudger priez pour nous !

26.03.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 8,51-59. 

En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs : « Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un garde ma parole, jamais il ne verra la mort. »
Les Juifs lui dirent : « Maintenant nous savons bien que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis : “Si quelqu’un garde ma parole, il ne connaîtra jamais la mort.”
Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est mort, et les prophètes aussi sont morts. Pour qui te prends-tu ? »
Jésus répondit : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : “Il est notre Dieu”,
alors que vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais et, si je dis que je ne le connais pas, je serai comme vous, un menteur. Mais je le connais, et sa parole, je la garde.
Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour. Il l’a vu, et il s’est réjoui. »

Les Juifs lui dirent alors : « Toi qui n’as pas encore cinquante ans, tu as vu Abraham ! »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. »
Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208)

évêque, théologien et martyr

Contre les hérésies IV, 5-7 (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 146 ; cf SC 100)

« Abraham a vu mon jour, et il a été dans la joie »

Comme Abraham était prophète, il voyait dans l’Esprit le jour de la venue du Seigneur et le dessein de sa Passion, par laquelle lui-même et tous ceux qui comme lui croiraient en Dieu seraient sauvés. Et il a tressailli d’une grande joie. Le Seigneur n’était donc pas inconnu d’Abraham, puisque celui-ci a désiré voir son jour… Il a désiré voir ce jour afin de pouvoir lui aussi embrasser le Christ, et l’ayant vu de façon prophétique par l’Esprit, il a exulté. C’est pourquoi Syméon, qui était de sa postérité, accomplissait la joie du patriarche et disait : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser s’en aller ton serviteur en paix selon ta promesse ; car mes yeux ont vu ton salut que tu prépares à la face des peuples »… Et Élisabeth a dit [selon certains manuscrits]: « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur ». L’exultation d’Abraham descendait de la sorte sur ceux qui veillaient, qui voyaient le Christ et qui croyaient en lui. Et de ses enfants, cette exultation remontait vers Abraham… C’est donc à bon droit que le Seigneur lui rendait témoignage en disant : « Abraham votre Père a exulté à la pensée de voir mon jour : il l’a vu et il s’est réjoui ». Et ce n’est pas seulement à propos d’Abraham qu’il a dit cela, mais de tous ceux qui, depuis le commencement, ont acquis la connaissance de Dieu et ont prophétisé la venue du Christ. Car ils ont reçu cette révélation de la part du Fils lui-même, ce Fils qui dans ces temps qui sont les derniers s’est fait visible et palpable et a conversé avec les hommes pour susciter à partir des pierres des fils d’Abraham et rendre sa postérité semblable aux étoiles du ciel. (Références bibliques : Gn 17,17; Lc 2,29s; Lc 1,46; He 1,2; Ba 4,38; Mt 3,9; Gn 15,5)

LECTURES :

Livre de la Genèse 17,3-9. 

En ces jours-là, Abram tomba face contre terre et Dieu lui parla ainsi :
« Moi, voici l’alliance que je fais avec toi : tu deviendras le père d’une multitude de nations.
Tu ne seras plus appelé du nom d’Abram, ton nom sera Abraham, car je fais de toi le père d’une multitude de nations.
Je te ferai porter des fruits à l’infini, de toi je ferai des nations, et des rois sortiront de toi.
J’établirai mon alliance entre moi et toi, et après toi avec ta descendance, de génération en génération ; ce sera une alliance éternelle ; ainsi je serai ton Dieu et le Dieu de ta descendance après toi.
À toi et à ta descendance après toi je donnerai le pays où tu résides, tout le pays de Canaan en propriété perpétuelle, et je serai leur Dieu. »
Dieu dit à Abraham : « Toi, tu observeras mon alliance, toi et ta descendance après toi, de génération en génération. »

Psaume 105(104),4-5.6-7.8-9. 

R/ Le Seigneur s’est toujours souvenu de son alliance. (Ps 104, 8a)

Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face.
souvenez-vous des merveilles qu’il a faites, 
de ses prodiges, des jugements qu’il prononça.

Vous, la race d’Abraham son serviteur, 
les fils de Jacob, qu’il a choisis.
Le Seigneur, c’est lui notre Dieu : 
ses jugements font loi pour l’univers.

Il s’est toujours souvenu de son alliance, 
parole édictée pour mille générations :
promesse faite à Abraham, 
garantie par serment à Isaac.