Sur le Rocher de Gibraltar s’élève le sanctuaire de Notre-Dame de l’Europe
Perché sur le rocher de Gibraltar, face à la mer, un petit sanctuaire est dédié à Notre-Dame de l’Europe depuis l’expulsion des Maures en 1309. En 2002, le pape Jean-Paul II en a couronné la statue à Rome, place Saint-Pierre.
Nous pouvons invoquer Notre Dame de l’Europe par cette belle prière à Notre Dame de Toute l’Europe, proposée par l’Institut du Christ Roi : « Nous te saluons, Vierge Marie, Notre Dame. Nous te supplions spécialement de prier pour notre continent. Nous te le demandons en union avec les fidèles de tous les sanctuaires d’Europe qui manifestent la puissance de ton intercession. Nous t’en prions en union avec tous ceux dont tu as présenté à Dieu la prière de siècle en siècle.
Tu vois tes enfants d’Europe, leurs efforts et leurs espoirs, leurs joies et leurs malheurs. Tu vois tes enfants encore divisés, tes enfants séduits par les mensonges du monde et tentés de construire une Europe sans Dieu. Tu vois tes enfants blessés par le péché. Mère de Dieu, notre mère, tu ne saurais nous abandonner. Vierge Marie, mieux que nous tu sais ce qu’il nous faut demander au Père. Guide notre prière, prie avec nous. »
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Sainte Laura Montoya Upegui Vierge et fondatrice des : « Missionnaires de Marie Immaculée et de Sainte Catherine de Sienne »
Laura Montoya Upegui naît à Jericó, Antioquia (Colombie) le 26 mai 1874. Après la mort de son père pendant la guerre civile, sa mère éleva ses trois enfants dans la plus grande pauvreté. Elle devint maîtresse d’école à l’âge de 16 ans, bien qu’elle fût totalement autodidacte.
En 1914, soutenue par Mgr Maximiliano Crespo, évêque de Santa Fe de Antioquia, elle fonda une famille religieuse : « Missionnaires de Marie Immaculée et de Sainte Catherine de Sienne », une œuvre religieuse qui rompait avec les modèles traditionnels et qu’elle dirigea avec beaucoup d’énergie.
Sa profession de maîtresse d’école la conduisit au contact de nombreuses populations à Antioquia puis au Collège de l’Immaculée à Medellin, jusqu’à ce qu’elle se sente appelée à réaliser « l’Œuvre des Indios », un travail héroïque au service des autochtones des forêts d’Amérique.
Avec cinq de ses disciples et sa mère Doloritas Upegui, elle forma le groupe des « Missionnaires catéchistes des Indios » qui, le 5 mai, quitta Medellin pour Dabeiba en s’ouvrant une route dans la forêt. Malgré l’incompréhension et le mépris de certains responsables civils et religieux de l’époque, elle accomplit son travail d’évangélisation dans la pauvreté et au contact de la culture autochtone.
Après une vie de service, elle mourut à Medellin le 21 octobre 1949. À sa mort, sa Congrégation comptait 90 Maisons, dans trois pays, et 467 religieuses. Elles œuvrent à présent dans 19 pays en Amérique, en Afrique et en Europe.
Laura Montoya Upegui a été canonisée le 12 mai 2013, par le pape François, sur la place Saint-Pierre de Rome, devenant, de ce fait, la première sainte colombienne.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,39-48.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. » Pierre dit alors : « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tous ? » Le Seigneur répondit : « Que dire de l’intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de son personnel pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ? Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi ! Vraiment, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens. Mais si le serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde à venir”, et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer, alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il l’écartera et lui fera partager le sort des infidèles. Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups. Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, celui-là n’en recevra qu’un petit nombre. À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997)
fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
Something Beautiful for God, p. 73 (trad. La Joie du don, p. 68, rev)
« Heureux ce serviteur, que son maître, en arrivant, trouvera à son travail »
Seigneur très aimé, fais que je puisse te voir aujourd’hui et chaque jour dans la personne de tes malades et, en les soignant, te servir. Si tu te caches sous la figure déplaisante du coléreux, du mécontent, de l’arrogant, fais que je puisse encore te reconnaître et dire : « Jésus, toi mon patient, comme il est doux de te servir ». Seigneur, donne-moi cette foi qui voit clair, et jamais alors ma tâche ne sera monotone, toujours la joie jaillira quand je me prêterai aux caprices et répondrai aux désirs de tous les pauvres souffrants… Mon Dieu, puisque tu es Jésus mon patient, daigne aussi être pour moi un Jésus de patience, indulgent avec mes fautes et tenant compte de l’intention, car elle est de t’aimer et de te servir dans la personne de chacun de tes malades. Seigneur, augmente ma foi (Lc 17,5), bénis mes efforts et ma tâche, maintenant et à jamais.
LECTURES :
Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 3,2-12.
Frères, vous avez appris, je pense, en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous : par révélation, il m’a fait connaître le mystère, comme je vous l’ai déjà écrit brièvement. En me lisant, vous pouvez vous rendre compte de l’intelligence que j’ai du mystère du Christ. Ce mystère n’avait pas été porté à la connaissance des hommes des générations passées, comme il a été révélé maintenant à ses saints Apôtres et aux prophètes, dans l’Esprit. Ce mystère, c’est que toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile. De cet Évangile je suis devenu ministre par le don de la grâce que Dieu m’a accordée par l’énergie de sa puissance. À moi qui suis vraiment le plus petit de tous les fidèles, la grâce a été donnée d’annoncer aux nations l’insondable richesse du Christ, et de mettre en lumière pour tous le contenu du mystère qui était caché depuis toujours en Dieu, le créateur de toutes choses ; ainsi, désormais, les Puissances célestes elles-mêmes connaissent, grâce à l’Église, les multiples aspects de la Sagesse de Dieu. C’est le projet éternel que Dieu a réalisé dans le Christ Jésus notre Seigneur. Et notre foi au Christ nous donne l’assurance nécessaire pour accéder auprès de Dieu en toute confiance.
Livre d’Isaïe 12,2.4bcd-5a.5bc-6.
R/ Exultant de joie, vous puiserez les eaux aux sources du salut ! (Is 12, 3)
Voici le Dieu qui me sauve : j’ai confiance, je n’ai plus de crainte. Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ; il est pour moi le salut.
« Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom, annoncez parmi les peuples ses hauts faits ! » Jouez pour le Seigneur !
Il montre sa magnificence, et toute la terre le sait. Jubilez, criez de joie, habitants de Sion, car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël !
À Fatima, 100 000 pèlerins se sont réunis dans la prière du pape Léon XIV
D. José Cordeiro a appelé au rétablissement rapide du pape Léon XIV, hospitalisé ce matin à Rome pour une intervention chirurgicale.
Environ 100 000 pèlerins ont prié à Fatima pour la santé du pape Léon XIV, qui est aujourd’hui hospitalisé à Rome pour subir une intervention chirurgicale afin d’enlever un nodule pulmonaire. Le président du pèlerinage, D. José Cordeiro, a exprimé cette proximité à la fin de l’homélie, avec une prière où il a demandé le prompt rétablissement du Saint-Père.
« Ô Vierge du Rosaire, de Fatima, Madame, fais de notre cœur un lieu de paix. Protégez le successeur de Pierre, le Pape. Ici, à Fatima, nous prions toujours pour notre cher Pape, qui ce matin est admis à l’hôpital pour une intervention chirurgicale sur le nodule pulmonaire. Puissiez-vous sentir la belle respiration de notre prière ici à Fatima. Madame, protégez le Saint-Père », a demandé l’archevêque de Braga.
Dans la réflexion qu’il a offerte lors de la messe internationale d’anniversaire du 13 octobre, le président du pèlerinage a souligné l’essentiel de la foi chrétienne : la rencontre personnelle et transformatrice avec Jésus-Christ, qui doit se traduire par une conversion intérieure génératrice de paix.
« La foi que nous recevons de l’Église doit devenir la vie, la connaissance de Jésus-Christ doit se transformer en rencontre avec Lui », a déclaré le président du Pèlerinage, appelant à une conversion en vue de la construction de la paix par de petits gestes concrets.
« La paix pour laquelle nous prions commence lorsque nous cessons d’alimenter les conflits, lorsque nous apprenons à pardonner, à écouter et à rechercher le bien commun, lorsque notre cœur se laisse pacifier par le Christ. Avec le cœur pacifié, nous pourrons aider à promouvoir la paix dans nos familles, dans nos communautés paroissiales et sur nos lieux de travail », a précisé D. José Cordeiro.
L’archevêque de Braga a encadré cet appel dans la conjoncture actuelle des guerres et de leurs impacts économiques, avec une augmentation généralisée du coût de la vie et les difficultés d’accès au logement ressenties au Portugal.
Face à ces adversités, D. José Cordeiro a soutenu que suivre le Christ « ne permet pas à la peur ou au découragement d’avoir le dernier mot », mais « transforme également notre façon de regarder le monde et d’y être ».
« Nous faisons partie d’un corps vivant, l’Église, membres du Christ, et nous avons donc la responsabilité de contribuer par nos gestes à la pacification de notre monde », a souligné l’archevêque de Braga, laissant un appel à l’unité.
« Nous pouvons prier pour la paix et la conversion des cœurs de ceux qui propagent la guerre et les intérêts qui y sont associés. Cependant, nous devons pacifier notre cœur, en rejetant les logiques du pouvoir et de la recherche de notre propre bien, en rejetant les conflits et les discussions qui s’installent si souvent entre nous pour les raisons les plus futiles. La paix pour laquelle nous prions commence en nous », a conclu le président de la célébration.
Comme pour la célébration de la Parole d’hier soir, aujourd’hui aussi, les pèlerins réunis dans l’enceinte de prière ont particulièrement prié pour le Pape.
« Pour le pape Léon XIV, afin que la grâce de Dieu soit son réconfort, qu’il retrouve rapidement la santé, et que ses appels soient entendus pour la construction d’une paix désarmée et désarmante, prions, par l’intercession de Marie », a-t-on demandé dans la prière universelle.
Pour clôturer la célébration, dans le dernier mot habituel aux pèlerins, l’évêque de Leiria-Fátima, D. José Ornelas, s’est joint aux appels au rétablissement du pape Léon XIV, se souvenant de tous ceux qui souffrent dans les hôpitaux, dans les foyers ou dans la solitude.
« Demandons au Bon Pasteur de vous donner la force dont vous avez besoin et la santé nécessaire pour continuer à servir le Peuple de Dieu et le monde », a demandé D. José Ornelas, exhortant les pèlerins à rentrer chez eux en tant que constructeurs d’un chemin synodal attentif « aux victimes de la guerre, de la discrimination, de l’injustice et des plus fragiles ».
L’évêque de Leiria-Fátima a également remercié D. José Cordeiro sa présence et le « mot de réconfort et de défi dans les temps complexes et conflictuels dans lequel nous vivons » adressé aux pèlerins.