23.06.2026 – SAINT DU JOUR

St Joseph Cafasso

Saint Joseph Cafasso
Prêtre à Turin
(1811-1860)

Giuseppe Cafasso naît le 15 janvier 1811 à Castelnuovo d’Asti, qui maintenant s’appelle Castelnuovo Don Bosco, dans la province d’Asti, au Piémont. Fils de petits propriétaires terriens, il est le troisième de quatre enfants, dont la dernière, Marianne, sera la maman du Bx Giuseppe Allamano. 

Depuis son enfance, il était considéré comme un petit saint, dans sa famille et dans le village. Il fit ses études de théologie au Séminaire de Chieri et fut ordonné prêtre en 1833. Quatre mois plus tard, il s’installe au Collège Ecclésiastique pour perfectionner sa formation sacerdotale et pastorale. Il y restera toute sa vie ; entre-temps, il en devint le Recteur. Au Collège, on respirait la spiritualité de Saint Ignace et on suivait les directives théologiques et pastorales de Saint Alphonse Marie de Liguori.

L’enseignement y est donné avec grand soin et vise à former de bons confesseurs et d’habiles prédicateurs. Giuseppe étudie et approfondit la spiritualité de Saint François de Sales, qu’il transmettra par la suite, de façon particulière, à l’un de ses étudiants : Giovanni Bosco. Don Cafasso, son directeur spirituel de 1841 à 1860, a contribué à former et à orienter la personnalité et la spiritualité de Giovanni. Typique de son enseignement était l’insistance sur le devoir quotidien dans son rapport à la sainteté.

Le fondateur des Salésiens en a lui-même témoigné en ces termes : « La vertu extraordinaire de don Cafasso fut de pratiquer en permanence et avec une fidélité merveilleuse les vertus ordinaires. » Toujours attentif aux besoins des plus faibles, il visitait et aidait, même économiquement, les plus pauvres, leur apportant en même temps la consolation émanant de son ministère sacerdotal. 

Son apostolat consistait aussi dans l’accompagnement spirituel des prisonniers et des condamnés à mort, qu’il assiste jusqu’à leur dernière heure. Il est surnommé « l’aumônier des gibets » et est actuellement le saint protecteur des aumôniers de prison. Il donne l’absolution aux condamnés à mort, et comme ceux-ci sont exécutés tout de suite après, Giuseppe parle d’eux comme des saints pendus. 

Prudent et réservé, maître spirituel, il fut le directeur spirituel de prêtres, de laïcs, de personnalités politiques, de fondateurs. Don Cafasso soutint Don Bosco et la Congrégation salésienne, y compris matériellement, depuis le début. 

Après une courte maladie, il meurt d’une pneumonie, à l’âge de 49 ans à peine, le 23 juin 1860. C’est Don Bosco qui prononça l’homélie pour la messe de funérailles.

Giuseppe Cafasso fut béatifié en 1925, par le pape Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939) qui le définit comme « la perle du clergé italien ». Sa canonisation eut lieu le 22 juin 1947, par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958). Ce dernier le présenta comme « un modèle de vie sacerdotale, père des pauvres, consolateur des malades, soutien des prisonniers, salut des condamnés à mort ». Le même Pape, dans son encyclique Menti Nostrae du 23 septembre 1950, l’a proposé comme modèle aux prêtres. 

Pour approfondir, lire la Catéchèse du pape Benoît XVI :
>>> Saint Giuseppe Cafasso

Sources principales : sdb.org ; wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Saint Joseph Cafasso priez pour nous !

23.06.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 7,6.12-14. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré ; ne jetez pas vos perles aux pourceaux, de peur qu’ils ne les piétinent, puis se retournent pour vous déchirer.
Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes. »
Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition ; et ils sont nombreux, ceux qui s’y engagent.

Mais elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie ; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Nersès Snorhali (1102-1173)

patriarche arménien

Deuxième partie, § 430-434 ; SC 203 (Jésus Fils Unique du Père, trad. I. Kéchichian, éd. du Cerf, 1973 ; p. 125)

Veuille me conduire par le chemin étroit et resserré !

J’ai marché sur le boulevard terrestre De la voie large et spacieuse, Dans la demeure de la perdition, Où beaucoup suivent cette voie. Dirige mes pas sur l’étroit sentier, Allège-moi du fardeau des péchés, Pour que je puisse avec le petit groupe Voler léger dans la nuée au ciel. Fais-moi entrer par Toi, ô Porte sublime ; Veuille me conduire à ton Père céleste Par le chemin étroit et resserré, Grâce à une conduite droite et divine. Mais Toi qui sur les méchants si ingrats Et sur les justes, ces hommes de bien, Également répands la rosée de la pluie Et la lumière du soleil levant, Sur moi aussi, méchant, mort par le péché, Sur moi, si ingrat envers ton bienfait, Répands la rosée de ta Grâce Et la Lumière spirituelle !

LECTURES :

Deuxième livre des Rois 19,9b-11.14-21.31-35a.36. 

En ces jours-là, Sennakérib, roi d’Assour, envoya des messagers dire à Ézékias :
« Vous parlerez à Ézékias, roi de Juda, en ces termes : Ne te laisse pas tromper par ton Dieu, en qui tu mets ta confiance, et ne dis pas : “Jérusalem ne sera pas livrée aux mains du roi d’Assour !”
Tu sais bien ce que les rois d’Assour ont fait à tous les pays : ils les ont voués à l’anathème. Et toi seul, tu serais délivré ? »
Ézékias prit la lettre de la main des messagers ; il la lut. Puis il monta à la maison du Seigneur, déplia la lettre devant le Seigneur,
et, devant lui, pria en disant : « Seigneur, Dieu d’Israël, toi qui sièges sur les Kéroubim, tu es le seul Dieu de tous les royaumes de la terre, c’est toi qui as fait le ciel et la terre.
Prête l’oreille, Seigneur, et entends, ouvre les yeux, Seigneur, et vois ! Écoute le message envoyé par Sennakérib pour insulter le Dieu vivant.
Il est vrai, Seigneur, que les rois d’Assour ont ravagé les nations et leur territoire,
et brûlé leurs dieux : en réalité, ce n’étaient pas des dieux, mais un ouvrage de mains d’hommes, fait avec du bois et de la pierre ; c’est pourquoi ils ont pu les faire disparaître.
Maintenant, je t’en supplie, Seigneur notre Dieu, sauve-nous de la main de Sennakérib, et tous les royaumes de la terre sauront que tu es, Seigneur, le seul Dieu ! »
Alors le prophète Isaïe, fils d’Amots, envoya dire à Ézékias : « Ainsi parle le Seigneur, Dieu d’Israël : J’ai entendu la prière que tu m’as adressée au sujet de Sennakérib, roi d’Assour.
Voici la parole que le Seigneur a prononcée contre lui : Elle te méprise, elle te nargue, la vierge, la fille de Sion. Elle hoche la tête pour se moquer de toi, la fille de Jérusalem.
Oui, un reste sortira de Jérusalem, et des survivants, de la montagne de Sion. Il fera cela, l’amour jaloux du Seigneur !
Et voici ce que dit le Seigneur au sujet du roi d’Assour : Il n’entrera pas dans cette ville, il ne lui lancera pas une seule flèche, il ne lui opposera pas un seul bouclier, il n’élèvera pas un seul remblai :
il retournera par le chemin par lequel il est venu. Non, il n’entrera pas dans cette ville, – oracle du Seigneur.
Je protégerai cette ville, je la sauverai à cause de moi-même et à cause de David mon serviteur. »
La nuit même, l’ange du Seigneur sortit et frappa cent quatre-vingt-cinq mille hommes dans le camp assyrien.
Sennakérib, roi d’Assour, plia bagage et s’en alla. Il revint à Ninive et y demeura.

Psaume 48(47),2-3ab.3cd-4.10.11c-12a. 

R/ La ville du Seigneur, Dieu l’affermira pour toujours. (Ps 47, 9)

Il est grand, le Seigneur, hautement loué, 
dans la ville de notre Dieu,
sa sainte montagne, altière et belle,
joie de toute la terre.

La montagne de Sion, c’est le pôle du monde,
la cité du grand roi ;
Dieu se révèle, en ses palais, 
vraie citadelle.

Dieu, nous revivons ton amour 
au milieu de ton temple.
Ta main droite qui donne la victoire
réjouit la montagne de Sion.

L’unanime reconnaissance de Marie « Mère de Dieu » sur la terre comme au Ciel

L’unanime reconnaissance de Marie « Mère de Dieu » sur la terre comme au Ciel

Les Saintes Écritures avaient prophétisé la venue d’une « Femme » (Gn 3,15) et d’une Vierge Mère (Is 7,14) : « Celle qui doit enfanter » (Mi 5,2) et engendrer un enfant qui sera appelé « Emmanuel », c’est-à-dire « Dieu avec nous » (Is 7,14), « Dieu fort » (Is 9,5), etc. À l’aube des temps nouveaux, Élisabeth, « remplie de l’Esprit Saint » (Lc 1,41), l’identifie la première à la Vierge Marie qu’elle reconnaît tout de suite comme « Mère de Dieu » : « Comment ai-je ce bonheur que la Mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » (Lc 1,43). Le titre de Theotokos, ou Dei Genitrix – littéralement « Celle qui engendre Dieu » –, communément identifié à Meter theou,« Mère de Dieu », a été confirmé solennellement lors du concile d’Éphèse en 431, après avoir été un temps contesté par Nestorius, patriarche de Constantinople de l’époque. Cette formulation géniale, qui parle en fait, d’abord, de Jésus, son Fils, « vrai Dieu et vrai homme », éclaire aussi d’une manière très spéciale le mystère de sa Mère. Bien qu’étant, comme nous, une humble créature, Marie fut élevée, comme l’enseigne saint Thomas d’Aquin, à « une certaine dignité infinie, dérivée du bien infini qu’est Dieu ». « Entre la Mère de Dieu et les serviteurs de Dieu, infinie est la distance », dit encore saint Bernard. Il s’agit en effet du titre le plus fondamental de la Vierge Marie, qui exprime avec beaucoup de concision et de justesse le lien spécial et tout à fait unique qu’elle a, pour l’éternité, avec le Verbe incarné.

codexdei.mariedenazareth.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

22.06.2026 – SAINT DU JOUR

St Thomas More

Saint Thomas More
Martyr 
(1478-1535)

Thomas More naît à Londres, le 7 février 1478. Son père remplissait la fonction de juge, dans la capitale. Thomas passa quelques unes de ses premières années en qualité de page, au service du cardinal Morton, alors archevêque de Cantorbéry et chancelier d’Angleterre. À l’âge de quatorze ans, il alla étudier à Oxford où il fit de sérieuses études juridiques et donna des conférences sur la Cité de Dieu, de saint Augustin.

En 1501, Thomas More était reçu avocat et élu membre du Parlement trois ans plus tard. Après quelques années de mariage, il perdit sa femme et demeura seul avec ses quatre enfants : trois filles et un fils. Parce que ses enfants étaient encore très jeunes, et qu’il était toujours absent de chez lui, par ses affaires au tribunal et à la cour du roi, il se remaria tout de suite, avec une veuve, au grand scandale de certains. En père vigilant, il veillait à ce que Dieu restât le centre de la vie de ses enfants. Le soir, il récitait la prière avec eux ; aux repas, une de ses filles lisait un passage de l’Écriture Sainte et on discutait ensuite sur le texte en conversant gaiement. Jamais la science, ni la vertu, ne prirent un visage austère dans sa demeure ; sa piété n’en était cependant pas moins profonde. Thomas More entendait la messe tous les jours ; en plus de ses prières du matin et du soir, il récitait les psaumes quotidiennement.

Sa valeur le fit nommer Maître des Requêtes et conseiller privé du roi. En 1529, Thomas More remplaça le défunt cardinal Wolsey dans la charge de Lord chancelier. Celui qui n’avait jamais recherché les honneurs ni désiré une haute situation se trouvait placé au sommet des dignités humaines. Les succès, pas plus que les afflictions, n’eurent de prise sur sa force de caractère.

Lorsqu’Henri VIII voulut divorcer pour épouser Anne Boleyn et qu’il prétendit, devant l’opposition formelle du pape, se proclamer chef de l’Église d’Angleterre, Thomas More refusa de signer l’acte de suprématie. Dès lors, les bonnes grâces du roi se changèrent en hostilité ouverte contre lui. Le roi le renvoya sans aucune ressource, car Thomas versait au fur à mesure tous ses revenus dans le sein des pauvres. Le jour où il apprit que ses granges avaient été incendiées, il écrivit à sa femme de rendre grâces à Dieu pour cette épreuve.

Le 13 avril 1534, l’ex-chancelier fut invité à prononcer le serment qui reconnaissait Anne Boleyn comme épouse légitime et rejetait l’autorité du pape. Thomas rejeta noblement toute espèce de compromis avec sa conscience et refusa de donner son appui à l’adultère et au schisme.

Après un second refus réitéré le 17 avril, on l’emprisonna à la Tour de Londres. Il vécut dans le recueillement et la prière durant les quatorze mois de son injuste incarcération. Comme il avait fait de toute sa vie une préparation à l’éternité, la sérénité ne le quittait jamais. Il avoua bonnement : « Il me semble que Dieu fait de moi son jouet et qu’Il me berce. »

L’épreuve de la maladie s’ajouta bientôt à celle de la réclusion. Devenu semblable à un squelette, il ne cessa cependant de travailler en écrivant des traités moraux, un traité sur la Passion, et même de joyeuses satires. L’intensité de sa prière conservait sa force d’âme : « Donne-moi Ta grâce, Dieu bon, pour que je compte pour rien le monde et fixe mon esprit sur Toi. » Il disait à sa chère fille Marguerite : « Si je sens la frayeur sur le point de me vaincre, je me rappellerai comment un souffle de vent faillit faire faire naufrage à Pierre parce que sa foi avait faibli. Je ferai donc comme lui, j’appellerai le Christ à mon secours. »

On accusa Thomas More de haute trahison parce qu’il niait la suprématie spirituelle du roi. Lorsque le simulacre de jugement qui le condamnait à être décapité fut terminé, le courageux confesseur de la foi n’eut que des paroles de réconfort pour tous ceux qui pleuraient sa mort imminente et injuste. À la foule des spectateurs, il demanda de prier pour lui et de porter témoignage qu’il mourait dans la foi et pour la foi de la Sainte Église catholique. Sir Kingston, connu pour son cœur impitoyable, lui fit ses adieux en sanglotant. Il récita pieusement le Miserere au pied de l’échafaud. Il demanda de l’aide pour monter sur l’échafaud : « Pour la descente, ajouta-t-il avec humour, je m’en tirerai bien tout seul. » Il embrassa son bourreau : « Courage, mon brave, n’aie pas peur, mais comme j’ai le cou très court, attention ! Il y va de ton honneur. » Il se banda les yeux et se plaça lui-même sur la planche.

Thomas More a été béatifié le 29 décembre 1886, par Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903), et canonisé le 19 mai 1935,par Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939).

Saint Jean-Paul II le déclara Patron céleste des Responsables de gouvernement et des hommes politiques en l’année jubilaire 2000.

Pour un approfondissement biographique :

>>> Motu Proprio du 31 octobre 2000 (Saint Jean-Paul II)

>>> Saint Thomas More ou l’éloge de la conscience (Intervention du Cardinal Roger Etchegaray)

Tiré et corrigé de : Frères des Écoles Chrétiennes, Vies des Saints, Edition 1932, p. 234-235

Saint Thomas More priez pour nous !

22.06.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 7,1-5. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne jugez pas, pour ne pas être jugés ;
de la manière dont vous jugez, vous serez jugés ; de la mesure dont vous mesurez, on vous mesurera.
Quoi ! tu regardes la paille dans l’œil de ton frère ; et la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ?
Ou encore : Comment vas-tu dire à ton frère : “Laisse-moi enlever la paille de ton œil”, alors qu’il y a une poutre dans ton œil à toi ?

Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Dorothée de Gaza (v. 500-?)

moine en Palestine

Instructions VII, 79, 81-82 (in “Lectures chrétiennes pour notre temps”, fiche D8; trad. Orval ; © 1970 Abbaye d’Orval)

« Enlève d’abord la poutre de ton œil » (Mt 7,5)

Recherchons, frères, comment il se fait que parfois on entende une parole désagréable et qu’on la laisse passer comme si on n’avait rien entendu, sans se troubler, et que d’autres fois on en est aussitôt troublé. Quelle est la raison d’une telle différence ? Y a-t-il à cela une ou plusieurs raisons ? Pour moi, j’en vois beaucoup, mais une seule engendre, pour ainsi dire, toutes les autres. (…) La cause du trouble, si nous la recherchons soigneusement, c’est toujours le fait de ne pas s’accuser soi-même. De là vient que nous avons tout cet accablement et que nous ne trouvons jamais de repos. Il n’y a pas à s’étonner si tous les saints disent qu’il n’existe point d’autre voie que celle-là. Nous voyons bien que nul n’a trouvé le repos en suivant une autre route, et nous, nous pensons le trouver et suivre une voie parfaitement droite, sans jamais consentir à nous accuser nous-mêmes ! En vérité, eût-on accompli mille bonnes œuvres, si l’on ne garde pas cette voie, on ne cessera jamais de faire souffrir et de souffrir soi-même, en perdant ainsi toute sa peine (…) Il arrive aussi qu’un frère, croyant se tenir dans la paix et la tranquillité, se trouble néanmoins d’une parole désobligeante que vient lui dire un autre, et il juge que c’est à bon droit, se disant en lui-même : « Si ce frère n’était pas venu me parler et me troubler, je n’aurais pas péché. » C’est une illusion, c’est un faux raisonnement. Celui qui lui a dit le mot, a-t-il donc mis en lui, la passion ? Il lui a simplement révélé la passion qui était en lui, pour qu’il se repente, s’il le veut.

LECTURES :

Deuxième livre des Rois 17,5-8.13-15a.18. 

En ces jours-là, Salmanasar, roi d’Assour lança des attaques à travers tout le pays d’Israël, et monta contre Samarie, qu’il assiégea pendant trois ans.
La neuvième année du règne d’Osée, il s’empara de Samarie et déporta les gens d’Israël au pays d’Assour. Il les fit habiter à Halah, sur le Habor, fleuve de Gozane, et dans les villes de Médie.
Cela arriva parce que les fils d’Israël avaient péché contre le Seigneur leur Dieu, lui qui les avait fait monter du pays d’Égypte et les avait arrachés au pouvoir de Pharaon, roi d’Égypte. Ils avaient adoré d’autres dieux
et suivi les coutumes des nations que le Seigneur avait dépossédées devant eux. Voilà ce qu’avaient fait les rois d’Israël.
En effet, le Seigneur avait donné cet avertissement à Israël et à Juda, par l’intermédiaire de tous les prophètes et de tous les voyants : « Détournez-vous de votre conduite mauvaise. Observez mes commandements et mes décrets, selon toute la Loi que j’ai prescrite à vos pères et que je leur ai fait parvenir par l’intermédiaire de mes serviteurs les prophètes. »
Mais ils n’ont pas obéi et ils ont raidi leur nuque comme l’avaient fait leurs pères, qui n’avaient pas fait confiance au Seigneur leur Dieu.
Ils ont méprisé ses lois, ainsi que l’Alliance qu’il avait conclue avec leurs pères et les avertissements qu’il leur avait donnés.
Alors le Seigneur s’est mis dans une grande colère contre les tribus d’Israël et les a écartées loin de sa face. Il n’est resté que la seule tribu de Juda.

Psaume 60(59),3-4.5-6.13-14. 

R/ Sauve-nous par ta droite, Seigneur, réponds-nous ! (Ps 59, 7)

Dieu, tu nous as rejetés, brisés ; 
tu étais en colère, reviens-nous !
Tu as secoué, disloqué le pays ; 
répare ses brèches : il s’effondre.

Tu mets à dure épreuve ton peuple, 
tu nous fais boire un vin de vertige.
Tu as donné un étendard à tes fidèles, 
était-ce pour qu’ils fuient devant l’arc ?

Porte-nous secours dans l’épreuve : 
néant, le salut qui vient des hommes !
Avec Dieu nous ferons des prouesses, 
et lui piétinera nos oppresseurs !