Don Bosco et Notre un Dame Auxiliatrice

Don Bosco et Notre un Dame Auxiliatrice

La petite Marguerite, de Paris, se mourait de tuberculose pulmonaire, « Elle guérira ! », promet Don Bosco à sa mère en larmes. « Récitez chaque jour un Pater, Ave et Gloria, puis un Salve Regina pour que Notre Dame Auxiliatrice vous exauce. Priez ainsi jusqu’au 15 août… » « C’est dans deux mois et demi, mon Père ! » se lamente la maman ; « quand je pense que vous pourriez, tout simplement, prendre ma fille par la main et qu’elle serait guérie… » Don Bosco devient alors sévère: « Faites ce que je vous dis ! … » ordonna-t-il.

La maladie continue son cours : les crachements de sang augmentent, la fièvre ne laisse aucune trêve ; l’enfant n’est plus qu’un squelette … Comme c’est dur de croire dans ces conditions ! Mais la maman tient bon : elle prie, elle espère. Le 15 août, elle s’habille pour aller à la messe. Un cri l’appelle auprès de Marguerite :

« Maman ! Maman ! Je suis guérie ! » Et de fait, la malade est rayonnante, ses joues sont rosées, son regard sans fièvre ! Elle s’habille immédiatement, part à la messe avec sa mère… Elle fut même si bien guérie, que son histoire finit comme les contes de fées de jadis : « Elle se maria, fut heureuse et eut beaucoup d’enfants… »

La Magnifique Aventure – la vie de saint Jean Bosco de Marcelle Pélissier – p. 133

Une bilocation de Don Bosco, doublement miraculeuse

Illustration

Une bilocation de Don Bosco, doublement miraculeuse

À l’automne 1878, dans un village de la Drôme, un homme recueille sur la route un vieux prêtre fatigué et manifestement égaré, et l’invite à monter dans sa voiture pour le ramener chez lui. Chemin faisant, il en vient à évoquer la souffrance qui le ronge : son fils, sourd, muet et aveugle, est déclaré incurable par la médecine. Le prêtre repart après avoir simplement dit : « Priez et vous serez exaucés. » Le lendemain, l’enfant est retrouvé parfaitement guéri. La nourrice affirme qu’un prêtre inconnu est venu le voir au même moment. Quelques années plus tard, le couple reconnaît cet homme sur la photographie d’un saint célèbre, Don Giovanni Bosco, pourtant attesté ce jour-là à Turin.

Les raisons d’y croire

  • Au début, rien que de banal : le soir du 14 octobre 1878, rentrant chez lui au village de Saint-Rambert-d’Albon, en Provence, M. Clément s’étonne de voir, cheminant péniblement devant lui, un prêtre déjà âgé — Don Bosco a alors 62 ans, âge avancé pour l’époque — qui lui paraît à la fois perdu et très fatigué. Il est tard, le jour décline. Homme pieux, M. Clément ne se résout pas à laisser un ecclésiastique seul en pleine campagne au crépuscule, d’autant qu’en arrivant à sa hauteur, il constate que l’homme n’est pas du pays et qu’il voit mal. Il s’arrête, se présente, et lui propose de monter dans sa voiture pour le conduire chez lui afin qu’il puisse se reposer. Le prêtre accepte simplement.
  • Il ne s’agit, pour M. Clément, que d’un geste ordinaire de charité chrétienne, accompli sans arrière-pensée. Il n’attend rien, ne s’étonne de rien, et ne prête à cette rencontre aucune signification particulière. Dans son souvenir, elle n’a d’abord rien d’extraordinaire, et il ne cherche à lui donner ni sens caché ni interprétation surnaturelle.
  • La seule chose un peu étonnante est que ce vieux prêtre, pourtant peu bavard, semble avoir l’art de susciter les confidences. Au fil du trajet, sans trop savoir ni comment ni pourquoi, M. Clément en vient à parler de ce qui lui brise le cœur : son fils unique, encore en bas âge, est né sourd, muet et aveugle. Lui et son épouse ont consulté les meilleurs médecins ; tous ont conclu à une infirmité définitive, sans aucune amélioration à espérer. L’enfant demeure emmuré dans sa surdité et sa cécité, au point qu’il est impossible de communiquer avec lui. Ce malheur les ronge au quotidien.
  • Rien ne laisse espérer une issue à une telle situation, vraisemblablement liée à une naissance difficile ayant entraîné de graves séquelles. Les Clément savent qu’une guérison ne pourrait relever que d’un miracle. Mais ils l’ont déjà demandé sans l’obtenir et s’y sont résignés : ils n’attendent plus rien, ne réclament plus rien, et se contentent de porter leur croix, à la suite du Christ.
  • Avant de quitter ses hôtes, qui auraient volontiers prolongé son séjour, le vieux prêtre se contente de dire : « Priez et vous serez exaucés. » Les Clément y voient de simples paroles de consolation, celles d’un homme pieux démuni face à leur détresse. Dans leur récit, ils ne préciseront même pas s’ils ont suivi ce conseil. L’épisode serait sans doute tombé dans l’oubli si, dès le lendemain, ils n’avaient reçu un message pressant de la nourrice chez qui leur fils infirme est placé, les priant de venir au plus vite.
  • Ils sont si peu disposés à attendre un prodige qu’ils accourent, angoissés, redoutant un accident ou une aggravation soudaine de l’état de l’enfant. C’est tout le contraire qui les attend : chez la nourrice, ils découvrent leur fils voyant, entendant et parlant, entièrement délivré de ses infirmités. Une amélioration spontanée d’un tel état n’a pourtant pas de précédent connu, et plus encore, l’enfant manifeste immédiatement une maîtrise de la parole incompatible avec l’absence totale de toute expérience auditive antérieure. Ce qui s’est produit ne relève manifestement pas d’un processus ordinaire et rappelle, par sa soudaineté et sa plénitude, les guérisons rapportées dans l’Évangile.
  • La nourrice explique aux Clément que la guérison de l’enfant a été instantanée et qu’elle a immédiatement suivi la visite d’un vieux prêtre qu’elle ne connaissait pas, mais qui semblait être venu spécialement pour voir le petit. La description qu’elle en donne correspond en tous points à celle de l’ecclésiastique recueilli la veille par M. Clément. Or les parents n’ont jamais indiqué à cet homme où se trouvait leur fils, et rien ne permet d’expliquer comment il aurait pu se rendre chez la nourrice presque au même moment où il les quittait. Les deux témoignages, recueillis séparément et sans concertation, concordent pourtant jusque dans les détails.
  • Reconnaissant, le couple, qui a fait constater la guérison et son caractère miraculeux, cherche à identifier celui à qui il la doit. En vain. Personne, dans le pays, ne connaît ce prêtre ; personne ne l’a revu ni ne l’a aperçu. Pendant cinq années, les Clément tentent sans succès, sinon de le retrouver, du moins de mettre un nom sur son visage. Ce n’est qu’en 1883 qu’en ouvrant un journal, ils découvrent en une la photographie d’un prêtre qu’ils reconnaissent aussitôt : c’est bien celui qu’ils ont accueilli chez eux.
  • Le célèbre thaumaturge piémontais, réputé dans toute l’Europe pour les innombrables miracles dont on le crédite et qui vient d’arriver à Marseille pour entamer une tournée en France à la demande du pape dans le but de recueillir des fonds pour la construction d’un sanctuaire romain au Sacré Cœur. Cette identification tardive, survenue sans recherche préalable ni attente de leur part, éclaire rétrospectivement la guérison de leur enfant.
  • Ce qui déstabilise tout à fait les Clément, pourtant certains de reconnaître leur hôte, c’est que l’article précise que Don Bosco n’a jamais quitté l’Italie : Giovanni Bosco n’a pu parcourir les routes de Provence en 1878. Ses proches en témoignent : il n’était pas à Saint-Rambert ce jour-là, puisque tout le monde l’a vu à Turin. L’homme qu’ils ont accueilli ne peut donc pas s’y être trouvé selon les lois ordinaires de la nature.Très curieux aussi : Don Bosco parle mal le français et avec un très fort accent italien. Or le prêtre du miracle s’exprimait et comprenait parfaitement le français, si bien que les Clément n’ont jamais imaginé avoir affaire à un étranger. 
  • Enfin, même s’il déteste en parler de ces faits surnaturels, Don Bosco est incontestablement familier des bilocations. Il a ainsi longuement visité la Patagonie avant d’y envoyer ses missionnaires. Inutile de préciser qu’il n’a jamais mis les pieds en Amérique latine : pourtant, il en parle comme un homme qui connaît intimement le pays, et bien mieux encore que ses salésiens déjà présents sur place.

Auteur :

Spécialiste de l’histoire de l’Église, postulateur d’une cause de béatification, journaliste pour de nombreux médias catholiques, Anne Bernet est l’auteur de plus d’une quarantaine d’ouvrages pour la plupart consacrés à la sainteté.

« C’est Elle qui a tout fait ! » disait saint Jean Bosco à propos de son œuvre

« C’est Elle qui a tout fait ! », disait saint Jean Bosco à propos de son œuvre

Don Bosco (1) avait une dévotion ardente à la Sainte Vierge. Il la voyait non pas comme une option sentimentale, mais comme une Reine militante, la « Auxilium Christianorum » (Secours des Chrétiens), dans le combat contre les puissances du mal : « C’est Elle qui a tout fait ! », disait-il, à propos de son œuvre.

Il construira, malgré mille oppositions, la basilique de Marie Auxiliatriceà Turin, en 1868. Il dira : « Ce sanctuaire sera le centre d’où rayonnera la dévotion mariale dans le monde entier. »

C’était un fils de pauvres paysans piémontais. Adolescent, il jouait à l’acrobate pour distraire sainement les garnements de son village. Devenu prêtre à force de sacrifices, il se dévoue aux jeunes ouvriers de Turin abandonnés à eux-mêmes. Il crée pour eux un centre de loisirs, un patronage, puis un centre d’accueil, puis des ateliers. Rien de tout cela n’était planifié à l’avance, mais ce sont les besoins immenses qui le pressent. Jamais il ne refuse d’accueillir un jeune, même si la maison est petite, même si l’argent manque. 

Plutôt que de refuser, il multipliera les châtaignes comme son maître multipliait les pains en Palestine. Sa confiance absolue en la Providence n’est jamais déçue. Ses « enfants » seront bientôt des centaines et tous se feraient couper en morceaux pour Don Bosco. Sa mère, Maman Marguerite, vient s’installer près de lui et jusqu’à sa mort, elle leur cuira la polenta et ravaudera leurs vêtements. 

Très marqué par la spiritualité de saint François de Sales, Jean Bosco invente une éducation par la douceur, la confiance et l’amour. Pour ses garçons, il fonde l’Oratoire, l’œuvre, qui sera à l’origine de la congrégation des prêtres salésiens. Pour les filles, il fonde la congrégation de Marie-Auxiliatrice. Don Bosco mourra, épuisé, en butte à l’hostilité de son évêque qui ne le comprend pas, mais entouré de ses disciples.

www.notredameauxiliatrice.fr

nominis.cef.fr

(1) Saint Jean Bosco ou Don Bosco (1815-1888) est un prêtre italien. Il a été canonisé le 1er avril 1934, sous le nom de saint Jean Bosco. Il est fêté le 31 janvier. 

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

31.01.2026 – SAINT DU JOUR

St Jean Bosco

Saint Jean (Giovanni) Bosco
Fondateur de la 

« Congrégation salésienne (SDB) » 

et de l’Institut des 

« Filles de Marie-Auxiliatrice (FMA) » 

 Jean (Giovanni) Bosco naît le 16 août 1815 aux Becchi, groupe de petites fermes du hameau de Castelnuovo d’Asti (maintenant Castelnuovo Don Bosco), au Piemont. 

Ses parents étaient de pauvres paysans ; mais sa mère, demeurée veuve avec trois enfants, était une sainte femme. Le caractère jovial de Jean lui donnait une grande influence sur les enfants de son âge. Il les attirait par ses manières aimables et il entremêlait avec eux les divertissements et la prière. Doué d’une mémoire extraordinaire, il se plaisait à leur répéter les sermons qu’il avait entendus à l’église. C’étaient là les premiers signes de sa vocation apostolique. Son cœur, soutenu par celui de sa mère et d’un bon vieux prêtre, aspirait au sacerdoce. La pauvreté, en l’obligeant au travail manuel, semblait lui interdire l’étude. Mais, par la grâce de Dieu, son courage et sa vive intelligence surmontèrent tous les obstacles. 

En 1835, il était admis au grand séminaire. « Jean, lui dit sa mère, souviens-toi que ce qui honore un clerc, ce n’est pas l’habit, mais la vertu. Quand tu es venu au monde je t’ai consacré à la Madone ; au début de tes études je t’ai recommandé d’être son enfant ; sois à elle plus que jamais, et fais-la aimer autour de toi. » 

Au grand séminaire, comme au village et au collège, Jean Bosco préludait à sa mission d’apôtre de la jeunesse et donnait à ses condisciples l’exemple du travail et de la vertu dans la joie. 

Prêtre le 5 juin 1841, il vint à Turin. Ému par le spectacle des misères corporelles et spirituelles de la jeunesse abandonnée, il réunit, le dimanche, quelques vagabonds qu’il instruisait, moralisait, faisait prier, tout en leur procurant d’honnêtes distractions. Mais cette œuvre du dimanche ne suffisait pas à entretenir la vie chrétienne, ni même la vie corporelle, de ces pauvres enfants.

Jean Bosco, bien que dépourvu de toute ressource, entreprit donc d’ouvrir un asile aux plus déshérités. Il acheta pour 30.000 francs une maison payable dans la quinzaine. « Comment ! lui dit sa mère devenue son auxiliaire, mais tu n’as pas un sou vaillant ! » – « Voyons ! reprit le fils, si vous aviez de l’argent, m’en donneriez-vous ? Eh bien, mère, croyez-vous que la Providence, qui est infiniment riche, soit moins bonne que vous ? » 

Voilà le trésor divin de foi, d’espérance et de charité dans lequel Jean Bosco, malgré toutes les difficultés humaines, ne cessa de puiser, pour établir ses deux Sociétés Salésiennes de religieux (SDB 1859) et de religieuses (FMA 1872), avec des établissements charitables multipliés aujourd’hui dans le monde entier.

Don Bosco, épuisé par le travail, rejoint la Maison du Père le 31 janvier 1888 ; il laisse, à son successeur don Michele Rua (béatifié le 29 octobre 1972), 773 Salésiens et 393 Filles de Marie-Auxiliatrice.

Giovanni Bosco fut béatifié le 2 juin 1929 et canonisé le 1er avril 1934, dimanche de Pâques, par Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939).  

Pour un approfondissement biographique : >>> SDB.ORG

Source principale : sdb.org ; wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Saint Jean Bosco priez pour nous !

31.01.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 4,35-41. 

Ce jour-là, le soir venu, Jésus dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. »
Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient.
Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait.
Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? »


Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme.
Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? »


Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (1873-1897)

carmélite, docteur de l’Église

Manuscrit autobiographique A, 75 v° – 76 r°

« Jésus dormait sur le coussin à l’arrière »

J’aurais dû, ma Mère chérie, vous parler de la retraite qui précéda ma profession. Elle fut loin de m’apporter des consolations ; l’aridité la plus absolue et presque l’abandon furent mon partage. Jésus dormait comme toujours dans ma petite nacelle ; ah, je vois bien que rarement les âmes le laissent dormir tranquillement en elles. Jésus est si fatigué de toujours faire des frais et des avances qu’il s’empresse de profiter du repos que je lui offre. Il ne se réveillera pas sans doute avant ma grande retraite de l’éternité, mais au lieu de me faire de la peine cela me fait un extrême plaisir. Vraiment je suis loin d’être une sainte, rien que cela en est une preuve. Je devrais, au lieu de me réjouir de ma sécheresse, l’attribuer à mon peu de ferveur et de fidélité, je devrais me désoler de dormir (depuis sept ans) pendant mes oraisons et mes actions de grâces. Eh bien, je ne me désole pas : je pense que les petits enfants plaisent autant à leurs parents lorsqu’ils dorment que lorsqu’ils sont éveillés ; je pense que pour faire des opérations, les médecins endorment leurs malades. Enfin je pense que « Le Seigneur voit notre fragilité, qu’il se souvient que nous ne sommes que poussière » (Ps 102,14). Ma retraite de profession fut donc, comme toutes celles qui la suivirent, une retraite de grande aridité. Cependant, le Bon Dieu me montrait clairement, sans que je m’en aperçoive, le moyen de lui plaire et de pratiquer les plus sublimes vertus. J’ai remarqué bien des fois que Jésus ne veut pas me donner de provisions : il me nourrit à chaque instant d’une nourriture toute nouvelle ; je la trouve en moi sans savoir comment elle y est. Je crois tout simplement que c’est Jésus lui-même caché au fond de mon pauvre petit cœur qui me fait la grâce d’agir en moi et me fait penser tout ce qu’il veut que je fasse au moment présent.

LECTURES :

Deuxième livre de Samuel 12,1-7a.10-17. 

En ces jours-là, le Seigneur envoya vers David le prophète Nathan qui alla le trouver et lui dit : « Dans une même ville, il y avait deux hommes ; l’un était riche, l’autre était pauvre.
Le riche avait des moutons et des bœufs en très grand nombre.
Le pauvre n’avait rien qu’une brebis, une toute petite, qu’il avait achetée. Il la nourrissait, et elle grandissait chez lui au milieu de ses fils ; elle mangeait de son pain, buvait de sa coupe, elle dormait dans ses bras : elle était comme sa fille.
Un voyageur arriva chez l’homme riche. Pour préparer le repas de son hôte, celui-ci épargna ses moutons et ses bœufs. Il alla prendre la brebis du pauvre, et la prépara pour l’homme qui était arrivé chez lui. »
Alors, David s’enflamma d’une grande colère contre cet homme, et dit à Nathan : « Par le Seigneur vivant, l’homme qui a fait cela mérite la mort !
Et il remboursera la brebis au quadruple, pour avoir commis une telle action et n’avoir pas épargné le pauvre. »
Alors Nathan dit à David : « Cet homme, c’est toi ! Ainsi parle le Seigneur Dieu d’Israël :
Désormais, l’épée ne s’écartera plus jamais de ta maison, parce que tu m’as méprisé et que tu as pris la femme d’Ourias le Hittite pour qu’elle devienne ta femme.
Ainsi parle le Seigneur : De ta propre maison, je ferai surgir contre toi le malheur. Je t’enlèverai tes femmes sous tes yeux et je les donnerai à l’un de tes proches, qui les prendra sous les yeux du soleil.
Toi, tu as agi en cachette, mais moi, j’agirai à la face de tout Israël, et à la face du soleil ! »
David dit à Nathan : « J’ai péché contre le Seigneur ! » Nathan lui répondit : « Le Seigneur a passé sur ton péché, tu ne mourras pas. »
Cependant, parce que tu as bafoué le Seigneur, le fils que tu viens d’avoir mourra. »
Et Nathan retourna chez lui. Le Seigneur frappa l’enfant que la femme d’Ourias avait donné à David, et il tomba gravement malade.
David implora Dieu pour le petit enfant : il jeûna strictement, et, quand il rentrait chez lui, il passait la nuit couché par terre.
Les anciens de sa maison insistaient auprès de lui pour qu’il se relève, mais il refusa, et ne prit avec eux aucune nourriture.

Kauffmann, Angelika 1741-1807. « David and Nathan », c.1797. (2 Samuel 12,1-25)

Psaume 51(50),12-13.14-15.16-17. 

R/ Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu. (Ps 50, 12a)

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, 
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face, 
ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; 
que l’esprit généreux me soutienne.
Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ;
vers toi, reviendront les égarés.

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, 
et ma langue acclamera ta justice.
Seigneur, ouvre mes lèvres, 
et ma bouche annoncera ta louange.

En janvier, le Pape invite à prier avec la Parole de Dieu 

En janvier, le Pape invite à prier avec la Parole de Dieu 

Léon XIV exhorte à redécouvrir la prière en apprenant à écouter chaque jour les Écritures, dans une vidéo -aux modalités nouvelles- présentant ses intentions de prière pour le mois de janvier. Ce faisant, il inaugure le projet «Prie avec le Pape», une initiative qui s’inscrit dans la continuité de la mission lancée par le Pape François il y a dix ans afin de s’unir spirituellement dans la prière avec le Souverain pontife.

Vatican News

Le Réseau mondial de prière du Pape et le dicastère pour la Communication ont annoncé en Salle de presse du Saint-Siège ce mercredi 7 janvier une nouvelle initiative au service de la mission du Saint-Père: le projet «Prie avec le Pape». À partir de ce mois-ci, et dans la continuité de la mission initiée par le Pape François, le Pape Léon XIV partagera son intention mensuelle de prière à travers une vidéo, dont l’audio pourra désormais être interchangé entre l’italien, l’espagnol et l’anglais, invitant l’Église universelle et toutes les personnes de bonne volonté à s’unir spirituellement dans une même prière, désormais guidée par le Souverain pontife lui-même.

Ces nouveautés visent à donner une plus large diffusion et visibilité aux intentions de prière du Pape, avec un langage qui aide à prier et de nouveaux formats permettant de mieux rejoindre les fidèles dans le monde entier, en particulier dans le contexte actuel de la communication digitale.

En 2026, le Pape invite d’abord à prier avec la Parole de Dieu

Le projet «Prie avec le Pape» s’ouvre ce mercredi avec la première intention de prière de 2026: «Pour la prière avec la Parole de Dieu», qui invite à redécouvrir la force spirituelle de la Sainte Écriture comme lieu privilégié de la rencontre avec le Christ. Dans ce premier message, le Pape Léon XIV propose une prière centrée sur la Parole comme lumière pour le discernement, nourriture dans les moments de fatigue, espérance dans l’obscurité et fondement d’une Église construite sur l’Évangile.

La prière récitée par le Saint-Père demande la grâce d’apprendre à écouter chaque jour les Écritures, de se laisser interpeller par elles et de permettre qu’elles orientent les décisions personnelles et communautaires. Elle souligne également la dimension missionnaire de la Parole, qui fait de chaque croyant un disciple au service, qui pardonne, construit des ponts et annonce la vie.

À propos du Réseau mondial de prière du Pape

«Prie avec le Pape» sera accessible sur le site web et sur les plateformes numériques du Réseau mondial de prière du Pape.

Le Réseau mondial de prière du Pape est une œuvre pontificale confiée à la Compagnie de Jésus. Présente dans plus de 90 pays, elle rassemble une communauté spirituelle de plus de 22 millions de personnes qui cherchent à vivre chaque jour disponibles pour collaborer à la mission du Christ. Au cœur de cette mission se trouvent les intentions mensuelles de prière du Pape, qui invitent à se centrer sur les défis de l’humanité et de la mission de l’Église.

Fondée en 1844 sous le nom d’Apostolat de la Prière, cette œuvre de droit pontificale a été instituée comme Fondation vaticane par le Pape François en décembre 2020, avec l’approbation de ses statuts définitifs en juillet 2024.

Source : VATICANNEWS, le 7 janvier 2026

Léon XIV salue l’œuvre évangélique du Réseau Mondial de Prière du Pape

Le Pape avec les membres du Réseau Mondial de Prière du Pape   (@Vatican Media)

Léon XIV salue l’œuvre évangélique du Réseau Mondial de Prière du Pape 

Le Pape a reçu en audience ce vendredi 30 janvier les dirigeants et membres du Réseau mondial de prière du Pape, réunis à Rome du 27 au 31 janvier pour «définir les priorités d’action de l’année et orienter sa mission». Dans son allocution, le Saint-Père a salué les efforts de ce mouvement visant à «promouvoir la prière dans le monde entier pour les intentions du Pape», les encourageant à «poursuivre dans cette voie avec un esprit joyeux». 

Fabrice Bagendekere, SJ – Cité du Vatican

Chaque mois, «après un discernement attentif», le Pape partage au monde diverses intentions qui touchent aux défis auxquels l’humanité est confrontée ainsi qu’à la vie et à la mission de l’Église. Celles-ci sont relayées à travers un réseau de prière directement lié au Saint-Siège, connu sous le nom de Réseau Mondial de Prière du Pape – MEJ, que le Pape Pie IX confia à la Compagnie de Jésus. En recevant le Conseil d’Administration, les partenaires permanents et ambassadeurs de la Fondation, le Pape a salué la générosité avec laquelle ils «soutiennent la stabilité et la vitalité de cette mission». «Je vous suis reconnaissant de vos efforts pour les diffuser auprès des dizaines de millions de personnes de ce réseau mondial qui présentent chaque jour ces besoins devant Dieu.  Une telle prière n’est pas étrangère à l’œuvre évangélique du Corps du Christ, mais en fait partie intégrante», a dit Léon XIV. 

Aider les baptisés à comprendre qu’ils sont les amis et les apôtres du Christ

Le Pape est par ailleurs revenu sur l’essence de cet apostolat, rappelant que sa spiritualité est «enracinée dans le Cœur de Jésus», ce qui, disait le Vicaire du Christ, doit permettre aux membres du mouvement de «connaître notre Seigneur plus intimement et d’être plus compatissants et empathiques lorsque vous offrez votre soutien dans la prière à ceux qui sont dans le besoin». Selon le Saint-Père, l’itinéraire de formation suivi par ce réseau de prière, «Le Chemin du Cœur», est «un guide utile pour vivre cette spiritualité dans la vie quotidienne». Sur ce, il a exprimé l’espoir que cet apostolat continue à «aider les baptisés à comprendre qu’ils sont les amis et les apôtres du Christ».

Favoriser une participation encore plus grande à ce réseau

Le Pape encourage également les membres du RMPP à «favoriser une participation encore plus grande à ce réseau, qui unit diverses cultures, langues et charismes dans une mission commune». Il insiste particulièrement sur la nécessité d’«inviter les jeunes à y participer afin qu’ils puissent former la prochaine génération d’intercesseurs pour les besoins du monde entier».  «Comme beaucoup d’entre eux recherchent une relation plus profonde et plus personnelle avec Jésus ressuscité, votre Mouvement Eucharistique des Jeunes peut être un moyen particulièrement fructueux de les aider à grandir dans une intimité plus profonde avec notre Seigneur», a dit le Saint-Père. 

Source : VATICANNEWS, le 30 janvier 2026